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Palémon


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paulmaugendre
  17 septembre 2020
Les enquêtes de Mary Lester, tome 10 : Brume sous le grand pont de Jean Failler
Deux gamins découvrent un cadavre dans un square désert situé près du pont de Saint Nazaire, et il n’en faut pas plus pour que la grande maison, la Chancellerie, demande à Marie Lester de se rendre sur place afin d’enquêter sur ce meurtre apparemment banal.



Sauf que le cadavre lui n’est pas banal. L’ex juge Ménaudoux, le défunt, n’avait bonne presse aussi bien dans ses anciennes relations professionnelles que dans son voisinage. Un homme renfermé, qui avait côtoyé l’extrême-gauche et dont les jugements allaient à l’encontre de celle de la justice. Sa femme, acariâtre, n’est guère appréciée non plus. Tous les jours, à la même heure, il sortait son chien, effectuant le même parcours immuable. Le commissaire local et ses adjoints ont rapidement conclu à un crime de rôdeur. Quant au petit chien il gisait mort dans une mare, comme s’il avait reçu un coup de tatane mortel.



Pour Mary Lester, qui a été détachée de son commissariat de Quimper, tout est à reprendre de zéro. Son arrivée dans la cité portuaire, dans laquelle flotte encore l’ombre de Tintin, est entachée de quelques incidents. D’abord elle est accueillie par un gardien de la paix rébarbatif, puis comme elle est en retard, le commissaire est parti déjeuner. Tant pis, après son repas, elle retourne à son lieu d’affectation provisoire, et se fait remonter les bretelles car elle est élastique sur les horaires.



Seulement la belle et jeune officier de police n’est pas une personne à se laisser monter sur les pieds, et elle remet tout ce petit monde en place, sans s’énerver, ce qui énerve encore plus ses interlocuteurs. Elle prend une chambre puis se rend sur les lieux du drame à la recherche d’un indice omis par ses collègues. Bingo, elle trouve près d’un feu de camp un bout de papier. La notice d’emploi d’une pellicule photographique peu courante. Un premier indice important qu’elle recueille.



Elle revient sur place le lendemain matin, armée d’un appareil photo et d’une pellicule idoine en noir et blanc, et commence à prendre quelques clichés. Le manège de deux hommes autour d’une camionnette et d’une femme l’intriguent mais d’autre faits également. Elle s’inscrit dans le club-photo local afin de développer sa pellicule, se liant avec le responsable de l’association ainsi qu’avec d’autres membres de ce club. L’un des adjoints du commissaire reconnait sur l’une des photos un ancien rugbyman, une gloire qui était fort connue pour ses coups de poings, sur et en dehors des terrains et qui, en véritable brute, a eu maille à partir avec la justice. Devenu petit truand, il était arrivé à Saint-Nazaire incognito et totalement désargenté.



Or il circule des billets de deux cents francs reconstitués, laissant à penser qu’une moitié des billets avaient été donnés comme acompte, puis l’autre moitié lors de la réalisation du petit travail demandé.







Peu à peu Mary Lester remonte le fil de cette enquête linéaire, ce qui ne veut pas dire que les péripéties sont inexistantes, au contraire, pour arriver à une solution simple et subtile dans sa résolution, malgré les sarcasmes du commissaire local et de ses adjoints. Au début ils se gaussent d’elle mais bientôt ils sont obligés de rabattre leur caquet.







Si la trame de cette énigme n’est pas trop tarabiscotée, ce sont surtout l’humour qui se dégage principalement dans les dialogues, et les réflexions pleines de bon sens émises principalement par l’auteur qui priment et en donnent le sel.



Une lecture agréable qui ne s’embarrasse pas trop de digressions philosophiques de comptoir mais dont le contenu met le doigt parfois sur les travers de la société. Et Mary Lester possède une répartie que bon nombre de personnes aimeraient détenir face à leurs patrons, les remettant en place lors de leurs délires sans pour autant user de propos mal sonnants. L’art de la dialectique et de la rhétorique, le tout asséné avec un sourire plein de candeur mais efficace pour démonter les interlocuteurs.
Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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LeslecturesdeMaryline
  12 septembre 2020
La nef des damnés de Jean-Paul Le Denmat
C'est le premier roman que je lis et qui parle de Coronavirus, cette saleté qui nous bouffe la vie depuis quelques mois. Bien sûr, l'auteur en parle mais il est plutôt visionnaire et peut parfois faire peur car il nous le décrit comme un virus vraiment horrible qui détruit tout sur son passage... Ça fait parfois un peu peur mais il faut relativiser et garder à l'esprit que ce n'est qu'un roman de fiction.



En décembre 2018, Mikaël est secouru dans les montagnes après être tombé lourdement. Les pompiers découvrent un cadavre pas très loin de lui, bien caché. Le capitaine Le Maoût est appelé sur place. Il décide donc de mener l'enquête pour découvrir de qui il s'agit et surtout, ce qui a pu lui arriver. Et il n'est pas au bout de ses surprises en découvrant deux autres cadavres plus loin...



Qu'est-ce qui peut bien relier deux jeunes garçons morts il y a 29 ans et un jeune homme disparu il y a 6 mois? Le Maoût en est persuadé, tout est relié et il compte bien découvrir comment.



Fanch, un gars du coin connait très bien la nef et le lac qui se situent près de l'endroit où Mikaël a été secouru. Cet homme vit un peu en reclus, seule Éliane lui parle et l'apprécie. Il est taciturne et bougon, il ne donne pas très envie de lui parler. C'est grâce à Éliane qu'il arrive à suivre l'actualité, qu'il apprend tout ce qu'il se passe dans les environs. Mais ce jeune garçon est en quelque sorte bipolaire, car il peut être un très bon ami quand il est Baptiste. Le soir du 25 décembre, alors qu'il est avec toute sa bande de potes, il se met à neiger beaucoup et ses amis Gratien et Mélanie disparaissent...



Il y a beaucoup de personnages, j'ai eu du mal à suivre au début. L'auteur fait des retours en arrière et même si tout est bien daté, je me suis un peu perdue. J'ai trouvé quelques longueurs qui auraient pu être évitées mais je pense simplement que j'ai perdu patience car j'avais envie de comprendre tout ce qu'il se passait. Il arrive beaucoup de choses dans cette histoire, on sait que tout va se recouper forcément mais ça fait beaucoup d'infos en même temps à analyser, comprendre et intégrer. Mais j'y suis arrivée petit à petit car je me suis prise dans l’histoire qui est vraiment bien racontée et bien construite. Le scénario est magnifique et parfaitement bien mené par l'auteur, un grand bravo!



Il y a le virus et la neige de décembre en fond, l'enquête sur les cadavres retrouvés près du lac et les explications de Fanch, l'intrigue sur des cercueils, et la disparition de Mélanie en plus... Bref, on s'y perd un peu parfois mais c'est passionnant!



Je me suis attachée à quelques personnages comme Savas, qui s'est fait avoir mais qui aimerait aider maintenant pour réparer sa faute et qui aime sa famille par-dessus tout. Fanch, ou Baptiste, malgré son caractère, est un homme bon qui essaie de se repentir en quelque sorte. Je verrais bien une adaptation ciné ou télé de ce thriller.



Une fin un peu décevante toutefois mais ouverte à toute proposition... Peut-être que l'auteur souhaite nous donner des nouvelles de tout ce petit monde dans un prochain roman?!
Lien : http://leslecturesdemaryline..
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yv1
  09 septembre 2020
Une enquête du commissaire Baron, tome 17 : Le naufrageur de Saint-Gué de Hervé Huguen
Nazer Baron plus mélancolique que jamais dans ce nouvel opus. La saison est finie, les jours d'octobre sont frais, venteux et pluvieux. L'ambiance est grise, froide. Le commissaire n'est pas un joyeux drille et Hervé Huguen n'écrit pas des comédies policières, mais des histoires ancrées dans la réalité -icelle s'inspire d'un faits divers réel- avec des personnages qui ressemblent à nos fréquentations et rencontres quotidiennes.



Nazer Baron est un cérébral qui s'appuie sur le travail de fourmi des gendarmes dans cette enquête. Il déduit, sent, flaire et lorsqu'il parvient à trouver le dernier détail, celui qui lui manquait, son sens de la déduction recolle tous les morceaux et il ne reste plus qu'aux suspects à passer aux aveux confrontés à la réalité de leurs actes.



J'aime beaucoup les romans policiers de Hervé Huguen qui en plus de présenter un personnage attachant, décrivent une région et ses habitants et présentent des intrigues bien tournées et surprenantes. Ils sont lents, prennent le temps d'installer les conditions géographiques, météorologiques, et d'humeur de Baron et sont passionnants et impossibles à lâcher avant la fin. Le tout fait avec élégance et sobriété. Plus j'avance dans sa série avec Nazer Baron, j'en suis à trois, plus je regrette de ne pas l'avoir connu dès le début. A propos de début, voici celui du roman :



"N'était-il pas curieux de se souvenir si longtemps après, et avec une telle précision, d'instants aussi insignifiants ? Il les avait vécus comme des heures sans importance, tellement pareilles aux autres que sa mémoire devrait s'efforcer ensuite d'en reconstituer le fil égaré. Pouvait-il prévoir qu'on lui demanderait de revivre ces moments parce que d'autres, des semaines plus tard, auraient besoin de comprendre ce qu'il faisait dans cet endroit ? Et pourtant, c'était bien ici que tout avait réellement commencé." (p.11)
Lien : http://www.lyvres.fr/
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