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Dernières critiques
jainas
  15 août 2019
Et des chansons pour les sirènes de Lionel Bourg
A mi-chemin entre la poésie en prose, l’essai sur le langage et le vagabondage littéraire au fil de la plume, ce tout petit livre s’ouvre sur un chapitre autobiographique qui explore le rapport de l’auteur à la langue française, lui qui de basse extraction a flibusté son accès à la culture et au langage dit châtié voir littéraire comme un passager clandestin embarqué dans l’ascenseur social, avec entre les dents un coutelas acrimonieux forgé d’obscénités comme de références indiscriminées glanées où faire se peut.



Le langage est riche et alambiqué, parfois presque trop, convoquant à tour de bras grands noms et références littéraires, et obscurcissant parfois le propos. L’on passe ainsi de cette mise à sac culturelle à une réflexion aux méandres indistincts sur le langage des sirènes et leurs chants, faisant parfois escale par des souvenirs de visites culturelles dont le lien avec le sujet se révèle plus ou moins clair, avant de repartir serpenter vers la découverte d’une œuvre de vieillesse de Giono à la richesse de langage polyphonique pour achever sur des fossiles marins un cheminement pas désagréable, mais dont j’ai eu du mal à suivre la destination comme la progression, excessivement confuses.



Un petit ouvrage que sa longueur réduite permet de conserver dans la rubrique des « pourquoi pas », si les thèmes autour du langage vous intéressent et les expériences de lecture un peu difficiles ne vous rebutent pas.

Merci aux éditions le Réalgar !

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cathulu
  28 juillet 2019
Dos au soleil de Frédérique Germanaud
Dos au soleil commence abruptement par nous plonger dans une période peu évoquée de l’histoire française: le retour en France des réfugiés en provenance d'Algérie en 1962. Parmi eux, les grands parents, la mère et l'oncle de Frédérique Germanaud.

Violence de l’accueil. Désorganisation, prise en charge lacunaire , voie absente, s'ajoutent au traumatisme du départ. Tout cela sera mis volontairement sous le boisseau mais " Ils portent la marque inaltérable de la perte."

Le projet de l'auteure ? "Partir , comme dans la sculpture d'un gros bloc de matériau informe. Tailler, évider, donner sens." Commence alors un travail nourri des découvertes, mais aussi des évitements, privilégiant "...les petits événements, ceux qui font la trame du quotidien" et choisissant résolument de tourner le Dos au soleil, c'est à dire de refuser "les figures de bonheur" que peut proposer l’Algérie.

Simultanément, Frédérique Germanaud entremêle son travail du récit de histoire d'amour, ce qui permet un regard extérieur éclairant son œuvre toute entière.

Un texte qui permet de s'émanciper du passé pour aller de l'avant. Une réussite tant par l'écriture, à l fois précise et poétique, infiniment sensible, que par la démarche qui sort des sentiers battus. Un livre prenant et constellé de marque-pages.

Merci à Babelio et aux Éditions Le Réalgar.
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terryjil
  27 juillet 2019
Et des chansons pour les sirènes de Lionel Bourg
Merci à Babelio et les éditions Le Réalgar pour l'envoi de ce livre! En le recevant j'ai été surprise par son format de ce livre: 10x15cm, et une soixantaine de pages! Bref une taille de carte postale, pas lourd, pas encombrant, c'est plutôt agréable à prendre en main! La qualité de l'édition/impression aussi est irréprochable.



Je m'attendais à un essai, la finesse de l'ouvrage ne l'empêchait en aucun cas (Les sirènes, de J-F Cerquand, sur le mythe des sirènes en Grèce antique, son rapprochement avec le culte de Perséphone et son évolution dans le temps est aussi un ouvrage court, très dense) mais là aussi j'ai été surprise. Il semble s'agir d'impressions personnelles, quatre chapitres, entre autobiographie, poésie en prose et récit d'enfance et de visite... C'est assez inclassable en fait. Mais pourquoi pas!



Ce qui est par contre vraiment gênant, c'est le style de l'auteur, affreusement alambiqué! Et qui me rappelle des souvenirs d'écriture personnels, quand adolescente, dans mon journal intime je commettais des textes très recherchés, à peu près aussi remplis d'adjectifs, d'adverbes, de propositions qui se rajoutent les unes aux autres, au point qu'on en oublie le début de la phrase, et de quoi elle parlait... Les phrases à rallonge, d'illustres écrivains tels que Marcel Proust s'y sont pourtant déjà essayés avec succès, que d'ailleurs Lionel Bourg cite aussi, parmi les innombrables références de son texte; qui ressemble plus à une liste de noms d'écrivains, de poètes, de chanteurs, entrecoupée par des souvenirs d'enfance et de de promenade à Castellane ( là où se trouve le musée des sirènes et de sirèniens), qu'à un vrai récit... Côté sirènes, je ne suis pas déçue: comme je disais, il a farci son texte de petites références, citations, noms célèbres, et j'ai pioché des choses intéressantes.



Alors j'hésite entre une indulgence coupable envers ce style si naïf dans sa recherche de sophistication, et un certain agacement devant ces divagations un peu pédantes : l'auteur insiste beaucoup sur le fait que venant d'un milieu populaire voire inculte, il a bien du mérite à avoir réussi à "s'en sortir" et à avoir acquis un langage soutenu...

Honnêtement, le contenu de cet ouvrage n'est pas inintéressant, mais ce style imbitable en rend la lecture assez rébarbative, malgré sa brièveté!

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