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Les éditions OPTA est une maison d`édition française spécialisée dans le roman policier et la science fiction fondée en 1933 par Maurice Renault.

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BazaR
  24 février 2020
L'empire de l'atome de A. E. (Alfred Elton) Van Vogt
Il y a très, très longtemps, je me suis régalé à lire le cycle de Linn. L’occasion d’une lecture commune m’est donnée de le relire. C’est toujours à double tranchant : l’impression rémanente de la première lecture, positive vu qu’on a envie de relire, risque d’être fortement modifiée et pas forcément en bien.

Qu’en est-il avec cet Empire de l’atome ? Bonne nouvelle, la facilité et le plaisir de lecture sont toujours là, mais l’opinion critique est un peu écornée.



Cet empire existe 12000 ans après notre temps et veut s’étendre à l’échelle du système solaire. On comprend vite qu’il a dû se passer une belle catastrophe radioactive il y a longtemps, car de notre science ne reste que des résidus transformés en religion et guère compris. A sa tête se trouve une famille qui manipule le complot et l’assassinat comme Camille Thomas le violoncelle : en virtuose. Mais voilà que le dernier né de la famille se révèle être un monstre, un mutant. Clane va bénéficier d’une chance : on lui permet de vivre, de s’éduquer. Et cet homme mal fichu va illuminer l’empire.



Au cours de ma relecture, j’ai couvert de comparaisons historiques jusqu’à la nausée mes co-lecteurs et lectrices tellement cela me frappait. La montée de la famille Linn vers le pouvoir évoque les Médicis. L’empire lui-même rappelle l’empire romain, avec ses Patrons (patriciens), ses chevaliers et ses esclaves. La femme de l’empereur, Lydia, qui n’a qu’une idée fixe : permettre à son fils d’un premier mariage, Tews, d’hériter de l’empire, me l’a implacablement rapprochée de Lyvie, épouse d’Auguste et mère de Tibère.

Et voilà que ce matin Fifrildi, une de mes co-lectrices, découvre que le roman est inspiré de Moi, Claude de Robert Graves, un roman qui conte les manigances à la cour de l’empereur Auguste et de ses successeurs. Eurêka !! Tout s’éclaire. Le seul que j’ai du mal à rapprocher, du coup, c’est Clane qui est nettement plus dégourdi que Claude.



Question complot, on est servi. Le roman, choral, passe en revue de nombreux points de vue, en particulier ceux de l’empereur Médron, de son épouse Lydia et de Tews. Ces personnages sont très bien construits (et pour cuse, ils ont de qui tenir). Lydia est une impressionnante calculatrice dénuée de scrupules et Tews, malgré son bon fond, se révèle indécis, jaloux et paranoïaque à souhait.

Afin de provoquer chez ces personnages dont on partage le point de vue (et donc chez nous), une surprise constante devant les agissements de Clane, A. E van Vogt ne nous offre pas de pénétration profonde de ce dernier. Clane reste éloigné de nous, même s’il nous apparaît d’une intelligence outrancière doublée d’une curiosité scientifique qui ne s’embarrasse pas de tabous religieux (voire manipule son monde grâce à ces croyances). Il m’a un peu fait penser à Galilée, un Galilée conquérant. Je ne me souviens plus du deuxième tome, mais il me semble qu’on aura là plus l’occasion de le connaître.



L’écornage de mon ressenti tient surtout à des éléments tirés par les cheveux. Comment croire que cette civilisation - et j’inclus les plus barbares habitants d’Europe, le satellite de Jupiter - se déplacent sans difficulté dans le système solaire sans conserver la moindre connaissance physique depuis des éternités ? Comment réparent-ils leurs engins quand ceux-ci tombent en panne ? L’énergie atomique est réduite à l’état de divinité. Les armes des soldats se limitent à des arcs, des lances et des épées ! Il faut prendre sur soi et admettre ces excentricités et ne plus y penser, sinon le roman ne peut pas plaire.

A. E. van Vogt ne fait pas dans la hard science, pour sûr. Une de ses particularités est de mettre en scène des armes inconcevables d’une puissance incroyable, basées sur des principes inconnus ou incompréhensibles. Son imagination à ce sujet m’a toujours épaté. Je l’apprécie plutôt.



Ce roman constitue une sorte de répétition générale à une situation autrement plus menaçante. L’auteur garde sa révélation jusqu’au bout et l’assène à la fin dans le but évident de provoquer l’envie de lire la suite chez le lecteur. Ça marche pour moi même si – il faut bien l’avouer – on aurait pu imaginer bien d’autres façons plausibles de permettre à Clane de découvrir cette révélation.

Nous lirons donc la suite au printemps.

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ArnoT
  24 février 2020
Fiction, N°123 de Revue Fiction
Ce numéro de Fiction s’ouvre sur une « section spéciale Ray Bradbury ».

Se trouvent réunis dans cette section :

— Deux récits de Bradbury, paraissant pour la première fois en langue française.



— Deux articles à son sujet, dépeignant à la fois l’homme et l’écrivain.



— Un index général de ses œuvres, qui sera un précieux document pour les curieux et les chercheurs.



Bradbury reste aujourd’hui le nom le plus célèbre dans notre domaine. Des controverses ont lieu pour savoir si ce qu’il écrit relève ou non de la S.F. et du fantastique. La variété de son talent, la difficulté qu’on éprouve à le définir, l’envie suscitée par sa réussite matérielle, ont pu inciter certains à minimiser son apport à notre genre littéraire. Mais pour beaucoup de gens, notamment les lecteurs qui ne posent pas de questions, la SF reste synonyme de Bradbury. Et nous pensons qu’il n’est pas indigne de tenir cette place. Les pages qui suivent contribueront peut-être à le souligner.
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ArnoT
  24 février 2020
Fiction, n°122 de Revue Fiction
ZENNA HENDERSON : Le départ(1959)

La série des histoires du Peuple – ce groupe d’extra-terrestres réfugiés en secret sur Terre après le cataclysme qui a détruit leur monde – a débuté dans Fiction en 1954, avec Les rescapés. Ont suivi : Les isolés, Les égarés, Les orphelins et L’enchaîné – autant de récits qui remportèrent un vif succès. Il y a longtemps qu’on nous réclamait la suite de cette chronique, où la S.F. se pare de couleurs poétiques et familières. La voici enfin avec Le départ, où pour la première fois s’établit un contact entre les membres du Peuple et leurs semblables.
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