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Dernières critiques
Aproposdelivres
  17 juin 2019
Les cahiers d'Esther, tome 4 : Histoires de mes 13 ans de Riad Sattouf
Témoignage d’une époque, cette série est très intéressante mais bien sûr très amusante.

Esther est maintenant en 5ème, c’est l’année de ces 13 ans. C’est maintenant une pré-adolescente "attachiante", le lecteur la voit grandir, ses opinions évoluent et son caractère s’affirme, parfois dans l’excès. Les rapports avec les parents changent, son père n’est plus le Super Héros de son enfance, il est moins cool, mais Esther l’aime toujours beaucoup. Et avec sa maman, Esther devient plus complice.

Elle dénonce la misogynie des garçons envers les filles de son collège, le look prend une grande importance et le téléphone portable est omniprésent… Mais Esther commence petit à petit à s’intéresser au monde dans lequel elle vit. Elle prend conscience des inégalités, de l’environnement, des différences…

C’est un vrai plaisir de la voir grandir et mûrir et de suivre ses nouvelles réflexions, ses ambitions et ses rêves. Esther nous émue, nous agace et nous fait rire…

Et bien sûr, j’attends avec impatience le tome suivant et les 14 ans d’Esther !



Merci Masse Critique Babelio et les éditions Allary pour ce partenariat !
Lien : https://aproposdelivres.word..
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frandj
  17 juin 2019
L'Arabe du futur, tome 2 de Riad Sattouf
Déjà, j'avais beaucoup aimé le tome 1 de "L'arabe du futur". Je viens de découvrir le numéro 2 qui m'a semblé très réussi aussi. En 1984, le petit Riad se retrouve dans le village natal de son père. La Syrie était alors dirigée d'une main de fer par le président Hafez al Assad (le prédécesseur de Bachir, que nous ne connaissons que trop bien aujourd'hui !).



Le père de Riad, on ne le voit jamais travailler. Il est vantard, veule, opportuniste avec les puissants. Il fait tout pour éviter d'accompagner son fils, le jour de la rentrée scolaire. Et à l'école, le candide Riad est tout de suite confronté aux tristes réalités: le sureffectif des classes, l'agressivité de certains élèves qui le prennent pour un Juif (car il est blond !) et surtout la férocité de l'ignoble matrone tenant lieu d'institutrice. A sa petite échelle, le jeune garçon découvre ce qu'est un régime totalitaire - qui, notamment, a fait d'Israël le bouc émissaire idéal. Mais l'idéologie ne prend pas une place excessive dans l'album. le lecteur suit les petites aventures de Riad, notamment avec ses copains. De son côté, son père cherche des appuis auprès de divers hauts dignitaires du régime, très riches, se considérant au-dessus des lois. Sa mère (française) supporte mal la vie en pays arabe, mais elle se contente de râler. La pauvreté et les moeurs assez moyenâgeuses des habitants du village sont bien décrites; leur mode de vie diffère beaucoup de celui des grandes villes syriennes. En fait, toute la société est très inégalitaire.



Tout suggère que ces souvenirs, à la fois attendrissants et cruels, sont authentiques et reflètent bien la vie quotidienne d'une famille habitant un village quelconque de Syrie, avant la guerre civile actuelle. Le trait de crayon de l'auteur reste inimitable, précis et suggestif; les paroles prêtées aux divers personnages sonnent très juste. "L'arabe du futur" est une BD à mettre entre toutes les mains.

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Agathethebook
  15 juin 2019
La partition de Diane Brasseur


« Tu verras, quand tu seras marié, tu te demanderas toujours si l’autre t’aime. »

Au départ, c’est une histoire de lettres. De lettres qu’on s’envoie, ou de lettres d’alphabet. K comme Koula. C’est le prénom de cette jeune femme sur la couverture, inspirant mystère et passion. Elle a quitté la Grèce à 16 ans pour épouser un Suisse. Son jeune mari la trouve nettement moins exotique une fois rentré, il a même honte de son accent, de la façon dont elle roule les R. Alors, quand ils sortent le soir, il la sème dans la ville et retrouve d’autres filles, et elle le cherche en pleurant dans les rues.

Trop jeune et trop belle pour être trahie, elle devient cette femme aux accents dramatiques et à la jalousie maladive. À ce mari malhonnête elle donne pourtant deux fils, entre lesquels elle devra un jour choisir. Elle partira avec le plus faible, celui qui a le plus besoin d’elle, et elle abandonnera l’autre, car elle ne peut pas « tout prendre », elle doit laisser un fils. Elle a 24 ans et la vie devant elle. Elle retournera à sa terre, la Grèce, rencontrera un nouvel amour, plus rassurant. Son fils malade développera un goût immodéré pour le piano, un talent monstre. C’est la musique à la maison, c’est la vie qui bouge, qui chante, qui pleure parfois car la guerre arrive pour tout saboter. Une vie qui ressemble à une partition de Beethoven.



Comme j’ai aimé ce roman. Tel le concerto pur violon et orchestre auquel il fait écho, ce roman a l’envergure, la forme et le fond des grandes œuvres.

Je voudrais vous vanter le style délicat et ses métaphores autant que l’histoire survoltée dont il est au service. C’est une prose à la fois pure et travaillée, infiniment poétique et imagée. Une femme au caractère flamboyant, un destin unique, un roman à ne pas manquer. J’ai vécu une épiphanie littéraire. Merci !
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