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Dernières critiques
Lesmauditsvents
  16 janvier 2019
L'homme qui marche de Jean Béliveau
Le 18 août 2000, le jour anniversaire de ses 45 ans, Jean Béliveau (aucun rapport avec le célèbre joueur de hockey) a quitté femme, enfants, job et tout son confort moderne pour entreprendre un trip autour du monde sur ses deux pieds et en transportant un maigre bagage dans une voiturette de bébé. Un trip qui allait durer plusieurs années – 11, au total.



Les chapitres du livre suivent l’ordre chronologique de son périple : d’année en année, de pays en pays. Et comme les carnets de voyage de tous les globe-trotteurs du monde entier rassemblés en un minuscule recueil, celui-ci décrit – beaucoup trop – rapidement les pays concernés ; ce qui est extrêmement frustrant pour les lecteurs. Mais comment s’y prendre autrement ? Misère… Comment détailler, en effet, une marche intercontinentale de 64 pays échelonnée sur 11 ans en quelques malheureuses 250 pages ?



Il n’y a aucune description touristique dans cet ouvrage – ou sinon très peu. Mais d’atmosphère, d’ambiance, ah ça oui.



En tant que lecteur assis bien confortablement dans notre salon, nous sommes plongés dans l’univers intérieur profond du marcheur et de tous les sentiments qui lui sont passés par la tête au fur et à mesure de son avancée. De cette façon, nous vivons avec lui, tour à tour :



- ses périodes de détermination ;



- ses moments d’extase et de transcendance ;



- l’ensemble de ses peurs (peur de manquer d’eau et de nourriture, peur que des brutes s’en prennent violemment à lui, peur des animaux sauvages, peur du découragement et de renoncer avant la fin…) ;



- ses souffrances physiques et mentales (dans les montagnes, dans les déserts, dans le froid et les chaleurs extrêmes, dans ses blessures et ses maladies…) ;



- ses pénibles remises en question personnelles (en Éthiopie, notamment) ;



- son attitude (à première vue je-m’en-foutiste) lors de ses passages dans les zones à haut risque pour les touristes étrangers (Soudan, Égypte, Philippines…), où sa présence a nécessité un branle-bas et une protection policière et militaire considérable de la part des pays concernés ;



- sa multitude de soliloques – ou de dialogues avec la nature – au milieu de la solitude des déserts, des montagnes et des forêts sans fin ;



- et ses nombreuses réflexions sur les peuples, sur les religions, sur la nature humaine en général et sur notre condition de nantis occidentaux consommateurs insouciants…



Une fois la lecture de cette odyssée complétée, et à moins que nous soyons complètement insensibles, et même si nous n’avons pas quitté nos pantoufles pour en prendre connaissance, nous ne pouvons pas fermer ce récit sans ressentir un certain malaise intérieur par rapport à notre situation de privilégiés – et aux obligations morales que celle-ci implique envers le reste du monde.



Un beau récit d’aventures, au final, écrit dans une prose poétique, qui nous fait voyager autant psychiquement que spirituellement, que culturellement et que « politiquement ».



Pour la critique détaillée de ce récit : https://les-maudits-vents.blog4ever.com/l-homme-qui-marche-jean-beliveau


Lien : https://les-maudits-vents.bl..
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FelicieAussi
  15 janvier 2019
Atlas de zoologie poétique de Emmanuelle Pouydebat
En voilà une belle lecture.. un beau moment.. ! De plus, un très bel objet, comme j’aime à avoir près de moi. Vous savez, la lecture pour moi, c’est comme avec la nourriture (mes deux passions ! ) : je veux dire, l’envie de lire un livre c’est le plaisir des yeux d’abord, comme avec une assiette que l’on m’apporte.. ce que je vois en premier, la présentation, l’harmonie des couleurs, les odeurs aussi, tout ça doit me donner envie de plonger ma fourchette dedans ! Un livre, c’est pareil : la couverture, les couleurs, le résumé et l’odeur parfois.



Lorsque j’ai vu ce livre sur le net la première fois, mon cœur de beurre n’a fait qu’un bon ! En toute bonne addict qui se respecte, il me le fallait. C’était sans compter sur la générosité des Editions Arthaud et Babelio que j’ai eu le privilège de recevoir cette merveille.



Alors ?! je n’ai pas été déçue du tout : ce livre est vraiment Beau ! Une belle couverture cartonnée mate, avec mon animal fétiche en première page, une tranche bleu-turquoise, ou vert-canard suivant l’humeur ; il n’en fallait pas moins pour me faire craquer, vraiment c’est super beau ! (l’ajout de superlatifs à tout va est simplement obligatoire ici ! )



Je me suis décidée à ouvrir cet Atlas pour découvrir ce que l’auteur, Emmanuelle Pouydebat, et son illustratrice, Julie Terrazzoni nous réservaient. L’atlas est composé de 6 chapitres :



Les animaux inimaginables



Se nourrir, coûte que coûte



Séduire pour que la vie continue



Se soigner, se régénérer, résister, arrêter le temps



Se camoufler, se protéger, se défendre



Survivre au froid, au monde souterrain, au désert, à l’air et à l’eau.



Et à chaque chapitre, de regorger d’informations sur des animaux marins, terrestres, volants et rampants, des plus ‘normaux’ au plus exceptionnels et colorés, voir quelque fois même un peu moches... Une carte du monde indique le lieu de vie principal de ces animaux et une citation plus ou moins poétique ou littéraire - en rapport avec l’animal, termine la présentation :



Ce que j’ai vraiment aimé, et ce qui je trouve, rend cet Atlas parfaitement accessible aux plus jeunes aussi, ce sont les explications : claires, précises mais un vocabulaire très abordable, et parfois même un peu d’humour :



Quant aux illustrations, elles complètent parfaitement le livre, beaucoup de douceur dans les traits, de belles couleurs, douces ou chatoyantes mais qui illustrent à chaque fois l’animal en lui rendant vraiment honneur. Les enfants ne peuvent qu’être complètement subjugués par ces dessins. Et nous adultes, ne nous lassons pas de caresser sans danger l’Araignée Paon, nager avec le Tardigrade ou lézarder au soleil avec le Diable Cornu..



Je referme ce livre avec beaucoup de belles images en tête et la satisfaction d’une lecture réussie : apprendre encore et toujours sur ce monde magique qui m’entoure.



L’atlas de Zoologie poétique fait sans conteste partie des très beaux livres qui ornent ma petite bibliothèque. Une bible à avoir pour feuilleter, apprendre ou simplement voyager au milieu de ces animaux poétiques.



Un grand merci aux Editions Arthaud pour ce sublime ouvrage. Je ne peux que vous conseiller d’aller piocher dans leurs autres Atlas, s’ils sont tous aussi beaux que celui-ci, nul doutes que cette collection est un trésor !
Lien : https://felicielitaussi.word..
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Clemocien
  13 janvier 2019
Summits of my life de Kilian Jornet
Envie d’évasion… j’avais repéré deux livres lors de la dernière masse critique, dont Summits of my life. Je remercie Babelio et les éditions Arthaud pour cet envoi.

Il s’agit d’un très beau livre illustré, retraçant le parcours de l’ultra-trailer Kilian Jornet sur les 5 dernières années, dans l’objectif qu’il s’était fixé d’enchainer les ascensions de grands sommets du monde.

Contrairement à ce dont on pourrait s’attendre, les photos émaillant le livre ne sont pas toutes spécialement « belles » ; on retrouve des photos de la vie quotidienne de Kilian au fil de son périple, certaines sont pourtant à couper le souffle bien que ne rendant certainement pas toute la majesté de ce que Kilian a pu apercevoir.

C’est une lecture un peu différente de ce que j'ai l’habitude de lire, puisqu'il ne s'agit pas d'un roman mais d'une sorte de récit de voyage ; je l’ai toutefois trouvée très intéressante et enrichissante.

Ce carnet de bord se découpe de la manière suivante : dans un premier temps Kilian Jornet expose ses objectifs et les valeur inhérentes à ceux-ci, puis le livre propose une partie pour chaque mont, et enfin la conclusion de ce périple, ce qui a changé entre temps et ce que ça lui a apporté. On retrouve également des témoignages de ses compagnons temporaires de route.

Chaque « chapitre » aborde donc un mont, d’abord de manière formelle avec une rétrospective des évènements survenus dans le passé, sous forme de frise chronologique et d’un court texte. On trouve également un dessin du parcours emprunté par Kilian, le nom de ses accompagnateurs, son équipement et les informations techniques (température, dénivelé, temps…). Ensuite, on passe sur une description narrative de l’épreuve par Kilian, qui retrace ce qu’il a vécu comme si nous étions son confident. La plupart des photos sont légendées et, c’est le petit bémol de l’édition, il est compliqué de couplet facilement la découverte des légendes à notre lecture, certaines d’insérant au milieu du texte.

Je ne connaissais pas du tout Kilian Jornet, même de nom, mais j’ai appris à l’apprécier à travers ses lignes ; sa façon de voir les choses, son rapport au monde et aux autres. Son parcours est émaillé de drames puisqu’il a perdu des compagnons au cours de l’aventure et a été confronté à un séisme de forte amplitude au Népal, mais il a une très belle façon de voir la vie et de profiter de ce qu’elle lui offre.

Une partie du récit est un peu différente des autres : Kilian y aborde son ascension manquée de l’Everest à cause du tremblement de terre survenu juste avant ; il a décidé de consigner cette étape dans Summits of my life et nous fait découvrir les ravages subits par la population locale et ce que ses compagnons et lui ont essayé de faire pour porter secours. Il met bien en évidence à quel point les choses sont éphémères ; peu de temps avant, les rires résonnant encore dans la vallée détruite. J’ai beaucoup apprécié cette partie qui s’intègre parfaitement au récit, insistant sur l’aspect humain et c’est d’ailleurs, je crois, l’une des choses qui aura le plus apporté à l’athlète : les rencontres.

Summits of my life a été une très bonne expérience et je me laisserai peut être tenter par un autre ouvrage de l’auteur : courir ou mourir. De plus, mon mari qui n’est pas un grand lecteur, s’est montré intéressé ; je lui ai donc cédé mon exemplaire, même si je lui en ai déjà un peu révélé au passage.
Lien : https://sawisa.wixsite.com/y..
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