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Cahiers du cinéma


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Dernières critiques
dbacquet
  04 mai 2019
Mikio Naruse de Jean Narboni
Mikio Naruse est l'un des grands maîtres du cinéma japonais classique avec Mizoguchi, Kurosawa et Ozu. En France il a surtout fallu attendre la rétrospective de 2001 à la cinémathèque française pour le découvrir. Kurosawa, qui avait été son assistant, insista sur la grande maitrise technique de Naruse, cinéaste à la fois discret et méticuleux, et décrivit ses films comme des fleuves à la surface tranquille dissimulant des courants furieux. Le réalisme de Naruse est souvent teinté d'une grande mélancolie. Naruse avait été confronté à la précarité. Il excelle dans le portrait des classes les plus défavorisées de la société japonaise, à l'époque de la grande dépression dans les années trente ou celles d'après-guerre marquées par la défaite. Ses films foisonnent de personnages de geishas, de serveuses de bar, de petits escrocs, etc. Poignants sans jamais verser dans de le sentimentalisme ou la résignation, il émane de ces films une très grande beauté. Naruse savait rendre perceptible chez ses personnages le moindre sentiment avec une fluidité dans l'enchainement des plans qui donne à ses films une profondeur particulière. Jean Narboni, l'auteur de cet essai, évoque la grande musicalité du cinéaste. Comme chez Mizoguchi, les personnages féminins sont au premier plan, interprétés par des actrices remarquables dont Hideko Takamine ou setsuko Hara. Naruse a souvent été inspiré par la littérature, adaptant Tanizaki ou Kawabata mais aussi Fumiko Hayashi, l'auteure du "Repas" et de "Nuages flottants". Jean Narboni rend à bel hommage à Naruse en évoquant de très nombreux films.
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un_zeste_de_lecture
  18 avril 2019
John Cassavetes de John Cassavetes
Très heureuse d’avoir découvert ce recueil de textes et de photographies sur le réalisateur John Cassavetes.

Ce livre collectif rassemble des écrits sur John Cassavetes et son œuvre de formes différentes (des articles, des nouvelles, des notes…) écrits par des spécialistes, des réalisateurs, des professionnels du cinéma ou encore des écrivains.

On apprend beaucoup de choses sur son cinéma et en particulier sur ses réflexions liées à cet art ainsi que sur sa méthode – la réalisation, le traitement des acteurs, la mise en scène, les nombreux rapprochements qu’il opérait entre le théâtre - d’où il vient - et son cinéma, sa manière de concevoir l’acteur-personnage et l’artiste ou encore ses sujets de prédilection.

Le cinéma de Cassavetes est loin des grosses productions hollywoodiennes, « cette marchandise née de la production de masse » comme le disait Orson Welles. Preuve en est, John Cassavetes réécrivait certaines scènes considérées comme « réchauffées » par le public, pour le forcer « à chercher au-delà du sens premier, à aller plus loin dans la réflexion et se libérer des émotions artificielles ».

J’ai également beaucoup aimé les nouvelles de ce recueil inspirées de ces films.

Une très bonne découverte! Je pense me procurer d’autres livres sur le cinéma de ce type. Les différents points de vue sont vraiment très enrichissants.

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Medulla
  29 mars 2019
La Chambre claire : Note sur la photographie de Roland Barthes
J'en suis à ma quatrième relecture de cet essai fondateur dans l'analyse de l'image photographique et chaque lecture me donne une vision nouvelle, intimiste autant qu'analytique de la prise de vue et de l'impact d'une image saisie, composée, posée.

En cette période de recouvrement d'images, des réseaux sociaux, des philtres, des selfies et de la mise en scène de soi (du moins de ce que l'on croit être soi) il me semble essentiel de relire Roland Barthes pour bien comprendre que " la photographie c'est l'avènement de moi-même comme autre : une dissociation retorse de la conscience d'identité".

J'ai eu beaucoup d'émotions en lisant les passages évoquant sa mère me rappelant la lecture du "Journal d'un deuil".
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