Thème du défi d'écriture de février : Sibérie !
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Bibalice
Grand prolixe


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MessagePosté le: Jeu Fév 09, 2012 8:41 pm    Sujet du message: Thème du défi d'écriture de février : Sibérie ! Répondre en citant

Bonjour à tous !

Voyage littéraire en Sibérie
Porté par une actualité glaciale, c'est le mot "Sibérie" qui a remporté les suffrages de nos membres ce mois-ci, même si le mot "inconnue" a failli lui piquer la première place au dernier moment !




Comment participer ?
Le but du jeu de ce défi est d'écrire un texte autour du thème et du mot Sibérie et de le proposer ci-dessous ! Vous êtes tout à fait libre d'écrire ce que vous désirez à partir du moment où le mot est utilisé et que le thème est le sujet principal de votre texte !

à vos anoraks, à vos écharpes polaires et surtout, à vos plumes !

Vous avez jusqu'au jeudi 1er mars pour proposer un texte !

Ps : que pensez-vous de l'image ? Avez-vous mieux à proposer ?
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LiliGalipette
Grand prolixe


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MessagePosté le: Jeu Fév 09, 2012 8:55 pm    Sujet du message: Re: Thème du défi d'écriture de février : Sibérie ! Répondre en citant

Bibalice a écrit:
Ps : que pensez-vous de l'image ? Avez-vous mieux à proposer ?


Elle est très bien image ! Mais j'aurais bien vu une plume trempée dans un samovar !

PAS TOUCHE, c'est MON idée de texte. Very Happy (Mais si ça peut faire une image, ok)
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mandarine43
Grand prolixe


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MessagePosté le: Jeu Fév 09, 2012 9:05 pm    Sujet du message: Re: Thème du défi d'écriture de février : Sibérie ! Répondre en citant

Bibalice a écrit:
Ps : que pensez-vous de l'image ? Avez-vous mieux à proposer ?

Je peux prendre une photo de la vue de ma fenêtre sinon !! Laughing Laughing Laughing
(je déconne, bien sûr ! Razz )

Elle est parfaite ton image !! Cool Wink
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Elisie
Grand prolixe


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MessagePosté le: Ven Fév 10, 2012 12:19 am    Sujet du message: Re: Thème du défi d'écriture de février : Sibérie ! Répondre en citant

mandarine43 a écrit:

Je peux prendre une photo de la vue de ma fenêtre sinon !! Laughing Laughing Laughing
(je déconne, bien sûr ! Razz )


Moi aussi, c'est le déluge ce soir Smile

Très bon thème, j'ai hâte de lire les textes proposés !
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lolie77
Débutant


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MessagePosté le: Ven Fév 10, 2012 9:57 am    Sujet du message: Répondre en citant

cool! c'est le thème pour lequel j'avais voté!
Razz
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Bibalice
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MessagePosté le: Ven Fév 10, 2012 12:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Vous préférez la première image ou celle-ci ? (pour le slider et éventuellement le blog ! -et le facebook !)



J'ai dû retailler pour la page d'accueil. C'est moins précis mais pour le coup, je ne pourrai pas faire autrement de ce point de vue là.
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mandarine43
Grand prolixe


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MessagePosté le: Ven Fév 10, 2012 2:11 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Perso, je préfère la première, elle me semble bcp plus explicite pour que l'on comprenne de quoi il est question..... mais ce n'est que mon avis ! Razz
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isallysun
Grand prolixe


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MessagePosté le: Ven Fév 10, 2012 2:13 pm    Sujet du message: Répondre en citant

mandarine43 a écrit:
Perso, je préfère la première, elle me semble bcp plus explicite pour que l'on comprenne de quoi il est question..... mais ce n'est que mon avis ! Razz
et le mien à mon réveil Wink
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LiliGalipette
Grand prolixe


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MessagePosté le: Ven Fév 10, 2012 2:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bibalice a écrit:
Vous préférez la première image ou celle-ci ? (pour le slider et éventuellement le blog ! -et le facebook !)

J'ai dû retailler pour la page d'accueil. C'est moins précis mais pour le coup, je ne pourrai pas faire autrement de ce point de vue là.


Je la trouve très bien.
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DrJackal
Grand prolixe


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MessagePosté le: Ven Fév 10, 2012 5:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Domage j'avais un super texte avec Bip xd
Enfin on va voir si cette jolie image m'inspire Wink
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Bibalice
Grand prolixe


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MessagePosté le: Ven Fév 10, 2012 5:25 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bon c'est celle-ci qui est en home !

Elle est un peu moins lisible mais bon.

Et je confirme le titre de ma nouvelle : "L'inconnue de Sibérie". très inspirée de la vidéo partagée par Lacroute Laughing
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efface



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MessagePosté le: Ven Fév 10, 2012 7:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bibalice a écrit:
Et je confirme le titre de ma nouvelle : "L'inconnue de Sibérie". très inspirée de la vidéo partagée par Lacroute Laughing


Tu m'la présentera..?
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mandarine43
Grand prolixe


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MessagePosté le: Ven Fév 10, 2012 7:48 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bibalice a écrit:
Bon c'est celle-ci qui est en home !

Elle est un peu moins lisible mais bon.

Et je confirme le titre de ma nouvelle : "L'inconnue de Sibérie". très inspirée de la vidéo partagée par Lacroute Laughing

J'aurais dû faire un copyright quand j'ai proposé ce titre ! Laughing Laughing Laughing

En tout cas, j'attends avec impatience le résultat, d'inspiration "croucroutienne"... copyright Lacroute !! Laughing Wink
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Gregory_Lemarchand
Grand prolixe


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MessagePosté le: Ven Fév 10, 2012 9:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La terreur souterraine de la nuit des temps perdus.

Extrait du journal du Professeur William Dyer, université de Miskatonic. 1908

J'aborde à présent la partie la plus cruciale et la plus difficile de mon récit – d'autant plus difficile que je ne peux être tout à fait certain de sa réalité. J'ai parfois l'inquiétante certitude qu'il ne s'agissait ni de rêves ni d'illusion et c'est ce sentiment – étant donné les formidables implications qu'entraînerait la vérité objective de mon expérience – qui me pousse à rédiger ce document.
Dans la nuit du vingt-neuf au trente juin, je fus réveillé par un bruit sinistre et repoussant. Ou plutôt, par une vibration méphitique de l'air, un phénomène révulsant d'outre-monde qui m'évoqua immédiatement les paragraphes les plus noirs jamais couchés sur le parchemin par l'arabe dément Abdul Al-Hazred, que j'avais étudié lors de ma première année de cursus à l'université de Miskatonic -je n'aurais jamais dû suivre ce cours intitulé "Initiation au management, livres maudits, et gestion des ressources humaines dans l'Entreprise".
Je me levais de ma couche, ruisselant d'une sueur glacée par le froid infernal qui régnait dans notre yourte de fortune. En cherchant instinctivement à discerner les corps endormis de mes compagnons malgré l'obscurité totale, je me remémorais le songe qui m'avait mis dans cet état de tension extrême.
Mon inconscient ou une force immémoriale venue d'une autre planète m'avait de nouveau emmené parmi les ruines cyclopéennes de la cité pré-mésozoïque des Grands Anciens. J'avais parcouru cette fois la section jeunesse de la bibliothèque maudite de l'ère des céphalopodes anthropomorphes ailés plutoniens qui vivront huit millions d'années après la fin de l'humanité, des êtres bicéphales qui ne s'exprimeront que par une modulation de l'air obtenue à l'aide d'un muscle annulaire vibrant à la sortie d'un de leur nombreux tubes digestifs. En m'habillant machinalement, je pris subitement conscience que mon réveil était dû à l'appel d'un de ces êtres dont les légendes interdites racontent qu'ils avaient régné sur la Terre avant même que la lune ne se détachât de sa surface. Seule l'horreur absolue qu'impliquait une telle constatation m'empêchait de jurer que cette vibration, plainte lugubre d'un Grand Ancien, n'était pas venue de mon rêve, mais de l'extérieur.
Toujours dans un état second, quasiment hypnagogique, poussé par une incitation irrépressible, qui surpassait à la fois mon instinct de survie, ma rigueur scientifique et mon envie de dormir, je traversai le camp et allai ouvrir l'enclos des chiens. Sans bruit, car eux aussi paraissaient frappés d'une espèce de somnambulisme possédé, je les attelai au traîneau que j'avais préalablement, pour une raison que je ne puis m'expliquer encore, chargé de toute la dynamite destinée à faciliter les entreprises géologiques de notre groupe universitaire de recherches. Je partis ainsi, au beau milieu de la nuit, vers un inconnu qui avait vécu des millions d'années avant la naissance de l'homme.
Après quatre heures de traversée nocturne durant lesquelles les chiens s'étaient guidés eux-mêmes, comme si la force obscure et visqueuse qui avait pris la possession de mon subconscient s'était également emparée des leurs, nous arrivâmes dans une clairière où ils s'arrêtèrent, épuisés.
J'eus la conscience soudaine du vent monstrueux qui cinglait mon visage et compris qu'une tempête s'était levée pendant mon voyage . J'étais seul, au coeur de la nuit, au milieu de nulle part, sans abri, sans vivre, et sans pouvoir retrouver mes traces du fait de la tempête qui avait déjà dû les balayer.
C'est alors que la vibration méphitique retentit à nouveau. Transi de froid, de peur, d'abjection pour ces souvenirs d'une autre époque que j'avais essayé pendant tant d'années de refouler, je me raidis et demandai d'une voix chevrotante :
"Qui.. qui va là ?"
Deux cônes de lumière jaillirent de la forêt de sapins qui m'entourait, très proches l'un de l'autre, comme les appendices immatériels de quelque être tellurique émergé des entrailles de la terre. Les chiens aboyèrent, tandis que je tombai à genoux, terrorisé par ces raies luminescentes qui se rapprochaient de moi. Alors que j'invoquai la miséricorde d'un Dieu auquel depuis de nombreuses années j'avais cessé de croire, une forme émergea de la forêt et s'avança lentement vers moi. L'être était composé d'une sorte de double tronc noir, dont chaque partie était parée de cinq appendices : trois en partie supérieure, et deux très courts en partie inférieure, qui permettaient à la chose de se mouvoir. Sur la partie haute, à un peu plus d'un mètre de hauteur, un appendice de chaque tronc se terminait par une membrane circulaire qui émettait cette lumière impossible, tandis que symétriquement un autre s'achevait par une sorte de tube oblong qui était dirigé vers moi. Enfin, les deux derniers appendices, surmontant chaque tronc, semblaient être le double siège sensoriel de cet être. L'un des deux était couronné de poils rouges. Le monstre, à quelques pas de moi, s'arrêta, et prononça ces étranges paroles d'une autre galaxie :
"-Agent Fox Mulder.
-Agent Dana Scully.
-Nous sommes le FBI !"

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Extrait du journal intime de l'Agent Dana Scully, FBI.
22 septembre 2002.

Chère Kitty,

Mulder est im-pos-sible. Lorsque je suis rentrée dans son bureau, ce matin, il m'a agité une photo sous le nez, et m'a dit, avec son sourire niais de "je-vais-encore-te-montrer-une-connerie-vachement-paranormale" :
"Tu sais ce que c'est, Scully ?"
Là j'ai pris mon air blasé, en partie pour le rembarrer et en partie parce que ça sentait vraiment le renfermé dans son sous-sol :
-Ca ressemble au cratère de Toungouska. Une météorite a explosé au-dessus de la forêt, en 1908, ce qui a créé ce cratère géant et couché tous les arbres dans un rayon d'un paquet de kilomètres à la ronde".
Du coup il a arrêté de sourire bêtement et j'ai été super contente de m'être abonnée à Discovery Channel le mois dernier.
Après un blanc, il est allé se rasseoir à son bureau, pile dans la position qu'il avait quand j'étais entrée, il m'a montré la porte et m'a dit :
"-Scully, tu sors.
-Pardon ?
-Tu sors, tu re-rentres, je me lève de mon bureau, je te montre cette photo, je te demande si tu sais ce que c'est, et toi tu me dis : "Non, Mulder, qu'est-ce que c'est ?"
-Mais pourquoi ?
-Tu vois ce poster derrière moi ?" demanda-t-il en désignant le seul ornement du débarras qui lui sert de bureau.
"-Mulder, pourquoi ce jeu puéril de devinettes ?
-Tu le vois ou tu ne le vois pas ?
-Je le vois, Mulder, je le vois.
-Et que dit-il, ce poster ?
-"I want to believe".
-Et puis ?
-Et puis... c'est tout ?
-Non, Scully, non, ce n'est pas tout.
-Y a-t-il écrit "photo non contractuelle" en tout petit dans un coin ?
-Pas du tout. Ce que dit ce poster, c'est qu'ici, c'est mon bureau. Les affaires non classées, ce sont mes affaires non classées. Ici, le chef, c'est moi. Ton rôle à toi c'est de me faire valoir. Alors, tu sors, tu reviens, et tu me fais valoir.
-Fox, tu me donnes l'impression de m'adresser à un enfant gâté de huit ans."
Evidemment, il s'est mis à pleurer.
"-Samantha a été enlevée par des extra-terrestres quand j'avais huit ans, Scully ! Tu n'as pas le droit de me remémorer de tels souvenirs !"
Sainte Marie mère de Dieu : encore sa soeur ! Kitty, tu te rends compte que c'est son seul mécanisme de défense à tous les problèmes qu'il rencontre ? Même au fisc il leur a parlé de sa soeur !
Bref, je suis sortie du bureau, et j'ai fait comme il a dit.

"-Tu sais ce que c'est, Scully ?
-Oh la la, non Mulder, c'est quoi ?
-C'est le cratère de Toungouska. Une météorite a explosé au-dessus de la forêt, en 1908, ce qui a créé ce cratère géant et couché tous les arbres dans un rayon d'un paquet de kilomètres à la ronde.
-Super Mulder, et tu me montres ça parce que c'est la dernière vignette de ton album Panini des phénomènes rationnels et scientifiquement expliqués ? Les autres-lettres-de-l-alphabet-Files ?"
Il a fait la moue et ses yeux ont commencé à se lubrifier.
"-Non mais ça va Mulder, c'est aussi mon rôle de te vanner avec des arguments scientifiques pour mettre en valeur ta quête du paranormal.
-Bon, c'est vrai. Alors pour te répondre, je te montre cette photo parce que c'est notre prochaine mission : nous allons en Sibérie.
-Mais pourquoi ?
-A cause du cratère de Toungouska.
-Mais ça s'est passé en 1908 !
-Oui mais personne ne l'a jamais expliqué.
-Mais si ! Discovery Channel l'a expliqué ! Avant-hier soir ! La météorite !
-Et si c'était plutôt... une explication paranormale ?
-Mais ça n'a aucun sens, Mulder ! On ne peut pas aller ouvrir une enquête en Sibérie parce que tu as retrouvé une vieille photo en rangeant ton bureau !"
Alors, il m'a regardé droit dans les yeux, et il a chuchoté :
"Scully, je pense que ça a un rapport avec l'enlèvement de ma soeur."

Bref, nous sommes en route pour la Sibérie.

__________________________________________________________________________________________________________________________

Extrait d'une conversation enregistrée dans les locaux des Bandits Solitaires.
Archives secrètes du FBI.

Classé Confidentiel Code 7.65.

Agent Fox Mulder : ... et alors à ce moment-là, en pleine tempête, on débouche dans une clairière et on tombe nez à nez avec...
Richard Langly : Un alien ?
Melvin Frohike : Un petit gris ou un grand bleu ?
John F. Byers : Un polymorphe sans visage ?
Agent Fox Mulder : Non, simplement un type sur un vieux traîneau, à moitié congelé au milieu de ses chiens.
Richard Langly : Tu nous racontes tout ça pour nous dire que tu es tombé sur un péquenaud dans la forêt ?
Melvin Frohike : C'est décevant.
John F. Byers : C'était peut-être un polymorphe sans visage.
Agent Fox Mulder : Non non, il avait un visage. Un visage étrange, d'ailleurs : tout en longueur, rasé de près, la raie sur le côté, avec une mâchoire plutôt forte.
Melvin Frohike : C'est sûr que s'il avait la raie sur le côté, ça devient passionnant.
Agent Fox Mulder : Au milieu de nulle part, à quatre heures du matin, à des semaines de traîneau du transsibérien !
John F. Byers : Il doit bien y avoir des paysans russes propres sur eux, quand même.
Agent Fox Mulder : Mais il n'était pas russe, en plus ! C'était un américain, du Massachusetts. Bon, donc, on tombe sur lui, et je lui demande : "vous avez de la dynamite ?" Alors Scully dit : "Mais enfin Mulder, fais preuve de parcimonie scientifique nom de Dieu ! Sans même parler de la barrière du langage, quelle est la probabilité que ce brave homme transporte de la dynamite ?"
Melvin Frohike : Elle était habillé comment ?
Agent Fox Mulder : Et là le type me répond, en anglais : "Oui, environ cent cinquante kilos.". Alors du coup Scully dit : "Mais enfin, c'est impossible !" Et moi je reprends : "Il y a une trappe scellée à trois cents mètres vers le nord-nord-ouest. Je pense que le seul moyen de savoir ce qui se cache dessous est de la dynamiter. Suivez-nous !" Le gars nous suit en nous demandant de ne pas le manger vivant, alors Scully se plaint qu'on ne sait même pas qui c'est, du coup je lui demande, et il nous dit qu'il s'appelle William Dyer, qu'il est professeur à l'université de Miskatonic, et qu'il est venu en Sibérie pour exorciser des rêves paranormaux qui pourraient avoir un lien avec l'enlèvement de ma soeur.
Richard Langly : Comment a-t-il su pour ta soeur ?
Agent Fox Mulder : Non mais il ne l'a pas dit comme ça, mais il y avait un rapport évident entre ses rêves et ma soeur.
John F. Byers : Quel lien ?
Agent Fox Mulder : C'était paranormal.
John F. Byers. Ok...
Agent Fox Mulder : Bref on dynamite la serrure de la trappe, on ouvre le battant en fonte massive, et là on découvre un tunnel sans fond. Avec une échelle pour y descendre.

__________________________________________________________________________________________________________________________

Extrait manuscrit d'un chapitre perdu des Carnets du Sous-sol, par Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski.
Décembre 1863

Je suis un homme malade... Je suis un homme méchant. Je suis un homme déplaisant. Je crois que... Ah ah ah, messieurs, je crois que je vous l'ai déjà dit. Que voulez-vous, après toutes ces années à vivre dans la solitude et les moisissures du sous-sol, nez-à-nez avec sa propre infamie, on finit par ne plus savoir ce qu'on dit. D'ailleurs, je ne sais plus ce que je disais. Ah, voilà un phénomène plaisant ; d'ailleurs il se peut que je me considère comme extrêmement intelligent pour la seule raison que de toute ma vie je n'ai jamais rien pu commencer, ni finir.
Vous vous imaginez sans doute que j'écris ceci pour me moquer de vous. Je commence, j'évoque, je promets, puis j'abandonne. C'est peut-être le cas. Mais pouah ! N'est-ce pas l'attitude des gens normaux, de promettre et d'oublier ? Je ne suis même pas digne d'eux, effroyable vermine des bas-fonds. Je ne vous épargnerai rien. Alors, je vais tout de même vous raconter.
J'attendais, au fond du sous-sol, glorieusement ignoré de tous, que le compte à rebours périodique prenne fin pour aller me coucher, en espérant dormir d'un sommeil sans rêve. L'oubli est le meilleur ami de l'habitant du souterrain ! Je me plains quand je perds la mémoire, mais comme il est pire de me souvenir !
J'attendais donc. Tout à coup, un bruit infernal m'assourdit, tandis que le sous-sol lui-même fut pris d'un tremblement digne de la dernière agonie d'une enfant phtisique. Lorsque je repris mes esprits, je compris que la détonation venait de l'extérieur. Du monde d'en haut, celui des êtres normaux, civilisés, que j'avais fui jadis pour sombrer dans la débauche puis disparaître dans la nuit. Je boitai péniblement dans le couloir pour tenter de refermer la trappe, mais ils étaient déjà en train de descendre. Ah, lecteur, toi qui ne liras jamais ces lignes, si tu m'avais vu, moi qui te semble si maître de moi, si clairvoyant des tréfonds de l'âme humaine, si stoïque face au sort toujours contraire, faire sous moi comme un insecte apeuré ! J'avais perdu le compte du nombre d'années passé seul dans le sous-sol depuis si longtemps ! Je ne savais plus à quoi ressemblait un autre représentant de l'humanité, ne pouvant compter que sur mes souvenirs vérolés et, parfois, sur le reflet de mes traits ingrats sur la lame d'un vieux couteau émoussé.
Alors que je me cachais dans un coin sous la console télégraphique, j'entendis des voix approcher. Peste soit du monde !


__________________________________________________________________________________________________________________________

Extrait du journal du Professeur William Dyer, université de Miskatonic. 1908

Nous descendîmes, mon étrange compagnon bicéphale et moi, au fond de cette cavité profonde de plus de deux cents pieds. Les parois, qui allaient en se rétrécissant, étaient faite d'un petit appareillage de basalte, comme si cette cheminée avait était bâtie pour s'élever vers le ciel, par une race disparue depuis une époque où les ancêtres de l'Homme n'étaient que des bactéries monocellulaires, avant d'être peu à peu recouverte au fil de millions d'années par une infinité de couches sédimentaires.
Nous arrivâmes enfin en bas, et nous engageâmes immédiatement dans un couloir cyclopéen tout aussi sombre que la cheminée, pavé de dalles octogonales poreuses, et couvert d'une voûte cintrée d'ogive, au bout duquel brillait une lueur indistincte qui aurait pu être le reflet de la mort dans la prunelle d'un céphalopode géant ailé d'un autre univers. Mais je savais que cette lumière émanait d'une rotonde jonchée de débris informes et ceinturée de bas-reliefs ésotériques en demi-ronde-bosse qui racontaient l'arrivée sur Terre de la race des cônes tentaculaires à demi-végétaux et à têtes étoilées avant leur bataille fratricide contre les belettes phosphorescentes à huit testicules de la planète Saturne, que même l'arabe dément Abdul al-Hazred n'ose pas évoquer dans les pages maudites du terrible Necronomicon.
Comment pouvais-je me souvenir de cet endroit, qu'aucun pied humain n'avait semble-t-il jamais foulé ? Comment pouvais-je deviner la forme exacte et minutieuse de chaque trait et spirale de ces étranges iconographies tombées dans l'oubli ? Et pourquoi l'être bicéphale n'arrêtait-il pas de se chamailler avec lui-même à propos de la science et de la foi ?
Nous débouchâmes enfin dans la rotonde dont j'avais rêvé nuit après nuit pendant toutes ces années. Les mots ne sauraient rendre que bien peu du désordre de terreur et de confusion qui tourmentait mon esprit.
"-Je connais cet endroit, dis-je à l'attention du Grand Ancien bicéphale.
-Et lui, vous le connaissez ? Me demanda celui-ci en me désignant un petit être rabougri au teint livide, recroquevillé sous une console, et répandant autour de lui une insupportable odeur âcre et putride.


__________________________________________________________________________________________________________________________

Extrait du journal intime de l'Agent Dana Scully, FBI.
24 septembre 2002.

Chère Kitty,

Mulder est im-pos-sible. Alors que nous étions dans une base secrète souterraine du dix-neuvième siècle en Sibérie, il demande au type qui puait la merde sous une espèce de poste de télégraphe :
"-Agent Fox Mulder, FBI. Qui êtes-vous ? Et que faites-vous là ?
-Mais enfin Mulder, lui dis-je, déjà on tombe sur un type dans la forêt qui s'avère parler anglais et disposer de la dynamite dont tu as justement décrété avoir besoin un quart d'heure auparavant, et comme si cette incroyable coïncidence ne te suffisait pas, maintenant tu t'imagines que celui-là va aussi te répondre ?
-Je... Je m'appelle Fédor, a répondu l'autre avec un accent moitié russe moitié anglais. Je m'appelle Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski et j'ai été déporté ici en tant que membre du cercle de Petrachevski..."
Moi et le professeur Dyer, on ouvre nos yeux de scientifiques ronds comme des soucoupes, tandis que Mulder demande :
-Où est ma soeur ?
-Non mais Mulder, il vient de te dire qu'il s'appelait... Dostoïevski ! Et regarde-le ! Je veux dire, il est amaigri et il s'est chié dessus, mais... c'est LE Dostoïevski !
-Dostoïevski ? Demande Mulder... Tu veux dire, le mec qui pouvait s'étirer dans tous les sens et passer par des fentes, ou celui qui se sentait obligé de tourner tout le temps à droite en voiture ?
-Dostoïevski Mulder ! L'écrivain ! Tu sais, Crime et Châtiment, Guerre et Paix, Monstres et Cie ?"
Le professeur Dyer ajoute :
"Il devrait être mort depuis au moins vingt ans !"
Je m'exclame : "Comment ça vingt ans ? Il est mort au dix-neuvième siècle !"
Tout à coup, un coucou coucoute. Mulder sort son arme de service pour une raison qui m'échappe, abat le coucou pour une raison qui m'échappe encore plus, tandis que Dostoïevski émerge de sous la console.
"Je dois... Il faut" Dostoïevski hésite. "Il faut... que... je rentre le code télégraphique et que j'appuie... sur le bouton."
Mulder le met en joue et lui sort :
"-D'abord, dis-moi où est ma soeur !"
-Je dois vraiment rentrer ce code pour relancer le compte à rebours ! gémit Dostoïevski. Sinon, un grand malheur va se produire !
-En quelle année croyez-vous être ? je demande à Dyer.
-J'ignore comment comptent les Grands Anciens, mais pour nous autres humains nous sommes le 30 juin 1908 après la naissance du Christ.
-Mulder ! C'est la date de..."
Mais Dostoïevski me coupe la parole, il se met à hurler :
"Je dois télégraphier ce code ! Ca fait cinquante ans que je le tape toutes les vingt-sept heures ! Laissez-moi faire ou un grand malheur va se produire ! Une faille va s'ouvrir dans la matrice même de l'univers ! Le temps va s'arrêter et un passage avec le monde qui ne connaît pas la matière va être généré !
-Je comprends," dit Dyer. "Ce télégraphe sert à retenir l'invasion de la Grand-Race de céphalopodes végétaux à cornes qui va déferler sur le système solaire comme l'ont prévu les Grands Anciens il y a plusieurs millions d'années, avant même que la vie n'apparaisse sur cette planète.
-Ordure ! gueule Mulder en dirigeant son arme sur le professeur Dyer. Vous êtes de connivence avec le russe depuis le début !"
Dostoïevski dit un truc en russe. Mulder le remet en joue.
"-Mulder ! Baisse ton arme !" Je hurle à mon tour. "Je ne sais pas comment c'est scientifiquement possible, mais tu avais raison ! Le temps s'est arrêté, nous sommes le jour de Toungouska et ce qui va se passer n'a rien à voir avec une météorite !"
Mulder baisse enfin son pistolet, mais simultanément le visage de Dostoïevski se détend totalement, et ses yeux se voilent. L'auteur russe dit : "Je sens... la paix intérieure... enfin." avant de s'écrouler sur sa console.
"-J'ai pas tiré !" Se défend Mulder.
-Abruti, il fait une crise d'épilepsie !
-Le bouton ! A dit Dyer. En tombant, il a appuyé sur le bouton sans télégraphier le code ! Que va-t-il se passer ?"
Après ça, c'est le trou noir.

Nous nous sommes réveillés, Mulder et moi, à trente kilomètres de Vladivostok, dans une cabine de première classe du transsibérien. Aucune trace de Dyer ni, évidemment, de Dostoïevski. Nous sommes le 25 septembre 2002. J'ai été prise de nausées ce matin, par conséquent je pense que toute cette affaire doit avoir une explication rationnelle, sûrement liée à une intoxication alimentaire due à la cantine du wagon-restaurant.
Mulder vient de trouver une boucle d'oreille sous son siège et pense qu'elle devait appartenir à sa soeur.


Dernière édition par Gregory_Lemarchand le Sam Fév 11, 2012 9:18 am; édité 1 fois
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LiliGalipette
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MessagePosté le: Ven Fév 10, 2012 10:04 pm    Sujet du message: Répondre en citant

@ Gregory_Lemarchand :

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J. J. Abrams a trouvé son fils spirituel !!! Je suis soufflée !


Dernière édition par LiliGalipette le Ven Fév 10, 2012 10:09 pm; édité 3 fois
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