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Lune
  05 mars 2021
L'Art du piano de Genrih Gustavovic Nejgauz
Heinrich Neuhaus (1888-1964), pianiste et professeur au Conservatoire de Moscou, écrivit « L’Art du piano » en 1958.

Il ne fut traduit en français qu’en 1971 bien après, donc, la mort de l’auteur.



Le titre est évocateur du caractère de cet ouvrage.

En effet, bien que didactique et s’adressant à des professeurs et des élèves pianistes, il ne ressemble en rien à une méthode.

C’est d’abord l’art qui est mis en avant : la musique évidemment et la littérature pour piano en particulier, mais aussi les autres disciplines artistiques auxquelles Neuhaus fait référence à de nombreuses reprises.



En homme cultivé, il ne se laisse pas enfermer dans un seul univers et c’est ce qui rend ce livre attachant.

Outre des conseils judicieux, Neuhaus élargit toujours son propos pour rejoindre le plus haut niveau de l’art, une sorte d’absolu, dans une quête inépuisable.

Ce qu’il vise, c’est bien sûr l’excellence (il fut le professeur de Sviatoslav Richter et d’Émile Guillels), mais sans aucune prétention.



On ressent l’âme d’un humaniste qui a consacré une grande partie de sa vie à l’enseignement, aux autres donc, au détriment quelquefois de sa propre carrière.

Le modeste sous-titre de l’ouvrage : « Notes d’un professeur », en est l’illustration.



Livre très spécialisé, certes, et écrit il y a plus de soixante ans, « L’Art du piano » garde toute sa pertinence.

Nombre de réflexions sont toujours d’actualité et restent profitables à tout professionnel ou amateur éclairé désireux d’approfondir son art.



Cantus
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srroger
  14 novembre 2019
Basson n'est pas contagieux de Vincent Lajoinie
Un livre vraiment rigolo pour les musicos.
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LionelBD
  01 janvier 2019
Le violon intérieur de Dominique Hoppenot
Je m'excuse par avance, mais je vais être un peu long. C'est "Le" livre majeur sur la pratique du violon. Il mérite donc de prendre du temps.



Ce traité de violon commence par la définition de ce que Hoppenot appelle "Le mal du violon". Cela lui permet de faire une rapide analyse des approches méthodologiques et de leurs travers. Ainsi que des différents types de violonistes et de leurs motivations.



Ensuite elle enchaîne par un plaidoyer pour la recherche d'un équilibre entre le corps et l'esprit, préalable à la libération de l'état dans lequel on peut progresser au violon. Elle mentionne des démarches similaires au yoga, dans les arts martiaux et dans des professions comme mime, funambule, danseur...



Par la suite, elle commence par redéfinir la position du corps (avant même de prendre le violon) et la relation que l'on doit avoir avec lui. Puis elle fait une analyse des postures et des impacts sur les tensions potentielles. Elle détaille les mécanismes qui doivent amener à bien tenir son violon, son archet et défini son concept de la "non-tenue des instruments".



Attention ce n'est pas qu'un manuel technique, mais aussi "intellectuel" qui se pose la question de quel geste ou posture prendre pour être en accord avec son corps et ce que l'on a en nous prêt à exprimer.



Par la suite, elle détaille son approche de concepts comme : la justesse intérieure, le rythme instrumental, la décontraction, la respiration, l'expression musicale, qu'est-ce que travailler ? Etc...



Lire ce livre après celui de Papavrami, qui est un témoignage des méthodes "mécanistes" d'enseignement qu'il a subi, est une mise en abîme intéressante. Hoppenot a une approche "intérieure" qui en est l'antithèse. Dans les années 80, cela représentait une grande originalité. Aujourd'hui encore, au moins dans le milieu amateur, de nombreux jeunes qui arrivent dans les orchestres n'en n'ont manifestement jamais entendu parlé et le violon reste pour eux un instrument de crispation et de souffrance.



Ce traité est assez unique dans son approche. Il permet d'approfondir sa pratique du violon, mais c'est plus que cela. Hoppenot nous propose ici une approche autan physique que philosophique, un peu comme le ferait un bouddhiste zen ou un maître en art martiaux. Elle vise l'accord du physique et de l'esprit au service de notre art.



Ce n'est pas un livre que l'on peut lire d'une traite, car il y a des longueurs, des choses à méditer, à tester. Puis relire et comprendre différemment avant de re-tester... C'est une invitation à la réflexion sur son propre jeu, sur sa propre approche de ce que veut dire "Jouer de la musique". À méditer et à faire mûrir avec le temps...



Cet ouvrage est à conseiller aux violonistes qui sont dans leur 3e cycle ou qui ont l'âge et le goût de se poser des questions propres à une remise en question en profondeur. À s'interroger sur le sens de leur pratique. Cela pourra les aider à passer certains caps.



Personnellement, j'ai surligné 164 passages à relire, travailler et intérioriser. Surement le travail de nombreuses années en perspectives.
Lien : https://www.le-violon.org/vi..
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