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Dernières critiques
PriscillaMushu
  21 mai 2019
Les trois mousquetaires (BD) de Caterina Mognato
Les différents tomes de cette série de BD ne se valent pas tous, c'est même tout l'un tout l'autre...



Celle-ci fait partie de celles qui sont réussies !



Les illustrations sont très bien et on peut facilement suivre le cours de l'histoire sans avoir lu l'oeuvre de Dumas.
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HORUSFONCK
  20 mai 2019
Jacquou le Croquant de Eugène le Roy
Jacquou le croquant fait partie de ces livres qui m'accompagnent depuis plus de quarante-cinq années. D' abord lu et relu dans son édition du Livre de Poche, l'ouvrage a rejoint ma bibliothèque numérique, et je m'en régale de quelques passages de temps en temps.

Jacquou le croquant, c'est la révolte de paysans sans terre du Périgord. C'est l'abus de hobereaux aveugles et sourds aux misères de leurs métayers, qui va pousser Jacques Ferral à mettre à bas le château des Nansac. Qui va mener l'orphelin à prendre la fourche et la torche, à la tête d'une armée de gueux. Trop, c'est trop, et la coupe a débordé.

Eugène le Roy se garde bien de faire des amalgames:Tous les nobles ne sont pas de l'engeance des Nansac, ni tous les curés à la botte des affameurs. Il en est, parmi ces derniers, que révulse l'injustice faite à ceux qui ne peuvent se défendre. C'est le curé Bonnal qui, après la mort de sa mère, recueillera Jacquou. le chevalier et sa soeur aideront aussi Jacquou à grandir et devenir un homme libre et correctement instruit.

Et, malgré l'enseignement et les exhortations du brave curé Bonnal, Jacques Ferral ne pardonnera pas aux Nansac, partant du sain principe qu'un pardon demande un amendement de la part du pardonné.

Le mal éradiqué du pays, Jacques Ferral retournera à une vie modeste mais libre et heureuse de charbonnier.

L' histoire contée dans Jacquou le croquant, avec quelques variantes, reste fondamentalement d'actualité et pas seulement dans les pays en voie de développement.

L'adaptation télévisée qui fut faite, à la fin des années soixante, de Jacquou le Croquant est la meilleure et la plus fidèle. Elle restitue parfaitement l'ambiance du récit, son contexte et ses personnages... Je suis plus dubitatif par rapport à l'adaptation ultérieure en un film à grand spectacle qui se permet quelques distorsions et libertés par rapport au livre.



Les derniers mots de ma critique, je les laisse au chevalier dans sa maxime forte: Cil va disant: "Noblesse oblige",

Qui, maufaisant, ses pairs afflige.

" Qui le suit,

Mal s'ensuit."
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Winter-
  20 mai 2019
Frida Kahlo, 1907-1954 de Andrea Kettenmann
Splendide petit format en papier glacé avec une couverture cartonnée et douce comme du velours, léger, pratique à consulter et agréable à lire, se glisse comme un livre de poche dans vos bagages ou votre sac si vous souhaitez lire lors d'un voyage.



La vie de Frida, tout empreinte de "souffrance et de passion", comme l'indique l'exergue du livre, ne peut laisser insensible le lecteur néophyte ni l'amateur d'art.



Ayant contracté la poliomyélite, elle souffrit d'un ulcère au pied et garda une jambe plus courte que l'autre ; elle dût ainsi subir plusieurs opérations de la colonne vertébrale à la suite d'un accident de bus, puis à la fin de sa vie l'amputation de sa jambe droite.



Elle avait épousé le célèbre peintre mexicain Diego Rivera, dont la couverture de l'ouvrage proposé - qu'elle avait intitulé "Autoportrait en Tebuana ou Diego dans mes pensées", ou encore "En pensant à Diego" - témoigne de son amour obsessionnel pour lui, fixé sur son front et ancré à tout jamais dans ses pensées et dans son coeur.



Il y a lieu de s'étonner en découvrant les différentes toiles de l'artiste, dont les autoportraits dominent, la représentant dans toutes ses joies, ses souffrances ou ses indignations. Profondément féministe, elle s'attacha à peindre les difficultés liées à la condition de la femme ; elle écrivait "Les femmes étaient toujours sous-estimées. C'était très dur d'être peintre". Elle ne garda pas un bon souvenir de la France, quand elle vint à Paris en rencontrant les Surréalistes, en particulier André Breton qui manqua à sa parole en ne lui trouvant aucune galerie pour ses expositions. Seul Marcel Duchamp lui vint en aide. Le Musée du Louvre reconnut cependant le génie de l'artiste et acquit l'une de ses toiles.



Une femme au destin peu commun, aux toiles qui ne laissent jamais indifférent, surtout quand l'artiste vous regarde et semble vous interroger, avec ses yeux étranges protégés par des sourcils jupitériens qui se rejoignent pour lui conférer cet air unique, d'autant plus unique qu'il s'agit d'une femme peintre, qui s'est élevée au rang de véritable génie de la peinture universelle.
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