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FabDef95
  20 septembre 2021
La huitième vie de Nino Haratischwili
Tout d'abord ne soyez pas effrayé par l'épaisseur de ce livre, croyez moi, il fallait bien ces centaines de pages pour évoquer ces six générations et toutes ces vies qui précèdent celle de Brilka. Et puis le voyage est tellement beau et intense, qu'il emporte et nous fait oublier le volume de ce roman.

La huitième vie est une puissante saga familiale qui mêle petite et grande histoire. Ce roman nous embarque à travers des époques et des lieux riches en évènements. Les destins s'enchainent, les tragédies se répètent.



Au commencement il y a la fuite de Brilka laquelle profite d'un voyage de classe à Amsterdam pour « passer à l’Ouest ». Elle ne veut pas retourner en Géorgie. Elle veut se rendre à Vienne. Bien qu'elle ne le sache pas encore, cette destination n'est pas anodine. D'autres femmes de sa lignée avant elle ont voulu s'y installer. Certaines y sont parvenues, d'autres pas. Vient alors le temps de narrer à cette jeune fille son histoire familiale. Niza s'y colle. Après une année à ressembler les pièces, à reconstituer le passé, à se remémorer, elle écrit à et pour Brilka. Elle va lui raconter la vie de ses aïeux.



Retour en 1917, en Géorgie sous les effluves d'un délicieux chocolat chaud. Le père de Stasia, un chocolatier de génie, lui en confie la recette secrète tout en la prévenant de son pouvoir maléfique. C'est agrémenté de ce doux fumet chocolaté que défile la vie de Stasia, Christine, Kostia, Kitty, Elene, Daria, Niza et Brilka (dont le chapitre reste à écrire). Cette douceur aux vertus réconfortantes permet à la descendance de cet homme, l'instant d'une tasse, d'oublier les tragédies et le malheur qui bercent son quotidien. Le régime politique totalitaire, la privation de liberté, l'enrôlement des hommes dans le Parti, l'exil, le rude climat, la condition des femmes, la (sur)vie de famille, tout est évoqué y compris la chute du mur. On est complètement immergé dans ces vies. Les destins se profilent sous nos yeux, d'admirables portraits de femmes nous sont brossés. Qu'elles sont belles et résistantes ces filles, ces épouses, ces sœurs, ces artistes, ces passeuses d'espérance et de vie. C'est ébahi de tant de courage et d'amour que l'on assiste à la reconstitution de cette histoire familiale. Les regards sur les petits et grands évènements se croisent, s'entrechoquent pour finalement apporter un éclairage et un beau témoignage.



La huitième vie est un roman passeur d'histoire, qu'il appartiendra à Brilka de compléter. À l'instar du chocolat chaud de ce Maître chocolatier géorgien, ce roman est intense et envoûtant, épais et consistant, noir comme la nuit avant un violent orage. Son goût est incomparable, extatique. Un conseil, prenez le temps de le savourer à sa juste valeur.
Lien : https://the-fab-blog.blogspo..
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Cannetille
  14 septembre 2021
La légende des Akakuchiba / La légende des filles rouges de Kazuki Sakuraba
Rien ne prédestinait Man’yô, abandonnée à sa naissance en 1953 dans la petite ville japonaise de Benimidori, à devenir un jour la Grande Dame du clan Akakuchiba qui règne sur l’industrie de l’acier dans le pays. C’est sa petite-fille Tôko qui entreprend la narration de l’histoire familiale, nous racontant le parcours de cette grand-mère au singulier don de voyance, puis celui de sa mère, chef d’un gang de motardes avant de connaître le succès comme auteur de mangas.





De la reconstruction après-guerre et du miracle économique du pays, à la bulle spéculative immobilière et à la crise économique des années quatre-vingt-dix, puis, enfin, au Japon d’aujourd’hui, c’est la transformation de la société nippone sur le dernier demi-siècle que retrace cette saga familiale au travers du destin de trois générations de femmes. Aux côtés de personnages attachants, souvent étonnants pour un esprit occidental tant le Japon possède de spécificités culturelles, qu’elles soient traditionnelles ou modernes, le lecteur franchement dépaysé se retrouve plongé dans une fresque passionnante, aussi bien pour les aventures vivantes et rythmées de ses protagonistes, que pour la découverte sociologique dont elles sont l’occasion.





Car, tandis que le sort des trois personnages principaux épouse celui de leur époque, nous menant de l’optimisme confiant de la grand-mère dans un contexte de croissance à tout crin du pays, à la désillusion rebelle, puis résignée, de la mère dans une nation en crise, enfin au désarroi de la fille, à l’image d’une jeunesse contemporaine tentée de fuir dans la virtualité un quotidien de plus en plus lourd et sans perspective, nous voilà amenés à vivre de l’intérieur l’évolution des conditions de vie et d’état d’esprit de la population japonaise. Système éducatif et travail, famille et lien social, modes et phénomènes culturels, croyances et aspirations, au final tout converge vers le sentiment diffus d’une société devenue dans son ensemble profondément violente et écrasante pour l’individu, confronté dès le plus jeune âge à une pression et à une compétition sans limite.





Cette passionnante saga familiale se lit avec autant de plaisir que d’intérêt, pour l’attachante histoire de ses trois générations de femmes, mais surtout pour son édifiante immersion sociologique dans un Japon décidément sans équivalent dans le monde.


Lien : https://leslecturesdecanneti..
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LivresseDeLire
  08 septembre 2021
La Pâtissière de Long Island de Sylvia Lott
Une lecture légère et sans surprise!



J’ai aimé les parties historiques et le personnage de Marie. C’est à peu près tout.

Le reste est beaucoup trop mièvre, le personnage de Rona est un cliché des plus agaçants, elle se lamente tout au long du livre parce que tout va mal dans sa vie mais ne fait rien pour que ça change ni pour se remettre en question, jusqu’au miracle!!!

Parce que oui, on n’a vraiment l’impression d’un dénouement miraculeux, l’impression que l’autrice veut aller quelque part et met tout en œuvre pour que tout y conduise mais ça ne sonne absolument pas authentique!

Dommage! Double temporalité, exil et pâtisserie, il y avait tout pour me plaire, mais vraiment trop de romantisme, trop « gentillet ». Ce n’était pas une lecture pour moi.
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