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Le Nouvel Observateur


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colimasson
  15 juillet 2013
Le Nouvel Observateur Hors-Série N° 73 : Spinoza Le Maître De Liberté de Le nouvel Observateur
« Sachez que personne n’a le droit de communiquer avec lui, verbalement ou par écrit, ni de lui accorder aucune faveur, ni de se trouver avec lui sous le même toit ou à moins de quatre coudées, ni de lire aucun écrit fait ou rédigé par lui. »





Ainsi énonça-t-on l’acte d’exclusion de Spinoza le 27 juillet 1656, alors que celui-ci se dirigeait à peine vers ses 24 ans. Imprégnés de la conscience de cette mise à l’écart, les contributeurs de ce Hors-série du Nouvel Observateur semblent vouloir nous dire qu’il fallait pourtant en passer par là pour que Spinoza puisse accéder au titre de « maître de liberté ». Et si ses textes et sentences semblent parfois trop obscures pour être des considérations actuelles, les rédacteurs convoqués nous montrent qu’ils sont en réalité généralisables ad vitam aeternam, pertinents hier, aujourd’hui et sans doute demain. Mais parlons déjà un peu d’hier pour comprendre la formation du jeune Spinoza, ainsi que d’aujourd’hui, pour retrouver trace de ce grand penseur dans des domaines toujours critiques de notre société.





Après quelques articles d’introduction nous permettant de comprendre le contexte politique et géographique dans lequel vécut Spinoza, le Nouvel Observateur découpe son hors-série en trois grandes parties qui rapprochent Spinoza de la religion, du développement personnel et de la politique. Il s’agit de mieux comprendre les particularités de « l’athéisme » de Spinoza ainsi que les raisons qui l’ont conduit à l’exclusion ; de passer outre l’impression d’impénétrabilité d’une pensée obscure qui est en fait un éloge fait à la joie, au désir et à l’art ; de proposer des solutions aux problèmes politiques, sociaux et écologiques d’aujourd’hui en faisant comprendre le concept d’interdépendance consentie et de conatus spinoziste. Si les articles ne sont pas tous égaux, et si certains d’entre eux poussent un peu trop loin une spéculation basée sur des textes dont l’extrême concision facilite le vice de la déformation, ils réussissent malgré tout à nous permettre de les envisager sous de multiples angles de lecture. Et puisque la perfection s’acquiert par la joie, cet hors-série enrichit encore les références à la pensée spinoziste par des illustrations de peintres du 17e siècle qui répondent parfois, de manière indirecte et voilée, aux préoccupations du penseur.





Toutefois, cet hors-série apparaît finalement comme un semi-constat d’échec puisqu’il s’agit de brandir la pensée de Spinoza en la brodant, paraphrasant et explicitant longuement, comme si elle était incapable par elle-même de nous faire comprendre qu’elle n’a pas perdu de sa pertinence et que son application concrète en politique, en écologie ou en droit social permettrait peut-être de résoudre des problèmes de notre siècle. Cet aveu, qui transformerait presque celui que l’on prend pour un athée en nouveau prophète martyre, transforme à son tour les publications de Spinoza en lois supérieures qui nécessiteraient une mise sous allégorie pour être mieux comprises. C’est ainsi qu’en lisant l’article de Yannis Constantinidès (« Spinoza athée ? »), on ne peut s’empêcher de penser que le Nouvel Observateur voudrait se faire le relais d’une pensée si riche et complexe qu’elle a été négligée et détournée –pour le plus grand malheur de l’être humain :





« […] puisque ce récit [la Bible] est destiné au peuple ignorant et rédigé dans un langage pour lui compréhensible, il faut décrypter le message comme suit : Dieu n’a pas révélé à l’homme sa volonté, mais sa loi. Or Dieu et la nature ne font qu’un. C’est donc purement et simplement la loi de la nature que Dieu a révélé à l’homme. Son intelligence étant limitée, celui-ci n’a pas compris les conséquences néfastes auxquelles il s’exposait en négligeant les enseignements reçus, et c’est la cause du désastre métaphoriquement représenté par la « chute » »





Il s’agit peut-être d’une nouvelle preuve de l’acuité de la vision spinoziste. Déplorant que nous ne cherchions pas assez à atteindre la perfection, et nous donnant les moyens de le faire, Spinoza nous aurait peut-être permis de simplifier nos vies communautaires et personnelles. Mais ne connaissant pas la pensée spinoziste, ou la croyant détachée de la pratique réelle, nous ne le faisons pas et continuons à répéter les erreurs qu’elle dénonce. Il s’agit là d’un argument non négligeable de l’intérêt que nous devons accorder à Spinoza –ne s’agirait-il déjà que de se mettre un peu plus en joie.




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colimasson
  01 février 2013
Le nouvel observateur hors série. Lévi-Strauss par Claude Lévi-Strauss de Le nouvel Observateur
Mieux vaut tard que jamais… Le Nouvel Observateur s’est souvenu de l’importance de l’œuvre de Claude Lévi-Strauss à sa mort, en octobre 2009, pour lui dédier un numéro hors-série. Peut-être valait-il mieux, en effet, attendre la mort du grand ethnologue/anthropologue (mais aussi philosophe, linguiste, mythologue, historien, explorateur…) pour revenir sur sa carrière avec la certitude qu’il ne viendrait plus ajouter de nouveaux apports au grand édifice de son œuvre. En effet, même si Claude Lévi-Strauss semble avoir écrit tous ses ouvrages principaux avant la dernière décennie du 20e siècle, il ne cessa jamais sa réflexion concernant les sociétés, leurs mythes et leur évolution de chaque instant. L’ethnologie, telle que la pratique Claude Lévi-Strauss, est un travail qui ne peut cesser qu’à condition que la vie cesse à son tour.





Cet hors-série du Nouvel Observateur nous permet de voir à quel point l’œuvre et l’existence sont imbriquées chez Claude Lévi-Strauss. Les documents publiés ne sont pas inédits : on assiste plutôt à une rétrospective et on ouvre cet hors-série comme on prendrait sur ses genoux un album photo, afin de se remémorer les souvenirs les plus marquants de la vie d’un homme. Claude Lévi-Strauss est peut-être mort, mais il suffit de le lire et de s’imprégner de ses idées pour poursuivre son œuvre et son ambition: celle de considérer l’humanité dans ses différentes formes civilisationnelles comme un tout tentant éperdument de se donner un sens et une histoire propres. Des idées qui émerveillent davantage que la plupart des romans fantastiques…
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mariech
  21 septembre 2011
Ceux qui ont fait tomber le mur 1961-1989 de anonyme a
Un dossier consacré à l'histoire du mur de Berlin ; une étude sur l' Allemagne de l'Est en priorité et sur les pays de l'ex bloc communiste . la Hongrie , la Pologne ; du point de vue écomomique et social .
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