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Lettre au père

Franz Kafka,



Nul besoin d'être un génie ou extrêmement empathique pour comprendre pourquoi ta lettre a tant trouvé écho, et ce en tant de personnes différentes. Je ne vais pas te mentir, l'entaille qu'a rouvert cette lecture est profonde, mais je ne t'en blâme pas, car qui pourrait reprocher à l'enfant traumatisé de n'avoir pas su avancer? Si les formes d' abus diffèrent entre nous (et pourtant si peu), le fond et leur finalité restent les mêmes, et ce à pourtant plus de cent ans d'intervalle.

Alors Franz, je me dois de t'avouer que j'espère encore ne pas suivre ta voie. Sans doute cela est il encore à mettre sur le compte de ma jeunesse, ou d'un quelconque espoir maladif, mais je préfère adopter une vision plus optimiste des choses, ainsi que continuer à croire qu'un échappatoire, aussi douloureux soit-il, est bien là à m'attendre quelque part. Que ses mots, ses humeurs et ses sévices ne seront pas une fatalité. Je regrette simplement que tu n'aies disposé de plus de temps pour trouver le tien, et qu'il ait eu suffisamment d'emprise pour annihiler chez toi tout espoir.

Alors prenons un pari, veux-tu ? Lorsque dans 15 ans, mon âge rejoindra le tien, je me pencherai de nouveau sur la question. Peut-être me rangerai-je à tes côtés, et commencerai alors à prendre pour acquis les dégâts qu'il a causé, mais je ne le souhaite pas. Mais pour l'instant, je ne peux m'y résoudre. Il ne me reste donc pour l'instant qu'à te remercier pour tes mots si justement posés, et à espérer que tu aies pu trouver le repos auquel tu aspirais, aussi éloigné que possible de son ombre.
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Lettre au père

Est-ce que cette lettre aurait dû être publiée ? Kafka y jette tous ses griefs envers son père. C’est une méthode très employée en thérapie pour se débarrasser de la souffrance causée par autrui. C’est une démarche très personnelle qui n’a pas vocation à être lue par qui que ce soit.

Et pour cause, j’ai trouvé cette lecture très pénible autant sur le fond que sur la forme.
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Leurs enfants

J'aime passionnément cette autrice et ses histoires toujours parfaitement ciselées, riches et complètes. Eh bien pour cette fois ci, c'est différent, je n'ai vraiment pas du tout adhéré au récit. Tout commençait bien, Martin quarantaine bien tassée, désabusé, un peu ronchon, rencontre à bord d'un bateau entre Algers et Marseille les enfants de ses anciens amis d'enfance. S'ensuivent de beaux chapitres qui dépeignent des parents à la dérive, obnubilés par la vacuité, vaniteux, careless, des vrais personnages de Gatsby, au point qu'ils en oublient leurs enfants. Ils ne sont que des accessoires dans leurs vies où la capacité de concentration ne dépasse pas les dix minutes. Une vie où l'on n'a pas de maison, on vit dans les hôtels ! C'est là que le récit se corse. On a beau avancer dans les chapitres, il ne se passe plus rien, les tableaux s'enchaînent, sans réellement apporter quoique ce soit à l'histoire. Si ce n'est une bonne dose de malaise quand on commence à évoquer une possible histoire d'amour entre Martin 40 ans et Judith 15 ans, la soeur ainée qui gère la pagaille. Grande perplexité pour ma part. La fin est triste et glamour, à l'image de la vie de ces gens en perdition. Drôle de roman !
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