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Tomabooks
  19 avril 2021
Basketful of Heads de Joe Hill
Vous avez sans doute pu le remarquer, il est très peu question de Comics ou de roman graphique ici. Non pas que cela ne m’intéresse pas, car j’en lis régulièrement, mais je vous avoue que je ne sais pas vraiment comment en parler. Du coup, on va faire simple pour aujourd’hui et je vais tenter de vous donner envie de découvrir ce bel hommage au cinéma horrifique de la fin des années 80.



Il n’y a pas à dire, Joe Hil provient bien du même arbre que son père. Le fils du King montre qu’il dispose d’une parfaite maîtrise de la dramaturgie pour nous offrir un thriller teinté d’horreur, sans pour autant être gore. Le rythme est là dès les premières cases et celui-ci nous donne envie d’en lire toujours plus, si bien que Basketful Of Heads ne fera pas long feu entre vos mains.







On sent que Joe Hill n’est pas novice dans la création d’un Comic Book, puisqu’il est le scénariste du très bon Locke and Key. On sent aussi qu’il a l’horreur dans le sang avec cet hommage de grande qualité. L’auteur joue avec son ambiance angoissante pour nous plonger dans cette histoire prenante, mais surtout surprenante. Il joue avec nos nerfs, tout en y mettant quelques touches d’humour noir qui viennent nous déstabiliser. On entre pleinement dans un univers qu’auraient pu nous offrir Sam Raimi (Evil Dead 2) ou encore Stuart Gordon (Re-Animator), tout en exploitant un côté slasher qui n’est pas pour me déplaire.



Cette ambiance année 80 passe également par les dessins de Leomacs et dans les couleurs de Dave Stewart, puisque ceux-ci semblent nous entraîner dans une certaine nostalgie qui nous fige. Entre austérité et noirceur, les planches nous offrent un condensé de ce que Joe Hill semble aimer dans les productions horrifiques de cette décennie, tout en nous surprenant par instant.



Il est indéniable que Basketful Of Heads plaira aux amateurs du genre, mais très certainement à celles et ceux cherchant un thriller de qualité. Joe Hill nous offre un comic book de qualité et lance sa nouvelle collection avec brio. Je n’ai qu’une chose à ajouter : Dites Urban Comics, on aura le droit aux autres titres de Hill House Comics ? Parce que là, je suis déjà accro et j’ai envie de remplir mes rayons de comics horrifiques.
Lien : https://tomabooks.com/2021/0..
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Pavlik
  15 avril 2021
Batman : Un long Halloween de Loeb
"Un Long Halloween", scénarisé par Jeph Loeb et dessiné par Time Sale, est la suite directe de "Year One", qui racontait la première année d'activité de Batman, ainsi que sa rencontre avec le commissaire Gordon.



En 13 chapitres, les auteurs nous narrent l'enquête du trio Chevalier Noir / James Gordon / Harvey Dent, pour mettre un terme aux meurtres perpétués par Holiday, un tueur en série qui sévit les jours de fêtes (noël, le jour de l'an etc...) et qui a la particularité de s'en prendre essentiellement au clan de Carmine Falcone, le boss de la mafia de Gotham.



C'est ici "le meilleur détective du monde" qui est mis à l'honneur dans ce récit très réaliste, même si quelques ennemis historiques plus "gothiques" (l'Epouvantail, le Chapelier Fou, Poison Ivy) sont présents. C'est pour autant surtout à la mafia et à l'énigmatique Holiday que le Chevalier Noir aura affaire.



"Un Long Halloween" évoque aussi comment Harvey Dent devient Double Face. Cette vision de son évolution, ainsi que la dynamique qui s'instaure entre Harvey, Bruce et James Gordon inspirera d'ailleurs largement Christopher Nolan pour son film "Dark Knight" (alors que le premier opus de la trilogie lorgnait plus du côté de Year One ; il y a donc une logique très respectueuse des comics d'origine)



Les dessins de Time Sale sont empreints d'une vrai personnalité, notamment grâce à la finesse du trait, les jeux d'ombre et de lumière et cette légère tendance à la caricature, qui ne se départit jamais d'un certain réalisme, ce qui les rend tout de suite très accessibles, en même temps que charmants.



Le récit court sur une période d'un an environ, le rythme est plutôt lent et l'enquête prime sur l'action. L'ambiance est lourde et l'on sent assez vite que les conséquences de cette affaire seront importantes pour certains personnages, sans savoir trop en quoi (du moins au début). La narration assez linéaire, est néanmoins marquée par des ellipses sur lesquelles on revient périodiquement. Là encore, on sent que C. Nolan s'en est inspirée.



Au final, ce 'Long Halloween" est vraiment un excellent cru des aventures de Batman et peut être, à juste titre, considéré comme un classique. le succès de la série poussera d'ailleurs les auteurs à écrire une suite intitulée "Amère Victoire"
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Pavlik
  13 avril 2021
Batman - The Dark Knight Returns de Frank Miller
Ce "Dark Knight Returns", de l'auteur américain Frank Miller, est un classique des récits du Chevalier Noir. Publié en 1986, il marque une vrai rupture, dans la représentation (dans tous les sens du terme) du justicier de Gotham, alors encore très tributaire de l'image véhiculé par la série TV des 60's.



Miller choisit de montrer un Bruce Wayne quinquagénaire, porté sur la bouteille, ruminant (encore et encore) l'assassinat de ses parents et, dans une moindre mesure, celui de Jason Todd (ex Robin, voir "un Deuil dans la Famille") et que personne n'a vu depuis 10 ans. A un point tel, que les plus jeunes ("je vous parle d'un temps que les moins de...") pensent que le Batman est une légende. Face à la criminalité grandissante à Gotham, et au retour d'un vieil ennemi, Bruce Wayne décide de ressortir la cape et la cagoule...



Sacré rupture, donc. Sur le papier, il y a tous les ingrédients pour que ce récit en quatre chapitres deviennent effectivement un classique. Et, en bon historien de l'art, je dirais que, d'un point de vue iconographique (l'évolution de la représentation de Batman), c'est indéniable. Par contre, du strict point de vue formel, je suis carrément frustré, tant j'ai l'impression que Miller s'est bien foutu de la gueule de tout le monde en rendant son brouillon, sans que personne ne s'en rende compte.



Déjà, il faut le dire, Miller est loin d'être un grand dessinateur, c'est même assez moche à regarder. Et pire, cela nuit parfois à la lisibilité de l'ensemble. Cela aurait pu être compensé par la composition des planches, mais elles sont relativement semblables (avec de nombreux encarts illustrant les commentaires des journaux TV et autres talk show sur l'évolution de la situation), la monotonie étant parfois rompue par une pleine page inspirée.



L'histoire est plutôt sympa, mais certaines scènes (je pense au combat contre le Joker) auraient méritées un traitement plus "grandiose" visuellement, l'enchainement entre les différentes parties est un peu "à la va comme je te pousse" et la fin parait un peu artificielle. Le contexte général (augmentation de la criminalité, tension géopolitiques etc...) est plutôt bien (trop ?) rendu, notamment grâce aux encarts représentant les médias. Au niveau des personnages, c'est dommage que Batman reste un peu bloqué sur le meurtre de ses parents. L'occasion aurait été belle de tirer le bilan de 30 ans de lutte contre le crime. Sinon, j'aime bien le commissaire Gordon, vieillissant, désabusé, alors que la retraite est là. Enfin, l'idée d'une fille pour incarner Robin était bonne, mais pas assez exploitée à mon goût, notamment en ce qui concerne la relation héros / sidekick.



Au final, une histoire qui avait un énorme potentiel, mais dont le rendu parait foutraque, un peu bâclé. Et je ne parle pas des positions politiques de l'auteur qui transparaissent et agaceront peut-être...Mais ce n'est pas encore ce qui me gêne vraiment, la liberté d'expression c'est quand même pas fait pour les chiens. Et puis il faut avouer que sa vision de la société, "à la dirty harry", se prête assez au personnage de Batman.



Dans le genre, j'ai quand même largement préféré le "Year One", ou Miller, épaulé par David Mazzucchelli aux dessins, ne réitèrent pas ces erreurs.
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