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hcdahlem
  18 février 2020
J'aurais voulu être un Beatles de Jérôme Attal
All you need is Love



Dans cette version augmentée de «Le Rouge et le Bleu ou comment les chansons des Beatles infusent dans l’existence» paru en 2008, Jérôme Attal revient sur son amour pour les «fab four» et nous offre de (re)découvrir leur parcours et leurs chansons.



Jérôme Attal a semble-t-il trouvé le moyen de nous surprendre chaque année avec un livre bien différent du précédent. Il y a deux ans, dans «37, étoiles filantes», il racontait comment Alberto Giacometti courait derrière Jean-Paul Sartre pour lui casser la figure, l’an passé avec «La petite sonneuse de cloches» il nous faisait découvrir les amours de Chateaubriand en exil. Et cette fois, s’il revient à Londres, c’est pour mieux nous entrainer dans ses souvenirs d’enfance, du côté de Saint-Germain-en-Laye, au moment où il découvrait le premier album des Beatles. Les éditions Le Mot et le Reste ont eu la bonne idée de demander à Jérôme Attal de corrigée et compléter «Le Rouge et le Bleu ou comment les chansons des Beatles infusent dans l’existence» paru en 2008.

Avec lui, en courts chapitres qui sont autant de bonbons sortis d’un paquet aux couleurs bleu et rouge, on revisite une histoire dont nous partageons tous un peu quelque chose, surtout si l’on approche ou dépasse le cinquantaine.

Et ce quelque chose est d’importance. Car «la pop culture, la musique, le cinéma, nous construisent, assurent les transitions, la couture entre l’enfance, l’adolescence et tout le bordel qui s’ensuit. La culture pop donne de l’élan, des bases, des modèles, un mode de vie, un horizon…»

La démonstration est lumineuse et nostalgique, brillante et riche d’anecdotes qui raviront aussi ceux qui ne sont pas des afficionados. On prend la mesure du phénomène en même temps qu’on replonge dans la France de la seconde moitié du XXe siècle. Quand Paul Mc McCartney, John Lennon, Ringo Starr et George Harrison faisaient souffler un vent de liberté avec des airs passés aujourd’hui au rang de classiques.

Jérôme Attal revient aussi sur la rivalité entre les Beatles et les Stones qui a aujourd’hui trouvé sa place dans des évaluations – plus ou moins sérieuses – des agences de recrutement. Je me souviens avoir dû répondre à la question, êtes-vous plutôt Beatles ou Rolling Stones?, êtes-vous plutôt Coca ou Pepsi? À en croire Jérôme Attal, on aurait pu y ajouter êtes-vous plutôt Tolstoï ou Dostoïevski? Car il «existe un lien étroit et une opposition révélatrice entre d’un côté les Stones et Dostoïevski, de l’autre les Beatles et Tolstoï.»

L’auteur souligne encore combien les quatre anglais ont poussé des milliers de jeunes français – dont lui-même – à se perfectionner dans la langue de Shakespeare, de suivre avec plus d’assiduité les cours d’anglais avant de partir se perfectionner dans des séjours linguistiques qui étaient aussi autant d’occasions de découvrir la Grande-Bretagne et le charme des petites anglaises. Sur le ferry qui le ramène en France, il a cette belle idée d’écrire la plus belle des lettres d’amour à partir des titres de son songbook. Ce qui donne cette petite merveille: «Hello little girl, I call your name. All you need is love. From me to you, I want to hold your hand. Please please me, don’t let me down. Do you want to know a secret? I wanna be your man, here, there, and everywhere, across the universe. It’s only love. We can work it out. I ’m happy just to dance with you. Oh! Darling. I want you. I ’ll be back. Goodbye.

P.-S. I love you.»

On ne révèlera pas ici toute la poésie de la réponse à cette carte postale brûlante d’amour.

Au fil des ans, on y voit aussi défiler la grandeur et la décadence du groupe mythique et on découvrira comment s’est construit le mythe. Que depuis des décennies les fans ont leurs lieux de rendez-vous, à commencer par le fameux passage piétons devant les studios d’Abbey Road que les «fab four» ont emprunté le 8 août 1969. Cet instant, immortalisé par le photographe écossais Iain Macmillan, fera la pochette du dernier album studio du groupe. Quant au passage piétons, il sera classé aux monuments historiques anglais en 2010. L’autre lieu de culte, le Vintage Magazine Shop, du côté du Borough Market, a été remplacé par un magasin de vêtements. Une disparition douloureusement ressentie par les habitués qui «se sentent amèrement dépossédés, orphelins d’une partie stable de leur existence.» bien qu’il reste le Beatles Store en haut de Baker Street.

Et puis, s’il ne fallait s’attacher qu’à un seul titre, ce serait «Michelle» dont on comprendra en fin de volume l’émotion particulière qu’elle peut susciter pour l’auteur qui nous livrera par la même occasion quelques clés de son travail de romancier et comment ses proches deviennent par la magie de l’écriture des personnages de roman. Voilà aussi de quoi relire avec un œil neuf L’Appel de Portobello Road et La Petite sonneuse de cloches.


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jalleks
  15 février 2020
J'aurais voulu être un Beatles de Jérôme Attal
Jerome Attal, c'est mon cinquième Beatles à moi, mon Beatles de papier, de mots, de mélodies aussi. Il fleure bon Paris et sa Seine amoureuse. Il fleure bon Londres et ses envolées brumeuses.

J'aurais parfois voulu connaître un peu la guerre, les bombardements, être née en 42, parce qu'il fallait bien en passer par là pour les connaître, eux, les toucher, crier leurs noms au Cavern Club. Je n'aurais pas voulu être un Beatles, mais leur groupie en sueur, en noir et blanc, les cheveux en chignon et le col blanc. Groupie je suis, depuis plus de trente ans, alors que le groupe avait déjà volé en éclats, dix-sept ans auparavant.



Femme et lectrice des temps modernes, j'ai Jérôme Attal pour m'offrir un délicieux voyage dans les chansons et les mots des Beatles.

Il me donne ses souvenirs pour exacerber les miens.

Jérôme, un auteur délicat et merveilleux, mais un sacré menteur ! Toi, 50 ans ? que nenni. À moins que les Beatles ne fassent promesse de jouvence à celles et ceux qui les écoutent et qui les aiment.



La prose de Jérôme, c'est une ligne mélodique qui nous élève vers ce qu'il y a de plus intime en nous. Il a sa patte, son doigtée, ses riffs à lui, auxquels on repense en silence, sitôt le livre refermé ; bien après le livre refermé.



Et c'est tour à tour l'intro joyeuse d'Ob-la-di Ob-la-da et la guitare lancinante de George sur While my guitar gently weeps que l'on entend, lorsque les yeux se posent sur le talent de Jérôme.

Dans ce livre, il donne rendez-vous à ses souvenirs, et, encore une fois, il n'a pas manqué le rendez-vous avec ses lecteurs.



J'ai l'amour fou des Beatles, et j'ai l'amour tout court pour Jérôme Attal, l'ami, le poète dandy de notre temps, aux élans intemporels.

J'aurais voulu être un Attal. J'te kiffe, oh ! darling, tu l'sais ?
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JJ-VITIELLO
  05 février 2020
Belles Sanguinaires de Isabelle Chaumard
Un beau voyage au pays de l'île Corse, au pays d'une rencontre, de rencontres, et de courses poursuites, intrigues, meurtre et conspiration...Des personnages insolites, un hymne à l'amitié et aux valeurs humaines. Il se passe plein de choses dans ce roman. Beaucoup de situations, de descriptions, d'états d'âmes...



Ça bouge, pas de temps morts, des faits directs. L'auteure ne nous ennuie pas avec du remplissage, ces interminables descriptions, ces situations de corps à corps, etc... Le truc qui sert à combler et à augmenter le nombre de pages, pour rien. Certes certains esprits auront du mal à assimiler toutes les situations, toutes les interventions et se justifier par "y'a trop de choses"... laissez-moi rire...

L'auteure a une façon à elle d'écrire, de nous laisser lire de façon fluide et douce. Et on s'en fiche que ce soit un premier livre... Certaines et certains en sont à leur dixième, trentième et sont toujours aussi peu crédibles.



On s'y croit dans ce roman, on sent les odeurs, on perçoit les gens... Je ne suis pas fan de ce style de littérature, et pourtant je m'y suis laissé emporter...

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