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Dernières critiques
Acidus
  26 octobre 2020
MK, Récit d'un déporté arménien de Manuel Kirkyacharian
Manuel Kirkyacharian, arménien septuagénaire vivant en Australie, revient, au crépuscule de sa vie, sur la déportation et l'exil de sa famille en 1915 par les turcs. A travers cette retranscription d'un témoignage audio, il nous raconte son dur périple qui l'a amené de sa ville de naissance Adana à Alep. Un périple qui s'est étalé sur une décennie durant laquelle il a connu de nombreux dangers et perdu des êtres chers.





Cette partie de sa vie, Manuel la relate de manière extrêmement pudique, sans rentrer dans le détail des horreurs qu'il a pu voir. Un témoignage brut et sincère, enrichi par de nombreuses notes en bas de page de Baskın Oran et plusieurs annexes.





Un ouvrage indispensable pour ressentir une fraction du vécu de la communauté arménienne durant cette sombre époque. Ne vous attendez toutefois pas à un cours d'histoire avec les causes et conséquences de ce génocide. Ce n'est pas ici le but de ce livre.
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karagozsati
  02 juin 2020
Lâlé la blanche de Omer Seyfettin
J’ai lu le recueil de nouvelles Lâle la blanche d’Ömer Seyfettin paru aux éditions Turquoise dans la collection Écriturques en 2008, traduit pas François Skvor.

Ces nouvelles sont comme une archive historique, par sa plume Ömer Seyfettin témoigne de cette période trouble, période où les frontières fragiles de l’Empire ottoman s’écroulent les unes après les autres. Morcelé et tiraillé de part et d’autre, ce grand corps malade est à l’agonie, sur le point de rendre son dernier souffle. Dans cet empire où coexistaient depuis des siècles de nombreuses ethnies, cultures et religions, les frontières éclatent, les peuples s’affrontent, l’identité ottomane s’effrite, un peuple turc qui se cherche et a soif d’affirmer son existence et clamer son identité nationale. Des cendres de l’ancien empire naîtront les prémices de la République turque. Des nouvelles drôles, des nouvelles où il y a une leçon à tirer, des nouvelles où les atrocités perpétuées dépassent l’entendement jusqu’à vous glacer le sang.

Arc-en-ciel : une petite fille qui rêve d’être un homme pour être libre.

La bombe : le rêve d’une vie meilleure qui est violemment arraché.

Le bonnet d’âne : Tel est pris qui croyait prendre.

Refrain : La barrière de la langue qui mène à des interprétations erronées.

Pot de vin : l’intelligence de la fourberie qui l’emporte sur la droiture.

Lâle la blanche : la barbarie des hommes qui vous donne froid dans le dos.

Le Bâtard : être fier ou ne pas être fier d’être turc, là est la question.

Trois conseils : des conseils qui valent de l’or

Les Drapeaux de la liberté : l’identité des peuples de l’empire ottoman réuni sous un même drapeau

Harem : la jalousie qui peut jouer de vilain tour

Signe : Un signe est la croyance en une victoire renaît

Le temple secret : L’Orient vu à travers les yeux d’un français

Après les Dardanelles : un homme dont la vie est suspendu pendant le conflit

Les papillons du printemps : Le fossé entre générations et la place de la femme dans la nouvelle Turquie

Boycott : le problème de l’identité dans un empire fini et une Turquie naissante

Primo l’enfant turc 1 et Primo l’enfant turc : l’identité d’un enfant issue d’un couple turco-italien…un choix s’impose…la balance penche d’un côté

La maison hantée : Il faut croire que ce que l’on peut toucher. La supercherie démasquée



Préparez-vous à remonter le temps et à voyager dans les Balkans et l’Anatolie au début du XXe siècle.

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karagozsati
  19 mai 2020
Leïla, fille de Gomorrhe de Yakup Kadri Karaosmanoglu
J’ai lu « Leila fille de Gomorrhe » de Yakup Kadri Karaosmaoğlu, traduit par René Marchand et paru aux éditions Turquoise dans la collection Écriturques en 2009.

L’histoire se déroule à Istanbul dans les années 1920 sous l’occupation par les pays alliés (Angleterre, France et Italie) après la défaite de l’empire Ottoman dans la Grande Guerre.

Leila, jeune, innocente, belle et riche stambouliote tombe sous le charme ensorcelant de cette nouvelle vie mondaine du beau quartier de Péra.

Pourtant fiancée à Necdet, Leila ne se prive pas de papillonner et flirter avec le capitaine Gerald Jackson Read. Leila fait partie de ces stambouliotes aisés qui sont fascinés par l’Occident et aspirent à s’occidentaliser, contrairement à ceux qui comme Necdet nourrissent une haine viscérale envers les ennemis occupants et sont de fervents nationalistes qui soutiennent la guerre de libération menée par Mustafa Kemal en Anatolie.

Les officiers sous le charme de l’Orient ne savent plus où donner de la tête, ils virevoltent de soirée en soirée, batifolent, badinent, s’adonnent avec excès au plaisir de l’alcool et de la chair, profitent de tout ce qu’Istanbul peut leur offrir. Ils mènent la danse dans l’obscurité de la nuit qui sous son grand voile noir cache tous les vices.

Quel sera le destin de la belle Leila ? Sortira-t-elle indemne de ce jeu ou y laissera –t-elle des plumes? Qu’adviendra-t-il de la belle Istanbul ? Se laissera-t-elle consumer à petit feu par l’ennemi ?

Un roman sur fond historique qui donne beaucoup d’authenticité au récit et où la référence à Sodome et Gomorrhe prend tout son sens.


Lien : https://www.instagram.com/le..
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