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José Corti

Créées en 1925 les éditions José Corti sont une maison d`édition fondée par José Corti. Elle a publié des auteurs célèbres comme André Breton, Paul Eluard, Aragon ou encore Julien Gracq qui n`aura aucun autre éditeur à part la Pléiade. La librairie et la maison d`édition de José Corti se trouve depuis 1935 au 11 rue de Médicis.

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Dernières parutions chez José Corti


Dernières critiques
lehibook
  13 mai 2021
Le Décor mythique de la Chartreuse de Parme de Gilbert Durand
2021 Cet ouvrage est consacré à mon roman préféré de Stendhal . Son auteur ,Gilbert Durand , a mis au point une méthode , la mythodologie qui recherche les structure mythiques dans les créations romanesque . L’essai ne se cantonne pas au seul roman mais implique l’ensemble de l’œuvre et de la biographie de Stendhal . Les références mythologiques , sociologiques, culturelles sont très riches cependant le texte n’échappe pas à un peu de jargon.
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BillDOE
  08 mai 2021
L'Education sentimentale de Gustave Flaubert
Gustave Flaubert entame l’écriture de « L’éducation sentimentale » en 1864. En 1869 le roman est édité. Grand admirateur de l’œuvre de Balzac, Flaubert s’imprègne du style, se l’accapare mais le transforme. Il annote : « S’éloigner du Lys dans la vallée, se méfier du Lys dans la vallée ». L’élève projette de dépasser le maitre, de transcender son style, réinventer l’exercice, s’extraire de toute étiquette en renouvelant le modèle et il y réussit à merveille. Il hésite sur le titre de son ouvrage qu’il a failli appelé « Les fruits secs ». Il s’inspire d’éléments de sa propre vie, Mme Arnoux est Mme Schlésinger, la femme qu’il aimera toute sa vie…

« L’éducation sentimentale » est un non-roman. L’œuvre est entre autres un inventaire de la société parisienne de 1848. Il n’y a pas une histoire, il y a une succession d’anecdotes. Elle comporte un fil rouge.

Frédéric Moreau, jeune homme de dix-huit ans quitte Paris à bord d’un bateau à vapeur pour rejoindre sa mère qui vit à Nogent-sur-Seine. Alors qu’il visite le quartier des premières classes, il l’apperçoit…

« Ce fût comme une apparition : Elle était assise, au milieu d’un banc, toute seule ; ou du moins il ne distingua personne, dans l’éblouissement que lui envoyèrent ses yeux. En même temps qu’il passait, elle leva la tête ; il fléchit involontairement les épaules ; et, quand il se fût mis plus loin, du même côté, il la regarda. Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans roses qui palpitaient au vent, derrière elle. Ses bandeaux noirs, contournant la pointe de ses grands sourcils, descendaient très bas et semblaient presser amoureusement l’ovale de sa figure. Sa robe de mousseline claire, tachetée de petits pois, se répandait à plis nombreux. Elle était en train de broder quelque chose ; et son nez droit, son menton, toute sa personne se découpait sur le fond de l’air bleu. »

Il s’agit de Mme Arnoux, mariée à un marchand d’art et mère d’une petite fille, Marthe. Frédéric tombe amoureux et n’aura de cesse de la retrouver, de la poursuivre de ses assiduités.

Mais Flaubert élargit le champ d’action de son roman à une pléiade de personnages qui vont traverser l’existence du jeune homme, et faire se mêler les intrigues sentimentales au grès des rencontres de hasard. Il rompt avec la forme classique du roman qui se limite à une histoire menée de bout en bout, en la fractionnant en plusieurs chroniques. De même, il rompt avec la dramaturgie de l’exercice romanesque en grossissant le trait, en exacerbant le grotesque de certaines situations et le caractère de certains de ses personnages et surtout en faisant circonvoluer ses anti-héros vers des dénouements qu’ils n’atteignent jamais. Il moque leurs intentions vaines et leurs actes voués à l’échec. Il caricature les représentants des institutions aussi bien religieuses que politiques.

Flaubert place ses personnages face à un idéal qu’ils entretiennent sans jamais l’atteindre car sa réalisation, selon lui, est source de déception. La tragédie « flaubertienne » se joue lorsque la fiction rejoint la réalité. Il argumente ainsi en faveur de la recherche d’un ascétisme de vie où les errances de l’esprit apportent toutes les satisfactions que la réalité n’offrira jamais.

« L’éducation sentimentale » est le roman de la coïncidence, du hasard, des rencontres de trottoir mais c’est aussi celui de l’apprentissage des « bons » et « grands » sentiments de la société bourgeoise avec toute l’hypocrisie que les qualificatifs sous-entendent.

L’écriture de Gustave Flaubert est magnifique. Elle est ciselée, précise. Ses descriptions ne sont jamais ennuyeuses, justement proportionnées et les mots employés sont choisis, magiques, ensorcelants. Le charme de sa plume agit et émerveille du début à la fin.

2021 fête les deux cents ans de la naissance de Gustave Flaubert, né à Rouen le 12 décembre 1821.

éditions Gallimard, Folio, 557 pages.

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Cronos
  06 mai 2021
Petit traite a l'usage de ceux qui veulent toujours avoir raison de Georges Picard
Etant quelqu’un qui ne cherche pas à avoir continuellement raison, je savais que j’avais tord de l’acheter, et pourtant j’ai eu raison de le prendre !



Dans ce petit traité, l’art d’avoir toujours raison est en fait beaucoup de rhétorique, ce qui lui donne l’avantage d’enseigner cet art quasi oublié. Les chapitres sont très courts mais touchent à tout un tas de sujets différents, j’ai aimé ce sens de l’humour qu’à l’auteur pour avoir raison même qui il se dit en tort. Ce n’est pas un livre d’humour mais peut le devenir si vous savez appliquer quelques conseils énoncés au fil des chapitres. C’est bien écrit, les explications sont limpides, ce petit livre est utile en toute circonstances.

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