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Mercure de France

A l'origine, Le Mercure de France est une revue française fondée en 1672 sous le nom de Mercure Galant. Elle devient une maison d'édition au XXe siècle, et publie les premières traductions de Nietzsche en français, l’éditeur publie les premiers textes de Paul Claudel, Colette, ou encore Guillaume Apollinaire, et Romain Gary y publie les romans signés Émile Ajar, qui lui permettent d’obtenir deux fois le Prix Goncourt.

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Collections de Mercure de France



Dernières critiques
Doubleplusgood
  24 mai 2018
La Guerre des boutons de Louis Pergaud
A 10 ans, un été où je m'ennuyais ferme chez ma grand-mère, j'ai jeté mon dévolu sur ce livre dans sa bibliothèque.

Interdiction de ma grand-mère: livre pas convenable pour une petite fille, c'est plein de "gros mots"...

Donc je l'ai lu (forcément...) mais en cachette, au fond du jardin, aux toilettes, le soir dans mon lit, en petits bouts.

J'ai aimé l'histoire - et les grots mots bien sur - de ces gosses qui s'affrontent entre eux tout en essayant d'échapper aussi au curé, au maître d'école, et à leurs parents et voisins, ca plait forcément à 10 ans.

Et là je le relis, adulte, et je redécouvre ce livre, tout ce qui m'avait échappé à l'époque, la verve de Louis Pergaud, son analyse de l'époque (on est rouge à Longeverne et blanc à Velrans, ca suffit pour s'affronter), son amour pour tous ces petits mioches, son humour, sa partialité, quel bonheur....

Ma conclusion: quel que soit votre âge, lisez ce livre. outre un incroyable témoignage de la vie dans les campagnes il y a un siècle, où un môme se prenait une taloche pour pas grand-chose (en tout cas vu de notre époque), vous aimerez les aventures de Lebrac, Tintin, Tigibus et les autres, vous apprendrez peut-être plein de nouveaux gros mot (tombés en désuétude) et vous passerez un super moment de lecture.

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Wyoming
  23 mai 2018
La Tour d'amour de Rachilde
Très beau livre dans un décor grandiose pour un huis clos pathétique dans un phare breton. Une ambiance de plus en plus en plus pesante, alourdie par les paquets de mer qui s'abattent contre le phare. En le lisant, on est dans le phare avec ses deux gardiens. Et cette tour d'amour encaissera son tribut. Un

roman saisissant.
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nilebeh
  23 mai 2018
De chair et d'os de Dolores Redondo
Deuxième volet d'un triptyque concernant les enquêtes de l'inspectrice Amaïa Salazar, ce roman nous accueille encore une fois au Pays basque espagnol, sur des terres manifestement riches de présences fantastiques. Une fois encore, l'esprit de la forêt se manifeste ainsi que la déesse-mère Mari mais s'y adjoignent quelques esprits malfaisants qui n'ont de cesse de semer la terreur dans les petits villages de l'intérieur du pays. Amaïa est directement concernée, interpellée par un mystérieux serial killer, manipulateur, qui pousse ses prétendus «assistants » à des crimes effroyables qu'ils reconnaissent volontiers avant de se donner la mort. Un seul mot vient signer leurs crimes, désignant un coupable monstrueux : le tarttalo. Personnage qui rappelle le Cyclope vaincu par Ulysse mais qui, ici, semble avoir un lien personnel avec l'inspectrice Salazar.



Et nous sommes inondés d'horreurs, ossements d'enfants retrouvés devant une grotte, cadavres amputés d'un bras, coupables visiblement possédés par Dieu sait (ou pas!) quelle émanation du Mal. La propre mère d'Amaïa, de sinistre mémoire, apparaît à nouveau dans ce livre, totalement psychopathe, mauvaise comme la gale, qui veut « manger la petite sorcière », sa fille.



. Un peu de cannibalisme, des rites secrets, un bébé étouffé par sa mère, une clinique de l'Opus Dei (là encore, de sinistre mémoire...), des sacrifices de nouveau-nés, des suicides et des crimes sordides, un viol : c'est dommage, il manque un petit exorcisme, une transe baveuse avec yeux exorbités, un soupçon de santaria dominicaine ou de vaudou cubain, quelques pénitents exaltés et flagellants de la Semana Santa andalouse !



Franchement, au bout d'un moment, on commence à penser au Grand Guignol et à ne plus rien prendre au sérieux ! L'histoire est emberlificotée, on peine à se repérer au milieu des crimes cités et de leurs protagonistes. Pour ma part, sans doute pour une raison simple : trop, c'est trop et je ne m 'intéresse plus vraiment aux détails de l'enquête. C'est long, c'est lourd, c'est trop ! Et le style (ou la traduction) n'arrange rien, pesant lui aussi. J'aurais tellement voulu voir revivre ce Pays basque que j'aime tant et qu'on réduit à une poignée de cinglés mystiques qui parviennent à ébranler le bon sens des enquêteurs. Mais il est à peine évoqué, c'est dommage. Et quant au dénouement, soyons clair : il a l'air l'air totalement parachuté. J'aime bien jouer avec l'auteur, chercher Qui ? Pourquoi ? Là, impossible !



Je suppose que je vais me dispenser du troisième volet de cette trilogie. Qu'Amaïa se débrouille avec sa détraquée de mère qui, apparemment, s'en est encore sortie, de quoi alimenter le prochain opus.
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