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Mercure de France

A l`origine, Le Mercure de France est une revue française fondée en 1672 sous le nom de Mercure Galant. Elle devient une maison d`édition au XXe siècle, et publie les premières traductions de Nietzsche en français, l’éditeur publie les premiers textes de Paul Claudel, Colette, ou encore Guillaume Apollinaire, et Romain Gary y publie les romans signés Émile Ajar, qui lui permettent d’obtenir deux fois le Prix Goncourt.

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Dernières parutions chez Mercure de France


Dernières critiques
Franz
  21 mai 2019
Alexis Zorba de Nikos Kazantzaki
« J’ai fait sa connaissance au Pirée où j’étais descendu prendre le bateau pour la Crète ».

Reprendre la lecture d’« Alexis Zorba » après des décennies permet de retrouver l’amitié solaire entre deux hommes, voguant de l’aube au crépuscule et d’en saisir l’esprit au vent léger des pages qui pulsent, pivotent et s’amoncellent au fil d’une lecture enchantée comme si la vie pouvait se rejouer indéfiniment avec les mêmes élans. Il s’agira d’en savourer tous les instants, depuis la rencontre entre Zorba et Kazantzaki, dans un bistrot du Pirée jusqu’au don du santouri, la cithare céleste, l’âme de Zorba.

Alexis Zorba cherche une embauche et propose spontanément ses services au narrateur, double de Nikos Kazantzaki, en partance pour la Crète et l’exploitation d’une mine de lignite. Zorba, homme libre et vivant, fascine par sa faconde, ses histoires et ses réflexions. Le narrateur se laisse porter par la présence de Zorba et par la magie de la Crète, terre mythique immémoriale : « Ce paysage crétois… sobre, dépourvu de richesses superflues, puissant et retenu, allait à l’essentiel… Mais au milieu de ces lignes sévères… Dans des cuvettes, à l’abri du vent, citronniers et orangers répandaient leurs effluves… ». Le narrateur va délaisser sa cérébralité, entrer en résonance avec Zorba, la Crète, ses habitants, l’espace et le temps se dilatant, la présence au monde se densifiant : « Le rythme cyclique du temps, la course de la roue du monde, les quatre visages de la terre que le soleil éclaire tour à tour, la vie qui s’en va, et nous qui nous nous en allons avec elle, tout cela instilla à nouveau le trouble dans mon cœur. J’entendis à nouveau retentir en moi, avec le cri de la grue, la terrible mise en garde: cette vie est unique pour chacun de nous, il n’y en a pas d’autre, elle passe promptement, et tout ce dont on peut jouir, c’est ici qu’on en jouira. Nulle autre occasion ne nous sera offerte jusqu’à la fin des temps ».

Si Nikos Kazantzaki a changé le prénom du véritable Zorbas rencontré dans des conditions similaires, passant de George Zorbas (1865-1941) à celui d’Alexis Zorba, peut-être est-ce pour enchâsser l’alphabet, entre le A et le Z ? Zorba agit comme s’il devait mourir à tout instant. Sans dieu ni maître, sans crainte et sans regret, il vit pleinement le moment, sensible, à l’écoute et sa trajectoire de vie ouvre sur l’infini.
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generalmarechal
  21 mai 2019
L'homme qui voulut être roi de Rudyard Kipling
Les nouvelles se succèdent, elles prennent toujours place dans l'Inde mystique et coloniale mais elles évoluent et parviennent toujours à donner leur profondeur aux personnages. Les nouvelles se succèdent et nous traversons l'immense sous-continent par-dessus cent paysages et sous mille météos, tantôt aux abords d'un cottage indien, tantôt dans une curieuse nasse désertique, tantôt dans les montagnes arides qui bordent l'Himalaya. Les nouvelles se succèdent et pourtant ne se ressemblent pas : les structures narratives sont toujours originales, surprenantes, mouvantes.

Kipling parvient là à développer son talent en toute quiétude, cependant qu'il maintient un rythme élevé et ambitieux au fil des pages. L'équilibre est tout trouvé, entre aventure et éthérée nostalgie. Il faut rajouter à ces qualités celle de demeurer à l'esprit encore longtemps, certaines histoires ne manquant pas de vous hanter longtemps après... Ah, ne vous attirez pas les foudres du dieu Hanuman !
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Arwen78
  21 mai 2019
Comme elle l'imagine de Stéphanie Dupays
Les réseaux sociaux font partis de notre quotidien et sont au cœur de ce livre ainsi que l'amour.

Le développement des réseaux sociaux entraîne l'amour virtuel et l'on passe plus de temps derrière les écrans, tout en s’isolant.

Dans le livre de Stéphanie Dupays, ce thème est abordé et décrit avec précision l'attente de l'héroïne.

En effet, Laure, enseignante et agrégée de lettres, sait très bien manier les mots et sous Facebook, elle va entretenir une relation virtuelle avec Vincent. Au fur et à mesure, ils apprennent à se connaître . Pendant cinq mois, ils s’écriront des SMS, jusqu'au moment où ils se rencontreront. Laure fera-t-elle la différence entre le virtuel et le réel ? Réfléchira-t-elle à son avenir et à ces moments couper du monde, suite à ce temps passer sous les réseaux sociaux ?

Une écriture fluide et précise. Un récit qui est riche en référence littéraires et cinématographiques.

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