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    RemyBabelio le 08 décembre 2017
    Bonjour à tous 


    Bientôt la fin de l'année et donc la dernière occasion d'organiser un défi d'écriture en 2017. Le thème de ce mois saura mettre vos plumes à rude épreuve ...


    Le Père Noël existe ! 





    Comme d'habitude, vous pouvez laisser libre cours à votre imagination et interpréter le thème comme bon vous semble...



    La longueur comme le genre de votre participation sont libres, il vous suffit pour participer de publier ici votre texte en cliquant sur "répondre" avant le mardi 2 janvier à 23h59.


    Un ouvrage est à gagner pour le vainqueur.


    A vos plumes, prêt, partez !
    Sflagg le 09 décembre 2017
    Salut !


    Voici ma participation, pas forcément tout à fait dans le thème, mais s'en rapprochant fortement tout de même, je pense. Et à ne pas faire lire aux enfants et à tous ceux qui croient encore au père Noël.


    Petit conte de Noël :
     
     « — Papi ! Papi ! Appelait une petite fille en entrant en trombe dans le salon où celui qu’elle recherchait se trouvait, comme d’habitude, assis dans son fauteuil au coin de la cheminée holographique et, étant donné l’époque, du sapin de noël tout aussi holographique.

    — Qu’est-ce qu’il y a ma petite chérie ?

    — Y a Gustavinal qui dit que le père Noël a pas toujours existé.

    — Hum ! je vois. Di-moi, tu as quel âge maintenant, ma petite Gunégonale ?

    — Bé ! voyons papi j’ai sept ans. Tu te souviens pas ? On a fêté mon aniv le mois dernier.

    — Sept ans ! Tu es donc assez grande pour connaitre la vérité maintenant. Ton frère à raison !

    — Je le savais ! je le savais ! chantonna ce dernier en entrant à son tour dans le salon.

    — Au lieu de fanfaronner, viens donc t’assoir près de ta soeur que je vous raconte toute l’histoire depuis le début.

     Les deux enfants vinrent en trottinant s’affaler sur le tapis, pas holographique lui, aux pieds de leur grand-père, après quoi ce dernier débuta son récit :

    — Au commencement, il y a environ trois siècles, le père Noël ne fut que la brillante invention publicitaire d’une marque de soda gazeux plein de sucre et de produits chimiques qui par chance a disparu depuis. Ce personnage ventripotent, à la barbe blanche et au costume rouge étant lui-même inspiré d’un autre représentant de Noël, le Saint Nicolas. Pendant des décennies il ne fut alors qu’un mythe qui faisait rêver les enfants, mais aussi un peu les adultes.

     Puis, un jour, vint au monde un bébé qui à l’âge adulte dota les robots de l’intelligence artificielle. Cela se passa dans les années 2120, après la « Longue Guerre », et cet homme n’était autre que le non moins célèbre Alan Neeson.

      Neeson était parti de rien, comme on dit. Né dans une petite ville oubliée d'un pays obscur, il grandit dans la misère et ne connut que peu de Noël joyeux. C’est surement pour ça qu’il passa une partie de sa vie à chercher un moyen pour que cela n’arrive plus à aucun enfant dans le monde. Et un beau jour il trouva. Il venait juste de percer les mystères de l’intelligence artificielle, et c’était là que se trouvait la solution.

     Si le père Noël ne pouvait être un être surnaturel, vu qu’ils n’existent pas ; ni un être humain, trop mortel, pas assez puissant ; ni un extraterrestre, pas encore découvert et ne se trouvant donc pas sur la Terre à cette époque  ; il ne pouvait être qu’un robot.

     À partir de là, il alloua une partie de ses revenus, qui ne faisaient que grossir, de son temps, et de son énergie à son grand projet : construire le village du père Noël ! Et il y arriva. Ho ! bien entendu, cela ne se fit pas tout seul.

     D’abord il fallut décider où il se situerait. Beaucoup de nations, car à l’époque il y avait encore des nations et pas encore les États-Unis de Terre comme aujourd’hui. Beaucoup de nations, donc, se proclamaient patrie de ce lieu mythique n’existant pourtant jusqu’à lors que dans les royaumes de l’imaginaire. En suite il fallut qu’il ait l’accord de toutes ces mêmes nations, et même les autres, pour que son droïde père Noël ait le droit de les survoler dans son traineau tiré par des rennes tout aussi robotisés. Enfin, il dut convaincre les parents de laisser une fenêtre de leur demeure ouverte pour qu’un robot déguisé en père Noël puisse rentrer déposer des cadeaux au pied de leur sapin.

     Autant vous dire, les enfants, que tous ce beau monde le pris pour un bel illuminé, un doux rêveur et qu’aucun n’était prêt à le suivre dans ses élucubrations. Alors, comment y est-il arrivé ? Personne ne serait capable de le dire, peut-être à force de persévérance. Quoi qu'il en soit, il y est arrivé ! Et c’est pour ça que cette nuit, pendant que vous dormirez, un vrai père Noël et non vos parents comme autrefois, viendra déposer de jolis cadeaux pour vous. Fin de l’histoire ! Alors qu’en as-tu pensé ma petite chérie ?

    — Que c’est une très belle histoire et que ça devait pas être drôle Noël pour les enfants d’avant. Tu viens Gustavinal ? On va demander à maman de nous préparer un chocolat au lait avec de la guimauve fondue dedans. »

    En regardant ses deux petits enfants s’enfuir vers la cuisine il souriait, se disant que certaines choses, comme l’attention réduite d’un enfant ou le plaisir de ce même enfant pour le chocolat au lait et guimauve, étaient immuables et que c’était tant mieux. Comme, aussi, le fait que l’on ne disait toujours pas de nos jours toute la vérité sur Noël aux enfants, comme le fait qu’il n’y avait pas qu’un seul père Noël robot, et encore moins qu'un d’entre eux n’était pas vraiment un robot, et qu’il se nommait Alan Neeson.

     

    Fin !

    Décembre 2017, S.Flagg !!

    Bonne lecture, bonne écriture et, un peu en avance, joyeux noël et bonne fin d'année !!
    scooby le 13 décembre 2017
    Le père Noël existe
    Dans le cœur des enfants
    Depuis leur plus jeune âge
    Pourquoi pas pour les grands?
    Le père Noël existe
    Il nous fait rêver
    Nous permet d'espérer
    Que tout peut arriver
    Le père Noël existe
    Nous apporte des joies
    Des sourires, de l'émoi
    Nous ne sommes plus tristes
    Le père Noël existe
    Des cadeaux pour les enfants
    De la joie pour les parents
    Rien n'est trop beau
    Caroline-H le 15 décembre 2017
    Chaque année, d’aussi longtemps qu’elle s’en souvienne, Molly attend le premier décembre avec impatience ; un mois tout entier consacré à l’esprit de Noël dont elle savoure chaque instant. Elle aime se réveiller le matin et compter le nombre de dodos qu’il reste avant Noël. Elle aime se précipiter sur son calendrier de l’avent, et déposer le chocolat sur sa langue et le suçoter jusqu’à ce qu’il fonde entièrement dans la chaleur de sa bouche. Elle aime que toute sa famille se rassemble, portant leur plus belle tenue, et que leurs rires envahissent la maison.  Ce qu’elle aime par-dessus tout, ce sont les cadeaux. Lorsqu’elle sort de sa chambre le 25 au matin, et que le doux scintillement des guirlandes du sapin se reflètent sur le sol au bout du couloir, elle se précipite toujours, ne pouvant plus attendre, voulant être la première ; celle qui à la chance d’être seule dans cette grande pièce envahie de cadeaux de toutes les couleurs. Elle se sent toute petite face à ce grand arbre.  mais cette chaleur ne manque jamais de l’envahir, et elle éprouve cette sensation intense de paix, de bonheur. Et c’est ce moment qu’elle préfère dans  l’année…

    Mais cette année, elle est un peu préoccupée. A quelques jours de Noël, il y a ce débat qui fait des ravages dans la cour de récré ; il parait que le père Noël n’existe pas. D’un côté les garçons du terrain de foot et les filles les plus populaires crient haut et fort que ce sont les parents qui mettent les cadeaux sous le sapin ; tout le monde n’a pas de cheminée, et toutes les portes sont fermées à clés et en plus, comment c’est possible de faire le tour du monde en une seule nuit ? Et puis, il y a ceux qui sont absolument outrés par de tels propos ! Mais bien sûr que le Père Noël existe, c’est juste qu’il est magique, même que j’ai déjà vu son traîneau, de loin, dans le ciel !  Tout le monde sait ça, et d’ailleurs tu n’as qu’à demander à ma mère, elle te le dira !

    Molly, elle, se pose des questions, alors elle ne dit rien. Elle va bientôt avoir huit ans, et cette année, elle a pris pour habitude de regarder les infos-de-la-télé, le midi,  lorsqu’elle rentre pour manger. Elle « suit les actualités », et elle se sent plus grande. Alors ce midi, elle est attentive au sommaire de l’émission, et elle dresse l’oreille lorsqu’une journaliste se rend dans le chalet du Père Noël, en Finlande. Et oui, en effet, cette dame emmitouflée dans sa doudoune, le nez tout rouge pointant de derrière son micro, se rend apparemment dans LE village du Père Noël, avec les rennes et l’atelier et tout et tout.

    D’après ce qu’elle a compris de l’interview, le Père Noël vit en Finlande et non pas au Pôle Nord (La Finlande, c’est en Europe. Elle le sait car un intervenant leur a distribué des cartes du monde pour expliquer ce qu’était l’Union Européenne. Bref).Le Père Noël est trop vieux, ça se voit. Il était affalé dans son fauteuil, et apparemment, il est à la retraite. Il a confié sa tâche aux parents, parce qu’il a des centaines d’années, et il est juste trop fatigué, maintenant, au 21ème siècle. Il y a de quoi être perdu, c’est normal que tous les enfants ne soient pas d’accord! Et tous ces chuchotements chez les parents qui ne semblent pas en savoir d'avantage!

    Elle se dit que le Journal de 13h de France 2 est très sérieux, que ses parents le regardent depuis toujours et donc qu’il ne peut QUE s’agir de la vérité.

    Alors l’après-midi même, Molly raconte à tous ses camarades ce qu’elle a vu aux infos-de-la-télé. Et même que c’était sur France 2, la chaîne des adultes. A part sa meilleure amie, personne ne l’écoute vraiment. Il faut dire qu’ils ne comprennent pas tout ce qu’elle raconte.

    Lorsque sa mère vient la chercher à l’école le soir, Molly lui fait part de la polémique du jour, que ses copains assurent que le Père Noël n’existe pas (elle ne parle pas du rôle des parents, n’ose pas lui demander directement). Sa mère lui demande « qu’est-ce que tu crois, toi ? ».

    Et là, soudain, Molly a les joues en feu.
    baka789 le 15 décembre 2017
    Aujourd'hui j'ai reçu une lettre un peu spéciale.
    J'ai l'habitude de traiter des plaintes de clients pas contents, car oui je travail dans une société de vente en ligne.
    Mais là vraiment , c'est une première.
    Le père noël en personne m'a écrit .
    En voici une copie.


    Madame, monsieur .
     Ne maîtrisant pas bien les formules de politesse de votre monde, je viens directement m'adresser à vous , pour dire stop .
    Car oui , à cause d'un dysfonctionnement trop compliqué à expliqué, mais qui se résume très bien .
    Je suis en train de disparaître.
    Après investigation, il s’avère que vous faites mon travail.
    Normalement , je devrai être ravie .
    Mais le problème, c'est que de ce fait , je deviens inutile, donc je disparais.
    Je vous demande de faire quelque chose.
    Merci par avance d'une réponse de votre part  .

    Santa Claus

    Je ne sais pas quoi lui répondre, et vous , vous diriez quoi?
    Laerte le 19 décembre 2017
    Voilà, voilà! J'arrive! 
    Pas mal du tout, ce que je viens de lire. 

    Pour moi, ce mois ci, ce sera donc ça (merci pour votre indulgence)  : 

     Père Noël ? Un boulot de ouf.

    24 décembre au matin, c’est la fièvre dans le bureau qui bruit doucement. Parfois, un son plus fort parvient de l’entrepôt voisin. C’est une palette qui a été posée trop vite ou un carton qui est tombé. Puis le bourdonnement sourd reprend.
    Tout le monde s’agite à qui mieux mieux, surtout le patron.

    -          Laerte, tu sais où sont mes lunettes ?

    -          Oui, Monsieur, sur votre nez.

    -          Ah ! Oui, merci ! Mais cesse de m’appeler Monsieur, j’ai un nom, bon sang !

    -          Oui, je n’y arrive pas, euh… Monsieur.

    -          Oui, bon, tu as des nouvelles du cargo chinois ?

    -          Oui, il est au Havre en cours de déchargement.

    -          D’accord, tu leur dis de laisser tout ça sur le port, je passerai chercher tout le chargement directement sur place. Comme ça, je commencerai par la Normandie et après, je verrai comment j’enchaîne.

    -          J’ai eu un appel de Libourne, à propos de la petite Agathe qui voudrait un petit frère.

    -          Mais, j’ai déjà répondu des milliers de fois à ce sujet. Ce n’est pas possible. D’abord, parce que je risque des ennuis avec les papas, et puis il faut que les mamans soient d’accord. Ça encore, je pense qu’elles ne demanderaient pas mieux.

    Il prend un air avantageux en se caressant doucement la barbe, puis il ajoute :

    -          Mais non, il faut prendre son temps pour ces choses là. Et là, je n’en ai vraiment pas. Donc, tu lui fais mettre de côté une poupée garçon, et hop ! ça ira. Et sinon, au garage, ils ont réparé le patin du traineau ?

    Il m’a déjà demandé la même chose quatre fois.

    -          Mais, oui ! je vous l’ai dit tout à l’heure !

    -          Oui, bon, dis tout de suite que je perds la boule. Tu verras quand tu auras mon âge !

    -          Sinon, j’ai aussi reçu un courriel de Saint Nicolas. Il a été débordé le jour de sa fête, et il n’a pas pu faire sa distribution en Alsace. Il demande si vous pouvez, cette année, vous en occuper.

    -          Ah, non ! C’est pas possible ! Chaque année, c’est la même chose. Il faut sans arrêt venir à son secours. Et puis, il a conscience que les petits Alsaciens sont encore en train d’attendre ? Il a de la chance que je sois gentil et que je sois trop occupé pour l’appeler. Je lui aurais passé un sacré savon au Nicolas, saint ou pas.

    -          C’est juste pour cette année, qu’il a dit !

    -          Oui, c’est ça ! Il dit la même chose tous les ans. Cette fois, c’est l’Alsace, l’année dernière, c’était la Saxe. Et l’année prochaine ? La Suède ?

    -          Oui, mais il n’est pas comme vous avec une équipe pour l’épauler. Il est presque seul pour tout faire.

    -          Oui, peut-être, mais il a moins de pays à sa charge. Maintenant, j'ai la Chine qui s'y met aussi. Tu te rends compte qu'ils sont plus d'un milliard.
    Il s'arrête un instant pour réfléchir puis ajoute :
    -         Tu sais, je pense qu’il va falloir faire une réunion avec les autres : Saint Nicolas, la Petite Souris, les Cloches de Pâques, Baba Yaga, Croquemitaine. Enfin, bref ! Tous les mythes enfantins pour redéfinir nos domaines de compétence.

    -          D’accord, Monsieur, je vais noter de vous en reparler quand on sera plus au calme.

    -          A part ça, les rennes, comment vont-ils ? Ils ont eu assez de lichen ?

    -          Oui, il y a eu juste un problème avec Danseuse qui avait un caillou entre ses deux sabots à la patte arrière droite. On l’a soignée et elle va bien.

    -          Ah, ma Danseuse ! Toujours un peu fragile. Et très douillette, c’est vrai. De toute façon, ils n’ont pas à poser le pied par terre.

    Il finit par s’assoir et se pencher sur les cartes routières pour faire son itinéraire. Les routes, il s’en moque, mais il ne peut pas s’empêcher de préparer son itinéraire avec minutie.

    Son principal problème, c’est le chargement. Au début, tous ces jouets entassés dans le traineau représentent un poids colossal. Les rennes peinent à chaque démarrage. Cette année, il a décidé de commencer par la Normandie, ce n’est pas le plus pratique, mais le Vieux a de la ressource et de l’expérience.

    Soudain, il se redresse.

    -          Dis donc, tu as répondu à BFMTV ?

    -          Oui, je leur ai dit que vous n’accordiez aucune interview pour qui que ce soit.

    -          Ils devraient le savoir depuis le temps que je leur dis. Chaque année, c’est pareil. Quand on approche de la date, ils me relancent.

    -          Ben, oui, pour eux ce serait le scoop du siècle.

    -          Tu parles d’un scoop. Ils n’ont pas compris que ce qui compte, c’est ce que pensent les enfants qui croient en moi. Les laisser imaginer, c’est ça qui est important.

    Les heures passent à toute vitesse, le ciel s’assombrit.

    La nuit tombe.

    Il est l’heure de partir. Le traineau est surchargé, les rennes attelés pleins d’énergie piaffent d’impatience. Ils savent bien que c’est leur nuit. Celle qui une fois par an fait qu’on les admire, qu’on les aime plus qu’à n’importe quel moment de l’année.

    -          Bon allez ! mon gars, on y va !

    -          Bon voyage, Monsieur !

    -          Arrête de m’appeler « Monsieur ». Comment je m’appelle ?

    -          Euh ! Ben… Nestor.

    -          Eh, bien, tu vois quand tu veux ! Allez salut, à demain !

    -          Bonne route, Nestor !
    Je n'ai jamais compris pourquoi le Père Noël veut qu'on l'appelle Nestor.
    Krout le 28 décembre 2017
    Cher RemyBabelio,



    Laissez-moi vous dire en toute gentillesse que votre défi d'écriture de ce mois est une honte. Tout simplement une honte. Un scandale éhonté. Je me suis étranglé en voyant le titre, une deuxième fois à cause de la photo. C'est beaucoup.
    Rien que le titre aguicheur porte en lui-même une bien fielleuse suspicion : "Le Père Noël existe !" Comme si cela valait une mention. Comme si c'était une nouveauté. Comme s'il y avait de quoi s'étonner.
    Auriez-vous écrit il y a quelques semaines "Johnny Hallyday existe !" : ça, oui c'était un titre, pour le 6 décembre, la fête de St Nicolas, ce concurrent déloyal. Et vous auriez eu moultes Babéliotes pour se précipiter, prendre leur plume, partager leurs émotions.


    Mais je vous le demande oseriez vous titrer "Emmanuel Macron existe !" ? Non, c'est idiot. Sauf bien entendu si vous vouliez jeter le doute ! Pour faire tomber du même coup la république ! Oui, le voilà votre but : faire tomber la république !
    Vous voilà démasqué. Vous, RemyBabelio, êtes pire qu'un djihadiste dans votre infâme rhétorique ! Démasqué, voir, c'est vite dit, car bien évidemment vous vous cachez derrière un avatar qui vous protège.
    Enfin cela est un problème qui regarde votre président, j'ai bien assez des miens.


    Du reste par la présente, je vous informe au passage avoir mis mes avocats sur l'étude des moyens d'obtenir réparation de ce pernicieux défi d'écriture qui vient gâcher ce mois de décembre et la belle fête de Noël pendant laquelle tous les enfants du monde espéraient mon passage.
    Passage que je veux toujours discret, me dissimulant aux regards des adultes pour n'apparaître qu'aux yeux éblouis des enfants.
    Si vous leur demandiez, les plus naïfs vous feraient peut-être encore à tort confiance au point de vous révéler que je n'ai rien à voir avec l'usurpateur de votre photo montage dont sa tenue et son attelage indiquent qu'il sort tout droit d'un asile suédois.
    Un fou : qui d'autre monterait sur un traineau Ikea trainé par un animal en plein burn out ?


    En attendant de vous revoir à la barre, veillez agréer, cher RemyBabelio, mes salutations distinguées.



    Père Noël
    Sflagg le 28 décembre 2017
    Salut !

    Krout , j'ai cru que vous étiez sérieux en lisant le début, puis, quand j'ai compris,  j'ai éclaté de rire. Trop bien trouvé, bravo ! J'adore !!
    Laerte le 29 décembre 2017
    Je n'ai pas pu résister à déposer une autre histoire sur ce défi d'écriture.
    J'ai essayé de ne pas le faire trop long, mais c'était difficile.

    EXPEDITION LAPONE

    J’étais arrivé en Laponie depuis quelques jours seulement lorsque je fis la découverte qui bouleversa ma vie.

    Ce voyage que j’avais préparé de longue date en vue de mieux connaitre les conditions de vie des Lapons et de leur relation avec les rennes avait fort bien commencé. J’avais débarqué au mois de septembre à l’aéroport de Kittilä en Finlande, puis j’avais pris une voiture pour filer vers le nord jusqu’à Utsjoki, à la frontière avec la Norvège. La route avait été monotone et interminable, traversant une toundra sans relief pendant plus de trois cents kilomètres.

    Quand j’arrivai à Utsjoki, je me mis en quête d’un guide pour m’accompagner sur les pâturages de rennes. Je trouvai un garçon sympathique du nom de Matti. Il était blagueur et volubile et ça tombait plutôt bien pour moi qui suis du genre taiseux. La difficulté résidait dans son anglais approximatif qui correspondait au mien tout aussi malhabile et inexpérimenté. Nos conversations ne consistaient qu'en des mots isolés jetés sans phrase. Ce n’était pas très académique, mais cela suffisait à nos besoins.

    Il m’entraina rapidement sur les pistes à travers des paysages légèrement plus vallonnés que ce que j’avais vu jusque là. Néanmoins, il y avait des arbres à perte de vue qui conférait à l’ensemble un aspect un peu angoissant. Bien qu’on fût encore en été, il faisait plutôt froid pour un Européen du sud.

    Le soir, nous trouvâmes un endroit un peu plus dégagé pour bivouaquer. C’est là qu’il me parla dans son sabir incertain, d’un vieil homme qui vivait très loin dans la forêt. On ne connaissait son existence que par des récits plus ou moins crédibles et il était très difficile de savoir si l’information était digne de foi. Néanmoins, ceci m’intrigua et j’essayai de lui en faire dire un peu plus. Et là, brutalement, il devint beaucoup plus réticent.

     Je le pressai un peu et je finis par comprendre que le sujet l’embarrassait. Il répéta plusieurs fois : « chaman, chaman ». En fait, les Lapons sont christianisés depuis longtemps mais il subsiste chez eux un fond de religion ancienne dominée par les esprits de la Nature et les superstitions.

    Matti emporté par son bavardage, en avait trop dit et il se rendait compte qu’il risquait de révéler certains secrets et que ça pourrait lui attirer des ennuis.

    Je n’insistais pas mais je me promis de revenir sur la question plus tard.

    J’en eus l’occasion quelques jours plus tard quand nous étions autour de notre feu de bivouac. En levant la tête, j’aperçus une ombre dans le ciel. Cela semblait traverser les nuages et ressemblait à un attelage emmenant une charge. Ce fut extrêmement bref mais suffisamment clair malgré tout. Je regardais Matti, qui paraissait mal à l’aise. Je me fis la réflexion qu’il avait vu la même chose que moi. Je l’interrogeais :

    -          T’as vu ?

    -          Hein ? Quoi ? Vu quoi ?

    Visiblement, il n’avait pas envie d’en parler. Je n’insistai pas de peur de le braquer, après tout ma vie dépendait de lui jusqu’à la fin de mon voyage.

    Ce fut trois jours plus tard que la situation évolua. Nous marchions depuis deux heures en direction du Nord, lorsque nous aperçûmes une maison dans le lointain. On la voyait forcément de très loin puisqu’elle était rouge avec des encadrements blancs. Au milieu de toute cette verdure grisâtre, elle faisait une tache.

    Matti semblait mal à l’aise. Je sentais qu’il n’avait pas envie qu’on s’en approche. Pourtant, il ne pouvait pas m’en empêcher. Dans cette région totalement inhabitée, trouver une maison était extraordinaire, inespéré.

    J’avançai donc vers cette batisse et en m’approchant je vis peu à peu se former les détails et surtout, comble du bonheur, de la fumée qui sortait de la cheminée.

    Matti suivait, mais avec réticence. Quand nous ne fûmes plus qu’à cent mètres environ, il s’arrêta. Il paraissait terrorisé. Je me retournai et lui dis de ne plus bouger et de m’attendre là où il était.

    Je continuai et alors que j’arrivai devant la porte, celle-ci s’ouvrit brusquement et un grand vieillard apparut. Il était vêtu d’une chemise à carreaux du genre bucheron canadien et d’un pantalon retenu par de larges bretelles. Mais ce qui retenait l’attention, c’était sa figure bonhomme soulignée par une barbe blanche et fournie et surmontée par une tignasse drue, un peu hirsute. Il m’adressa un salut dans une langue que je ne compris pas. Je lui répondis en anglais que je ne comprenais pas ce qu’il me disait.

    -          Ah ! tu es français. Entre donc !

    Rien qu’à mon accent, il avait compris d’où je venais. Je le regardai interdit, vaguement inquiet. Il eut un rire tonitruant.

    -          Ne t’inquiète pas, j’ai quelques connaissances dans des langues  variées. J’ai beaucoup de temps à consacrer à l’étude et j’en profite. Allez, viens !

    C’est alors qu’il vit Matti qui ne perdait pas une miette de la scène qui se déroulait non loin de lui. Il était fasciné par mon interlocuteur. Son aspect bonhomme paraissait calmer ses angoisses. Le vieux l’interpella :

    -          Allez, viens, n’aie pas peur. Je ne suis pas un troll.

    Il ajouta pour moi seul :

    -          J’ai souvent des problèmes avec les Sami. Ils voient des esprits maléfiques partout. Il faut dire qu’ils n’habitent pas la région la plus riante du globe.

    Matti arriva doucement, avec précaution, comme s’il s’attendait à être victime d’une quelconque sorcellerie. Ce n’est pas sans apréhension qu’il pénétra finalement dans la maison. Il y régnait une douce chaleur qui faisait du bien. L’air sentait le feu de bois et l’intérieur était aménagé sobrement mais avec des meubles et des objets originaires du monde entier.

    -          Venez vous asseoir, je vais vous servir du thé. C’est pas du thé comme vous le connaissez, ici, on boit du thé sámi.

    Il parlait français avec aisance. Matti ne comprenait rien mais semblait moins effrayé. Il eut même un sourire ravi quand le vieil homme lui présenta le breuvage qu’il avait préparé.

    -          Comment as-tu appris à parler français aussi parfaitement.

    -          Oh ! je me flatte d’avoir quelques facilités avec les langues. Je parle aussi le sámi, le finnois, l’anglais et quelques autres. Il faut dire que je n’ai que ça à faire pendant des mois.

    -          Tu vis très isolé.

    -          Oui, je ne vois jamais personne sauf à la fin de l’année où je voyage beaucoup. Peut-être trop en si peu de temps. Mais c’est ainsi !

    La porte s’ouvrit soudain et je vis apparaitre une créature absolument inattendue dans cet endroit. Ce fut comme si la cabane avait d’un coup été éclairée par une lumière surnaturelle. C’était une jeune fille blonde au regard d’un bleu intense, belle comme un rayon de soleil.

    -          Ah ! Voici ma fille. Elle s’appelle Marie. Elle est… Euh ! tout simplement ma vie.

    Je regardais Marie et je comprenais qu’on pouvait sans doute ne vivre que pour la regarder et en la regardant avoir ce qu’il faut pour vivre.

    -          Marie, voici ces deux voyageurs qui ont la gentillesse de nous rendre visite. L’un est français et l’autre est son guide sámi.

    -           Bienvenue à vous. Vous cherchiez le Père Noël ?

    Sa question me fit sursauter. Elle était un peu trop grande pour croire encore au Père Noël. Le père, de son côté, affichait un sourire narquois. Il s’amusait beaucoup de voir ma mine perplexe.

    -          Tu te dis que ce n’est plus de son âge, n’est-ce-pas ? Eh bien ! si. C’est de son âge, figure-toi, et c’est du tien aussi, car tu l’as devant toi.

    -          Quoi ? Qui ? Je ne comprends pas ce que tu veux me dire. Qu’est-ce donc que tu me racontes ?

    -          Le Père Noël, dont on t’a parlé quand tu étais tout petit et dont on t’a dit plus tard qu’il n’existait pas.

    -          Oui.

    -          Eh bien ! C’est ton serviteur. Oui, c’est moi !

    Je regardais le bonhomme avec l’impression que la solitude lui avait un peu dérangé la tête. Je regardais Marie, j’étais encore sous le choc de son apparition dans la cabane. Matti, de son côté, nous observait tour à tour sans comprendre ce qui se passait. Etions-nous tombés dans une maison habitée par des fous ? Ou se moquaient-ils de moi ?

    -          Allez, venez !

    Le vieux nous entraina dehors. Je fus tout d’abord saisi par un vent très frais que ne compensait pas la chaleur du soleil encore très haut dans le ciel. Arrivés derrière la maison, je découvris un corral où étaient enfermés des rennes.

     J’en comptais neuf, paisibles et très bien nourris. Puis, je fus conduit dans un hangar où mon hôte me montra un énorme monticule bâché. Il enleva la toile et apparut alors, un grand traineau tout rutilant, couvert de paillettes scintillantes et de décors dorés.

    -          Alors ? tu me crois, maintenant ?

    Encore peu convaincu, je ne répondis pas. Il nous ramena dans la maison, nous fit asseoir et se mit à raconter.

    -          Oui, je suis le Père Noël. Pendant des années j’ai assuré mon service annuel de distribution de cadeaux. Mais petit à petit, j’ai vu les gens se désintéresser de moi. La plupart n’était pas satisfaits de ce que j’apportais. Alors, ils ont commencé à s’offrir des cadeaux entre eux. Et de fil en aiguille, ils ne croyaient plus en moi. Et moi, je ne vis que par la croyance des  gens. Sans la foi, je n’existe pas. Le matérialisme m’a tué. Enfin, pas tout à fait. Il y a encore des millions d’enfants qui sont per
    secondo le 29 décembre 2017
    Est-ce que j'existe ? Curieuse question, thème déjà abordé ô tant de fois, exister ou ne pas exister ?

    Traîner ici ou là, en traineau ou en rennes des neiges, à quoi bon ?

    Ne suis-je pas en retard avec mon déguisement ridicule, manteau rouge sang, étriqué, bouloché, bon marché ?

    N'est-on pas le 25 passé, le 27 mal digéré, le 29 usé, ai-je mis mon réveil à rebours cette année ?

    Cette distribution m'ennuie, me lasse, me déprime.

    Des enfants effrayants m'attendent en se frottant les mains.

    Des parents procéduriés me vouent à la géhenne pour quelques cadeaux mal ficelés.

    Des adultes me singent en tintant des cloches anémiques.

    Est-ce que j'existe ? Je ne suis plus certain, à moins que... à moins qu'Auxence, Louisiana, Eudoxie et les petits autres m'appellent comme autrefois, m'appellent de leurs voeux et non de leurs voix-bon-marché où tout est acheté. Je serai prêt à réactiver ma tournée, à ré-exister.
    Laerte le 30 décembre 2017
    Je ne sais pas pourquoi, mon histoire a été tronquée lors de la publication. Peut-être était-elle trop longue. 
    Voici la suite et la fin:

    Encore peu convaincu, je ne répondis pas. Il nous ramena dans la maison, nous fit asseoir et se mit à raconter.

    -          Oui, je suis le Père Noël. Pendant des années j’ai assuré mon service annuel de distribution de cadeaux. Mais petit à petit, j’ai vu les gens se désintéresser de moi. La plupart n’était pas satisfaits de ce que j’apportais. Alors, ils ont commencé à s’offrir des cadeaux entre eux. Et de fil en aiguille, ils ne croyaient plus en moi. Et moi, je ne vis que par la croyance des  gens. Sans la foi, je n’existe pas. Le matérialisme m’a tué. Enfin, pas tout à fait. Il y a encore des millions d’enfants qui sont persuadés de mon existence. Mais un jour, leurs parents leur mentent et ils se détournent de moi.

    -          Tout ça n’est pas très logique. D’abord, comment fais-tu pour distribuer des jouets partout dans le monde en une seule nuit.

    -          Ah ! ça, c’est un secret. Seul le Père Noël en exercice peut le savoir et donc le faire.

    -          Cela veut dire que vous êtes plusieurs ? Mais comment es-tu devenu Père Noël ?

    -          Non, je suis le seul. Et avant moi, mon père l’était et mon grand-père aussi. C’est comme ça depuis des générations et des générations.

    Je le regardai toujours incrédule, mais mon scepticisme commençait d’être fortement ébranlé. Il poursuivit alors :

    -          Mon problème, c’est que je n’ai eu qu’une fille. Elle est extraordinaire, mais elle ne pourra pas me remplacer quand ce sera le moment pour moi de tourner la page.

    -          Les femmes sont capables d’exercer tous les métiers, pourquoi pas Père Noël ?

    -          Je le sais bien, mais non, ce n’est pas possible. C’est une question de vocabulaire. Une femme ne peut pas être « père » et si on parle de Mère Noël, ce n’est plus pareil. Et puis, il y a la barbe et tout ça, quoi.

    Il reprit sa respiration et poursuivit :

    -          Je ne peux transmettre ma charge qu’à un homme et donc, au mari de ma fille.

    Là-dessus, il me fixa d’un air entendu, avec un léger sourire aux lèvres. Je regardais les autres membres autour de la table. Matti paraissait toujours aussi perdu mais Marie avait la même attitude que son père. Elle me regardait avec  ses yeux lumineux et son sourire à me faire perdre la raison. Et le peu de raison qui me restait me fit comprendre ce qu’ils attendaient de moi. Le père hocha la tête.

    -          Dès que je t’ai vu devant ma porte, j’ai su que c’était toi que j’attendais. Marie aussi ! Dès qu’elle est entrée, elle n’a vu que toi. Cela s’appelle un coup de foudre. Et à voir comment tu la regardes je sais ce qu’il y a au fond de ton cœur.

    C’est ainsi qu’en moins d’une heure, ma vie a basculé ; non seulement je suis devenu le nouveau Père Noël, mais aussi l’époux le plus chanceux qui ait jamais existé.
    Je sais aussi comment faire pour apporter des millions de jouets aux quatre coins du monde. Finalement, c’est assez facile.

    Aujourd’hui Marie attend son deuxième enfant ; ce sera une fille, puisque nous avons déjà un garçon qui pourra prendre ma relève en temps voulu. Mon beau-père m’enseigne le travail très saisonnier qui nous incombe et entretemps, il m’apprend les langues étrangères.

    Quand à Matti, il est reparti chez lui, en colportant des histoires bizarres où il est question d’un troll et de sa fille qui ont capturé un touriste. C’est bien, parce qu’il ne faudrait pas que des importuns viennent fouiner dans notre vie.

    Nico8 le 31 décembre 2017
    Ah la la ! Déjà le 31 décembre, la fin d'une année pleine de surprises tantôt agréables tantôt détestables et la couleur encore trop floue d'une nouvelle année qui se profile, espérons qu'elle tire plus vers le rose bonbon que vers le noir charbon !
    Le temps passe à une allure impressionnante, il y a une semaine exactement nous étions le 24 décembre, veille de Noël, et je me permet de prendre un peu de ce temps qui défile à la vitesse grand V pour vous raconter ce que j'ai vécu ce jour là. Cette histoire que certains penseront fictive mais pourtant bien réelle prouve d'une manière incontestable l'existence du père Noël. Mais je voudrais avant vous poser une petite question : était-il nécessaire d'annoncer comme vous l'avez fait : "le père Noël existe !" ? Je ne crois pas, tant l'existence de cet être paraît évidente. Mais bon, ne cherchons pas à comprendre...
    Allez, après cette petite parenthèse, je vais vous conter mon histoire.

    Il y a une semaine, la veille de Noël, cette fête merveilleuse, je me suis levé très tôt comme à mon habitude (effectivement, ni Noël ni 31 ne perturbent mes habitudes !!) dans l'idée de me rendre à la bibliothèque. Hélas, j'oubliais une chose essentielle : nous étions dimanche !! Et ma bibliothèque qui a déjà un mal fou à ouvrir un pauvre samedi matin ordinaire ne risquait pas d'être ouverte le dimanche, qui plus est le jour du réveillon de Noël...
    Triste, je me suis rabattu sur ma pile de livres à lire touchant des cimes que même les plus grands alpinistes n'ont sans doute jamais gravies.
    J'ai débuté avec un mélange contradictoire d'entrain et de déception la lecture d'un livre dont je ne me souviens plus du titre (ben quoi, si je devais me souvenir du titre de chaque livre qui passe entre mes mains je ne m'en sortirai pas !) quand soudain j'entendis une voix qui ne résonnait que dans mon esprit.
    "VA A LA BIBLIOTHEQUE". C'est la seule chose que j'entendis. N'importe qui aurait pensé à une sorte d'hallucination et n'aurait pas pris cela au sérieux mais moi, je me suis préparé et je suis allé à la bibliothèque, comme cela m'avait été ordonné.
    Comme il aurait été logique de s'y attendre, les environs du lieu étaient déserts. Je me suis approché des grilles et je ne sais par quel miracle j'ai réussi à rentrer à l'intérieur. Le verrou avait sauté !!! Quelle joie ! Je déambulais à travers les rayons pleins de livres, les caressant de mes mains revigorées. Je fis le tour du bâtiment pour être sûr que je me trouvais bien seul. C'était visiblement le cas mais peut-on dire que l'on est seul quand on se trouve entouré de tant de livres regroupant chacun d'innombrables personnages ? Bien sûr que non.
    Je me suis assis dans un coin et j'ai regardé avec calme et sérénité tous ces livres alignés les uns à coté des autres. Je me suis ensuite rendu dans chacun des rayons et je prenais et reposais des tas de livres. Le simple fait de les manipuler entre mes mains me rendait profondément heureux.
    Un livre en particulier me tapa dans l'œil, sur sa couverture se trouvait un chaton blanc et en arrière plan on pouvait distinguer un arbre centenaire. Je l'ouvris et là je vis quelque chose de totalement stupéfiant. Une violente lumière se dégagea des pages et une voix retentit.
    - Mon ami, je suis le père Noël et je suis heureux de te faire ce cadeau aujourd'hui. Tu as toujours cru en moi en dépit de la perdition totale de la société actuelle et tu méritais donc de pouvoir accéder en ce jour à cet endroit béni qu'il est indécent de laisser fermé. Un présent sera toujours donné à ceux qui, comme toi, ont gardé un cœur d'enfant et qui ne se laissent pas influencer par les tendances plus que discutables de notre temps. Je ne puis malheureusement te parler plus longtemps mais sache que je t'aime et que je vous aime tous ! Maintenant, reste ici autant que tu le voudras et repars comme tu es venu, tout ira bien.
    Je ne pus rien dire, la lumière avait disparue. J'ai reposé le livre et suis resté à la bibliothèque toute la journée. Une fois sorti, je constatai que le portail s'était verrouillé tout seul derrière moi. Content de ce cadeau inattendu, je remerciai le père Noël qui existe bien évidemment, vous en doutiez ???
    Walex le 02 janvier 2018
    Le Père Noël existe !

    Le Père Noël existe ! Bien sûr que si !
    Je le connais bien, On est même de bons amis !
    Je ne parle pas de celui qui pose au supermarché,
    Ni celui qui rend visite aux enfants de l’école maternelle.
    Non, pas non plus celui qui dort sur le banc du parvis de l’église.
    Je parle bien du vrai Père Noël, que je viens d’ailleurs tout juste de rencontrer.
     
    J’ai entendu toquer à la porte d’entrée, et lorsque j’ai ouvert, je suis tombé nez à nez avec un Renne !
    Il m’a demandé de l’aide, car son maître avait un problème.
    C’est vrai que tout d’abord, un Renne qui parle, cela m’a étonné.
    Surtout qu’il avait le nez tout rouge, et se tenait droit sur ses deux pattes arrière.
    Intrigué, je l’ai suivi dans le jardin, et là, j’ai  vu le Père Noël qui s’affairait à réparer son traîneau.

    Il venait de se faire attaquer par une vieille sorcière jalouse, la Befana, si j’ai bien retenu son nom.
    Une querelle de longue date, elle lui en veut parce qu’à cause de lui, les enfants préfèrent les jouets aux bonbons.
    Elle l’attendait embusquée derrière un nuage en forme de citrouille, puis l’a pourchassé en lui jetant des chaussettes remplies de charbon jusqu’à ce qu’il finisse par s’écraser.

    Bref. Ni une ni deux, je suis allé lui donner un coup de main.
    Ce n’était pas évident, parce qu’on avait froid et qu’il faisait noir,
    Mais grâce à moi, on a comprit pourquoi le traîneau refusait de redécoller !
    C’est parce qu’il avait été saboté ! Oui, et c’était même l’œuvre du Père fouettard !
    Vous imaginez ? Le Père Noël coincé dans le jardin, le Noël aurait été totalement gâché !

    Et à propos des cadeaux, justement, parce que pendant qu’on était occupés, un lapin est sorti discrètement des buissons et a commencé à voler un à un les cadeaux de la hotte du Père Noël.
    C’était le lapin de Pâques qui voulait lui faire une farce, quel petit coquin !
    Je l’ai pris sur le fait et me suis dépêché de le faire détaler.
    J’en avais assez que tout le monde s’en prenne à ce gentil Père Noël !

    Grâce à mon aide, le Père Noël a pu repartir. Mais il était très en retard pour finir sa tournée.
    Alors je me suis proposé pour déposer à sa place tous les cadeaux qui vous étaient destinés.
    Vous comprenez pourquoi c’est moi que vous avez surpris sous notre sapin en pleine nuit !
    Maintenant que vous êtes réveillés, allez, venez, on va découvrir ce qu’il vous a apporté.
    Pendant ce temps, je prendrai ce verre de lait et ces biscuits que vous lui avaient préparé.
    Je mérite bien ça, après toute cette mésaventure. J’ai quand même sauvé Noël !
    isallysun le 13 janvier 2018
    Je veux me remettre à faire des défis. Contente de voir que ceux de Babelio sont toujours actuels!
    saintsorlin le 14 janvier 2018
    Bonjour,
    c'est quoi le défi de janvier ? toc toc !
    Walex le 15 janvier 2018
    Le défi de janvier va être trèèèèès court pour participer ! ^^'
    (en même temps, j'attends toujours le dernier moment pour participer, donc ça changera peu pour moi)

    PS : M. Remy, si vous pouviez penser à moi, cf  nos messages privés ^^'
    RemyBabelio le 17 janvier 2018
    Bonjour à tous ! 



    Avec (beaucoup) de retard, je tiens à vous souhaiter à tous une belle et heureuse année 2018 de la part de toute l'équipe Babelio.


    Aussi, j'ai dans ma hotte (allez, c'est encore un peu la période) plein d'informations pour vous. 


    Tout d'abord, nous avons à cœur de vous laisser vous reposer un petit peu. C'est pourquoi le défi d'écriture de janvier a été mis au placard. Mais pas de panique, celui de février est déjà dans les tuyaux et j'espère que vos plumes sont bien aiguisées pour affronter ce que l'on vous réserve.


    Ensuite, et comme à l'accoutumée, n'attendons pas plus longtemps pour découvrir le gagnant du défi d'écriture de décembre qui n'est autre que ... (roulement de tambours) ... (roulement de tambours plutôt long) ... (roulement de tambours franchement trop long) ... Krout. Avec un texte terriblement original et surprenant à souhait (surtout pour moi ), notre gagnant du mois se voit offrir un livre comme récompense. Cher Krout, si vous m'entendez, j'attends votre message dans lequel vous me ferez part de vos goûts littéraires. J'irai fouiller dans la bibliothèque Babelio pour, ensuite, trouver votre Grâal.


    Une fois encore, un immense merci pour toutes vos participations et vos textes plus savoureux les uns que les autres.


    On se retrouve (très) très vite pour le défi d'écriture de février. Restez connectés !


    PS : Walex, je pense à vous, juste le temps de récupérer le retard (satanées vacances), et je fais un crochet à La Poste pour vous envoyer votre lot.

    PS2 : Le Père Noël existe vraiment en fait, c'était pas une blague ...
    Krout le 18 janvier 2018
    Ah, ah Remy pas si facile de jouer à être le Père Noel !
    En tout les cas un grand merci et je profite de ce passage pour féliciter tous les partipant(e)s.
    Je vous envoie un MP.
    Krout
    Sflagg le 18 janvier 2018
    Salut !

    Félicitation Krout !

    Je suis quand même déçu, déjà parce qu'il y a pas de défi pour janvier (entre nous, pas terrible l'excuse), puis, surtout, car depuis deux défis y a plus "d'oscarisés". C'était quand même sympa comme principe.

    A+ !!
    RemyBabelio le 18 janvier 2018
    Salut Sflagg,

    allez, je suis certain qu'un peu de repos va vous faire du bien et qu'on va tous se retrouver en pleine forme début février pour le prochain défi. Promis, les Oscarisés seront de la partie, eux aussi dans leur meilleure forme ! 





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