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José Corti

Créées en 1925 les éditions José Corti sont une maison d`édition fondée par José Corti. Elle a publié des auteurs célèbres comme André Breton, Paul Eluard, Aragon ou encore Julien Gracq qui n`aura aucun autre éditeur à part la Pléiade. La librairie et la maison d`édition de José Corti se trouve depuis 1935 au 11 rue de Médicis.

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Collections de José Corti



Dernières parutions chez José Corti


Dernières critiques
Allantvers
  19 avril 2019
Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire
Quelques mots timides pour partager une émotion rare à la lecture d'un recueil monumental enfin lu, pour tenter d'exprimer comme on se sent plus plein une fois nourri de la richesse ces vers, plus éveillé d'avoir entraperçu des univers derrière les mondes et des inframondes derrière le décor du réel, plus ouvert à la beauté et plus sensible au désespoir, plus muet enfin et si petit devant le grand langage de la métrique.

Foi de béotienne, Les fleurs du mal sont une arche ténébreuse et incandescente pour ceux qui cherchent des portes d'accès à la poésie.
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hazzunah
  17 avril 2019
L'eau et les rêves : Essai sur l'imagination de la matière de Gaston Bachelard
Pour Gaston Bachelard, tous les créateurs portent en eux un des quatre éléments - feu, terre, air, eau - qui transparaît dans leurs oeuvres. « Le poète du feu, celui de l’eau et de la terre ne transmettent pas la même inspiration que le poète de l’air ». Dans L’eau et les rêves, c’est bien entendu aux ruisseaux, cascades, lacs et mers qu’il s’intéresse.



Je n’avais jamais vraiment lu d’essai de critique littéraire… Et j’ai adoré découvrir Bachelard. Sa plume est magnifique, poétique, aussi mélodieuse que peut l’être la vague. Bien sûr, Bachelard est très influencé par la psychanalyse — qui à son époque était en vogue, grâce aux travaux de Freud. De Narcisse à Léda en passant par Ophélie, Bachelard s’interroge sur toutes ces images liées à l’eau qui traversent l’art depuis des siècles. De plus, il se penche avec attention sur l’inconscient imaginaire des auteurs, faisant par exemple une analyse de Poe et des eaux profondes et mélancoliques qui dominent ses écrits.



S’il ne faut pas oublier de porter un regard critique sur la pensée bachelardienne, il est certain que ce voyage sur les eaux est passionnant. J’avais peur de quelque chose de trop technique et savant, mais il n’en est rien. Cet essai se lit très bien, mieux : on s’y plonge avec délice, jusqu’à avoir envie ne plus en ressortir, quitte à s’y noyer… Il suffit de fermer les yeux, de se laisser guider par le doux murmure des mots sur les pages, et d’imaginer la mer et ses vagues lancinantes. L’eau et les rêves qu’elle transporte vous attend.
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Floccus
  17 avril 2019
L'éducation sentimentale. de Gustave Flaubert


Ici m’a frappée la langue comme à l’abordage de Madame Bovary : elle est pareillement moderne, on ne ressent pas de distance malgré l’inconcordance de notre temps avec celui de Gustave Flaubert. Je me suis trouvée mêlée à la lumière des fêtes de l’Alhambra ou aux costumes des bals de Rose Annette sans aucun effort, emportée par les mots. Les détails apportés dans la description des lieux m’en ont fait percevoir l’atmosphère naturellement, comme si je vivais encore dans ces mêmes mobiliers. Et si je n’ai pas tout compris des affaires de l’époque, les discussions qu’elles suscitent m’ont parues aussi pleines de vie que si elles se déroulaient aujourd’hui au bar du coin, une transposition facile. Les notes de Pierre-Marc de Biasi, dans l’édition de poche, sont mille fois précieuse pour éclairer les points obscurs et renforcer ce sentiment.



"Le cabotin avait une mine vulgaire, faite comme les décors de théâtre pour être contemplée à distance […]"(206)



La moquerie délicieuse que Gustave Flaubert met parfois dans ses portraits m’enchante. Les illusions du jeune Frédéric, "ne sachant pas quel large fonds d’indifférence le monde possède", bientôt suivies de leur effondrement sont d’une justesse et d’une finesse que j’ai amplement goûtées. L’arrivée du chaos a quelque peu essoufflé mon intérêt. Le roman m’a paru long sur la fin. L’embourbement général, les difficultés d’existence qui s’accumulent pour tous les personnages, le délabrement inéluctable qui ronge chaque vie et tous ces sentiments forts, beaux, enthousiasmants qui n’ont finalement que peu d’incidences sur les réalités et le grand chambardement politique, m’ont mis le moral à zéro - l'histoire se répète.



"[…] et, en haine du milieu factice où il avait tant souffert, il souhaita la fraîcheur de l’herbe […]" (612)




Lien : http://versautrechose.fr/blo..
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