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Pitchval
  20 juillet 2021
Jane Eyre de Charlotte Brontë
Je dois me méfier de Jane Eyre. Du moins de mon affection pour elle, un peu irrationnelle. J'aime Jane Eyre. J'ai éprouvé pour elle un peu plus que de la sympathie, notamment parce que je lui ressemble, du moins en loin, ou plutôt sur certains points précis. J'aurais aimé lui serrer la main ou l'étreindre comme on étreint une camarade, une sœur. Cependant je sais que cet élan est un biais dont il faut me détacher pour rester objective autant que je le puis. J'ai, par ce biais, probable trop encensé Anaïs Nin ou Colette, et peut-être d'autres encore. Je les aimais. Et leur vie même me semblait une œuvre d'art à part entière, suffisante, admirable. Je le pense toujours. Cependant à présent je sais juger leurs écrits plus objectivement. Ils valent sans doute un peu moins que ce que je me figurais.



J'avais depuis longtemps envie de lire Charlotte Brontë. Sa sœur Emily m'a rendue assez admirative et je voulais savoir si ce talent était une sorte de coutume familiale. C'est à dessein que j'écris coutume et non « don ». Je ne crois pas au génie inné ou à l'inspiration divine, en art comme dans les autres domaines, et encore moins lorsqu'il s'agit de littérature. Tout est travail, éreintements, épuisement. Celui qui brandit les « facilités » d'un autre se trouve une excuse pour ne pas l'égaler, indéniablement.



Jane Eyre entame sa vie seule. Son enfance singulière la distingue déjà. Recueillie par une tante qui la méprise, elle apprend très tôt la solitude. Est-ce à déplorer ? Je ne le pense pas. À bien y réfléchir, et même si c'est triste, c'est une formidable richesse. Ne pas avoir reçu des conventions d'amour permet de ne pas se leurrer dès le départ sur l'homme. Combien d'années faut-il à quelqu'un qui a eu une enfance heureuse pour cesser de croire qu'il sera inconditionnellement aimé et pour renoncer à toute candeur naïve quant au regard qu'il pose sur son prochain ? Des dizaines pour certains, quand d'autres s'accrocheront à ces illusions jusqu'à leur mort, voyant le monde non tel qu'il est mais comme il leur est confortable de le voir. L'habitude de la solitude est aussi une incroyable fortune. Si l'on incite sa progéniture à se sociabiliser, jamais on ne l'habitue, à tort à mon avis, à se satisfaire de sa propre compagnie, à la cultiver et à l'apprécier. Après tout, nous sommes la seule personne que nous devrons supporter durant toute notre vie. Autant apprendre, dès le départ, à bien se connaître, à s'estimer, à converser avec soi-même, mais également à corriger ce que l'on n'aime pas en sa propre personne, afin de se rendre admirable et plaisant à soi-même. Les gens très entourés se corrigent bien moins à mon avis. Non seulement la marée humaine qui les entoure les enivre jusqu'à ce qu'ils en oublient leur propre identité et les empêche de se rendre compte de leurs failles, mais même s'ils s'en rendent compte, ils peuvent s'oublier en l'autre, noyer leurs défauts dans la masse et pour ainsi dire renoncer à leur propre compagnie s'ils la trouvent trop ennuyante ou désagréable. La compagnie d'autrui est un leurre, encore plus qu'une distraction. C'est une façon de s'oublier, de ne pas vouloir se regarder en face.



Jane Eyre est seule. Et c'est parce qu'elle est seule qu'elle devient Jane Eyre et non une femme inconséquente et de parade. Elle a appris, par la force des choses, à considérer l'autre, si ce n'est comme un danger, du moins comme un individu potentiellement nuisible. Ce qu'il est généralement. Elle n'a pas eu devant les yeux ces lunettes roses de la moraline. Tout ce qu'elle sait, elle le sait grâce à elle-même, à ses observations, à ses propres conclusions, parce que très tôt elle n'a dû se fier qu'à son propre jugement. N'importe si elle était très jeune. Un enfant qui raisonne seul en sait plus sur le monde qui l'entoure qu'un homme « expérimenté » qui n'a appris que des proverbes, parce que justement rien de la sorte n'a entravé ses apprentissages.



Alors un jour, elle défie sa tante. On pourra prétendre que c'est un mouvement de haine, ou de vengeance, l'élan inconsidéré d'une gamine qui ne souffre plus l'injustice. Je n'en crois rien. J'ai été Jane Eyre. Elle défie sa tante parce qu'elle a conscience de sa supériorité sur cette dernière. Elle vaut mieux, pour quelle raison devrait-elle encore le cacher ? On l'appelle enfant rebelle, petite fille dénaturée, quand elle est bien la seule à ne pas l'être, dénaturée. Elle vole déjà haut, au-dessus de la masse des inconséquents. Elle a déjà appris à mépriser, de ce sain mépris qui ignore la fausse humilité.



Le pensionnat n'est guère moins hostile que sa famille. Mais elle parvient. Grâce à elle, surtout. Peut-être a-t-elle eu quelques enseignantes un peu bienveillantes, peut-être a-t-elle suscité, mais sans feinte, quelques amitiés. Néanmoins c'est par l'étude et le travail, par le goût de l'apprentissage et de l'effort, qu'elle s'élève au rang de maîtresse. Et surtout grâce à de grandes capacités d'adaptation, qui la feront tenir et se tenir malgré une existence de malheur. Cette adversité, justement, est une bénédiction dans la mesure où elle a conscience que son seul salut est dans l'étude et dans le travail. Il l'a détournée de l'oisiveté et de l'inconséquence. C'est elle encore qui décide de partir seule pour l'inconnu. Une vie d'enseignante au pensionnat aurait été une bénédiction pour une autre, qui s'y serait installée par confort et couardise, quand Jane Eyre, elle, y renonce. Le confort n'est rien pour elle, pas même que la sécurité mollasse d'un emploi assuré et d'une vie parfaitement réglée. Hey quoi ? Personne ne la retient ni ne l'attend, ici ou ailleurs. Jane Eyre est libre. Elle a tout un monde à découvrir. Elle fixe l'inconnu avec un regard empli de saine curiosité et sans craintes.



Voilà comment elle part seule en direction de Thornfield, pour devenir la préceptrice d'Adele, la petite protégée du maître, Édouard Rochester. Homme hautain, sévère, énigmatique et à la réputation sulfureuse, Rochester a cependant cette belle qualité de ne pas être beau. Il fallait cela, je pense, pour que le lecteur ne se fourvoie pas sur les motifs de l'attirance qu'éprouve notre Jane Eyre pour lui. D'ailleurs, elle non plus n'est pas belle. Le contraire aurait confondu les intentions du maître. L'un et l'autre ne s'attirent pas sur des critères physiques : ils se reconnaissent, en élus qu'ils sont. Il teste d'abord la gouvernante, s'assure de sa valeur avant de lui accorder une place de confidente. Il veut s'entourer lui aussi de gens méritants, les apparences ne lui étant rien. D'ailleurs, il se joue d'elle, même, en manipulateur avisé. Ses brusqueries hautaines et imprévisibles sont autant de tests pratiqués par un homme blasé d'apparences et de déconvenues autant que raisonnable. Rochester n'est pas le prince charmant, si ce n'est par la fortune. C'est une sorte de fine intelligence, de celles qui inquiètent et rendent mal à l'aise ceux qui n'en sont pas à la hauteur ou qui ne savent la distinguer. Rochester aime sincèrement, c'est à dire sans mièvrerie ni égards ni flatteries. Il aime de duretés, de manipulations, jusqu'à être certain d'aimer. Et lorsqu'il se déclare enfin, ce n'est ni une lubie ni un élan irraisonné. Il a réfléchi. Il est sûr de lui. Il a testé. Jane Eyre est peut-être un peu décevante, elle, dans cet amour. Elle admire, évidemment. En femme. Cependant elle, et derrière elle Brontë, ne sait pas tout à fait expliciter les raisons de son amour. Pas assez. Rochester est différent, elle le sait. Mais en quoi ? Il est certes Indifférent à l'argent, tout en en possédant beaucoup, ce qui annule presque immédiatement cette vertu. Il est libre en actes et en pensées, c'est juste. Il ne se laisse gouverner que par lui-même. Est-ce suffisant ? Charlotte Brontë n'aura pas voulu creuser cela tout à fait. Ils se ressemblent, écrit-elle, sans expliquer précisément en quoi. Il est supérieur évidemment, et ne regarde ses semblables qu'avec un mépris à peine dissimulé. Il est doté de cette force qu'ont les hommes qui ont subit un préjudice et qui plus jamais ne s'y laisseront prendre. On note surtout, et c'est loin d'être anodin, qu'il n'aime pas les enfants, formule atténuée pour dire qu'il déteste la naïveté, la frivolité, le bruit pénible, l'agitation puérile, la candeur bête de celui qui n'a rien appris. De même qu'il n'est nullement attendri par l'enfance, pas assez imprégné de morale pour feindre d'aimer leur compagnie, pour imiter le commun et le décent. Jane Eyre l'aime mais Brontë n'indique pas assez pourquoi. Une atténuation sans doute, un compromis de l'auteur avec les mœurs de son époque. D'ailleurs, son héroïne les aime, elle, les enfants. Brontë l'aura voulue un peu prude et parfois un peu piètre, comme pour équilibrer une certaine amoralité, ou pour dépeindre non un individu mais bien une femme. Intelligente, solitaire, forte, Jane Eyre n'en reste pas moins femme. D'ailleurs, elle admire l'homme et le sert. Si ses malheurs l'ont préservée de bien des conventions, elles n'ont pas empêché son attachement parfois stupide aux convenances. Je suppose qu'il aurait été trop subversif d'en faire un individu tout à fait amoral, mais c'est dommage.



Ainsi, quand elle apprend qu'elle s'apprête à devenir la seconde épouse d'un homme polygame, elle fuit. Brontë ne pousse pas la subversion jusqu'au récit d'une vie dans le péché, tant pis. Cependant, Jane Eyre réagit tout de même de façon admirable. Elle ne hurle pas, ne pleure pas, évite tout spectacle qu'elle juge dégradant, indigne. C'est au contraire avec un flegme admirable et une belle dignité qu'elle se retire, et sans menaces ni mélodrame, apanages de la femme bafouée. Elle part seule, sans chantage, sans un au revoir qui aurait laissé supposer qu'elle aurait espéré être retenue. Elle fuit vers un ailleurs qu'elle ignore et sans un sou. Jane Eyre ne craint rien, elle est intouchable. Que craignent ceux qui n'ont absolument rien à perdre ? Qu'est-ce que de quitter des gens quand on a sa propre personne pour fidèle compagne ?



Elle marche longuement et est recueillie. Elle rebondit encore, devient maîtresse dans une école pour paysannes, menant une vie sobre et laborieuse. Dignement et sans pleurer sur son sort. À quoi bon se plaindre et verser des larmes sur ce que l'on ne peut pas changer ?



Je laisse de côté les péripéties suivantes, les cousins, les héritages. Ces rebondissements me paraissent de moindre importance, et peut-être un peu surfaits. Je m'arrête juste sur le pardon qu'elle accorde à sa tante. Jane Eyre ne garde pas de rancunes, pour une raison simple : les rancœurs ne sont ruminées et éprouvées que par ceux qui n'ont rien d'autre à faire et rien à penser. Jane Eyre n'est pas tant charitable : elle n'a que faire de nourrir des passions et des haines. Elle est au-dessus de ça.



La fin, là encore, est psychologiquement intéressante. Rochester n'est plus valide. Il a perdu ses yeux et une main. Il a besoin de soins quasi infirmiers. Il n'est plus l'homme viril et immortel, celui dont la femme recherche éternellement la protection. C'est son état à lui qui dorénavant nécessite attentions et soins, diminué qu'il est. Et j'ose le prétendre : si la femme commune s'assure de la protection d'un mari, le fantasme de la femme qui aime est à l'opposé même. Une femme amoureuse rêve de devenir utile, et même plus : indispensable à l'homme qu'elle aime. Elle rêve de soins infirmiers ou moindres, mais de soins, si tant est qu'elle admire l'homme, qu'elle éprouve pour lui un amour sain, rationnel. Jane Eyre n'est ainsi pas généreuse ou amoureuse jusqu'à l'abnégation, bien au contraire. Elle rétablit un équilibre. Il lui était supérieur, les voilà à égalité. Elle voit en cette infirmité une occasion de lui rendre ce qu'il lui a appris, de ne plus se sentir inférieure, et surtout de lui être indispensable. C'est à elle évidemment qu'elle fait plaisir, c'est elle qu'elle flatte en l'épousant.



L'écriture de Charlotte Brontë, a l'instar de celle de sa sœur, est raffinée, élégante. Ses mots sont précis, les termes minutieusement choisis. C'est un travail d'orfèvre et de longue haleine. De nombreux passages sont infiniment poétiques, soignés, dépassant l'ensemble de l'œuvre. J'ai lu, il y a bien longtemps, un roman jeunesse ( « Anne... la maison aux pignons verts ») dans lequel la jeune héroïne, une petite fille canadienne, lisait Jane Eyre. J'avais cru depuis ce jour, bien à tort, que ce roman était destiné aux enfants. C'est sans doute qu'il y a un siècle, c'était le cas en effet, ce qui me confirme encore une fois cette foutue déchéance collective. Quelle gamine pourrait aujourd'hui lire et relire Jane Eyre, le garder en livre de chevet jusqu'à en tirer des leçons et nourrir ses réflexions ?



Ce roman est surtout selon moi bien plus profond qu'il n'y parait, et psychologiquement plausible, voire presque inattaquable. Et je parle d'expérience. Je ne me suis pas figurée Jane Eyre : j'ai été Jane Eyre.

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MrLambda
  20 juillet 2021
La Chartreuse de Parme de Stendhal
Un livre beaucoup plus palpitant et enivrant à lire que le Rouge et le noir, on trouve ici un Stendhal assez différent. Il garde toujours la psychologie fort développée qui a fait son succès mais avec de l'action en plus ici, des péripéties captivantes et rocambolesques et surtout un personnage central si attachant: Fabrice del Dongo. Candide, ambitieux, d'une passion qui ne sait se contenir, fougueux et insouciant et surtout rempli de cette âme napoléonienne si démodée dans cette restauration à l'ordre monarchique.



L'intrigue a lieu dans une Italie post-napoleonienne, la haine des lumière et le poids des conventions sociales règnent en maitre, ce qui va de pair avec l'hypocrisie. Composée d'une myriade de petites principautés et de cours, de manoeuvres entre ultra et libéraux, entre courtisans et prélats, cette Italie fantasmée est un véritable nid de vipère peint de manière satirique. Dans les cours d'Italie, on y trouve un absolutisme dépassé et risible, des petites fourberies mesquines entre courtisans médiocres et une religion mourante d'une bouffonnerie mordante.



C'est dans ce contexte que Fabrice va faire ses premier pas dans la vie, poursuivi pour avoir "participé" aux Cent Jours, puis, faisant face à une altercation pour rivalité amoureuse qui tourne mal et enfin, tombant amoureux de la vertueuse Clélia Conti. de péripétie en péripétie, on voit une galerie de personnages graviter autour de lui. La Sansevieria, remarquable duchesse qui fait tout pour sauver son neveu face à une cour friande de ce genre d'erreur. le Comte Mosca, habile ministre qui fait tout pour garder les faveurs du prince, un peu cynique par moment, il est le triste amant de la Sanseverina. Ernest IV, prince vindicatif, mesquin, légèrement burlesque et caricature de l'absolutisme, son successeur Ernest V est encore plus ubuesque.



A cette galerie de personnages, d'autres s'ajoutent, le Comte Rassi, machiavélique et sans scrupule, le gouverneur Conti et sa fille, l'abbé Blanès, fou s'astrologie et religieux atypique et bien d'autres encore... A la fin, c'est un dénouement mélodramatique qui vient sceller la fin de ce vagabondage amoureux, une fin un peu lapidaire mais tout de même satisfaisante d'après moi. Quel délice que cette savante alchimie stendhalienne...
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ElBaathory
  20 juillet 2021
Jane Eyre de Charlotte Brontë
Au même titre qu’Orgueil et Préjugés et que Les Hauts de Hurlevent, Jane Eyre se glisse très facilement en tête de mes classiques favoris. Et alors que ces derniers brillent pour son romantisme pour l’un et pour sa puissance émotionnelle pour l’autre, celui-ci étincelle pour son humilité ainsi que sa sincérité.



En effet, grâce à un style et une plume parfaitement maîtrisés et aboutis, Charlotte Brontë offre un émouvant et poignant récit, porté par de fortes valeurs et une ode à la vie. Ce roman puise toute sa force et sa foi dans l’incroyable humilité et lucidité dont fait preuve l’auteure. Ainsi et bien que pouvant sembler ordinaire Jane Eyre est sans conteste un roman abouti et accompli avec sincérité et maturité, dans lequel j’aime plonger et m’évader. La plus grande force de son œuvre réside dans le fait que malgré toute la morosité, l’abattement ainsi que l’accablement rythmant ce récit, celui-ci se démarque par la résilience et l’optimisme dont il regorge et faisant inconsciemment réfléchir. C’est pourquoi et sans l’être assurément, cette œuvre se devine être un véritable et formidable roman d’apprentissage. C’est donc sans surprise que j’ai totalement adhéré au fond et à la forme de ce dernier. Avec une plume à la douceur et à la délicatesse inouïe, Charlotte Brontë m’a très vite et n’a cessé de me séduire. Ainsi, je me suis laissé porter par son élégante sensibilité et son extrême acuité. Je n’ai cessé de ressentir énormément d’émotions au cours de cette lecture et le seul reproche que j’aurais à dresser reste le cadre fortement spiritueux et religieux qui délimite ce roman. Cependant et au vu du contexte historique, je ne peux totalement blâmer Charlotte Brontë pour ce choix et je lui pardonne cette direction grâce à tous les bons sentiments dont elle fait preuve au cours de son écriture.



Jamais autant d’émotions n’auraient pu naitre en moi sans la bienveillance et la grandeur d’âme qui guident notre héroïne, Jane. Cette dernière se révèle d’une extrême bonté et d’une sensibilité pure qui lui confèrent une dimension psychologique fortement touchante et attachante. Je n’ai cessé de faire preuve d’empathie envers ce personnage qui brillera pour sa résistance et sa force de conviction. De plus et malgré ses nombreuses lamentations et autres doléances, j’ai ressenti en elle un incroyable courage et alors que l’auteure aurait pu faire de son héroïne une simple martyr, cette dernière sculpte un véritable emblème de résilience, forgeant le respect et l’admiration. A l’image d’une chenille devenue papillon, Jane ne cessera d’évoluer au cours de ce roman et j’ai adoré suivre sa métamorphose d’enfant craintive à celui de femme mature et accomplie. En ce sens, Jane Eyre symbolise parfaitement ce symbole d’initiation et d’aboutissement. C’est pourquoi, je suis certain que ce roman a raisonné, raisonne et raisonnera encore en chaque lecteur.



Ainsi et à travers son héroïne et en toute humilité, Charlotte Brontë offre une merveilleuse ode à la vie portée par une plume aussi délicate que sensible, ainsi qu’un style sincère et authentique. Je ne suis qu’admirable face à toute la résilience dont ne cesse de faire preuve notre héroïne qui se dévoile être un modèle de courage et de détermination.
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