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Dernières critiques
Papiercrepon
  14 septembre 2021
Entre les jambes de Huriya
D’emblée le ton est donné : l’auteure ne mâchera pas ses mots.

Ses phrases sont comme des tirs sans sommation, une description au vitriol du Maroc qui l’a vu grandir.

Plus précisément de la maison de ses grands-parents, théâtre d’une guerre entre deux mondes, religieux et athée. L’enfant construira tant bien que mal ses repères dans cette atmosphère délétère. À cette schizophrénie culturelle viendra - tardivement - s’ajouter celle de l’identité genrée.

Ce n’est pas peu dire que ce roman suscite la nervosité. Les émotions remontent à vif vers le lecteur, peine et colère face à la fourberie en particulier.

Heureusement ce récit corrosif et agité prend fin avec une seconde partie bien plus solaire. Le dénouement est même extrêmement touchant.

Mais malgré tout mon malaise a persisté. L’auteure ne fait pas dans la subtilité, son histoire singulière se transformant en réquisitoire. Une puissante dénonciation de l’éducation par la honte, et la violence des propos peut déconcerter.
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LettresCapitales
  11 septembre 2021
Pour que je m'aime encore de Maryam Madjidi
Maryam Madjidi publie Pour que je m’aime encore, un roman au titre de chanson d’amour en miroir, comme une imploration apte à conjurer l’obsessionnel sentiment de ne pas être comme les autres. Ce récit peut se lire comme une suite romanesque à l’histoire racontée dans Marx et la poupée (Prix Goncourt du premier roman, 2017), en passant cette fois-ci le relais narratif à l’enfant et à l’adolescente qu’elle était, confrontée aux réalités de son pays d’adoption, la France. Par ce nouveau roman tendre et bouleversant, Maryam Madjidi nous ouvres les portes intimes de son héroïne vers ce qu’elle appelle « son monde intérieur ».



Lire l'entretien complet ici :
Lien : https://lettrescapitales.com..
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M_a_r_c
  04 septembre 2021
Querelle de Kevin Lambert
Tabarnak ! Mais dans quel néant littéraire me suis-je aventuré en lisant Querelle ? Rarement un livre m’a donné une idée aussi forte de ce qu’est une écriture sans talent ni style.



Récit prétendument halluciné d’un conflit social qui dégénère à l’extrême, Querelle se résume à une succession de vulgarités crapuleuses et de scènes de sexe poisseuses et explicites que même un adolescent prépubère trouverait pathétiques.



Le jeune Québécois (il est né en 1992) fait partie de ces auteurs – que je déteste généralement – qui écrivent comme ils parlent. Ou, plus exactement, qui se targuent d’écrire comme parle ou pense leur héros. Pour cette raison, il s’autorise à jeter les unes après les autres des phrases qui seraient déjà presque insupportables à l’oreille mais qui, couchées sur papier, sont tout simplement cauchemardesques. Pour « faire vrai », il massacre joyeusement tout ce qui lui tombe sous la plume : le vocabulaire, la syntaxe, la grammaire… Certains pourront y voir une forme d’avant-gardisme ; je n’y trouve qu’un leurre pour sacrifier de manière fort commode – et prétendument intellectuelle – à la facilité d’une écriture qui n’a ni queue ni tête. (Même si, de queue, il est fort souvent question dans ce roman…)



La forme est donc aussi obscène que le fond. Et l’ensemble d’une platitude abyssale. Rien qu’à songer que ces jeunes écrivains d’aujourd’hui pourraient devenir les classiques de demain me donne envie d’aller me balancer au bout d’une corde…



Las, Le calice n’est pas encore vide. Kevin Lambert, une fois que le lecteur le pense descendu au fond du trou, se met à creuser avec vigueur, invitant dans le maelström de turpitudes qu’est Querelle, nécrophilie, infanticides et cannibalisme, poussant son récit vers les sommets du grandguignolesque. Là, la lie est bue.



Décrire la médiocrité d’un quotidien ou d’une vie et la grisaille qui les saturent n’oblige pas à s’abaisser, comme écrivain, à une forme de médiocrité similaire. La bassesse peut être décrite avec grandeur. C’est peut-être même ainsi que le tableau est le plus vrai. Mais l’art est difficile. Plus en tous cas que de dépeindre la crasse et la puanteur avec des phrases elles-mêmes sales et puantes…



L’enfer est pavé de bonnes intentions et je vais faire semblant de croire que Kevin Lambert s’est réellement investi dans l’écriture de son roman. Mais alors, c’est moi, déjà vieux et con avant l’âge, qui suis totalement hermétique à ce genre d’ouvrage.



Querelle a été pour moi un interminable chemin de croix, une plongée étouffante dans les eaux saumâtres de la médiocrité littéraire. Ou alors quelque chose m’échappe, comme l’intérêt qu’il peut y avoir à placer autant de fois que faire se peut les mots « sucer », « bite » et « anus » dans un livre. En plus d’être vieux et con, je dois être pudibond…



En une phrase comme en cent, j’ai détesté. Du début à la fin.


Lien : https://livrelecteur.wordpre..
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