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Dernières critiques
MARTINE300645
  19 mai 2021
L'adieu à Saint-Kilda de Eric Bulliard
L'auteur nous parle de cette île, Saint Kilda où vécurent, sur plus de 2000 ans des hommes dans des conditions extrêmes. Son éloignement des côtes écossaises a isolé sa population qui n'a jamais excédée 180 âmes. Leur subsistance était basée sur les produits des oiseaux, l'exploitation agricole et l'élevage de ces moutons sauvages et particulièrement résistants : les Soay.

Le paysage de cette île volcanique est particulièrement exceptionnel et l'île possède une importante densité d'oiseaux (fous de bassan, macareux et fulmars).

L'île est désormais inhabitée depuis l'évacuation en 1930, du fait des conditions de vie très dures, de ses 36 derniers habitants. Seule une base militaire installée depuis 1957 sur Hirta, ainsi que le tourisme, apportent de la vie sur cette terre solitaire.

Emouvant témoignage nostalgique sur la vie de ces derniers habitants avant leur départ, quelques photos, une belle prose, j'ai été conquis par ce livre qui m'a donné envie d'aller visiter cette île. Merci pour ce petit bout d'histoire que je ne connaissais pas.
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pgremaud
  25 janvier 2019
L'adieu à Saint-Kilda de Eric Bulliard
Peut-on imaginer un endroit aussi perdu que cette île de St-Kilda ? C’est une terre tellement éloignée et inhospitalière qu’on se demande ce qui a pu pousser des hommes à s'y installer !

C'est un peu comme pour certains villages isolés de montagne, je pense par exemple à Derborence. Mais, en montagne, malgré tout, on peut quand même essayer de redescendre en plaine quand on se sent oppressé par le poids des sommets ! A St-Kilda, pas de possibilité de fuir puisque l'île n'est visitée par un bateau que deux fois par an.

Pourtant des familles vivent ici depuis des générations, soumises à l'autorité d'un lord écossais lointain, mais qui rappelle régulièrement son pouvoir, et du pasteur qui régit leur vie quotidienne. Elles survivent plutôt, se nourrissant des maigres produits de la terre, de l'élevage des moutons et des œufs des oiseaux de mer. A part quelques individus, personne ne pense que c'est peut-être mieux ailleurs.

Cela change à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle. En 1852, une trentaine de St-Kildiens partent en Australie. Malgré des passages de touristes, personne ne s’installe sur l’île dont la population baisse. En 1930, lors d'une réunion, miss Barclay, l’infirmière installée depuis quelques années, convainc les habitants qu’il serait préférable de quitter l’île. Le 31 mai, les trente-six derniers habitants écrivent donc une lettre au gouvernement pour pouvoir partir de St-Kilda.

C’est cette scène que nous présente le narrateur pour ouvrir le roman. Puis la narration fait de fréquents allers-retours entre cette année 1930, notre époque et différents moments de la vie de St-Kilda, avant de se clore au moment où les habitants quittent définitivement l'île trois mois après la scène du début.

Nous pouvons donc assister à différents épisodes de la vie de la communauté sur place, avec souvent des moments très durs ou avec la présence forte et contraignante des pasteurs. Nous suivons des habitants de l'île qui essaient d’émigrer vers l’Australie et qui parfois reviennent. Nous accompagnons le narrateur et sa compagne qui font partie d’un visage touristique sur l’île et qui découvrent les témoignages de sa vie passée.

Puis nous revenons à St-Kilda en 1930 pour suivre les préparatifs du départ des habitants et quand nous refermons le livre, comme eux, nous gardons une dernière image, celle d’un “doux adieu sans fin, jusqu’à ce que l’île, là-bas, tout au fond, ne soit plus qu’une tache, puis un point,, une poussière, puis s’efface derrière l’horizon d’un bleu sans pitié.” Finalement, nous sommes peut-être devenus des St-Kildiens... et nous avons de la peine à quitter "notre" île !
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CharlesEdouard
  05 mars 2018
Le guide de la fuite de Frédéric Ploton
Comme je l'ai écrit dans ma présentation, je ne sais pas tenir en place"

et la lecture m'aide à m'évader, car avant je m'évadais en voyageant.

Est-ce une fuite de soi ou le plaisir de voyager..

C'est donc avec plaisir que j'ai découvert ce livre qui nous explique comment fuir, mais pour mieux se retrouver

Ce qui me fait penser au roman : "l'homme qui voulait vivre sa vie" de Douglas Kennedy.
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