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PaulineDeysson
  25 novembre 2020
Lettres Persanes de Montesquieu
Texte de jeunesse d’un auteur philosophe dont L’Esprit des lois marqua la consécration, Lettres persanes est un roman épistolaire où nous est donnée à lire la correspondance de deux Persans, exilés politiques partis à la découverte de l’Occident. Satire sociale, philosophie politique, dénonciation des absurdités religieuses, le point de vue des étrangers devient la porte ouverte à une liberté de penser que l’on tente en vain de censurer. En 1721, le succès est immédiat : les échanges entre Rica, Usbek et leurs compatriotes fictifs sont bientôt déclinés sur le mode chinois, juif ou encore iroquois. C’est l’occasion pour la société française de l’époque de prendre du recul sur elle-même, à l’heure où la monarchie absolue révèle ses limites et où commence l’ère des Lumières.



Lettres persanes met en scène une multitude de personnages. Les voyageurs sont Rica, jeune homme gai qui ne manque pas de vivacité, et Usbek, plus âgé, porteur d’une maturité mais aussi d’une gravité qui donne un peu de corps au roman. Si Rica ne laisse rien derrière lui, Usbek abandonne en effet son sérail, ses femmes et ses eunuques pour venir en France : tolérant, ouvert d’esprit et brillant dans ses lettres, il ne laisse pas d’être d’une grande sévérité auprès de ses épouses, qu’il enferme jalousement. Quelques-unes de leurs missives nous sont données à lire, égrenées au fil des pages avec d’autres réponses qui donnent l’illusion d’un véritable échange. Cependant, Fatmé, Zélis, Roxane, Rhédi ou encore Ibben manquent de corps : avant d’être des protagonistes, ils sont les destinataires d’une correspondance qui se fait presque à sens unique et dans un relatif désordre chronologique.



Je m’attendais à être conquise par ce récit que je rêvais de lire depuis plusieurs années : j’ai finalement été divertie et surprise, sans être emportée comme je l’escomptais. Lettres persanes relève davantage de la philosophie que du roman. J’ai été agréablement étonnée de voir la correspondance d’Usbek avec les eunuques et les femmes, qui apportait une dimension personnelle bienvenue. Toutefois, cet aspect reste trop réduit pour avoir une véritable importance, aussi a-t-il engendré une certaine frustration, d’autant plus accentuée par la lettre finale. L’aspect philosophique, s’il est très juste et passionnant, ne m’a rien appris de plus que L’Esprit des lois. La satire sociale m’a beaucoup amusée, mais j’espérais la voir porter sur des classes sociales plus variées. Je n’en ai pas moins particulièrement apprécié la modernité de ce roman, notamment en ce qui concerne la religion, le journalisme ou encore les manies de la vie sociale.



J’en veux presque un peu à mes professeurs de lycée de m’avoir fait lire les lettres les plus piquantes. La partie avec le sérail m’a déçue : Usbek se révèle d’une trop grande contradiction selon ses destinataires. Néanmoins, on peut aussi y voir l’incarnation de l’homme qui, voulant connaître le monde, ne se connaît pas lui-même, et doit encore parcourir un long chemin quand il croit avoir tout vu.



Pauline Deysson - La Bibliothèque
Lien : http://www.paulinedeysson.co..
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qmike549
  25 novembre 2020
Les Rougon-Macquart, tome 7 : L'Assommoir de Émile Zola
I) – thèmes abordés



La déchéance inévitable – le milieu ouvrier – la famille – les ravages de l’alcoolisme – l’hérédité – la honte - la fainéantise – la misère – la prostitution la mort programmée



II) – Synoptique



Gervaise Macquart s'enfuie sur Paris avec son amant pour travailler comme blanchisseuse dans une buanderie ...



III) - Mon ressenti



Dès le début du roman, Emile Zola dévoile son jeu de cartes, il n’y aura pas de Happy End à la fin du récit, tout est programmé, Emile Zola averti le lecteur dès les premiers chapitres, ce sera un désastre, la mort fatale.



« L’assommoir « est le septième opus de la série des Rougon-Macquart publié en 1877.



« L’assommoir « est somme toute une histoire ordinaire, un parcours courant des petites gens ; le vécu quotidien des laissés pour compte dans le milieu ouvrier sous le second empire.



‘L’assommoir « est une étude sur l’alcoolisme, sur la pauvreté dans les quartiers populaires de Paris.



« L’assommoir « est l’oubli progressif des sentiments

« L’assommoir » est affirmation d’être poursuivie à vie par notre l’hérédité. Les Grands-parents, les parents transmettent inévitablement tous leurs défauts à leurs enfants.



« L’assommoir » est un cri d’alarme contre les effets néfastes de l’Alcoolisme.



« L’assommoir « est une alerte sur les conséquences de la prostitution.



(La prostitution est un sujet traité dans nos nombreuses œuvres littéraires, cinéma et/ou opéras : de Manon L’Escaut à Lulu en passant par « La Dame aux Camélias » de Alexandre Dumas fils et transposé par Verdi dans la Traviata).



« L’assommoir » est synonyme de misère, de promiscuité.



« L’assommoir » est malgré toute la misère, l’intense passion de cette pauvre Gervaise pour la vie…..



« L’assommoir « s’inscrit dans le mouvement naturalisme – un mouvement né au XIXème siècle cherchant à introduire dans les romans la méthode des sciences humaines et sociales appliquées à la médecine. Par Claude Bernard.



« L’assommoir » sont des descriptions volontairement choquantes sur les conditions ouvrières du XIXème afin d’affirmer la notion de réalisme ligne conductrice de Emile Zola.



Iv) – Conclusion



Avant d’écrire cet ouvrage, Emile Zola s’est lui-même plongé dans ce milieu ouvrier des faubourgs populaires de Paris afin d’en capturer une authentique ambiance.



Emile Zola s’est donc profondément documenté y compris sur le parler des petites gens, l’argot parisien.



« L’assommoir » a permis via ses ventes massives en France et de part le monde, de sortir de l’ombre Emile Zola.



En effet, ce septième récit de la collection des Rougon-Macquart a grandement marqué les lecteurs et a reçu de nombreuses critiques littéraires favorables permettant d’asseoir la renommée du jeune écrivain Emile Zola.



Mais ces ventes massives n’ont pas empêché certains bien-pensants de l’époque de tirer des boulets rouges sur ce jeune écrivain Emile Zola en l’accusant de grossièretés, de vulgarité et d’avoir décrit une société d’ivrognes et de paresseux.



IV) – BONUS



Pour ceux qui ont de l’affection pour notre blanchisseuse Gervaise, il est possible de la retrouver enfant dans « La fortune des Rougon ».

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AlineMarieP
  25 novembre 2020
Le dernier jour d'un condamné de Victor Hugo
Comment ne pas être touché par ce texte court mais puissant ? Un texte à lire et à relire à chaque fois que le "débat sur la peine de mort" s'invite dans les médias ou les fêtes de famille, il n'y a pas de plus beau et de plus intelligent réquisitoire anti !
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