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TiffaugesLecteur
  12 septembre 2021
Le voleur de nostalgie de Hervé Le Tellier


▶️ Un journaliste publie dans un journal français des recettes de pâtes qu’il mêle à des souvenirs d’enfance situés à Florence, en Italie, et signe ses chroniques du nom de Giovanni d’Arezzo...

▶️ Il reçoit au journal une lettre d’un lecteur de Florence qui dit s’appeler lui aussi Giovanni d’Arezzo, sans donner d’adresse autre qu’une B.P. ; commence alors une correspondance amicale entre les deux hommes qui, sans se connaître, échangent des souvenirs sur l’enfance, le temps qui passe, l’amour...

▶️ Pour découvrir l’identité de son mystérieux correspondant florentin, le journaliste envoie une même lettre aux trois Giovanni d’Arezzo trouvés dans le bottin ; deux lui répondent, un professeur à la retraite vivant à Bologne et un autre, incarcéré à la prison de Pise : débute alors une correspondance croisée entre le journaliste et les trois Giovanni, faite de vraies fausses confidences, de souvenirs mensongers et de sentiments simulés ; en parallèle, le journaliste et le vieux professeur mènent une enquête sur de troublantes concordances entre la «Vita nuova » de Dante et «les noces de Cana » de Veronese ...

▶️ Un journaliste publie dans un journal français des recettes de pâtes qu’il mêle à des souvenirs d’enfance situés à Florence, en Italie, et signe ses chroniques du nom de Giovanni d’Arezzo...

▶️ Il reçoit au journal une lettre d’un lecteur de Florence qui dit s’appeler Giovanni d’Arezzo, sans donner d’adresse autre qu’une B.P. ; commence alors une correspondance entre les deux hommes qui, sans se connaître, échangent des souvenirs sur l’enfance, le temps qui passe, l’amour...

▶️ Pour découvrir l’identité de son mystérieux correspondant florentin, le journaliste envoie une même lettre aux trois Giovanni d’Arezzo trouvés dans le bottin ; deux lui répondent, un professeur à la retraite vivant à Bologne et un autre, incarcéré à la prison de Pise : débute alors une correspondance croisée entre le journaliste et les trois Giovanni, faite de vraies fausses confidences, de souvenirs mensongers et de sentiments simulés ; en parallèle, le journaliste et le vieux professeur mènent une enquête sur de troublantes concordances entre la «Vita nuova » de Dante et «les noces de Cana » de Veronese ...

▶️ Tout à la fois roman épistolaire, chroniques d’enfance et journal intime, «le voleur de nostalgie » se présente comme une partie de billard à plusieurs bandes ; personnages retors, dispositif narratif complexe, enchevêtrement de confessions, enquête sur l’histoire de l’art à la manière d’une chasse au trésor, joutes amoureuses et stratégiques...

▶️Un roman porté par une écriture incisive d’une grande maîtrise - un jeu de dupes réjouissant, un ROMAN VIRTUOSE !.. La fin est ...sidérante !..

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amarauggg
  12 septembre 2021
La Bible de Jérusalem de Ecole biblique et archéologique française
Je n’écrirai pas de véritable critique sur le Nouveau Testament (non plus sur l'Ancien, parce que celui ci je ne l'ai pas encore lu), qui est un texte trop particulier, trop unique, trop sacré.



En revanche, j’aimerai partager la raison qui m’a poussé à le lire ; et ce n’est ni la croyance, ni une quelconque forme de spiritualité. J’ai lu le Nouveau Testament pour deux raisons : je voulais connaître la philosophie de Jésus et a fortiori la philosophie chrétienne ; je souhaitais comprendre les enjeux historiques de ce texte dans le développement de la civilisation occidentale.

L’expérience fut surprenante. Tout d’abord, le texte est bien plus facile à lire que ce que je pensais. Je suis conscient de l’existence de multiples niveaux de lectures, et je pense n’avoir aborder que les premières couches, mais ce fut sans trop de peine, et je dirais même avec enthousiasme. Cela est peut être dû à l’écriture des apôtres, à l’intelligibilité de l’ouvrage dans son ensemble ou aux multiples références que je redécouvrais au fil des pages.

Je parlerai à présent de Jésus et de ses discours.



Je n’aurais jamais imaginé Jésus aussi radical dans ses messages d’amour, de passivité face à la violence, et de rejet de la richesse. Ainsi, le Christ est celui qui enseigne de tendre l’autre joue, de céder sa tunique, d’aimer et de prier pour nos ennemis, mais qui affirme aussi qu’il est « plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux » … Jésus peut se montrer très doux (épisodes de la Samaritaine, de la femme au parfum, de la femme adultère, des guérisons…) et à d’autres occasions carrément violents (Jésus fouette les marchands du Temple de Jérusalem, « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » ; parabole du Roi : « Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi. »).



L’autre personnage majeur du Nouveau Testament est bien sûr Saint Paul, presque aussi passionnant que le Christ. On remarque d’ailleurs une certaine dérive du message du Nouveau Testament entre les discours messianiques et les épîtres de Saint Paul (mais aussi des autres apôtres). Ainsi, c’est ce dernier, contre le Christ, qui déclare la femme inférieure et soumise à son mari, qui condamne l’homosexualité, qui promeut le célibat à vie, qui discrédite la philosophie et la « sagesse des hommes », qui affirme que « tout pouvoir vient de Dieu », qui pose la croyance dans le Messie comme condition sine qua non pour le salut, indépendamment des actes… Cette différence est cruciale et doit être relevée, considérant le rôle fondateur de Paul dans la religion chrétienne.



J’ai donc étonnement beaucoup apprécié ce texte sacré, qui délivre non seulement une philosophie révolutionnaire dans l’histoire des idées et très pertinente, mais qui présente aussi les fondements idéologiques de notre civilisation.

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Doubleplusgood
  11 septembre 2021
Le Cavalier suédois de Perutz/Keyser
Écrit dans les années 30, je trouve ce roman/conte très agréable à lire. Leo Perutz, que je ne connaissais pas, est une jolie découverte. Ses personnages sont nuancés et il évite le manichéisme auquel on pourrait s'attendre avec une telle histoire.

Le point de départ est une usurpation d'identité entre un voleur de poules et un nobliau suédois déserteur, dans la Silésie du tout début du 18e siècle, et les conséquences qui en découlent.

Le rythme est enlevé, il y a beaucoup d'humour et de très beaux passages sur la paternité, un rien de fantastique avec le fantôme d'un meunier qui apparait aux deux compères, et un solide cours sur la façon de bien gérer un domaine et son bétail. Une fin très belle et saisissante, ce qui n'est pas facile pour ce genre d'histoire.

Lu avec plaisir, je le recommande si vous voulez vous dépayser pendant quelques heures de lecture.

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