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Éd. Rue d`Ulm-Presses de l`École normale supérieure


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Dernières critiques
BourlJean
  25 avril 2019
Chaconne de Emilia Dvorianova
Une note juste dans la cacophonie des sorties de romans. Délicatesse, harmonie, douceur, esquisses, promesses, le verbe et la musique... Une bien belle musique.
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NonFiction
  06 février 2019
Repenser l'immigration en France de Hillel Rapoport
A un moment où l'immigration est devenue un sujet très polémique, l'aborder en mobilisant les outils de l’analyse économique permet de questionner certaines opinions ou positions en introduisant une rigueur dans le raisonnement et une attention aux effets significatifs. Ainsi, dans un petit opus du Cepremap, Repenser l’immigration en France. Un point de vue économique, Hillel Rapoport, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, explique qu’il existe plusieurs façons d’aborder la question de l’immigration sous l’angle économique.
Lien : http://www.nonfiction.fr/art..
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PhilippeCastellain
  23 novembre 2018
Relation véridique : De ma naissance, de mon éducation et de ma vie de Margaret Cavendish
Ces temps-ci, on voit ressurgir du royaume des écrivains oubliés des personnalités des plus diverses, n’ayant en commun qu’un seul mérite : celui d’avoir dit haut et fort que le fait d’être nées femmes ne les privait pas d’avoir une voix pour s’exprimer. Or il est peu d’époque dont les romans nous paraissent aujourd’hui aussi lourds et indigestes que le Grand Siècle, avec ses longues circonvolutions et digressions. Pourtant, ce fut une époque centrale pour l’affirmation du moi féminin, et Margaret Cavendish y joua un rôle important.



Mais ce petit ouvrage tient une place à part dans son abondante production. Et pour cause : il s’agit là de l’une des premières autobiographies féminine de l’histoire. C’est là à ma connaissance son unique traduction en français, faite par ma sœur dans la suite de sa thèse, ce qui explique qu’il soit publié aux Editions Rue d’Ulm (les presses de l’Ecole Normale Supérieure). De ce fait, ce n’est pas un ouvrage de vulgarisation. On y croise des termes littéraires ; le contexte politique est supposé connu : la première révolution anglaise, qui vit la défaite et l’exécution du roi Charles Ier, et l’exil de ses partisans – dont les Cavendishs.



C’est donc un texte à double visée : affirmation de la femme en tant qu’écrivain, et manifeste royaliste. Le livre le fait suivre d’un commentaire d’une longueur équivalente, le replaçant dans son contexte culturel et social. Il éclaire sur de nombreux points, et aide à saisir ce qu’il avait d’exceptionnel pour l’époque… Car à première vue, il ne l’est guère pour nous.



Elle y parle longuement des membres de sa famille, de sa jeunesse comme suivante de la reine, quand tout le monde la tenait pour niaise à cause de sa gaucherie de sa timidité ; et l’intérêt imprévu que lui porta alors le marquis de Newcastle – son époux. Elle revendique fièrement la cause pour laquelle sa famille et sa belle-famille furent ruinées et durent fuir en exil. Dans la langue faite d’élégances et de circonvolutions du XVIIème, elle y décrit aussi sa propre personnalité. Elle se définit elle-même comme encline à l’indolence, contemplative par nature, arpentant sa chambre pendant que ses pensées galopent à bride abattues.



Banale aujourd’hui, révolutionnaire pour cette époque où une femme se devait d’être « silencieuse et modeste » et où les manifestations d’individualité étaient considérées comme égocentriques, ce petit texte lui valu d’être traitée de folle de son temps, y compris par certaines femmes de lettre. Puisse-t-il aujourd’hui être tiré de l’oubli…
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