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Dernières critiques
Charybde2
  19 septembre 2020
Le Guide du démocrate de Eric Arlix
Une fête du langage pince-sans-rire du contemporain, savant et populaire, sérieux et drôle, pour une lecture décapante des impasses de la croissance néo-libérale et de sa consommation jusqu’au-boutiste.



Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2020/09/19/note-de-lecture-le-guide-du-democrate-eric-arlix-jean-charles-massera/
Lien : https://charybde2.wordpress...
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thierrygibert
  26 avril 2020
La Limite de l'utile de Georges Bataille
C'est le premier livre de Georges Bataille que le lis, pour approfondir la notion d'utile et d'utilité de l'inutile. J'ai eté extrêmement déçu. Son style est difficile à lire même si le jargon en est absent. Son analyse économique a beaucoup vieilli et semble souvent caricaturale. Ses allusions aux guerres et aux révolutions également. Son approche du Sacrifice et la Gloire de leur évolution historique est très intéressante, tout comme le lien entre l'angoisse et la Gloire d'une part et l'angoisse et le rire de' l'autre.
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5Arabella
  25 janvier 2020
La mal-née de Christine Lavant
Surtout connue comme auteur de poésie dans les pays de langue allemande, primée en tant que telle, encensée par Thomas Bernhard qui publia une anthologie de ses poèmes, Christine Lavant eut plus de mal à imposer sa prose. Elle aurait même détruit ses écrits dans les années trente, suite aux refus des éditeurs. C’est en 1948 que paraît le premier L’enfant. Mais le sort s’acharne sur Christine Lavant : suite au décès de Viktor Kubczak, son éditeur en 1967, un certain nombre de textes qu’elle lui avait confiés et qu’il n’a pas eu le temps d’éditer restent inaccessibles, avant que la veuve de Kubczak ne finisse par les retrouver en 1971. La mal-aimée ne paraîtra finalement qu’à la fin des année 90, plus de vingt ans après la mort de l’auteur.



Nous sommes en Carinthie, sans doute dans les années 20-30 du siècle dernier, dans le monde paysan, qui semble immémorial et immuable. Très hiérarchisé aussi : il y a les paysans-propriétaires et les petits fonctionnaires en haut de la pyramide, puis les tenanciers, et enfin les domestiques, logés à l’étable, et interdits de mariage. C’est une de ces domestiques, Wrga qui donne naissance à une fille illégitime, prénommée Zitha par le curé en punition de sa naissance illégitime. La petite fille est visiblement handicapée, elle n’arrive pas à maîtriser le langage, sauf pour quelques mots isolés. Cela n’empêche pas sa mère d’y tenir très fort, mais le regard des autres est moins tendre. En particulier celui du valet Lenz, qui voit en elle un « changeon » qu’il s’agit de renvoyer à son monde en espérant récupérer le véritable enfant de Wrga. Cette dernière résiste aux cruelles procédures envisagées par le valet, mais ne peut mettre complètement sa fille à l’abri, car Lenz lui propose le mariage, encouragé par le curé qui veut lui procurer un emploi au service de la commune qui les sortirait tous les deux de la condition servile.



Un beau récit, poétique, flirtant avec l’univers de contes de fées, avec leurs merveilles et leurs cruautés. Il y a aussi la description sociologique d’un univers paysan aujourd’hui disparu, dur au miséreux. C’est assez dense, chaque mot compte, et tout n’est pas dit, ou l’est de façon elliptique. L’auteur construit un récit vraiment original, on ne peut deviner où elle va nous amener, comment évoluera l’histoire de Zitha, ce qui va arriver. La fin est de toute beauté.



Une très belle découverte.
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