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SEMIC FRANCE.


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meygisan
  20 décembre 2018
Special Conan 23 de Robert E. Howard
La lecture de ce numéro me laisse perplexe. Autant par le scénario que par les graphismes. Le premier est pourtant d'un habitué de la collection, Roy Thomas, mais les seconds sont assurés par Rafael Kayanan, dont le trait rappelle un peu trop le style comics en plus maladroit, en moins sûr. Ce n'est pas tant son trait qui me gêne mais plutôt le fait que celui ci ne colle pas du tout à l'univers heroic fantasy de Conan. Pour dessiner du super héros, c'est sans doute adapté mais pour un barbare, ça ne l'est pas. On notera pourtant l'effort fourni au niveau des détails qui sont signifiants, mais dont la densité gêne parfois la visibilité et la lisibilité, et notamment dans les scènes d'action, qui sont ici malheureusement nombreuses. Donc pour conclure, les graphismes ne sont pas moches mais ne correspondent pas du tout au genre.

Ensuite côté scénario, contrairement à tous les numéros précédents, il est ici question de l'adaptation du roman d'un certain Roland Green qui utilise les personnages de Robert E Howard. On ne ressent plus du tout la force épique qui caractérisait tant les écrits de ce dernier. Les descriptions sonnent creux, les dialogues semblent superficiels et l'histoire est montée à la manière d'une avalanche, toujours plus jusqu'à un dénouement paroxysmal, synonyme d'une grande débauche cataclysmique dont l'ampleur suffirait à mettre un terme aux aventures du barbare. On a l'impression d'assister à l'ultime combat du Cimmérien alors qu'il n'en est rien. Celui ci se réjouit sur un ton badin de l'aventure à venir.

Le scénario se décompose en 4 épisodes, dont l'un est entièrement consacré aux épreuves imposées par une peuplade, que doivent subir Conan et Valéria ( rebaptisée Val!!!) pour gagner le droit de vivre, et de prouver qu'ils sont les messagers des dieux, des esprits...... Ok! C'est étrange à quel point cela m'a malheureusement rappelé l'un de ses nombreux show tv dont j'ai (heureusement!) oublié le nom, et qui voit des gens du commun tenter de survivre dans des conditions extrêmes. J'ai vraiment le sentiment de revoir un reality show...! Je suis désolé mais ça ne passe pas.

Heureusement la suite de l'histoire rehausse un peu le niveau mais je suis navré de dire que Roy Thomas ( ou Roland Green) a ici lamentablement échoué dans sa tentative de produire une histoire de Conan. La fibre heroic fantasy n'y est pas, le souffle épique n'y est pas, les personnages de Conan et Valéria sont vides de sens, et ne sont que le pâle reflet des personnages créés par Howard.

Pour finir, je n'ai à ce jour pas réussi à me procurer l'album 22 de Special Conan, dans lequel débute cette adaptation du roman Conan et les dieux de la montagne. Peut être une lecture dans son ensemble permettrait un meilleur jugement... mais j'en doute quand même!
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meygisan
  18 décembre 2018
Special Conan 21 de Robert E. Howard
Voici enfin un récit qui va plaire aux fans de Robert E Howard. En effet, il s'agit là des parties 3 à 6 du récit "La ballade de Bêlit et Conan" et elles mettent en scène 3 personnages importants de l'auteur. La rencontre du trio est plutôt une belle surprise et elle vaut son pesant d'or.

Il me faudra tout d'abord souligner la qualité graphique des 3 premières pages introduisant le récit et résumant les épisodes précédents. Certains reconnaîtront dans le travail de Robert Brown des ressemblances avec le style très américain de Rob Liefeld ( qui débuta chez Marvel puis qui fonda sa propre boîte si je me rappelle bien!). On pourra regretter l'aspect très musculeux et très anguleux, mais qui donne une force et une prestance aux personnages masculins ( certains ne reconnaîtront le Cimmérien qu'à son accoutrement). Le souci du détail est mis en avant par le noir et blanc, qui donne là toute son ampleur sauvage au trait de Brown. Dommage qu'il n'ait pas poursuivi...

Sinon côté scénario, Roy Thomas lire là encore tout son talent de conteur, dans une histoire complexe, qui met réellement en scène les 3 personnages. L'un n'a pas plus de présence que l'autre, et la rencontre est maîtrisée avec justesse. Un quatrième personnage rencontré il y a peu dans un Special Conan précédent jouera également un rôle prépondérant mais pas celui auquel on pouvait s'attendre à la vue de son développement dans les numéros en question. Là aussi, je trouve que c'est dommage car ce personnage présentait un chouette potentiel et possédait l'envergure suffisante pour donner la pareille à Conan.

L'histoire est donc complexe, attendez vous à un développement, des twist et un dénouement surprenants, intéressants et qui rendent justice aux personnages de Howard.

John Buscema aux dessins, prend un réel plaisir à donner vie au personnage de Bêlit, il lui donne toute sa personnalité à travers quelques poses et postures qui définissent à elle seule le caractère bien trempé de la belle. De manière générale, je trouve que John Buscema est celui qui dessine le mieux le barbare ( dans ces albums là j'entends bien!). Il n'est égalé que par Ernie Chan, dont le style asiatique permet de faire jaillir d'autres pans de la personnalité du Cimmérien.

Le second récit remonte à loin jusque dans la jeunesse de Conan et nous raconte une aventure initiatique, qui n'a d'autre enjeu et intérêt que de nous montrer comment Conan s'est forgé une partie de sa personnalité, et l'importance qu'il attache à l'amitié. Ce n'est sans doute pas un hasard si les pontes de Semic ont choisi de mettre en parallèle ces deux récits là car il est bien question d'amitié dans "La balade de Bêlit et Conan", et ce récit court nous permet de mieux cerner la relation qui unit Conan et l'autre personnage dont je ne vous révélerai pas l'identité... même sous la torture...!
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meygisan
  16 décembre 2018
Special Conan 20 de Robert E. Howard
Enfin un récit qui tient sur tout l'album. J'entends par là qu'on n'était pas obligé, à l'époque, d'attendre le prochain ou plusieurs tomes après pour lire la suite, ce qui, lorsque c'était le cas ( et cela arrivait malheureusement trop souvent!) était relativement pénible.

Ce récit est l’œuvre du scénariste Roy Thomas qui s'est inspiré de l’œuvre de Howard pour écrire plusieurs scenarii mettant en scène notre cimmérien de service. Ici l'histoire est plutôt sur le ton de l'humour alors qu'habituellement c'est un ton plus sombre, plus dark qui le caractérise. Ce qui n'est pas pour me déplaire mais ne vous attendez pas à voir Conan sortir des blagues ou ne serait ce qu'un sourire, l'aspect comique venant plutôt d'autres personnages. Et quand je dis comique, c'est toute proportion gardée, entendez bien!

De ce scénario se dégage également un aspect un peu touffu, comme si Thomas avait eu plein d'idées mais qu'il n'ait pas su les organiser de manière à écrire une histoire cohérente. Au final, j'ai l'impression de lire 4 récits qui se succèdent, qui s'enchaînent et c'est d'autant plus probant avec le dernier acte qui fait vraiment office d'épilogue, mais dont le sujet n'a pas réellement à voir avec le sujet principal. C'est très étrange.

Pour la forme, sachez que Conan livre l'un de ses plus difficiles combats, Roy Thomas réussissant à créer un climax relativement inquiétant, mettant ainsi le barbare dans une réelle posture de faiblesse. Jusqu'ici, Conan se sortait toujours haut la main de ses affrontements, fussent ils face à des guerriers humains ou face à des créatures et autres monstres antédiluviens.

Autre petite chose qui apporte du neuf à l'ensemble. Conan va faire "équipe" avec une ado acrobate, et il va se créer une véritable relation entre eux. On sentira au détour de quelques répliques que notre barbare laisse parler sa fibre paternelle. il est simplement dommage que cet aspect là ne soit qu'abordé, cela eût rendu notre Cimmérien un peu trop humain.

Et encore une fois, l'illustration de la couverture n'a strictement rien à voir avec le contenu, même si elle est superbe...
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