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    Larissaa il y a 3 semaines
    En mai, fais ce qu'il te plaît ! 

    En ce début de mois de mai ensoleillé, un thème autour du voyage a été choisi pour le défi d'écriture. Le festival du livre et du film Étonnants Voyageurs se déroulant du 19 au 21 mai et ayant comme sujet principal l'aventure, c'est ce mois-ci le meilleur moment pour rêver palmiers, cocotiers, mer turquoise, tortues, et sable fin.

    Avec comme thème : "Vous vous réveillez sur une île déserte", ce défi du mois de mai 2018 s'annonce ouvert !




    Votre inspiration et interprétation est libre, et la taille de votre texte ne dépend que de vous.
    Pour participer, il vous suffit de publier votre histoire en cliquant sur "publier" avant le 31 mai à minuit.

    Comme chaque mois, un ouvrage est à gagner pour le/la vainqueur !

    Bon courage à toutes et à tous :)
    vroules il y a 2 semaines
    nathalou93 il y a 2 semaines
    Je suis seule a en pleurer, mais j'ai la mer, les cocotiers et je suis heureuse, la mer est mon élément, j'aime me baigner, malgré que j'ai failli un jour y perdre la vie, mais c'est pas grave, je l'as trouve magique, cette étendue de bleu jusqu'à l'infini.

    Et puis nager, c'est tellement bon, on se sent libre, et en liberté, ce n'est pas une piscine, on es pas limité.

    je pourrais refaire la saga que j'ai lu Nil apprendre a se débrouiller a pêcher a chasser, je pourrais y rester toute ma vie
    Tristale il y a 2 semaines
    Juste avant d'ouvrir les yeux, l'esprit encore dans le vague, je l'ai senti. Cette odeur caractéristique que l'on hume dés que l'on se retrouve au bord de la mer. Cela eu pour effet de totalement me réveiller et me faire redresser illico. J'étais auparavant allongée sur du sable fin et blanc, et éblouie par un soleil brûlant, j'avais en face de moi une  eau merveilleusement bleue.

    Comment est-ce possible? J'ai pourtant le souvenir précis de m'être glissé sous ma couette en soupirant d'aise il y a à peine quelques heures. Serai-je en train de rêver? Si c'est le cas c'est la première fois qu'un de mes songes est aussi réaliste. Je sens le sable sous mes pieds nus, j'entends le ressac, et je vois. 

    Je vois une immense caisse pas loin de moi. Intriguée j'en fais le tour mais ne lui découvre rien de particulier. Encore un peu sonnée par ce réveil abracadabrant, je regarde autour de moi et là je réalise qu'à part moi et cette caisse de bois géante, il n'y a rien d'autre. je suis sur une île, une espèce de large langue de sable complètement déserte. 

    Un cauchemar! Voilà, c'est un cauchemar que je fais.Je vais me réveiller et tout aura disparu, c'est sur. Je ferme les yeux très fort et m'ordonne mentalement de stopper ce délire et de revenir dans la réalité.
    Pourtant lorsque à nouveau je soulève mes paupières cette île est encore là. Je n'en reviens pas.

    Comme je ne vais pas rester là à ne rien faire, je décide que la meilleure façon de comprendre peut-être quelque chose c'est d'ouvrir cette caisse....


    PlumeBleue2002 il y a 2 semaines
    J'ai mal à la tête. Une douleur aigüe, profonde, comme si quelqu'un s'était défoulé sur mon crâne avec une batte de baseball. Je n'ai pourtant aucun souvenir de coup. D'ailleurs, je n'ai pas de souvenirs du tout.

    J'entends mon sang battre à mes oreilles ; je tente un mouvement, puis, surprise, j'ouvre les yeux : ma main a rencontré un fin drap de sable, que je découvre bleu au clair de la lune qui se dessine dans le ciel. Mon ventre se noue tandis que je tourne mon corps endolori sur le côté. Mes pieds s'enfoncent dans le sable mou, et je tressaille au contact d'une eau glacée. Je contemple un instant l'astre de la nuit, peut-être pour ne pas me donner raison : car je sais où je me trouve.

    Les souvenirs reviennent les uns après les autres : l'avion, la violence, le crash, les vagues, les cris. Mais il est impossible que je sois sur une île, seule, alors qu'une bonne centaine de gens se trouvaient avec moi lors de l'accident. Je m’assois doucement, et je me masse les tempes : mes yeux s'habituent à l'obscurité, et j'observe attentivement mon entourage.

    Je suis effectivement sur une île, ou bien même un îlot, car mon regard ne rencontre qu'un grand océan noir autour du sable scintillant sur lequel je me repose. Au centre de mon refuge, un bosquet de verdure inconnue se dresse sous la lueur des étoiles. Je parviens à reconnaître un palmier, mais je n'en suis même pas sûre ; il ressemble plus à une mygale dressée sur un tronc qu'à cet arbre que l'on voit autour des piscines publiques.

    J'inspecte maintenant mon corps : courbaturée de partout, je devine que je suis restée dans une mauvaise position pendant un certain temps. Quand sommes-nous ? Dans quel mer ou océan ai-je atterri ? Mes vêtements sont déchirés, gorgés d'eau, et même mes chaussettes se sont fait emporter. Je tressaille. Retombant sur le sable, j'observe les étoiles, froides et silencieuses. Même si je connais quelques constellations, je suis incapable de déterminer ma position. Je soupire, exténuée.

    Et je m'endors, bercée par les vagues.
    secondo il y a 2 semaines
    Je sais que je rêve. Alors je me prélasse encore un peu. Car le réveil ne va pas tarder à m'extraire par les pieds de ce cocon chaud pour me jeter sans ménagement dans le nouveau jour qui se pointe. Comme tous les jours je  n'aurai plus le choix réellement, je vais  suivre docilement le chemin sur lequel, par hasard, je me suis engagé pour travailler, gagner de l'argent sans art ni conviction, travailler, dépenser de l'argent pour justifier cette acharnement, travailler encore et dans quel but ? Juste pour continuer à bosser avec ces abrutis avides d'études économiques, de graphiques à la  noix et de prévisions d'activité hors d'atteinte...

    J'ouvre les yeux, je me redresse et en lieu et place de mon lit... la plage, le sable comme matelas. Ma table de nuit est remplacée par un coquillage d'où s'échappe une bestiole pressée toute en pattes et antennes.

    Mais qu'est-ce que tu fiches ici, mec, tu ne devrais  pas être dans ton bureau ?

    J'essaye de parler mais ma bouche est encombrée de grains crissants sous les dents et d'un magma dégoutant salé et gluant.
    Je me mets à 4 pattes, je crache, j'éructe, je me lève péniblement, je tourne les bras en l'air comme un derviche bourré, je roule des yeux  et je regarde ce qui m'entoure : une plage infinie d'un côté comme de l'autre,  en face un horizon d'eau en ligne légèrement dansante et derrière une falaise immense, sans arbres ni aspérités, des Cliffs of Moher du diable ininterrompues. C'est tellement lisse, comme du plastique, tellement pas humain.

    Mais qu'est-ce que je fais là? Je n'ai rien à faire ici, pas maintenant.

    Je tate mes poches et j'extrais mon téléphone portable bien rincé, inutile morceau de métal qui ne grésillera plus de sa petite musique ridicule, c'est certain. Je n'ai pas peur, c'est étrange, je suis d'ordinaire un pleutre de grande envergure mais ici sur cette plage déserte il me semble que suis à ma place, je dis bien il me semble quand tout à coup ma voix réapparait et je peux enfin crier, hurler :

    - Au secours ! AU SECOUOUOUOURS!

    Quelle connerie d'appeler  des secours, y'a personne mec, t'es seul et totalement incongru comme un iguane dans un magasin de luxe à Paris.


    D'entendre ça dans ma caboche de rescapé, j'ai de nouveau peur comme le lâche que je suis censé être. Elle n'a pas duré longtemps ma témérité et je me mets à courir comme un dératé, c'est "panique sur plage", je sprinte le long de la plage et très rapidement je m'épuise et encore plus rapidement je me tords violemment la cheville  en dérapant sur un morceau de bois flotté et je m'écrase lamentablement sur le sable accueillant.

    - Aiiiiiiiee, ça fait un mal chien, putain !

    t'es pathétique, mec, Pat et Tic ! Si ça continue je fais tomber Tic.

    Par expérience (car ma petite amie s'est foulée la cheville la semaine dernière, eh oui, et  la semaine dernière j'étais loin de m'imaginer que la semaine d'après je serai une Missize Robinson du tonnerre de Dieu en train de couiner comme un chaton sans défense) je sais qu'il faut mettre du froid donc je ramasse des algues puantes sur la plages et les plonge dans  l'eau... qui est glacée, ça tombe bien. J'enroule ce pansement de fortune autour de ma cheville et je boitille vers un endroit sec. Je m'allonge en grognant.
    J'ai horriblement soif et même faim. je lance mon regard vers la falaise et je découvre une aspérité noire comme une grotte. Quand je pourrai marcher j'irai explorer cette possibilité. Quel pourcentage de chance pour que ce soit un passage vers...?

    Je pleure à présent, comme si j'avais besoin du sel de mes larmes. Quel idiot, je ferai bien de conserver mon énergie et le peu de salive qu'il me reste pour réfléchir. Tiens réflechir avec un peu d'énergie et de la salive je n'y aurais jamais pensé auparavant.

    Un bruit, mat comme un truc qui tombe, une livraison cauchemardesque, un corps ?

    Je me relève, grimace de douleur et clopine vers l'endroit d'où je pense que vient le bruit que je viens d'entendre. Le pansement d'algues se détache et je découvre ma cheville enflé et rougie.

    Oh, il a mal maintenant, c'est pas du jeu.

    Je lève la tête et en lieu et place du soleil j'aperçois une tête d'enfant immense qui s'approche de moi. Une main potelée me saisit par les quelques haillons qui me reste et...

    Je sais que je ne rêve. Je suis obligée de savoir que je rêve.Je n'ai pas le choix.
    Aliki05 il y a 2 semaines
    Qui suis-je ? Je suis allongée par terre mon dos touche quelque chose d’étrangement chaud. Ma tête me fait affreusement souffrir et mon corps est endolori. Les yeux clos, ma main touche le sol et fait rouler sous sa paume de petits grains de sable. J'ouvre les yeux, la lumière vient m’agresser et s'imprimer dans ma rétine. Je m'accommode peu à peu à la lumière, je me redresse et contemple la vue.
    Une eau turquoise à perte de vue s'allonge devant moi. Je recule, sur le côté se tient un palmier d'une grande envergure, ses feuilles luisent sous le soleil matinal ainsi que le banc de sable, sous mes pieds, reflète chacun de ses rayons.
    Mais qu'est-ce que je fais là, moi ? Il n’y a rien, absolument rien sur cette petite île, hormis, du sable, de l’eau, de l’eau salée à perte de vue et un palmier. Je fus prise d'un vertige, mon front est brûlant. Je m'adosse contre le palmier et remonte mes genoux vers mon menton, des bribes de souvenirs remontent à la surface. Je reconstitue les évènements tel un puzzle géant. Je me rappelle de tout maintenant. Alors c’est cela ? C'est donc pour cela ? Rageusement, j'arrache un bout d’écorce et le jette de toutes mes forces. Je me calme. Je regarde l'horizon qui vire au rouge et le soleil qui ferme doucement son œil. Je souris. Combien de temps étais-je restée là ? Je me sens étrangement bien. Je suis heureuse. Je suis moi.
    Anna_M il y a 2 semaines
    C’est une lumière agressive qui me réveille. Un de ces rayons lumineux que l’on maudit le dimanche matin en réalisant que l’on a oublié de fermer le volet. Une de ces lumières blanches qui semble s’amuser à faire pleurer lorsqu’on est sur le siège du dentiste.

    Je n’ouvre pas les yeux tout de suite. Cela ne sert à rien, je n’ai rien de prévu aujourd’hui. Alors je reste allongée, je guette les bruits de pas de la voisine du dessus, les aboiements du chien d’en face. C’est d’abord un grand blanc dans mes oreilles, puis un bourdonnement, un ronflement, quelque chose qui diminue pour revenir en force.

    L’odeur du sel, des algues m’assaille soudain, mes cinq sens semblent se réveiller et de partout je perçois l’étrangeté du lieu qui m’entoure.

    Ma vision qui s’éclaircit peu à peu m’offre le spectacle d’une vague étendue de sable qui se finit entre quelques blocs rocheux où l’eau s’écrase. De l’autre côté, un enchevêtrement d’arbres, de lianes, de fougères. Puis la mer, partout autour, dont le va-et-vient incessant m’étouffe.




    Une vague de panique me traverse, je fouille ma mémoire à la recherche du moindre indice qui pourrait m’indiquer où je me trouve.

    Je cherche, je me tourne et me retourne dans ma tête, j’emprunte tous les circuits, mais seule l’impression d’un blanc opaque s’impose à moi.

    Tout à coup je saisis quelque chose, je m’appelle June, c’est mon nom. June comment ? Je l’ignore mais c’est un début. Je le marque fébrilement dans le sable pour ne pas le perdre une nouvelle fois. Une vague passe et l’efface. Une envie de pleurer me saisit la gorge, c’est comme si la mer venait de tuer mes souvenirs une nouvelle fois.

    Une pierre en main, je m’approche d’un des arbres morts qui accidentent la plage. Je frappe l’écorce dure pour qu’elle garde la marque de mon passé en elle à tout jamais.




    Je m’acharne longtemps, ma sueur qui s’infiltre dans mes blessures, me brûle, j’ai soif et par moment ma vue se trouble. Quand je me recule enfin pour contempler mon travail, il est tard et l’obscurité m’entoure, mais je peux encore lire mes inscriptions.




                                                                                 Je m’appelle June

                                    J’habitais un endroit avec une voisine au-dessus et un chien en face

                                                               Je dois avoir une vingtaine d’années

                                                                  Je suis déjà allée chez le dentiste




    Dans le silence de l’île déserte, le vide qui m’habite m’apparaît plus grand encore, et au loin la mer et son bruit de va-et-vient semblent rire de ma détresse. 
    Rebus il y a 2 semaines
    Putain ! Ca y est ! Je l'ai fait !
    Ma première nuit sur une île déserte... Je l'avais rêvé, «levasiondetalife.com» l'a réalisé. Moyennant toutes mes économies, ils m'ont lâchée hier soir sur cette île, avec mon kit de survie pour 3 jours et j'ai tout envoyé valser.
    De l'air, j'avais dit, je veux de l'air ! Plus de téléphone, plus de mails, plus de métro, plus de mec à nourrir ni de mioches à torcher...
    Juste moi et le ciel bleu.... Un peu gris ce matin.
    Juste moi et le sable fin... Il craque un peu sous les dents çui là...
    Juste moi et le ressac de l'océan... C'est fou le bruit que ça fait, non ?
    Juste moi et le cri des mouettes.... Légèrement agressifs ces piafs...
    Juste moi et l'odeur du vent salé... Doit quand même y avoir un truc pourri dans le coin...
    Allez, haut les coeurs, reste positive ma grande, et profite de ta tranquillité.

    Alors, pour cette première journée, je vais faire le tour de l'île tiens...Ah, mais les nuages commencent à arriver. Je vais regarder sur meteofr...Ah ben non, j'ai pas de tél. Vaut mieux pas trop s'aventurer alors, au cas où... Faudrait pas que je me perde et ne retrouve plus ma cahute. C'est pas qu'elle soit hyper confortable, mais bon, c'est ça ou rien...
    …...................................................................................................................................................................................................................................................................................................................
    Mais.... C'est quoi ce gros truc sur la plage ? Hou là, c'est un sacré gros crabe, ça... Brrr, j'aime pas trop voir ces trucs, ça marche comme les araignées, et j'ai horreur des araignées. J'aime bien les bouffer par contre, mais bon, je vais pas commencer à chasser...
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    Hmm, commence à faire frisquet, je vais mettre un pull...Ah ben non, «venez comme vous êtes», c'était la consigne, et hier, j'avais pas de pull... C'est pas grave, je vais faire quelques sauts sur place, ça va me réchauffer...
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    Je commence à avoir une petite faim, je vais grailler un petit truc. Alors, ils m'ont mis quoi dans mon kit de survie ? Thon à la tomate ? Thon à la catalane ? Thon sauce moutarde ? C'est bien, y a du choix.
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    Ca y est, c'est le déluge, y a plus qu'à attendre que ça passe.
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    Bon, ça a pas l'air de vouloir passer ce temps pourri. Ah ! La cahute est pas étanche non plus.
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    Allez ma grande, plus que 2 jours, et tu pourras broder sur l'escapade de ta life... Franchement, si j'avais su...

    Moralité : soyez heureux de ce que vous avez !
    dabidalou il y a 2 semaines
    Lorsque ce matin, je me réveille sur cette île manifestement déserte, un sentiment partagé m'habite.

    Cette île, je la connais... et elle aussi me connait.

    Elle m'appelle depuis ma prime enfance. Je devais avoir 3 ans la première fois qu'elle m'a offert son refuge.  A cette époque, mes parents avaient eu la merveilleuse idée d'accueillir le fils de leur ami perdu dans son rôle paternel et de l'élever comme le leur. Mais voilà, ce n'était pas le leur et quand ce frère d'adoption a repris sa route avec ses parents, le cœur de la toute petite fille que j'étais, s'est brisé en de nombrables morceaux.  Heureusement, mon île était là...

    Plus tard, elle apaisa les angoisses qui me vrillaient le ventre, tandis que les cris de mes parents me parvenaient de la chambre d'à côté et résonnaient dans toute la maison, me retranchant seule au fond de mon lit. 

    A l'adolescence, elle fut mon lieu d'exil privilégié. L'unique palmier qui m'offrait son ombre est devenu mon confident. Il suffisait que je prononce son nom, Dabidalou pour qu'une douce sensation m'envahisse et m'aide à passer le cap tandis que  ces foutues hormones créaient  un chahut pas possible dans mon  corps en mutation. 

    Et depuis lors, Dabidalou est mon refuge, mon endroit secret, ... mon île !

    J'aimerais la partager ...
    Avec San, 5 ans, qui se demande pourquoi il est le seul enfant de la classe à avoir les yeux en amande et la peau pain d'épice ;
    Avec Simon, ado révolté, qui crie la difficulté de grandir et la peur de devenir un homme ;
    Avec Olivier, qui pressent que la femme qu'il aime, se détache peu à peu de lui et prend un chemin différent du sien ;
    Avec Fatia, qui pour nourrir ses gosses, se farcit 15 stations de métro bondé pour aller récurer les chiottes de richards qui ne lui concèdent même pas un regard ;
    Avec Irma qui se demande si le reste de sa vie, se résumera à admirer ce mur grisâtre en attendant l'éventuelle visite des enfants qu'elle a si mal aimés...

    Mais voilà, Dabidalou, ça ne marche pas comme cela.  Et ce matin, elle n'est qu'à moi. 

    Avant même d'ouvrir les paupières, je sais  où je suis. Le sable sous mon corps, la caresse du soleil, la brise légère qui éveille mes sens, le bruit doux du ressac.. J'y suis, et  cette fois, pas seulement dans ma tête ...

    A 50 ans bien sonnés, Dabidalou est à moi. Je vais enfin profiter de cet exil.... Sentiment partagé.... Seule, vraiment seule, encore seule. 
    L'expérience  m'a appris que les plaisirs de la vie n'ont pas la même saveur, même au cœur du paradis, si ils ne sont pas partagés. 

    J'en suis donc à ce point de mes réflexions, quand mon regard est attiré par un mouvement sur la plage. 
    La silhouette qui approche m'est familière, .... le sourire est celui que j'espère. 

    Mon cœur éclate.
    Tu es là, 
    tu m'as rejointe,
    tu m'as trouvée. 
    tu es mon île.

    Je reste ici. 






    Caroline-H il y a 2 semaines


    D'abord, cette sensation de n'être que pure énergie. Une lumière aveuglante, d'un blanc éclatant. Une chaleur vorace, asséchant chaque parcelle de ma peau. Suffocante.

    La nausée me soulève le coeur, et d'un mouvement soudain, je me roule sur le côté et me redresse tant bien que mal. Mes genoux et mes fesses enfoncés dans un sable brûlant, je baisse la tête et masse l'espace entre mes sourcils : il me semble qu'on joue au basket sous mon crâne, et j'entends presque le son strident des sifflets et le vacarme des balles qui cognent et rebondissent contre ses parois.

    Mais je commence à prendre conscience de mon environnement... L'océan s'ouvre devant mes yeux et se perd à l'horizon. Je suis sur une plage. Seule.

    Je me mets debout, et suis prise d'un vertige. A la vue de cette nature sauvage, j'entends les battements de mon coeur qui accélèrent. La main en visière contre mon front, je tourne sur moi même, pour étudier les alentours : l'océan à perte de vue et le bruit du ressac, et du va-et-vient des vagues, une large étendue de sable blanc, les cris des mouettes dans un ciel bleu et profond, et plus loin, le bruissement des feuilles provenant d'une forêt composée d'arbres que je ne suis pas sûre d'identifier.

    M'orientant de ce côté, j'utilise mes mains en porte voix et crie à plein poumons : " Alloooooooo???!"

    Stupide.

    Je réessaye : ''Hé ho!! Ya quelqu'un!?''

    La chaleur m'abrutit et m'épuise. Apercevant une paroi de roches, je titube dans sa direction dans l'espoir d'y trouver un abri. Plus d'une fois je trébuche dans les reliefs du sable  ; mes mollets sont en feu et je me fatigue rapidement.

    Je suis perdue en pleine nature mais je ne peux pas croire que je sois vraiment sur une île déserte. Avec plus de 7milliards d'êtres humains sur la planète, est ce qu'il y existe encore des terres exploitables inoccupées? Je ne sais même pas comment je suis arrivée là. La dernière chose dont je me souviens... Voyons... J'étais chez moi, assise en tailleur devant mes étagères, en train de sélectionner les livres valant la peine d'être prêtés à ma meilleure amie. Puis, le trou noir.

    Après avoir parcouru des mètres et des mètres de sable brûlant, j'arrive enfin aux pieds des parois rocheuses. Je meurs de soif, j'ai l'impression d'avaler des punaises à chaque fois que je déglutis. Je serais incapable d'appeler à l'aide même s'il y avait quelqu'un pour m'entendre.

    Je m'installe à l'ombre, épuisée, et je me rends à l'évidence : je suis seule sur une île déserte. Alors que je m'apprête à céder à la panique la plus totale, mes yeux sont attirés par un coffre en bois, partiellement dissimulé par des touffes d'herbes sauvages. Quelqu'un était ici. (Peut-être l'est il encore?) Je me précipite dessus et remarque qu'il est adorné d'un logo qui me dit vaguement quelque chose, mais auquel je ne prête qu'une seconde de mon attention.

    Je m'empresse d'ouvrir le loquet et de soulever le couvercle...

    À l'intérieur un tissu recouvre des objets aux formes rectangulaires. Je soulève le tissu et découvre des livres.

    Six, exactement.
    Six livres, que je reconnais.

    Les six livres que j'emmènerais avec moi sur une île déserte, selon ma liste babelio.

    Le logo. Bien sûr.

    Retirant les livres un à un j'y trouve une lettre confirmant mes suspicions :

    "Cher Lecteur, 

    A l'occasion des 20ans de Babelio, vous avez été tiré au sort pour participer à une aventure des plus mémorables !

    N'avez-vous jamais rêvé d'être libéré/e des soucis du quotidien et de pouvoir accorder tout votre temps à cette bonne vieille PAL? Où alors simplement de relire vos livres préférés, et ainsi leur apporter l'attention que vous leur devez, à ces oeuvres qui vous ont fait grandir, et vous ont apporté joie et réconfort ?

    Souriez! Ce moment est enfin arrivé. Pendant toute une semaine, vous allez pouvoir profiter du soleil, de la mer et des cocotiers ; rien que vous et vos livres favoris!

    Bonne lecture ! "


    Babelio... Je soupire, mais je dois admettre que je suis soulagée. Il n'y a qu'eux, et leur humour de rat de bibliothèque très particulier pour avoir ce genre d'idée !

    J'arrive à peine à survivre dans le désert rural ou j'ai grandi, sans parler de la jungle urbaine à laquelle je ne me suis toujours pas habituée depuis que j'y ai aménagé. Alors une île tropicale!?

    Je parcoure les titres des yeux: Rien ne s'oppose à la nuit, Ne Tirez pas sur l'Oiseau Moqueur, Les Vagues, Les Hauts de Hurlevent, Antigone, Le Dieu des Petits Riens.

    Rien de très joyeux. Rien qui ne mette dans l'ambiance vacances et cocotiers. D'accord, ce sont mes livres préférés, mais je commence à réaliser que ce n'est pas la même chose que "livres pour une île déserte". Si j'avais su, si on m'avait prévenue, j'aurais plutôt choisi un livre de Bear Grills et autre ''Guide de Survie dans la nature".

    Sérieusement. Robinson Crusoé, L'Ile Mystérieuse et Sa Majesté des Mouches attendent toujours bien sagement leur tour. Et les quelques épisodes de Man vs wild que j'ai regardé remontent à bien troo longtemps pour que je sois capable de m'en souvenir. Je sais à peine allumer un feu de camps avec une unique allumette!

    Résignée, je mets le coffre à l'abri et décide d'aller chercher du petit bois et une source d'eau. Sur le chemin, je débat intérieurement de la valeur éthique (et légale) de ce cadeau bien particulier. Puis je me mets au boulot.

    Je dois tenir une semaine.

    *
    Tyzeff il y a 2 semaines
    Je me réveillai sur une île déserte qui ne l'était plus puisque j'étais là!
    scooby il y a 2 semaines
    L'île déserte

    J'ouvre les yeux
    Le soleil m'éblouit
    C'est vraiment merveilleux
    Je suis en vie

    Sur une île, j'ai échoué
    Seul, je me suis retrouvé
    Loin du monde, loin de tout
    J'ai un peu peur surtout

    Autour de moi, c'est l'inconnu
    Des arbres et puis du sable
    Aucun visage, je n'ai vu
    Je suis même méconnaissable

    Mes habits sont déchirés
    Mes pieds et mains écorchés
    Qui va venir me sauver?
    Un feu, j'ai allumé
    Amoinssa il y a 2 semaines
    Il fait nuit noire. Mais, à la différence de toutes les autres nuits de ma vie, j'ai froid. Pourquoi aurais-je soudainement froid ? C'est idiot ; pourtant, mon premier réflexe est de lever la tête vers le ciel.
    Le... ciel ?
    Mon cerveau met un certain temps à assimiler ce que vivent mes sens : j'ai levé la tête et j'ai vu, non pas le plafond terne de ma chambre, l'actuelle ou celle de mon enfance, mais... la voûte céleste dans toute sa sereine splendeur.
    Je frissonne. C'est beau...
    Après plusieurs minutes passées à observer les alentours, à chercher une explication rationnelle à cette situation pour le moins inhabituelle, je finis par la comprendre ; et, avec elle, tout ce que cela implique : je me trouve sur une île minuscule, seule. Il fait nuit (une chance que celle-ci soit aussi étoilée !) et j'ai froid.
    Forcément.
    Je vivais déjà sur une île, avant, mais je n'y étais pas seule, et il y faisait chaud trois cents jours par an. Là, au milieu de nulle part, habillée comme pour une journée à la plage, entourée de toute cette étendue vide, je tremble.

    La deuxième chose qui me frappe, c'est le silence. Ici, il n'est pas simplement l'arrêt de tous les bruits familiers (les sirènes des pompiers ou des flics, les disputes des voisins, les cris des gamins qui jouent, la cafetière que l'on met en route, …) mais plutôt un silence total. Absolu. Immense.
    J'ai doublement froid et un haut-le-corps me sort de ma torpeur : je dois trouver un endroit pour m'abriter, quelque chose pour me réchauffer.
    Je me lève précautionneusement mais mes jambes en coton refusent obstinément de m'obéir ; je retombe lamentablement sur mes fesses.
    Lentement, comme dans ces rêves où le temps se fige, je replie mes jambes, les entoure de mes bras. Et je me mets à pleurer. Pleurer comme si toute ma vie n'avait été qu'un lac immense, et dont le robinet n'attendait qu'une main invisible le tourne pour qu'il se vide de sa substance. Jamais je n'aurais pensé avoir autant de liquide lacrymal en moi. Et il se déverse, se déverse, …
    Au bout de plusieurs minutes à hoqueter, bouleversée, je me calme.

    Et je me sens totalement apaisée.
    Vide, mais pourtant comblée.
    Légère.
    Un sourire que je n'avais pas commandé vient étirer largement mes lèvres. Je crois même avoir un peu ri aussi.
    Je venais de me rendre compte que mes larmes n'avaient pas été provoquées par un immense et brutal sentiment de solitude ou d'abandon, ou que sais-je ? Mais par une totale et irrésistible sensation de liberté.

    La liberté d'être moi.

    Enfin.
    Mathis39 il y a 2 semaines
    Étonnants Voyageurs

    L’aventure


    Quand je me réveille, je vis le désert total. Derrière moi, il y avait un océan violet. Est-je prie une insolation?... Mais cet océan était doux comme une plume. Couché sur le sable, je m'émerveille de voir ces grands palmiers, cocotiers, bananiers avec des oiseaux les décorants. Où me trouvais-je? Était-ce un rêve?... Je n'en sait rien. Tout ce que je sais, c'est que cette île me faisait du bien… Jusqu'au moment où des êtres humains mi-monstre me firent peur et m’ embarquèrent jusqu’à leurs ''citée’’. Pendant le trajet, le soleil m'avait cuit, j'étais assommé et le soleil m’endormit… Quand je me réveillais, je vis tout un peuple humain mi-monstre , tourner, chanter, danser autour de moi. J'avais de plus en plus chaud. Et je me rendis compte, qu'ils voulaient me manger. Alors, j'essaie de leurs parlé mais sans effort. Personne ne me comprenait. Jusqu'au moment où vit une jeune fille, très belle, blonde, mince, mate… Je ne sait ce qu'elle leur à dit mais ils me libérèrent, me donnèrent à manger… J'allai pour la remercier mais on me repoussa, quand je me rendis compte qu'on ne pouvait pas la toucher car c'était la reine du village… 1 mois passèrent , j'arrivais enfin à comprendre leurs langages et me préparait à me marier avec la reine. Mais quel est son nom? Qui est l'ancien roi?... L'heure du mariage arriva et je me réveillais d'un coup ! J'étais affreusement déçu. Qu'allait-il se passer par la suite ? Qu'allait-on devenir? Et j'ai maintenant quatre vingt dix ans et je me dit que cette île existe avec les gens du village et la reine. Alors même si je n'arrive pas à retrouver cette île, qu'on me prend pour un fou, je continuerai à y croire.
    PlumeVive il y a 2 semaines
    Carnet de Bord Jour 1


    Me réveiller seule sur une île déserte ne faisait pas forcément partie de ma liste des choses à faire dans ma vie. Et pourtant... Seule, pour être exacte, je ne l'étais pas, j'étais entourée d'autres êtres vivants comme moi ( des moustiques) et même plus proche: d'autres mammifères ! Pour être précis des phoques, qui n'avaient pas attendu l'heure légale pour se mettre à crier. Cette île ( oui on était bien sur une île) était donc tout sauf déserte. Ce qui nous amenais au troisième point de ma phrase : Peut on dire qu'on se réveille quand on avait pas réellement dormi de la nuit à cause de l'absence de calme.
    Je repensais à ma mère qui ne jurait que par ça : la nature et son calme reposant. Si elle venait ici, elle serait que ce n'était pas vrai. 
    Donc reprenons ne pas avoir dormi de la nuit sur une île peuplé de phoques et de moustiques sans aucune présence humaine ne faisait pas partie de ma to do list.
    Et pourtant j'étais là, à attendre un éventuel sauvetage depuis que mon bateau avait fait naufrage. Bateau est un bien grand mot pour désigner le rafiot sur lequel j'avais embarqué. Sans parler du fait, que le reste des passagers et l'équipage m'avait quelque peu abandonnée ici !  N'attendant aucun secours de leur part, je commençais à me demander comment j'allais rentrer chez moi. Examinant mes possibilités c'est à dire me construire un radeau et partir ou attendre que quelqu'un me découvre? Je me dis qu'après tout, coincée ici seule, sur cette île, j'allais bien pouvoir éviter l'épreuve du bac Non ? Me rester plus qu'à m'habituer aux moustiques...
    marielaine il y a 1 semaine
    La caresse est douce sur ma peau, chaude. Sous mes doigts, de la soie. Ou presque. Des grains si fins que la sensation de la soie revient à mon esprit. Dans cette position allongée de pure détente, je me sens si bien, si apaisée.Il faudrait que je me relève, que j'inspire profondément cette étonnante senteur. Iodée. Il faudrait que j'ouvre les yeux sur le monde, celui que j'ai fuis. Que je m'éveille... Pourquoi ? J'ai trouvé au fond de moi cet espace, une ile, déserte et pleine de sensations, pleine de moi. Non, je ne veux pas la quitter, pas tout de suite en tout cas, pas maintenant. Je suis tellement à ma place dans ce voyage intérieur, paisible et serein. Pourquoi le quitter ? Pourquoi cesser de méditer ?
    Pilu il y a 1 semaine
    Un petit vent d'été vient soulever légèrement mes cheveux, et caresse mes paupières encore fermées. Le bruit des vagues berce encore un peu mon rêve.
    Lorsque j'ouvre enfin les yeux, je ne vois que l'océan d'un bleu éclatant, et infini. Un haut palmier me cache du soleil qui brûle la plage tout autour de moi. Je me redresse à la recherche de quelque chose. Mais je ne sais plus ce que c'est.
    Je me lève, et décide de marcher, malgré la chaleur du sable sous mes pieds. L'île paradisiaque n'est pas bien grande, j'en aurai vite fait le tour. 
    Il me semble que je suis seul sur l'île. Je parcours des yeux l'île et le ciel, mais ne vois pas âme qui vive. Je m'avance alors vers l'eau et me trempe les pieds. La fraîcheur de la mer me fait du bien, et je décide donc de m'y enfoncer complètement.
    Lorsque l'eau atteint mon cou, je vois une ombre sur le mer. Je lève les yeux et aperçois un aigle qui vole en cercle au dessus de moi. Tout en le fixant, je me laisse couler.
    C'est quand l'eau salée rencontre mes yeux que je te vois. Cela me fait mal, mais je ne peux pas tourner les yeux. Je me dois de te regarder, te voir encore un peu plus longtemps. 
    Tu lèves ta main et l'approche de mon visage. Et c'est quand tu viens toucher ma peau que ma première larme vient emplir l'océan.

    Quand je reprends connaissance, je suis sur le rivage, la mer léchant mes pieds. L'aigle est toujours au dessus de moi, mais je ne le vois plus que sous une forme lumineuse. Je sens qu'il me parle même si je ne comprends pas ce qu'il me dit. Il a ta voix. 

    Et il me pardonne.
    laurent35 il y a 1 semaine
      J'entends le bruit des vagues ;
          leurs rythmes continus m'apaisent tel une respiration profonde 
          Le vent caresse mes joues et rafraichit mon front
         Je suis en extase 
         Je profite de ce moment agréable 
         Je me sens bien , je suis en totale harmonie
         Moi ,
         la mer ,
         la mer ,
         moi
         J'aimerai encore resté ici dans mon rêve, mais je dois me levé car je bosse ce matin de bonne heure pour mon nouveau poste de maître nageur
        Mes chevilles sont engourdies et je suis lourd telle une masse morte 
        J'effectue quelques rotations de poignets,de chevilles et je fais mes étirements du matin  
        Ca y est le temps est venu que  je soulève mes paupières pour revenir à la réalité

    QUAND SOUDAIN!
       
      J' apperçois la mer ,
      le sable,
      d'immense cocotiers!!
      Où suis-je?
      Un peu d'eau sur le visage va très certainement me rafraichir la mémoire 
      Je m'approche en joignant mes mains et une fois le visage mouillé, j'ouvre une nouvelle fois mes yeux       pour découvrir encore une plage , la mer, le sable , les cocotiers.....
      Je suis complètement abasourdi moi qui croyait être dans un rêve, je suis perdu....

      Ya quelqu'un ? Oh hé!!!!!!

      J'avance  de quelques pas dans le sable mais je ne vois personne, c'est la stupeur!!!!


      Personne à l'horizon, pas de bateaux, rien, pas une seule âme parcours le rivage

      Je suis seul, terriblement seul face à moi même

      OK j'adore la mer, la plage etc mais là ce n'est pas pareil , il me manque quelques chapitres à mon histoire; ou bien Est-ce alors le magicien qui m'a joué un mauvais tour
      Ca y est maintenant je dis n'importe quoi; je vais me réveillé ! ce n'est pas possible!


     Je m'assois sur le sable pour essayer de me calmer et de faire le point sur la situation
     Je suis ici,
      seul,
     au bord de l'eau,
      habillé en costard,
     mais pourquoi?


    Quand SOUDAIN! j'entends mon nom, quelqu'un m'appelle
    ,laurent ,
    laurent,
    laurent,
    tu m'entends, ouvre les yeux, c'est Samuel!!!

    Mes yeux s'ouvrent , je reviens à moi et me voilà tout trempé au bord de la piscine municipale ou je faisais un essai 
     Donc c'est bien ça je me suis endormi encore une fois sur mon lieu de travail et cette fois c'était dans une piscine avec le balai de nettoyage en plus  pffffff!!!!!!!

    Décidemment la narcolepsie me jouera toujours des tours !







         
        
    agrume il y a 1 semaine
    Voici ma modeste contribution :

    Le bruit des mouettes est lancinant et rauque dans mes oreilles. On dirait du morse avec des jappements courts, répétés et puis des longs glapissements. On dirait qu’elles crient “intruse”.

    Je sens les oiseaux proches et le vent dans ma figure. Intruse ? Du vent ?

    Et cette odeur iodée, ça me donne envie de dormir. Je suis fatiguée et la chaleur me donne envie de somnoler mais je me frotte les yeux. Je dois me réveiller, il y a quelque chose d’anormal. Je ne suis pas dans mon lit. J’ai mal au dos, je suis toute courbaturée. Je suis avachie sur une surface ronde, c’est dur et poilu. Poilu ? Mais où est-ce que je me suis fourrée encore ? J’entrouvre les yeux. Je les referme, il y a trop de lumière. Je dois retrouver mes lunettes. Le soleil m’irrite la rétine. Je touche le sommet de mon crâne, mes lunettes de protection sont bien là. Je me frotte les yeux puis les rabats dessus. Je vérifie le reste de mon attirail. Vêtements ? Bien en place. Ouf, c’est toujours ça. Sacoche ? En place. Fiole de rhum ? Vide. Bourse ? Vide.
    Tout comme ma jambe… qui flotte dans le vide. Le vide ? Quand je réalise, que j’ai le pied dans le vide, ma fatigue s’évanouit. Je suis étendue sur une noix de coco sur un foutu palmier. Où ? Je n’en sais rien.
    Je regarde autour de moi et je ne vois que du sable et de la mer à perte de vues. 

    Me voilà perdue sur une ile déserte avec pour seuls compagnons des mouettes. Ça m’apprendra à faire la fête avec des djinns et à faire des paris avec Jinx. Quelle idée de faire une course à celle qui irait la plus loin. J’ai mal aux côtes, heureusement que je n’ai pas le vertige. Je me contorsionne pour me détendre et déplier mes ailes ankylosées. J’ai de magnifiques ailes d’un violet clair translucide dans le dos, un peu comme celle des libellules.

    L'avantage d’être une fée, c'est que je peux voler mais comment je vais faire pour voler sans poussières de fées? Mes ailes ne me porteront pas très loin. Et il n’y a aucune coccinelle à proximité pour prévenir qui que ce soit et puis ce n’est pas Jinx, qui préviendra qui que ce soit. A l’heure qu’il est elle doit décuver quelque part. Zut. Je n’aurai pas dû la suivre et l’écouter. Enfin je n’avais pas besoin d’elle pour boire. Parfois, j’oublie que je sais parler et mater enfin apprivoiser les mouettes. Encore un contrecoup de mon addiction au rhum.

    Et flûte ! Pourquoi ai-je cette maudite chanson dans la tête : “Yohohoho a fairypirate’s life for me” ? Je glapis, je jappe et me voilà partie à dos de goéland vers les îles des fées pirates.





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