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Dernières critiques
nathavh
  13 janvier 2021
Santana de Ines Lamallem
Inés Lamallen a commencé ce récit à l'âge de 16 ans et l'a terminé un an plus tard. Elle est récompensée par le prix Jeune Public du Brabant Wallon de la Fondation Laure Nobels qui finance la publication et la promotion d'oeuvres littéraires francophones de jeunes auteurs belges. La particularité est que le jury est composé de jeunes de 14 à 18 ans.



Emma est sous le charme de Mickaël Santana, c'est le plus beau garçon de l'école, ses yeux bleus, ses longs cheveux... il est à tomber mais le problème est que c'est aussi la terreur de l'école, et ça , Emma s'en rendra compte très vite !



Un jour, distraite, elle le bouscule sans le faire exprès, sa réponse sera immédiate, plaquée au sol et il lui vole son gsm. Emma veut à tout prix le récupérer mais cela engendrera beaucoup de violence à son égard. Une violence physique qui n'empêche pas Emma d'être attiré par lui, elle l'aime, lui l'humilie, il la hait.



Cependant Emma ne peut s'empêcher de le côtoyer , elle veut comprendre ce que cache cette violence.



Un premier roman d'une force incroyable, qui nous parle de violence physique et psychologique, de la violence d'une femme vis-à-vis d'un jeune, de la domination et de choses bien plus graves.





Quelle maturité dans la construction de ce récit, quelle force d'écriture. Inés Lamallem a une imagination féconde. Un talent à suivre, j'en suis convaincue.



♥♥♥♥
Lien : https://nathavh49.blogspot.c..
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shirley230173
  13 janvier 2021
Les vieux ne parlent plus de Vincent Engel
C'est du belge et c'est du bon... Foncez...



Le titre aurait pû être aussi "Comment nos démocraties disparaîtront si nous n'y prenons pas garde", avec comme l'auteur le dit en d'autres termes "vous n'avez pas remarqué comme le mot doux est employé à tout venant... une fin de vie douce, une douce atmosphère... tout cela dans le but d'endormir nos consciences..." 😱😱😱



Ici nous allons jouer à "tel est pris qui croyait prendre" avec Maître Geoffroy...🎲🎲🎲



Nous sommes dans un futur estimé tout proche où certains faits que nous connaissons déjà se sont confirmés voire amplifiés : des pandémies ont décimé nos populations - principalement nos aînés - et mis à mal nos gouvernements, un excès de vitesse vous enverra directement en prison et les politiques de migration n'existent plus, excepté pour un besoin urgent de main d'oeuvre bon marché initié par le gouvernement.



L'économie ne s'est pas redressée, le clivage entre riche et pauvre s'est accentué, la population vieillit, plus de 30% de celle-ci a atteint plus de 60 ans et les frais de gestion de cette vieillesse deviennent problématique pour le pouvoir en place.



En plus des exécuteurs testamentaires, apparaissent donc les exécuteurs de vie tel Me Geoffroy, à qui des enfants peu scrupuleux et surtout peu concernés du sort de leurs aînés peuvent confier leur gestion totale, financière mais aussi médicale et vitale...



Au-delà de ces gestions particulières, se développent désormais une politique "gériactive" (ou Geri-hâtives diront les détracteurs) les VSA - Village de Santé des Aînés - où vos parents pourront bénéficier d'un niveau de qualité de vie élevé jusqu'à la fin de celle-ci.

Mais parle-t-on aussi aux citoyens des dérives engendrées par ce système ? Vous les découvrirez assez vite...



Ce livre fait froid dans le dos parce que cette situation ne paraît pas si impossible au vu de certaines décisions prises ces dernières années...



L'écriture est fluide, précise, entraînante.

C'est du bon et c'est du belge donc foncez...



J'ai beaucoup apprécié cette lecture mais j'ai un petit bémol quant à la fin que je ne suis pas sûre d'avoir comprise, rêve, métaphore, rituel d'apaisement ???

Je vais devoir en parler avec l'auteur... car je ne peux évidemment pas vous spoiler ici....
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SamDLit
  02 janvier 2021
Les vieux ne parlent plus de Vincent Engel
"Mourir, la belle affaire, mais vieillir…ah vieillir" Une dystopie des plus noires qui met en scène une société sombre et individualiste. Les plus gros ont pris tous les pouvoirs, ont muselé les petits et se débarrassent des plus faibles.

Un récit qui donne à voir un monde totalement replié sur lui-même, un véritable état policier, une dictature 'douce'.. Un récit qui fait froid dans le dos. Une anticipation, une dystopie ? Ah oui, ne l'aurions-nous pas déjà un peu vécue celle-ci ?

Fiction écrite en 2015, ce scénario est plein d'ironies révélatrices des problématiques actuelles et est d'autant plus percutant en ces temps troublés : crises économiques, pandémies, population vieillissante, migration…



Résumé (tel quel, trop long)

"Les pandémies avaient d’abord décimé les vieux. C’était triste, bien sûr, mais somme toute... Somme toute, c’est le mot. Le décompte pouvait être rentable. Sauf que les virus ne se laissent pas commander par des logiques politiques. Et puis, après la régression économique effroyable qui avait suivi la première grande pandémie, les gens s’étaient dit qu’à l’avenir, ils préféreraient sans doute sacrifier les vieux que leurs revenus personnels... Avec 30 % de plus de 60 ans et une population active réduite à la portion congrue, le gouvernement décide d’établir une politique, volontariste mais discrète, de gestion des seniors. C’est ainsi que naissent les VSA, Villages de Santé pour Aînés où, moyennant la gestion par L’État de l’ensemble de leurs biens, les pensionnaires voient leurs besoins quotidiens pris en charge. Mais qu’adviendra-t-il d’eux lorsque leur patrimoine ne suffira plus à financer leurs soins ? Inspirateur de ces structures et de leur cadre légal, Maître Alexandre Geoffroy est chargé d’en assurer la promotion. Mais entre ses activités douteuses d’avocat spécialisé dans la gestion de patrimoine et sa volonté de prendre soin de sa vieille mère dans les meilleures conditions, le grand écart devient vite intenable. Bientôt, le piège se referme..."



La crise sanitaire actuelle a mis en lumière certaines zones d’ombre, notamment la manière dont nous traitons nos aînés, parfois totalement abandonnés à une mort certaine.

PS: à (re) noter que ce roman a été écrit avant la pandémie de Covid-19.



$ Si quelqu'un vous propose une petite randonnée dans un merveilleux Village pour les plus de xx ans , FUYEZ

$ Ne faites confiance à personne, ni à un neveu, ni à un notaire, ni à la mutuelle ---- encore moins à l'état, FUYEZ



Attention divulgations toxiques à la découverte du récit

(à lire uniquement si vous êtes sûrs de passer à côté de ce roman)

Que faire de nos aînés ? Alors que la population est de plus en plus vieillissante, que la crise fait rage, que les vieux semblent gêner car ils ne sont pas rentables, le gouvernement met en place un système aux apparences démocratiques : les Villages de Santé pour Aînés. Plus besoin de prendre en charge les finances et les fins de vie, parfois difficiles, de vos parents. On s’en occupe pour vous. FUYEZ !



Vincent Engel est un auteur belge qui présente dans ce roman un monde glaçant où toute solidarité semble avoir disparu.

Hommage à Brel et à sa chanson 'Les vieux' dans laquelle les personnes âgées sont vues comme des citoyens de seconde zone :

Les vieux ne parlent plus

Ou alors seulement parfois du bout des yeux

[…]

On vit tous en province quand on vit trop longtemps.



- Lecture du 27/08/2020 -
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