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Dernières critiques
Esorlecram
  22 avril 2018
Le carillonneur de Georges Rodenbach
D'accord, Rodenbach écrit bien, mais cette fois j'ai eu du mal à supporter son lyrisme d'une autre époque. Dans sa critique, Gwen21 nous dit qu'elle a pensé à Zola : j'ai fait la même réflexion. Mais quel contraste entre la puissance d'évocation de Zola, l'enthousiasme qui émane de sa prose, et le lyrisme un peu mièvre de ce roman, qui a parfois failli m'endormir.

L'auteur nous conte la vie d'un architecte brugeois nommé carillonneur communal vers 1900, mais le personnage principal , ici encore, c'est Bruges, que Joris Borluut restaure tout en préservant son charme tranquille, sans modifier la moindre pierre, le moindre élément architectural: pour lui, Bruges doit rester "Bruges-la-Morte". Mais le monde politique n'est pas de cet avis et rêve de creuser un canal qui relierait à nouveau Bruges à la mer. Même ses amis l'abandonnent et le projet va sans doute se réaliser. Au passage, Rodenbach montre la vanité du mouvement flamand, qui ne mérite pas de rassembler tant d' énergie.

Tout rêveur qu'il est, Borluut n'en reste pas moins un homme confronté aux démons de la passion, aux charmes de l'amour. Il sera victime des premiers, connaîtra un temps les joies des seconds, pour finir seul, se consolant dans la contemplation de sa ville, du haut du beffroi, faisant tinter les cloches de son carillon en fonction de ses états d'âme. Mais bientôt les cloches se tairont...

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Gwen21
  17 mai 2017
Le carillonneur de Georges Rodenbach
Dramaturge et romancier, mais avant tout poète, Georges Rodenbach est un auteur belge attachant et dont la prose agit tel un charme sur les lecteurs sentimentaux dont je suis. Personnellement, il m'est impossible de le lire sans penser à mon cher Zola même si le verbe est moins rude ; c'est la lutte du symbolisme et du naturalisme qui aboutit dans les deux courants à une narration très descriptive et tout empreinte d'émotions. Mais si chez Zola l'homme est au cœur du récit, avec Rodenbach, c'est la ville de Bruges qui tient le haut de l'affiche. Déjà, avec "Bruges-la-morte", j'en avais fait la délicieuse expérience, elle se renouvelle ici avec "Le carillonneur".



Joris Borluut remporte le concours de carillon de Bruges et installe ses quartiers dans le beffroi. Là, "au-dessus de la vie", il est libre d'exprimer par sa musique et le tintement des nombreuses cloches qui composent son carillon, ses rêves et ses espoirs. Son premier rêve, capital, est sans doute de voir sa bonne et belle ville de Bruges rayonner sur les Flandres dans un règne hégémonique incontesté et éternel. Joyau d'art, de mysticisme et d'humanisme, Bruges mérite tout ce qu'il y a de mieux selon lui et ses amis. Mais les projets les plus audacieux sont souvent sapés par les prosaïsmes de l'existence qui nous en éloignent pour un temps indéfini. Ainsi en va-t-il pour Joris dont les amours contradictoires et contrariées déchirent le cœur et le corps entre deux sœurs aux tempéraments diamétralement opposés.



"Le carillonneur" se divise en trois parties très distinctes dont seules les deux premières m'ont vraiment intéressée, d'où une lecture qui, quoique plaisante, s'est un peu étirée jusqu'à l'ennui dans son dernier tiers. Mon sentiment est aussi qu'il faut peut-être être belge et/ou flamand pour pleinement s'approprier ce roman et l'apprécier dans tous ses intimes développements.





Challenge MULTI-DÉFIS 2017

Challenge XIXème siècle 2017
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MarcBibliotheca
  25 novembre 2010
Le carillonneur de Georges Rodenbach
Après l’immense succès de son roman symboliste Bruges-La-Morte (1892), l’écrivain et poète belge Georges Rodenbach revient en 1896 avec Le Carillonneur, qui nous fait revivre, à travers une belle galerie de personnages, la ville de Bruges telle qu’elle était au XIXème siècle. On y découvre ainsi à travers l’intrigue les préoccupations de ses habitants, que ce soit celles d’un jeune architecte et carillonneur, d’un peintre, d’un antiquaire et bien d’autres, dans une ville magnifique en soi, mais quelque part morte dans son évolution...

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