AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Mercure de France

A l`origine, Le Mercure de France est une revue française fondée en 1672 sous le nom de Mercure Galant. Elle devient une maison d`édition au XXe siècle, et publie les premières traductions de Nietzsche en français, l’éditeur publie les premiers textes de Paul Claudel, Colette, ou encore Guillaume Apollinaire, et Romain Gary y publie les romans signés Émile Ajar, qui lui permettent d’obtenir deux fois le Prix Goncourt.

Livres les plus populaires voir plus


Collections de Mercure de France



Dernières parutions chez Mercure de France


Dernières critiques
Marmara
  29 mai 2020
Zoé de Alain Cadéo
"zoé", de Alain Cadéo, est de ces livres qu'on ne peut raconter. Par le biais d'un échange épistolaire entre deux êtres solitaires, Henry, la soixantaine, et zoé, âgée d'à peine 18 ans, l'auteur nous fait part de la vision qu'il a de l'existence. Il met en exergue la portée que peuvent avoir certaines rencontres, et ce, sans considération aucune pour le temps qui leur est imparti.

"Pour moi, chaque rencontre importante fut l'objet d'une déflagration silencieuse. Réelles ou rêvées, une minute ou trente ans, les croisements de destins sont la nitroglycérine de nos âmes".

Pour des raisons qui me sont propres, cette approche a eu en moi une très forte résonance. Certaines rencontres, aussi furtives et éphémères puissent-elles être, peuvent parfois avoir valeur d'éternité.

Alain Cadéo aborde dans cet ouvrage bon nombre de thèmes, notamment ce manque d'aptitude que nous, les humains, avons pour la communication, et de fait, la Solitude à laquelle nous nous trouvons parfois confrontés. Comment se fait-il que nous ne soyons pas en mesure de mieux entendre, et pourquoi avons-nous à notre tour tant de mal à être entendus ? J'ai pourtant l'intime conviction, que ce n'est pas faute de notre part à tous d'aspirer à des relations meilleures.

"La vie n'est-elle faite que de quiproquos ? La grande tribu des quiproquos : Un Iroquois rencontre un Esquimau lequel rencontre un Sibérien. L'un parle de son désert de montagnes, l'autre de son désert de glace, le troisième enfin évoque son désert de sel, et les trois ne comprennent qu'une chose : Chacun est seul dans son dé-

sert." Voilà pour ce bien triste dialogue de sourds...

Pour être honnête envers ceux qui me feront l'amitié de me lire, je reprendrai à mon compte les propos de la jeune zoé :

"J'aime les lettres d'Henry. Je ne comprends pas tout mais j'aime la musique de ses mots"

Oui ; il est arrivé que je ne parvienne pas à sonder les profondeurs de sa pensée, mais comme l'auteur est sans conteste doté d'une plume magnifique et tout en poésie, eh bien je faisais comme zoé et me laissais porter par la musicalité de son phrasé enchanteur.

Bien que ce roman ne peut se raconter, il y aurait encore beaucoup à dire, tant l'auteur a abordé de sujets. Je vais donc conclure sur l'hommage que rend Alain Cadéo à la terre, l'hommage qu'il rend à sa générosité et au lien intime qu'elle tisse avec chacun d'entre nous.

"Sainte mère, la terre, cimetière manège, faiseuse de vie, quelques millions de tours et je nais et je meurs, brassé dans tes couleurs ta paix et tes colères. Tu te souviens de moi, du goût de mon placenta et de ma bonne odeur d'humus. Mon code génétique est inscrit dans ta lourde matrice. Je venais de si loin... À peine sur ton dos tu m'offrais sans calcul tes jours tes nuits tes saisons, ton eau et tes nuages, les branches de tes arbres, l'inébranlable fidélité de tes pierres et les scories de tes soubresauts.....Et je sais que la terre se souviendra de moi. Elle a la mémoire de tous ceux qui ont effleuré sa peau."

Moi qui me suis de tout temps plu à rêver d'intemporalité, il me plait de lire dans cette dernière phrase une promesse d'éternité. La promesse d'une certaine forme d'éternité....

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          224
enzo92320
  28 mai 2020
Gros-Câlin de Romain Gary
"Ascenseur pour l'existoir"



Si on aime les écrivains "obsessionnels" (et c'est mon cas), on tient avec "Gros-Câlin" un sommet absolu du genre !



C'est un enchevêtrement infernal et jouissif de private jokes et de comique de répétition. Heureusement elle ne sont pas si "private" car Ajar nous les dévoile petit à petit. On y retrouve certaines des obsessions habituelles de Gary (sa vision du sexe et des femmes, son humour, les tensions raciales, le sentiment de solitude, la recherche d'amour, les identités multiples, la folie et la normalité), et d'autres qui sont plus spécifiques à ce livre ou à "l'auteur Ajar" (cette naïveté quasi enfantine dans la déformation des expressions du langage courant, si délicieuse dans "La vie devant soi").



Tout en étant ancré dans la réalité des 70s, sa vision est très moderne et même anticipatrice.



Dans les concepts spécifiques à ce livre, j'ai isolé sa référence à l'avortement (il dénonce l'Ordre des Médecins, instance liée à Vichy qui s'est opposée l'année suivante à Simone Veil) qui lui donne l'occasion de mettre tout Sartre dans un seul mot : celui d'"existoir" (par opposition à celui d'"avortoir"). Idée de génie qui à elle seule justifie le livre.



J'y ai retrouvé aussi du Kafka, du Raymond Devos, du Perec... Et même du Philip K Dick (le lien à l'animal de compagnie de "Blade Runner")
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
vince971
  28 mai 2020
La guerre des mondes de H. G. Wells
PASSEZ VOTRE ROUTE et optez pour le film avec Tom Cruise. Sans vouloir remettre en cause la réputation, le caractère visionnaire de l'auteur ainsi que l'énorme impact de ce roman fondateur du genre SF, la lecture a simplement été trop pénible pour moi. Cela devient un peu meilleur après les 100 premières pages mais j'ai quand même eu l'impression de perdre mon temps. Il y a des bouquins intemporels et clairement ce roman ne tient pas la longueur.
Commenter  J’apprécie          16