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Le Serpent à plumes

Les éditions Le Serpent à plumes ont été créées par Pierre Astier, d`abord sous forme de revue littéraire en 1988 puis sous forme de maison d`édition en 1993. La maison est spécialisée dans la littérature contemporaine, à la fois étrangère et française. Le catalogue de la maison compte environ 400 titres.

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Collections de Le Serpent à plumes



Dernières critiques
cherieblossom
  06 décembre 2021
Orgueil et préjugés de Jane Austen
Nous suivons la famille Bennet dont les parents sont très occupés par leurs cinq filles qu'ils espèrent voir se marier très rapidement, si possible avec des hommes riches et à la bonne réputation. Elizabeth, la seconde, au tempérament tout feu tout flamme, va un jour faire la rencontre d'un certain Fitzwilliam Darcy, l'un des hommes les plus riches et convoités d'Angleterre. Sous ses apparences de gentleman elle va rapidement se rendre compte que se cache un homme rustre, orgueilleux et insultant, n'hésitant pas à se moquer ouvertement de son physique. Démarre alors un jeu d'amour/haine entre nos deux personnages qui sont irrésistiblement attirés l'un par l'autre alors qu'ils se détestent !







Ce roman est le préféré de beaucoup, je le sais et même si ça a été une bonne lecture dans l'ensemble ça ne sera pas le cas pour moi. J'ai aimé le personnage d'Elizabeth qui ne se laisse pas faire et refuse de rentrer dans les cases de la société autant que j'ai déteste celui de Fitzwilliam, détestable à souhait. La bonne société anglaise de la fin du XVIIIème siècle en prend un coup au travers de la plume de l'autrice qui se moque ouvertement de leurs codes, mensonges, ragots et faux-semblants !







J'ai cependant trouvé que le jeu du chat et de la souris entre les personnages durait beaucoup trop longtemps et comme je me doutais de la fin dès le début (j'ai vu le film mais même sans j'aurais deviné) cela m'a donné ce sentiment de longueurs sans fin par moments ... Je peux au moins dire que je l'ai lu maintenant c'est déjà ça 😉
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Calliopeelitlit
  04 décembre 2021
Orgueil et préjugés de Jane Austen
Oh ma chère Jane ! Depuis tant d’années vous n’avez été égalée au jeu pernicieux de la description des mœurs et des coutumes mondaines.



Vous qui avez la plume sûre et incisive, vous maniez cet art avec justesse et cruauté! Merci ma chère amie. Car encore aujourd’hui, l’argent, les conventions sociales et autres obligations désuètes et archaïques liées au sexe ne cessent de nous dicter notre conduite. Je suis désolée de vous apprendre madame, que peu de choses ont évolué. Si vous étiez encore parmi nous, je peux jurer que vous trouveriez un malin plaisir de vous moquer.



Il me semble qu’hier encore j’avais 16 ans et que je découvrais avec plaisir le récit de la famille Bennett. Ce drôle de couple un peu benêt qui a engendré pas moins de 5 demoiselles qui attendent le mariage comme certains attendent le Messi.



Et bien je me souviens à quel point je me moquais du penchant un peu dramatique que prenait de telles attentes. Je trouvais drôles et rafraîchissants tous les personnages caricaturaux que vous me décriviez. Tel que Le cousin lointain mal dégrossi et prêt à se ridiculiser à chaque occasion ou encore la maman, reine du scandale prête à tout pour trouver un bon parti à l’aîné de la famille.



Pourtant maintenant 10 années ont passé... avec elles ma naïveté! Et je peux affirmer qu’Elizabeth Bennett est mon héroïne préférée. Son comportement, ses réflexions (et donc les vôtres madame l’auteure) révèlent des problèmes auxquels ont été confrontées les femmes de votre époque... Et parfois encore de la mienne.



Alors merci ! Merci pour votre ardeur. Merci pour votre humour. Merci pour la beauté et la poésie de votre œuvre. Et merci pour Monsieur Darcy! 😉
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stcyr04
  01 décembre 2021
Soixante-neuf tiroirs de Goran Petrovic
Soixante-neuf tiroirs - comme les soixante-neuf-tiroirs de bois d'essences différentes d'un meuble étrange décrit dans le roman et dont le soixante-dixième espace donne sur l'immensité, comme les soixante-neuf chapitres du livre. Les protagonistes et les évènements gravitent autour de la figure fort originale d'Anastase Branitza et de son non moins singulier et unique roman, Fondation. Cette œuvre est la refonte de lettres qu'il a adressé à une jeune française vivant en Serbie et qu'il n'a jamais vraiment rencontré, avec qui il est rentré en contact par le plus étrange des biais, la lecture simultanée d'un même ouvrage. Bien curieux roman en vérité que ce Fondation, à telle enseigne qu'il a été éreinté par les rares publications qui en ont fait la recension, aggravant le désespoir irrémédiable de Branitza suite à la fin de son idylle fantasmée. Un récit sans histoire ni personnage, où les seuls événements sont la course du soleil, le ballet des oiseaux et la pousse des végétaux, rien qu'une longue description de la villa qu'il a imaginé comme écrin de son fol amour, de son architecture extérieure et intérieure, de son ameublement, des objets qu'il renferment, du cadre qui l'entoure - jardin à la française et rivière, l'ensemble environné d'un bois, le tout décliné avec un luxe de détail qu'on ne rencontre que c'est le maniaque jouet de sa monomanie.



Ce remarquable roman est basé sur l'idée poético-fantastique de départ, que les gens peuvent se rencontrer, communiquer et interagir entre-deux, par le biais de la lecture concomitante du même ouvrage, sans égard des distances. C'est ainsi une ode ludique et ingénieuse à ce vice impuni, selon Valéry Larbaud, pourtant fort sévèrement châtié en l'occurrence dans le présent roman, et qui nous réunit tous ici : la lecture. L'auteur illustre magistralement la vie parallèle parfois (souvent?) plus riche et gratifiante qu'expérimente le lecteur à travers cet acte qui a le pouvoir de contracter ou de dilater le temps à sa guise, dont la relativité n'est jamais mieux ressentie que dans cette activité sans égal. Pas de côté vivement recommandé dans le sentier trop peu fréquenté de la littérature balkanique.

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