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Dernières critiques
Zephirine
  05 décembre 2019
Taqawan de Éric Plamondon
Taqawan, c’est le nom qu’on donne au saumon lorsqu’il remonte la rivière qui l’a vu naitre et où il revient pour se reproduire.

Le saumon, et plus précisément sa pêche, est au centre d’un enjeu économique. La tension monte entre les amérindiens qui le pêchent pour leur survie comme ils l’ont toujours fait et les québécois.

Dès les premières pages de ce roman atypique, le lecteur découvre la violence faite aux amérindiens. Nous sommes le 11 juin 1981 et les policiers de la sûreté du Québec traquent et arrêtent les Indiens Mig’maq, leur interdisant de pêcher en leur confisquant leurs filets.

Il y aura de nombreux blessés.

On découvre la sombre réalité et le sort qui est fait à ces amérindiens, peuple libre et nomade, qu’on enferme dans des réserves et auxquels on impose des lois spéciales. Les enfants sont éduqués de force en ignorant leur propre culture.

On confisque leur terre aux amérindiens au profit de gros consortiums américains qui y construiront de luxueux hôtels pour gens fortunés qui pourront se payer le droit de pêcher le saumon.

La fiction vient s’entrelacer astucieusement entre les courts chapitres qui traitent de la disparition du bison, de la zoologie du saumon, du nationalisme québécois, des ZEC (zones d’exploitation contrôlée) et qui nous donnent même la recette de la soupe aux huitres... !

Nous suivons le parcours semé de violences d’une jeune Mig’Maq, Océane. Elle sera sauvée par Leclerc, un garde-pêche qui a quitté son emploi pour ne plus être complice de violences, et cet acte humanitaire va l’entrainer, avec son vieil ami Mig’maq, dans des aventures pleines de péril.

On tremble pour nos héros et on se passionne pour l’histoire, le mode de vie de ces indiens Mig’maq.

Servi par une plume vive et bien documenté, ce roman est diablement bien ficelé. On en sort groggy et on en redemande !



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luocine
  28 novembre 2019
Taqawan de Éric Plamondon
à propos d’Owana , mais les commentaires sur son blog à propos de l’ETA m’avaient un peu refroidie. J’ai donc acheté et lu celui-ci qui, de plus, est paru en poche. C’est peut de dire que j’ai apprécié cette lecture, elle m’a transportée loin de ma Bretagne natale, au Québec, là où tant de Bretons ont trouvé du sens à leur vie et ont fait fortune : comment se sont-ils conduits là-bas ? Sans doute ni mieux ni moins bien que les protagonistes des personnages mis en scène par Éric Plamondon dans ce roman qui s’appuie sur des faits historiques : le 11 juin 1981 la police du Québec débarque dans la réserve de Restigouche pour confisquer les filets à saumons des Indiens Mi’gmaq. C’est là et à cette époque que l’auteur a décidé de faire vivre Océane une jeune indienne qui va malheureusement croiser la route de redoutables prédateurs . Elle rencontre aussi un homme qui va l’aider à se sortir d’un piège redoutable et une institutrice française qui lui donnera le goût des études. Le suspens à travers cette nature superbe est haletant et j’ai retrouvé mes plaisirs d’enfance lorsque je passais une grande partie de la nuit à lire Jack London ‑dont il est aussi- question ici aussi. Car c’est la grande force de ce roman, dans des chapitres très courts, il rappelle tout ce qui a constitué ce grand pays, pourquoi et comment on en est arrivé à réduire les indiens à ce qu’ils sont aujourd’hui . On suit la remontée dans le temps du passé de ces territoires comme le saumon qui remonte le fleuve et lorsqu’il est Taqawan, c’est à dire un saumon d’eau douce qui jaillit hors des chutes d’eau pour assurer la survie de son espèce le lecteur se sent transformer. Oui, ce roman emporte et pourtant il est très court, chaque chapitre en deux ou trois pages apporte un petit cailloux à un édifice qui ouvre nos yeux sur un nouveau monde. On peut, sans doute, lui reprocher d’être trop manichéen mais la charge contre les colonisateurs de ces régions me semble plutôt mesurée : en même temps qu’on enlevait des filets aux Indiens, le gouvernement laissait des compagnies privatiser des rivières entières pour que de riches Américains puissent satisfaire leur envie de pêcher tranquillement. Tous les faits sont historiques, les rassembler dans un même roman donne une force peu commune à cette histoire, qui se termine sur l’espoir que la jeune Océane trouve dans l’étude du droits des lois qui permettront aux Indiens de se défendre autrement qu’en s’opposant à la police. Pour celles et ceux qui trouvent que ce roman est trop à charge recherchez et lisez ce que l’église catholique a fait aux enfants indiens. Le terme de génocide est sans doute un peu fort mais l’horreur est absolue.
Lien : http://luocine.fr/?p=10770
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josette-costeux
  27 novembre 2019
Taqawan de Éric Plamondon
Un livre que je n'ai presque pas quitté une fois commencé. Plusieurs raisons ! Tout d'abord, des chapitres courts, parfois même très courts dont les sujets varient et attisent notre curiosité. Le contenu, bien entendu ! L'auteur décrit la vie actuelle de cette tribu d'Indiens , dans une réserve .Mais j'ai fait leur connaissance par le biais de légendes et d'histoires et j'ai appris pas mal de choses sur ce peuple respectueux de la nature, patient, tolérant et soucieux de protéger les siens. J'ai apprécié l'histoire d'amour qui apporte un petit côté romantique à l'histoire. Suite à une agression, l'enquête est menée par un groupe de personnes, différentes par leurs racines, leur milieu social mais unies par la volonté de trouver les coupables et de venger la victime. Bien qu'il se termine par une note positive, le seul reproche que j'adresse à ce roman, c'est le climat de violence et de vengeance qu'on peut toutefois parfaitement comprendre !
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