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Arléa

Maison d`édition française crée en 1986, Arléa publie une trentaine d`ouvrages par an. et possède un catalogue de plus de sept cent cinquante titres parmi lesquels les grands classiques de l`Antiquité, des romans, mais aussi des récits de voyages ou encore des traductions. De plus Arléa dispose de sa propre collection de poche.

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Dernières parutions chez Arléa


Dernières critiques
MichelLangouste
  29 juillet 2021
La disparition de Jim Thompson de Vincent Hein
Le narrateur enquête sur la mystérieuse disparition de Jim Thompson, ancien agent de la CIA vivant à Bangkok. Sa disparition restera mystérieuse, on n'en saura pas plus et on aura plongé dans l'univers délicat et exotique de l'homme d'affaires américain.



Les chapitres courts sont des seynettes de cette vie simple mais riche, humble mais extraordinaire, fascinante, tout comme l'écriture de Vincent Hein. Ce livre fait écho à mes lectures de Silvain Tesson, avec toute leur magie -- chez Hein, sans lourdeur virile et agaçante.
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Thomas_Harnois
  27 juillet 2021
Pensées pour moi-même de Marc-Aurèle
Dans ce recueil d’une grande profondeur on trouve les principes même de la philosophie stoïcienne, à savoir renforcer son âme, l’expurger de ses faiblesses pour se doter d’une cuirasse intérieure permettant de faire face aux éléments perturbateurs de l’existence.



Une critique : « Les pensées pour moi-même » n’ont pas de ligne directrice globale ni de liaisons d’un livre à l’autre et les redites y sont nombreuses.



Mais même si le style de Marc Aurèle est à mes yeux moins magique que celui de Sénèque, certains passages sur le coté éphémère de l’existence confinent au superbe.



J’ai été touché par la lucidité, la simplicité et la sociabilité d’un homme aussi puissant qu’un empereur romain ce qui confère à l’exceptionnel quand on connaît la sanglante histoire de Rome.



J’ai toujours été fasciné par cet empereur modèle qui malgré sa constitution fragile passa prêt des trois quarts de son règne en d’épuisantes campagnes miliaires pour défendre Rome contre les envahisseurs et trouva le temps à ses rares moments perdus pour coucher par écrits ses réflexions profondes.



Mais cette fascination ne m’empêche pas de reconnaître les quelques paradoxes du personnage, notamment la persécution des chrétiens, essentiellement pour préserver l’unité de l’Empire menacée par cette nouvelle religion.



Preuve donc que tout philosophe humaniste qu’il fut, Marc Aurèle a du aussi prendre des décisions politiques aboutissant à des actes d’une grande violence.



Pour moi ses « pensées pour moi-même » devraient donc s'appeler « Les pensées pour vous autres » tant leur portée universelle peut s'avérer une puissante aide pour tout individu au cours de sa vie.
Lien : https://lediscoursdharnois.b..
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Libellule41
  27 juillet 2021
La femme de l'Allemand de Marie Sizun
Un roman poignant qui plonge le lecteur au coeur de la psychose maniaco-dépressive dont est atteinte Fanny, la mère de Marion, la jeune héroïne du livre. Ce n'est pas l'enfant, ou plus tard la jeune fille, qui parle ici , mais, par le jeu du tutoiement, une tierce personne, Marie Sizun elle-même.

L'auteure évoque ainsi ce qu'a été l'enfance, puis l'adolescence, d'un témoin on ne peut plus proche de cette maladie qu'on appelle aussi la "bipolarité". Elle raconte ce qu'on peut, dès l'enfance, en comprendre, en déduire, la culpabilité que l'on peut en ressentir, la peur, l'angoisse, la honte même, la capacité déroutante, déstabilisante, voire destructrice, qu'a cette étrange maladie pour l'entourage immédiat, mais aussi l'amour qui naît de l'observation de cette fragilité. Elle raconte aussi les silences et les non-dits qui entourent cette maladie qu'à une époque on jugeait honteuse.

Marion a également un autre "secret"; elle est une "enfant de la guerre", née d'une relation entre sa mère et un soldat allemand dans le Paris de l'Occupation. On lui dit que son père était beau, qu'il avait fait des études à l'université d'Heidelberg, et, qu'envoyé sur le front russe, il était mort là-bas. Cette certitude en fait pour l'enfant un personnage quasi-mythique et il alimente ses fantasmes de jeunesse, la fait rêver du pays de son père et aimer la langue allemande qu'elle apprend au lycée........ jusqu'au doute final insinué par la révélation de sa mère.

La belle écriture de Marie Sizun, bien ponctuée, sans pathos, distille chez le lecteur une réelle émotion et une grande tendresse à l'égard l'héroïne.



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