Défi d'écriture de mai 2017 : La patience
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baaab894
Grand prolixe


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MessagePosté le: Mar Mai 02, 2017 2:31 pm    Sujet du message: Défi d'écriture de mai 2017 : La patience Répondre en citant

Bonjour à toutes les plumes de Babelio et à ceux qui nous rejoignent chaque mois, c'est un plaisir de tous vous lire !

Je ne sais pas pour vous, mais chez Babelio, on a hâte de ranger nos manteaux et de retrouver la chaleur des beaux jours. Mais puisque le temps n'est pas de notre avis, quoi de mieux que d'attendre sagement en vous faisant écrire sur... la patience !



Comme d'habitude, vous pouvez laisser libre cours à votre imagination et interpréter le thème comme bon vous semble...

La longueur comme le genre de votre participation est libre, il vous suffit pour participer de publier ici votre texte en cliquant sur "répondre" avant le mardi 6 juin à 10h.

Un ouvrage est à gagner pour le vainqueur.

A vos plumes !


Dernière édition par baaab894 le Lun Mai 22, 2017 1:19 pm; édité 1 fois
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Krout
Grand prolixe


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MessagePosté le: Mer Mai 03, 2017 8:58 am    Sujet du message: Répondre en citant

Patience, donc ...
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Sflagg
Grand prolixe


Inscrit le: 04 Fév 2015
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MessagePosté le: Jeu Mai 04, 2017 3:26 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour !

Voici ma contribution sur la patience qui me fait pourtant défaut.

Pas science ! (04/05/17)

Dans la science faut pas être pressé,
Mais faut pas non plus paresser.
Dans la science faut pas être stressé,
Mais faut pas non plus rêvasser.
Dans la science faut être patient,
Mais pas le cobaye.
Dans la science faut être prescient,
Et prévoir un très très long bail.
Dans la science faut savoir passer son temps
À attendre qu’il s’écoule.
Dans la science faut attendre l’échéance,
En espérant que le résultat en sera cool.
Dans la science y a des conférences
Qui ont goût d’errances.
Dans la science il n’y a pas de séances
Qui ne mettent point à mal votre patience.
Dans la science faut prendre le temps de tâtonner,
Faut pas s’emballer si on veut cartonner.
Dans la science y a des expériences
Qui ont débuté en même temps que la science.
Dans la science y a des expérimentations
Qui ne trouveront jamais de solution.
Enfin, dans la science les découvertes se font si rares
Qu’il ne faut pas s’attendre à en trouver sa part.
Moralité : Je ne ferais pas science,
Je n’en aurais point la patience.

Sflagg !!

Bonne lecture !
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Mladoria
Grand prolixe


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Messages: 2889

MessagePosté le: Ven Mai 05, 2017 11:00 am    Sujet du message: Répondre en citant

Le délicat clapotis de l’eau, les pépiements des oiseaux alentour, aplati au sol à tel point que je fais corps avec la terre. Je la sens moelleuse, tendre et humide sous mon ventre, sous mes pattes frissonnantes. A travers la jungle des herbes hautes, les yeux écarquillés comme deux billes, je guette la scène. J’espionne l’attendrissant spectacle d’une famille de mulots en train de se partager quelques baies. Comme attablés autour du festin, les rongeurs me rappellent ma propre famille autour de la table. Engloutissant jusqu’à la dernière miette, comme si leurs jours en dépendaient. Solitaire, je ne me joins que rarement à leurs orgies. Je préfère observer le monde, me fondre dans la nature.

Tout vient à point…

Mais c’est presque le moment, les souris repues se frottent le museau, nettoient les restes mauves autour de leurs petites moustaches. Je m’efforce de rester parfaitement immobile, de calmer mes muscles, de faire taire mes pattes. Soudain, la meneuse de la troupe lève le nez, se tourne vers moi. Ses yeux croisent les miens et je sens son regard passer de la douce apathie postprandiale à la terreur. C’est alors que je bondis toutes griffes dehors et engloutis la malheureuse… délicieuse. Une fois la queue avalée, je lèche délicatement les traces de sang sur mes moustaches blanches et me nettoie.

J’entends une voix, sortir de la maison : “Ficelle, viens manger !”

M’étirant et baillant, je me dirige nonchalamment vers l’intérieur frais où le repas m’attend.
Tout vient à point à qui sait attendre.
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EVIbout



Inscrit le: 25 Fév 2017
Messages: 4

MessagePosté le: Mar Mai 09, 2017 11:09 am    Sujet du message: la patience Répondre en citant

Bonjour

La patience...

De mon point du vue, la patience est la qualité la plus belle qu'une personne puisse avoir.
Cette aptitude qu''un individu a, à se maîtriser face à une attente, à rester calme dans une situation de tension ou face à des difficultés est primordial pour celui qui veut atteindre une certaine sagesse.

Je possède cette qualité. Mais parfois, a force d'attendre, elle me dévore. Me consume de l'intérieur.
On me répète souvent que j'ai de la chance de l'être. Des fois, je veux bien le reconnaître c'est un atout, par exemple, quand on doit attendre un verdict. Vous vous souvenez de cette attente interminable pour savoir si oui, ou non, vous avez réussi votre baccalauréat? Pour moi cela a été un pur régal. Presque jouissif. Et puis la réponse tombe et tout change. Une nouvelle vie commence sans conséquences.

Mais avez-vous déjà connus la patience obligatoire? Cette attente qui vous fait mal? Qui vous empêche littéralement de respirer?
Moi oui...
Mais malgré cette douleurs, étant donné que je suis une personne dite patiente, je dois me montrer calme et sereine, faire face sans me plaindre. Je dois montrer l'exemple!

Alors il se sert de cette qualité pour en faire une faiblesse! Il possède une arme que je lui ai tendue comme une idiote parce que, j'ai eu le malheur de lui donner mon cœur. Mais son cœur a lui, il l'avait donné à une autre.
Et depuis il me fait miroiter, il ose me promettre des choses qui n'arriveront jamais. Mais avec cette foutue Patience, j'attends. J'attends qu'il ouvre enfin les yeux, qu'il découvre que je suis celle qu'il lui faut, j'attends qu'il m'aime comme moi je l'aime. Mais tous ça n'est que foutaise. Il ne me choisiras plus. Alors je dois arrêter d'attendre. Je dois, comme dit la populace, tourner la page... Tourner la Page? Après avoir attendue neuf mois je dois arrêter? Sans avoir eu ce que je voulais?!

Admettre que j'ai perdu neuf mois de ma vie pour patienter est une telle cruauté qu'il va me falloir encore beaucoup de patience pour la surmonter. N'est ce pas ironique?
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Krout
Grand prolixe


Inscrit le: 05 Mar 2015
Messages: 53

MessagePosté le: Ven Mai 12, 2017 9:26 am    Sujet du message: Répondre en citant

Patience dis-je ...
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Virgil418
Débutant


Inscrit le: 10 Aoû 2016
Messages: 6

MessagePosté le: Sam Mai 13, 2017 1:04 am    Sujet du message: HUY à feux et à sang . Répondre en citant

Le lieutenant Henri Nascaf regardait l'horizon d'un regard avisé et profond .
La tour dans laquelle il se profanait ,tombait à l'état de ruines, par ailleurs , c'était la ville que se mourrait aujourd'hui sous la guerre de la grande alliance .

Il se leva , ses doigts caressèrent le fer forgé du canon , encore chaud du sang qu'il portait .
Il sortit et emprunta le sentier qui menait au chasteau qui dominait le penchant rocher depuis six-cent ans .Mais tout bascula ce vingt-deux mai 1676 , lorsque la cloche du beffroi hurla dans sa dernière envolée . Le son devenu si habituel au cours de ses trente dernière années , semblât plus inquiétant cette fois ci . Les points défensifs du chasteau se sont alors réveillés , les canons sont sortis de leurs stockages et la poudre apportée en quantité nombreuse . Quid facio , murmurai-je ,...En contemplant la majestueuse armée de Louis XIV , face à nos 500 hommes et nos sept batteries .L'ennemi prit place rapidement autour de la ville et disposa ses pièces d'artillerie aux croisières et aux long-thieres .Le Cwerneu(homme du beffroi ) se fit entendre au delà du fleuve , dans la partie nord de la ville , dit-on.
Le général Nigrelli ordonna la mise à feux des batteries le premier jour , aucune réponse de l'ennemi , jusqu'à l'aube du quatrième jour , où ces français allumèrent leurs batteries et firent brûler la ville . Cet enfer , je m'en souviens , il a rongé mes hommes qui à mes côtés , pleuraient déjà leurs familles .

Tandis que "li Tchestia " , notre forteresse tombait sous les feux de l'ennemi , tandis que l'infanterie frappait à nos portes , tandis les pavillons des princes évêques flottaient encore librement mais imbibés du sang versé, nous avons cessé le combat et attendu . Le fort fut bombardé, les murs se sont effondrés sur eux même , les canons ont dévalé les pentes ,et nous avons patienté, des minutes , des heures , des jours , devant la dernière porte . Patienté, la venue de la faucheuse et contemplé la chute de ce qui fut , le plus grand chasteau de la principauté de Liège .
"POPAGATIS AD MOSAM FINIBUS "
("Les frontières ayant été reculées jusqu'à la Meuse" )
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Sirius13



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MessagePosté le: Sam Mai 13, 2017 11:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Patience...

- Je me demande, dit-elle, si un jour on saura ce que c'est tout ça...
On était couché dans un champs et on regardait les étoiles main dans la main.
- Moi je sais, dis-je.
- Ah oui? C'est quoi alors ces petites paillettes dans le ciel? Les vagues de lumières vertes de l'hiver? La lumière qui nous éclaire chaques jours, et cet sphère argentée qui nous regarde? Dit-elle sur un ton de défit.
- Je pense que chaques petites paillettes dans le ciel sont deux êtres tellement amoureux que la mort ne les a pas atteint. Que les vagues de lumière verte sont les spectre des personnes mortes pendant l'année, qui dansent leur dernier jour. Que la lumière du jour est la plus belle femme que le monde ai connu, et qu'a sa mort, elle s'est transformée en cette boule de lumière pour nous aider à y voir clair. Et que la sphère d'argent est l'homme qu'elle a aimé, mais qu'elle ne pourra jamais revoir.
- Tu pense que c'est vraiment ça?
- J'en sais rien, et toi, tu en dis quoi?
- Je sais pas, j'aimerais vraiment avoir la preuve, tu vois.
Je souris.
- Patience, un jour tu saura...
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Alzie
Grand prolixe


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Messages: 174

MessagePosté le: Dim Mai 14, 2017 9:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

[...]
Patience, patience,
Patience dans l'azur!
Chaque atome de silence
Est la chance d'un fruit mûr!
[...]
Paul Valery, Palme, Charmes.
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Cubertafon



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Messages: 1

MessagePosté le: Mar Mai 16, 2017 11:49 am    Sujet du message: la patience Répondre en citant

la patience n est pas mon fort , mais elle peu se faire avec l 'âge de raison , tout vouloir tout de suite , essayer de se motiver , de faire face et d 'apprécier d 'avoir se que l on veux en attente et persévérer donne parfois des bonnes choses a réaliser surtout.....
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unebellefi



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Messages: 2

MessagePosté le: Mar Mai 16, 2017 12:14 pm    Sujet du message: Quelle patience ! Répondre en citant

La patience n'est pas forcément innée…
En tout cas, chez moi elle ne l'était pas jusqu'à ce que la maladie me tombe dessus et là nous avons fait connaissance. Être patient avec soi-même… dur apprentissage.

En fait, pas tant que ça car très vite, Madame Patience m'a présenté ses copines Observation et Écoute. "Quelle galère d'attendre sur cette chaise ! Mais wouahh ! Il y a un superbe magnolia rose fuchsia devant la fenêtre je ne l'avais jamais vu. Pourtant ce n'est pas la première fois que je viens."

Et toutes ces conversations avec des personnes qu'on ne connaît pas et qui sont si intéressantes… Après tout, quitte à attendre, autant prendre le temps de papoter !

Lorsque la patience entre dans une vie, le stress s'enfuit, on peut donc prendre de la distance face aux situations qui se présentent. On s'énerve moins.

En fin de compte : VIVE LA PATIENCE !!
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FractureCranienne



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MessagePosté le: Mar Mai 16, 2017 2:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La patience est une traîtresse ; dans bien des esprits, elle est vertueuse et bienveillante… On pense avoir besoin d’elle, on pense qu’elle nous gratifiera d’agréables récompenses… Il n’en est rien… la patience, c’est une paire d’œillères qui réduisent notre champ de vision et notre faculté d’agir, qui nous fait perdre ce qu’il y a de plus précieux : le temps… Car prendre son temps n’est pas le laisser passer en se pensant patient, et une fois qu’il est parti on se rend compte que la patience nous a bien eu… Vivons sans attendre, lisons, écrivons, partageons, critiquons et emplissons nos vies de tas de petits bonheurs, littéraires ou non, et laissons la patience à ceux qui envieront nos vies et qui attendront d’être aussi heureux…
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Pinceau
Grand prolixe


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Messages: 29

MessagePosté le: Mar Mai 16, 2017 9:34 pm    Sujet du message: la patience Répondre en citant

Bonjour à tous
Voici ce que m'a inspiré le thème du mois
Bonne continuation à tous Very Happy

La Fourmi Nutieuse et le Bélier Joie-de-vivre

A 20 ans et des poussières
Epaules à toutes épreuves
Energie à revendre à la pelle
Moral d’acier inoxydable
Optimisme et confiance en pagaille
Patience d’ange sur tous les toits
Inspiration et imagination foisonnante
Corde sensible fusant
Au bout des doigts
A tout bout de champ
Méticuleuse la fourmi œuvrait par tous temps
Le jour horlogère de formation
La nuit sur ses toiles d’araignées au plafond
Elle étalait ses touches de peintures en lévitation


Assise sur la terrasse
De sa cabane en bois
Orteils en éventail
Au cœur du crépuscule safran
Seule comme un chien
Avec son chat s’étirant sur le plancher
Présence attendrissante des gazouillis dans les feuillages
La fourmi fume et écoute uniquement de la jamaïcaine
Les yeux ventousés au ciel
Elle sirote une bière
En détaillant les formes des cumulus
Espérant la venue de son ami le bélier

Fuyant l’ennui comme la peste
La fourmi adorait l’aventure
Et c’est à la sortie d’une expo de peintures
Qu’elle l’avait rencontré
Sous un ciel mouvementé
Et avait été émue par ses gestes

S’imaginait-elle à cet instant
Qu’elle allait ressentir un tel bouleversement ?

Dès son premier regard ardent
La fourmi avait succombé spontanément
Au charme pétillant du bélier

Enfilant une petite veste
Et se rallumant une autre cigarette
La tête dans les nuages somptueux
Sourire confiant aux coin des lèvres
La fourmi caresse son chartreux
Et l’espoir de la visite du bélier
Consciente de la fabulosité de chaque instant
Son esprit affûté vagabonde
Au gré du fidèle feeling félin

Maintenant elle regrette
D’avoir envoyer balader la cigale
Cet après-midi
Mais elle est vraiment tombée
Comme un cheveu sur la soupe
A cette heure-ci
Elle est sûrement fourrée au bal
En train de remuer de la croupe

Faut dire que parfois
La fourmi en a vraiment ras la casquette
Et n’est pas à prendre avec des pincettes
A force de se faire essorer comme une courge
Pas étonnant qu’à l’automne de sa vie
Elle refuse de perdre son temps
A prendre des gants avec les supercheries

Car au fil du temps
Coulent saisons et années
Rivières mouvementées
Pleuvent grosses tuiles fractures et bassesses
Défilent à profusion renards roublards
Blaireaux nombrilistes
Requins vampires d’énergie
Serpents enragés se mordant la queue
Hyènes vidant valises et rancœurs
Cigales grattant à la porte
Dès la fin des festivités estivales
Belettes chouinant à chaque coup de vent
Libellules se faisant tatouer à l’œil
S’accumulent les pires vacheries
Se succèdent les boulots harassants
Se précipitent séjours dans le néant

Et si seulement…

Mais aussi
Grisonnent tempes et barbes des survivants
Et disparaissent les êtres chers

Tandis que la nuit s’approche à pas de velours
La fourmi se décapsule une autre canette
Au rythme des musiques et volutes jamaïcaines
Histoire de passer le temps
Son ami le bélier viendra-t-il ?

Leur relation était trépidante
Et emplie de surprises
Autant pouvait-il surgir de nulle part
A n’importe quelle heure
Autant la prévenait-il avant de se pointer
Et finalement était retenu ailleurs

Autant passait-il juste en coup de vent
Autant ne se lâchaient-ils pas la semelle de la semaine
Autant ils ne se croisaient parfois pas pendant des mois
Entre elle ne perdant jamais le nord
Et lui toujours à l’ouest
Se loupant souvent de peu

Loin de lui l’idée de lui faire faux bond
Mais toujours par monts et par vaux
Par obligation professionnelle
Voyageant à travers le monde
Le bélier n’avait guère de temps à lui octroyer

Souvent circulent des rumeurs à son sujet
Grabuges et dégâts semés à tous vents
Par l’impétuosité de son tempérament
Pas son genre de faire dans la dentelle

Parfois rongeant son frein
Pendant des heures
Autant peut-il garder son self control
En partant voir la fourmi
Autant c’est plus fort que lui
Surtout avec un petit coup dans le nez
Il rue vite fait dans les brancards
Et parfois pète complètement les plombs

Il est sans limite
Rien ni personne ne parvient à le contenir
Parfois tellement enragé
Contre la cruauté humaine et l’injustice
Qu’il balaye tout sur son passage

En 20 ans et des poussières
La fourmi connaît son grand cœur
Autant le bélier est doux comme un agneau
Autant il ne faut pas le chatouiller
Il est ainsi toujours à fond la caisse

Alors elle s’est chaque fois arrangée
Pour lui fournir divers alibis
Afin de lui éviter de gros pépins
Et sa minutie lui avait bien servie
Pour lui confectionner des faux papiers
Lorsqu’il avait dû quitter le pays
Histoire de se faire oublier

Et même si parfois
Le bélier se fait languir
La fourmi sait qu’il revient toujours
Car leur passion est poétique

A présent
Bien entamées la nuit et la fourmi somnolente
Tandis que les stratus dansent sur la lune
Cendrier aussi plein que le pack vide
Papillonnent les paupières de la fourmi
Ronfle le chat sur le fauteuil en osier

Parfois ils rêvent ensemble

Pluie fine criblant le sol
Lourds nuages dans le dos
Comme une odeur de mie
On se croirait presque sur l’île de Ré
Ou ailleurs dans l’au-delà
Lointain grondement entre l’oméga et l’alpha

Tandis que le chat se fait la malle sous le sofa
Et que les bambous poussent d’un mètre
Abordage tonitruant du bélier
Fracassantes détonations
Ciel mauve zébré d’éclairs émeraudes
Pieds nus dans l’herbe mouillée la fourmi danse
Son resplendissant sourire aux lèvres
Sous une pluie de paillettes papillotantes
Parfum de passiflore et de paroxysme
What a Wonderful World
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Witsg



Inscrit le: 04 Juil 2014
Messages: 3

MessagePosté le: Mer Mai 17, 2017 2:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

...

Dernière édition par Witsg le Jeu Mai 18, 2017 12:42 pm; édité 1 fois
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ManonLB



Inscrit le: 24 Mar 2016
Messages: 2

MessagePosté le: Mer Mai 17, 2017 8:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Jamais plus longue attente que l'espérance. Elle nous propulse des années en avant, un sourire propice dans un lieu de joie. Mais jamais plus encore douloureux que le présent désespéré. La foule de sentiments qui emprisonnent le cœur, comme une mort lente, une longue attente, une blessure saillante.

Jamais plus douloureux espoir qu'un futur peut-être heureux, qui terrasse le passé assombri par la tristesse, les pleurs et le malheur. Le temps n'est plus que patience, un grain de sable qui s'écoule après l'autre, pour s'empiler les uns sur les autres, vers les rayons illuminés.

La patience apprend à attendre, mais surtout, à espérer. Elle caresse le corps de promesses, souffle des espoirs pleins d'ivresse, berce notre cœur de futures tendresses.

La patience m'a apprise à vivre, mais plus encore, à me délecter inlassablement des plaisirs à venir.
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