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Editions Armada


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Dernières critiques
raton-liseur
  07 octobre 2019
Papa 1er de Jacques Mondoloni
Une petite nouvelle par un auteur semble-t-il assez prolixe mais que je découvre au gré de ce petit opus offert il y a un moment par les éditions Armada.

Hommage affiché à Philip K. Dick, cette nouvelle montre un monde futur qui n’a pas bien tourné. Loin du paradis technologique qu’on nous promet, ce n’est pas l’enfer non plus, mais un monde sclérosé, dépend de la technique pour sa survie, et incapable de mutation sociale. Les pauvres doivent rester pauvres, les riches… je ne sais pas, on ne les côtoie pas. Un enfant de pauvre, parce qu’il est doué à l’école, entrevoit la possibilité d’une ascension sociale, mais c’est un monde à la Philip K. Dick, ça ne peut pas bien finir…

Lecture rapide et plutôt agréable même si elle est poisseuse et difficilement respirable. Un plaisir un peu masochiste, où l’on se dit que finalement, ce n’est pas si mal de vivre maintenant plutôt que demain.
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jcgapdy
  05 juillet 2019
Connexions Mentales de Alain Blondelon
Que voici un roman court fort sympathique.

Deux explorateurs indépendants, à l'apparence initiale plutôt bon enfant, mais n’hésitant ni au coup de poing ni à sortir les armes s’il le faut, se lancent à la recherche d’une plante particulière sur une planète végétale. Les difficultés commencent dès leur arrivée et leur vaisseau, le Caravavine se retrouve attaqué par un missile et finit sa descente au fond de la mer. Ce qui signifie que nos deux gaillards vont devoir se payer un passage à pied, dans un paysage accidenté et envahi par des plantes, des arbres et une jungle assez épaisse, jusqu’à la zone où se trouve ladite plante. Là, les animaux ne sont pas forcément sympas avec eux et les autochtones pas particulièrement accueillants à leur égard. Pour les deux compagnons et amis, l’aventure ne va guère leur laisser de repos – et nous non plus de ce fait – jusqu’à la conclusion de cette histoire sur Végétalis.

Le premier point agréable de cette histoire est le fait que ce soit Marvick, l’un des deux défricheurs, qui nous la narre. On ne peut d’ailleurs s’empêcher (du moins, est-ce ce que j’ai ressenti) de se dire que l’auteur est réellement ce défricheur-là, non pas parce qu’il a pris la plume, mais parce qu’il s’exprime avec un calme et un style qu’on ne s’attend pas à trouver dans un tel personnage, mais bien chez l’auteur.

Petit bémol, ce calme nous amène à attendre le milieu du roman pour qu’Alain Blondelon se lâche vraiment et passe la vitesse supérieure dans ses personnages. La niaque fait légèrement défaut dans la première partie, alors que l’on aurait apprécié, dès le début, plus de punch et de réactions face à tout ce que subissent nos deux héros et leurs compagnes et compagnons d’infortune. Une sorte de flegme et de calme trompeur – mais empreint d’une pointe de gouaille – qui basculera par la suite… pour nous faire lever le sourcil et prêter plus d’attention à cette étrange planète, autant qu’à cette symbiose mentale qui a de quoi nous intriguer. Nos deux défricheurs, qui n’ont rien d’enfants de chœur, jouent du poing et finalement des armes à feu avec de moins en moins de retenue, mais sans tomber dans l’excès d’un texte sanglant… jusqu’au final brutal, mais avec sa pointe amoureuse.

Une histoire sacrément agréable, un livre sans temps mort qui se lit très rapidement, où se mélangent le planet-opéra et une sorte de western-SF, une aventure du genre pulp où les héros sont indéboulonnables, malgré les coups et les blessures qu’ils endurent, mais ne sont pas exempts de défauts et d’hésitations.

Bref, Alain Blondelon nous livre là l’histoire de deux héros particulièrement humains dont on a vraiment envie de connaître les autres aventures à peine la dernière page tournée, suite que l’on espère voir éditer rapidement.
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jcgapdy
  05 juillet 2019
Diomède Alpha de Olivier Deparis
Y a-t-il vraiment une limite au pouvoir du Diomède Alpha ?



Diomède Alpha est, à la base, un classique roman de super-soldat, dans le pur style d’une military-SF. On y retrouve des thèmes tels que dans Vendredi de Robert Heinlein et autres romans de ce domaine.

Ce qui est plaisant ici est d’abord le fait que l’histoire reste centrée sur Dennis Trenton et ne nous perd pas dans des méandres inutiles. Ensuite, et surtout, tout est narré et présenté selon le point de vue de ce super soldat né du projet secret Diomède. Pensées, réactions, doutes, vision des champs de bataille et des lieux de ses missions successives.



Certaines situations sont sans surprises et ceci est parfaitement maîtrisé : si nous, chaudement installés au calme dans un fauteuil, avons compris ce qu’il se passait, notre soldat Dennis est lui englué dans les risques mortels qu’il encourt et qu’il n’a ni les moyens d’être serein ni de réagir aux mensonges et aux faux-semblants qu’on lui distille savamment. Ce qui permet de faire monter les interrogations et le questionnement. Qui est responsable ? Et, surtout, pourquoi ? Dans quel but ?



Les certitudes de Dennis sur son utilité et sa raison d’être, les mantras inculqués qu’il ne cesse de répéter pour ne pas dévier de sa soumission aux Sages du Haut Conseil Fédéral et à l’amiral Josh Keil devenu son père militaire, sa puissance physique et psychique, son pouvoir et l’être objectif, tout en lui se trouve confronté à des incertitudes, à des réactions qu’il n’aurait jamais cru possibles. Face à ce soldat adolescent sur Lama, à cette concubine d’un cruel potentat local, il se retrouve désemparé et incapable de réagir comme le robot surhumain qu’il devrait être.



Jusqu’à cette fin inattendue où la réalité est bien différente de l’apparence qu’elle donnait, nous laissant une immense ouverture et l’espoir d’avoir, un jour peut-être, une suite…



J’ajoute quelques petites notes fort agréables tant sur le style narratif qui coule avec facilité que sur les détails techniques et biologiques dans cette histoire qui nous entraine très rapidement dans sa trame. Parmi ces derniers s’y trouve une analyse très soignée et détaillée de la physiologie humaine jusqu’aux tréfonds de la biochimie. J’ai même eu la surprise d’y découvrir une utilisation plus spectaculaire et puissance de drogues telles celles utilisées lors de la 2e guerre mondiale et dans les années qui suivirent, avec la « Pervitine » par les Allemands, la « Methedrine » par les Anglais ou le « Philopon » par les Japonais.



Outre la qualité signée du livre – on a droit à cette pliure qui évite d’abimer la couverture en l’ouvrant – voici un petit plaisir SF que je vous invite à savourer et qu’il serait vraiment dommage de rater.
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