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    MelisandeBabelio il y a 2 semaines
    Bonjour à tous !

    Pour ceux qui ne le savent pas encore, octobre est le Mois de l'imaginaire ! L’occasion de sortir des sentiers battus et de quitter la réalité pour quelque temps. Sur Babelio nous vous avons préparé de nombreux contenus pour fêter l’imaginaire sous toutes ses formes, et le défi d’écriture n’y échappe pas. Ce mois-ci nous avons proposé à ceux qui le souhaitaient de choisir le thème du défi d’écriture sur Instagram parmi quatre propositions. Merci à tous pour votre participation et n’hésitez pas à nous dire si vous souhaitez que l’on réitère cette formule pour un prochain défi.

    Avec 61 votes, c’est le thème Univers parallèle, uchronie ou dystopie qui a été sélectionné. Un simple petit détail peut faire basculer notre réalité vers un univers totalement différent, quel sera le vôtre ? Vous pouvez évidemment l’agrémenter de magie, combats ou monstres si vous le souhaitez. Comme d’habitude, la taille et la forme de votre contribution sont libres et vous avez jusqu’au 31 octobre minuit pour nous soumettre votre texte en répondant ci-dessous. Le gagnant remportera un livre.

    En octobre laissez votre imagination vous guider !


    Darkhorse il y a 2 semaines
    Hey mais j'ai pas Instagram moi ! Je croyais que les propositions se feraient sur Facebook.
    C'est pas grave, j'arriverais bien à me débrouiller avec ce thème, et j'espère qu'il y en aura d'autres aussi sympas.
    Et des bien tordus aussi
    charlene_bzh il y a 2 semaines
    Oh la la ! Ce thème me faire sortir totalement de ma zone de confort. Je n'ai jamais écrit ce genre de texte. Big challenge ! 
    J'au hâte de lire toutes les participations.
    Cathye il y a 2 semaines
    Bonjour, j’aimerais bien savoir où et quand a été diffusée l’information.
    Sflagg il y a 2 semaines
    Salut !

    Je trouve un peu limite que les thèmes de ce défi mensuel soient choisis ailleurs qu'ici et donc pas par les personnes les plus concernés, soit les participants.On aurait pu être au moins informé de ce vote, même si personnellement je ne suis ni sur instagram ni sur facebook et ne compte pas y être un jour.  Walexa ouvert un sujet "autour des défis d'écriture", un message posté dedans aurait été sympa et la possibilité de voter sur ce site quand même plus logique qu'en passant par d'autres qui n'ont rien avoir. et surtout celas.

    A+ !!
    Walex il y a 2 semaines
    Il y a sans doute un univers parallèle où nous aurions chacun pu participer au vote

    N'empêche, avec une tel nombre de votants, cela n'aurait certainement pas changé grand chose...
    Ils sont où tous ces gens au fait, ont-ils tous prévus de participer ce mois-ci ? Parce que cela fait quand-même un sacré paquet de monde... ou bien s'agit-il de lecteurs ? Mais surtout : a-t-on vraiment des lecteurs autres que nous-mêmes ? Je nous croyais entre-nous.

    S'il s'agit d'éditeurs, merci de me contacter en PV pour discuter des modalités du contrat
    Darkhorse il y a 2 semaines
    Sflagg, Melisandebabelio l'avait signalé lors du résultat du défi d'août.
    Je ne sais pas pourquoi cette décision a été prise, mais je me dis pourquoi pas.
    En revanche, c'est vrai que tout le monde ne va pas sur les réseaux sociaux, donc c'est dommage de les exclure ainsi.

    Pour ma part je n'ai rien vu sur Facebook. Et je suis aussi étonné qu'il y ait eu autant de votants.
    Est-ce que celles et ceux qui participent régulièrement ont voté ?
    Quand bien même, cela ne suffirait pas à donner un tel nombre...
    charlene_bzh il y a 2 semaines
    J'ai vu passer le vote sur instagram, je n'y ai pas participé, je n'avais pas compris que c'était pour le défi d'écriture. Je suis moi aussi étonnée par le nombre de votants par rapport au nombre de participants. Je suis nouvelle par ici, et je ne participe que depuis deux défis, mais il ne me semble pasque l'on soit si nombreux en réalité. 

    Voici ma participation. Finalement j'ai été inspirée, mais je suis peut-être hors sujet. J'espère que ce texte vous plaira. J'ai hate de lire vos participations.



    Je rêve d’enfin pouvoir étendre mes jambes, mes bras, de pouvoir étirer mon cou. Là où je suis, c’est tout à fait impossible. Cette cavité est bien trop étroite. Je m’y suis adapté depuis le temps que j’y suis. On s’habitue à tout paraît-il.

    Ici il fait nuit, toujours. C’est sombre, je n’y vois pas grand-chose. Tout est humide autour de moi. Je suis mouillé en permanence. Ce n’est pas si désagréable que cela y parait. Peut-être est-ce parce que je m’y suis accoutumé. J'imagine, parfois, que je suis un poisson. Et pourtant, je ne me souviens pas d’avoir été proche de la mer quand je suis tombé. Je ne sais pas d’où vient toute cette eau. Elle est stagnante, chaude. Ce n’est pas désagréable, je ne me plains pas. 

    Je suis incapable de dire où je suis. Les parois sont lisses et malgré tout je peux sentir quelques imperfections sous ma main, comme des sillons creusés par le passage de l’eau qui ruisselle continuellement. Elles sont agréables à caresser. Je les connais par cœur. Et puis il y a ce fond sonore qui m'accompagne perpétuellement. J’aime bien. Je n’ai que ça à faire : écouter et patienter.

    Ma mémoire me fait défaut. J’ai sans doute chuté de très haut. Le choc a dû être violent, ce qui explique mon amnésie. Je ne me souviens de rien avant mon accident. J’ai ouvert les yeux ici, dans ce trou. Je ne sais pas où je suis, d’où je viens, ce que je faisais et ni même qui j’étais, avant. J’ai essayé, j’ai cherché. Impossible de faire revenir un seul de mes souvenirs. Je n’ai aucun indice pour m’aider. Je sais que je suis ici, dans cette caverne, perdu, tout seul !

    Je ne trouve pas mon quotidien si ennuyeux. Je ne fais rien d’autre qu’attendre et qu’espérer que l’on me découvre enfin. Et pourtant l’ennui ne m’a pas gagné. J’écoute tout ce qui se passe autour de moi. Les bruits résonnent et sonnent d’une façon toujours différente. Plus ou moins fort, plus ou moins étrange et effrayant. Je scrute cette paroi étrange du bout de mes doigts. Elle est douce et rugueuse à la fois. Et puis, parfois je m’énerve, je m’impatiente. J’ai envie de sortir. La peur m'envahit, l’inquiétude m’enveloppe. J’angoisse de rester coincé dans cette pénombre, dans cette humidité, dans ce trou, sans pouvoir parler ni appeler qui que ce soit. Dans ces moments, le temps me semble long, très long. Je m’inquiète, ça m'effraie, ça m’exaspère. Alors je me démène. Je tape contre ce mur opaque en espérant que l’on m’entende de l’autre côté. Je remue tant et si bien que je fini par me calmer tout seul, lasse de bouger et de guetter que l’on me réponde enfin, fatigué par ce vain effort.

    Quand j’ai ouvert les yeux, j’étais apeuré, horrifié. J’étais affolé de ne pas savoir ce que je faisais ici, ni d’où je venais. J’étais perdu, étourdi par ma grande chute, dans cette pénombre permanente. À force de ne plus rien savoir du jour ou de la nuit, j’en ai perdu la notion du temps. Les heures défilent sans que je me rende compte. Je me laisse porter par ma rêverie et l’exploration de mon abri.

    Heureusement que j’ai de la nourriture en quantité. Je n’ai manqué de rien de ce côté là. J’ai toujours pu manger quand je le voulais. Et on ne va pas se le cacher, ça occupe de manger. Désormais, j’ai pris la résolution de me rationner, de faire attention. Si la source semble inépuisable, je ne sais pas encore combien de temps je vais devoir rester ici. Et en sera-t-il toujours ainsi ? J’ai essayé de savoir d’où ces aliments m'arrivaient, mais impossible de trouver l’origine. 

    Quand est-ce que l’on va me découvrir ? Si seulement on pouvait me chercher, mais j’en doute. Je n’ai rien entendu approcher pour le moment. Enfin rien qui n’ait changé autour de moi du bruit ambiant. Toujours les mêmes sons environnants qui me bercent, ni à l’extérieur. Tout reste paisible et habituel.

    Je ne sais pas comment faire pour avancer ou me sortir de là. Je suis coincé ici depuis un moment maintenant. Enfin peut-être ? Je ne sais pas. Combien de temps exactement ? Je n’en sais rien en fait. 

    Oh la la ! L’angoisse me reprend ! Il va falloir que je sorte, je veux sortir ! Je ne veux pas rester ici. Je commence à ne plus me sentir bien. Je ne peux plus bouger depuis quelques jours, comme ankylosé. Il faut que je sorte, je veux sortir. Je pousse avec mes pieds, je me tortille. Je n’y arrive pas, je n’y arrive plus. Tout seul, c’est trop dur. Je désespère. J’ai besoin d’aide ! J’aimerai crier... hurler ! Je n’y arrive pas non plus ou alors on ne m’entend pas. Jusqu’à maintenant, c’est toujours resté sans réponse. Pourtant j’entends autour de moi. Cela reste vague. Peut-être ai-je oublié la parole ? Si le choc m’a enlevé la parole, m’a fait perdre ma voix, c’est normal que l’on ne m'entende pas de dehors. Peut-être que cette paroi est plus épaisse que je ne le pensais.

    Je réfléchis, je réfléchis... mais je ne trouve pas de solution. Heureusement qu’il ne fait pas froid où je suis. Ce n’est pas très confortable, c’est petit mais au moins, je suis au chaud.

    Oh… Oh ! J’entends du bruit… Peut-être que je me trompe… Il ne faut pas que je me réjouisse trop vite. Les faux espoirs me rendent encore plus morose. J’en ai déjà eu un certain nombre, et cela m’a déprimé ensuite pendant quelque temps. Pourtant, il me semble que cette fois-ci c’est différent. Cela résonne drôlement dans cet espace réduit. Et puis, il y a des voix… J’écoute… Oui ce sont bien des voix… mais c’est un langage que je ne connais pas. 

    Est-ce possible d’avoir tout oublié ? L’inquiétude me tenaille soudain. Et pourtant, il faut que j’y crois. Je dois y croire. Comment leur faire comprendre qu’il y a quelqu’un de coincé là-dessous ? J’essaye de remuer... Un pied… une main… Impossible de me faire entendre ou de bouger beaucoup. Il faut qu’ils me trouvent ! Je veux sortir ! J’essaye de me débattre. Je tape sur la paroi à mon tour, peut-être cela résonnera-t-il de leur côté ?

    Je reprends espoir. Les voix restent là. Elles ne bougent pas. M’aurait-on trouvé ? On tape sur la paroi ! Enfin ! On sait que je suis là ! J’ai envie de crier que je suis en vie, mais je n’y arrive pas. Je tape du pied, du moins j’essaye, ce n’est pas facile, je n’arrive presque plus à bouger. J’écoute ce qui se passe, sans arriver à comprendre le moindre mot, mais les intonations me guident. On est venu me sauver ! Je le sens. Je crois comprendre que cela va prendre du temps. C’est compliqué ? De ce que je peux entendre, ils ont l’air nombreux à l’extérieur. 

    Serait-ce mes derniers instants ici ? Ce moment tant attendu serait-il arrivé ? Je n’arrive pas à lever la tête pour voir ce qui se passe, mais je crois qu’on essaye de me pousser ou plutôt de me tirer vers l’extérieur. J’essaye de me dégager de mon côté, d’aider aussi, je me sens maladroit. Ça bouge ! Enfin ! Il semblerait que les voix se rapprochent encore. J’ai peur, je tremble. 

    J’étais seul, je m’étais habitué à ce calme tout relatif, à attendre. Tout ce monde m'effraie tout à coup. Qui sont ces gens ? Il va falloir que je les remercie. Saurai-je parler ? Comment me faire comprendre ? J’ai tout oublié. 

    J’essaye encore une fois de bouger. Je crois que je progresse… quoi que, je n’en suis pas très sûr. Non, je suis toujours au même point. L’issue est très étroite et je sens que ça coince au niveau de ma tête. Je me fie aux encouragements. Je crois que ce sont des encouragements, qui se font de plus en plus vifs, de plus en plus pressants. 

    Je ne sais pas si j’y arriverai. C’est trop dur. Oh ! Que je fatigue. Cela fait des heures maintenant, et je n’ai plus aucune force. J’ai peu mangé depuis que ça a commencé à s’agiter autour de moi. J’ai oublié, trop occupé à écouter ce qui se passait. Mais là, je suis trop angoissé pour avaler quoique ce soit. Je n’arrive plus à bouger mes pieds et mes jambes. Je ne sens plus mes bras, ni mes mains. Tout est si serré autour de moi. Ça me comprime, ça me compresse. Je suffoque. Je n’y arrive plus. Et pourtant… Je ne peux pas tout arrêter, pas maintenant, pas si près de réussir. J’ai attendu si longtemps que l’on me trouve et que l’on me sorte d’ici. Ce n’est pas possible que tout s'interrompt maintenant. Il faut que je tienne encore. 

    Mon antre, ma cachette, mon repère. Sa douce chaleur, son maigre confort, son odeur si particulière. Cet endroit va me manquer et pourtant je ne l’aurais pas cru. Je ne l’oublierai jamais. Mais j’ai tellement hâte de sortir ! 

    Je n’en peux plus. C’est long, trop long. Je me vide de mes forces. Je me laisse aller. Je me laisse faire. J’ai mal, très mal à la tête. Que je souffre ! Je ne sortirai jamais, ce n’est pas possible. Je n’y arriverai jamais. Je ne peux plus bouger. Il faut qu’on m’aide ! Vite ! Oh la la, j’espère que je ne suis pas blessé. Tout mon corps me semble si lourd et si douloureux. 

    Les voix sont toujours là, toujours plus fortes. Et moi, je suis toujours à l’intérieur, toujours plus faible. Ça serre et se resserre encore. J’ai mal partout. Je ne maîtrise plus rien. Je ferme les yeux et j’attends. Je ne sais pas ce que j’attends, je ne sais plus rien. L’espoir s’amenuise. Je ferme les yeux. Je ne sortirai jamais d’ici. C’est fini… je le sais.

    Je ne sens même pas que l’on m’attrape, que l’on m’agrippe, que l’on me hisse. On me tire par les épaules. J’avance, j’avance...
    charlene_bzh il y a 2 semaines
    Les voix se rapprochent encore, se font plus nettes, plus distinctes. Et puis… Et puis, je… je… je suis libre ! Je suis vivant ! Enfin je crois... La lumière m’aveugle. Je n’arrive pas à laisser mes yeux ouverts, il faisait si sombre dedans. Et pourtant, je veux voir ce qui m’entoure. 

    Oh ! Je vois du sang autour de moi. Serais-je donc blessé ?  Mais je ne sens plus rien, plus aucune douleur. J’espère que ce n’est pas trop grave. Je ne veux pas y penser. Je suis en vie !

    De l’air ! De l’air ! J’inspire… C’est froid... c’est douloureux... Je pleure, je ne peux pas m’en empêcher. Il y a un trop plein d’émotions qu’il faut que j’évacue. Je sens que l’on me soulève. Je suis dans les airs, moi qui était confiné, je ne suis pas habitué. Je tremble. L’espace semble si grand autour de moi. Je veux retourner dans mon antre, dans ma cachette ! J’ai froid, j’ai si froid ! Ces gens ont des visages menaçants. Je ne les connais pas ou je ne les reconnais pas. J’ai peur !

    Les voix autour de moi s’expriment toutes en même temps. Je n’arrive pas à distinguer ce qu’elles veulent dire… de la colère ? De la joie ? Je pleure de peur ? De joie ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je viens de quitter le seul endroit au monde que je connaissais. Cette lumière est si belle que je ne cesse de la regarder. Elle me happe, elle m’hypnotise. Non, je ne veux pas retourner dans ma cachette. C’est beau ici. Je veux rester.

    Et puis on me pose sur un matelas moelleux et chaud. On m'essuie. Je grelotte, j’étais mouillé, trempé. Malgré tout l’espace qu’il y a autour de moi, je me recroqueville. Je retrouve l’odeur que j’ai toujours connu. C’est celle de ma maman. On m’enveloppe contre elle. Je reconnais cette chaleur si douce. Je suis rassuré, tout ne m’est pas inconnu. Je suis si bien là. Je n’ai plus froid. Je croise son regard, illuminé de bonheur, les yeux humides, émerveillés par la magie de l’instant, l’intensité du moment. Je contemple à mon aise ce qui m’entoure. De mes yeux désormais grands ouverts, de mes yeux tout neufs, je pense au fond de moi “Tout est possible…”.
    31426684 il y a 2 semaines
    Salut à tous ,je suis nouvelle alors je voudrais demander ,si je pouvais publier mon texte ici parce que j'ai pas instagram
    Sflagg il y a 2 semaines
    Salut !

    Effectivement Darkhorse, je ne me souvenais pas que cela avait été signalé en aout.

    31426684, c'est bien ici qu'il faut publier ses textes et pas sur instagram, il manquerait plus que ça.

    A+ !!
    Darkhorse il y a 2 semaines
    Sflagg a dit :



    31426684, c'est bien ici qu'il faut publier ses textes et pas sur instagram, il manquerait plus que ça.

    A+ !!


    31426684 il y a 2 semaines
    Merci
    Cathye il y a 1 semaine
    Sflagg a dit :

    Salut !

    Je trouve un peu limite que les thèmes de ce défi mensuel soient choisis ailleurs qu'ici et donc pas par les personnes les plus concernés, soit les participants.On aurait pu être au moins informé de ce vote, même si personnellement je ne suis ni sur instagram ni sur facebook et ne compte pas y être un jour.  Walexa ouvert un sujet "autour des défis d'écriture", un message posté dedans aurait été sympa et la possibilité de voter sur ce site quand même plus logique qu'en passant par d'autres qui n'ont rien avoir. et surtout celas.

    A+ !!

    bonjour à vous,
    Bien d’accord avec toi Sflagg. Je me souviens, de l’annonce faite lors de la fin d’un défi, merci Darkhorse pour la précision, mais je pensais bien naïvement, que nous en serions avertis en temps et en heure ! Cependant, cher ami poète dont je me repais de tes per, père, pair et paire, (j’ai adoré)  ne boude pas les réseaux sociaux. Quand ils sont bien utilisés, ils peuvent être très utiles. Je dis bien Quand ils sont bien utilisés !!!
    Et moi aussi j’ai été assez étonnée du nombre de votants. 


    Charlene_bzh - il m’a fallu qques lignes pour comprendre qu’il s’agissait d’une naissance. Un texte bien écrit. Est-il hors sujet ? Je ne saurais le dire, je n’ai pas déjà réfléchi au thème, l’uchronie ayant déjà été traitée il y a quelques mois, et à vrai dire pas du tout inspirée. 


     

    karmax211 il y a 1 semaine
    Bonjour,

    un texte sorti de mes tiroirs. Je n'ai pas participé à ce défi depuis deux mois... les sujets ne m'intéressaient pas ; celui du père en particulier. Octobre s'annonce difficile pour ma fille et moi. Des problèmes de santé pour chacun et des rdv médicaux qui en sont une des conséquences. De plus étant éligible le 12 octobre pour la 3ème dose de Pfizer... rien n'est acquis. Aussi me semble-t-il préférable de prendre les devants et proposer un texte "ancien" plutôt que de faire une 3ème impasse sur ce défi. Si mes moyens physiques et intellectuels me le permettent, peut-être essaierai-je d'écrire du neuf avant la fin du délai imparti... ??? Bon mois d'octobre à tous 





    L'ÉTRANGE NAUFRAGÉ




    Après le succès international de leur dernière BD, Jo et Tom - l'un scénariste, l'autre dessinateur - avaient sillonné l'hexagone et plus d'une trentaine de pays pour promouvoir leur nouvel album.

    Leurs obligations à l'égard de leur maison d'édition remplies, ils avaient décidé de s'accorder un long congé sabbatique.

    Amoureux de la mer, navigateurs aguerris, ils espéraient à bord de leur Dehler 34 boucler un tour du monde à la voile dont ils rêvaient depuis lurette.

    Après avoir quitté Marseille, ils longèrent les côtes espagnoles, franchirent le détroit de Gibraltar. Ils voguaient à présent sur l'Atlantique, lorsqu'une nuit Jo fut réveillé par un fracas épouvantable, jeté hors de sa couchette, l'épaule meurtrie par le contact violent d'un objet tranchant.

    Très vite le voilier fit eau de toute part.

    C'est dans la douleur que Jo se hissa sur le pont.

    Le Dehler s'enfonçait dans les eaux sombres de cette nuit sans lune.

    Ils durent confier leur sort à un radeau de survie.

    -Que s'est-il passé ?

    -J'étais à la barre. La brume, et puis ce choc ! Un OFNI ou un navire marchand...

    -Tu as pu nous signaler ?

    -J'ai essayé... Ton bras ?

    - Ma clavicule est... Tom !

    Son cri se perdit dans les ténèbres.

    Le radeau se mit à tournoyer sur lui-même avant d'être englouti par un énorme vortex.

    Jo se réveilla dans un lit, et dans une pièce qu'il ne reconnut pas.

    Tout n'était que marbre, cristal et silence.

    Il se souvint du... porta aussitôt la main à son épaule : rien ! Pas la moindre trace de blessure. Pas d'ecchymose. Aucune douleur. Son bras était intact.

    Où était-il ? Où était Tom ? Que leur était-il arrivé ?

    Il se leva, vit qu'il était vêtu d'un genre de tunique, se dirigea vers une porte massive qu'il s'apprêtait à essayer d'ouvrir lorsqu'un géant portant pagne, écharpe et ceinture fit son entrée.

    Sans qu'il ouvrît sa bouche, Jo l'entendit dire :

    -suis-moi !

    Il obéit au géant, qui parlait sa langue lèvres closes.

    Ils longèrent un vaste couloir de marbre blanc scintillant de mille cristaux.

    À intervalles réguliers, des gardes arborant une tenue antique, serraient la hampe d'une lance, dont la lame évoquait davantage le cristal que le fer.

    Ils débouchèrent dans une immense salle gardée par des soldats en armes. Elle brillait sous les éclats de cristaux.

    Au centre siégeait un trône massif sur lequel était assis un homme de très petite taille, aux yeux anormalement longs et aux cheveux très noirs.

    De chaque côté du trône, deux autres géants le regardaient sans qu'il pût deviner ce qu'exprimaient leurs regards.

    Au pied du trône se tenaient deux femmes blondes, deux toutes petites femmes aux yeux incroyablement longs, d'une couleur bleue azur, et comme la fée Clochette, elles avaient de petites ailes dans le dos.

    Lèvres figées, l'homme à la parure royale lui parla.

    -As-tu bien dormi, étranger ?

    -Oui, répondit Jo.

    -Tu te demandes où est ton ami ? Il ne tardera plus.

    -Qui êtes-vous et où suis-je ? s'enquit Jo.

    -Tu as oublié ?

    -Non... enfin, oui !

    -Tu es ici depuis deux jours. Ton bras était très malade. Mon médecin l'a guéri. Vite ? Pour nous, ce n'est pas vite. Comment je connais ta langue et pourquoi mes lèvres ne bougent-elles pas ? Je comprends ta surprise. En fait, il y a longtemps que nous n'utilisons plus la langue parlée. Vois-tu, tes émotions, tes sentiments, tes pensées précèdent les mots. Ce que tu ressens arrive jusqu'à moi à peine as-tu commencé à l'éprouver. Il n'est donc pas de langue que je ne puisse comprendre. Et ce que tu entends est du même ordre, mais ce n'est pas une voix, ou bien appelle ça une voix intérieure. Saisis-tu ?

    -Je crois, dit Jo.

    -Je suis le prince Mérès héritier du trône de Tangaora. Voici ma femme, la princesse Déla. Il indiqua l'une des deux petites créatures assises au pied du trône. À ses côtés, ma soeur, la princesse Mara.

    -Enchanté, dit Jo, en regardant avec insistance celle qui lui faisait penser à Clochette.

    -Prince, interrogea Jo, où se trouve votre pays ? Je n'en ai jamais entendu parler.

    -Parce qu'il n'a jamais été connu des hommes.

    -Vous voulez dire qu'avant nous...

    -Non, nous avons toujours recueilli les naufragés et leur avons toujours offert assistance et hospitalité.

    - Que sont-ils devenus ?

    -Une fois guéris, ils ont pu regagner leurs foyers.

    -Sans jamais parler de Tangaora ?

    -Ils auront oublié, dit le prince, les yeux pleins de malice.

    -Jo ! s'écria une voix derrière lui.

    C'était Tom.

    Vêtu comme lui, il était accompagné d'un cyclope et d'un petit baku.

    -Comment va ton épaule ?

    - Crois-le ou pas, elle est guérie.

    -Plus rien ne m'étonne depuis que je suis ici. Pendant que tu retrouvais des forces, j'ai eu le temps de faire le tour de la cité. Crois-moi, Jo, lorsqu'on va rentrer, et qu'on va leur raconter...

    Le prince intervint.

    - Tom, la princesse Mara va servir de guide à ton ami. Nous tiendras-tu compagnie ?

    -Avec plaisir, prince.

    La princesse se leva, regarda Jo dans les yeux. Il comprit et la suivit.

    Ils sortirent du palais de cristal.

    Jo constata étonné que dehors les routes étaient elles aussi pavées de marbre, et qu'édifices et habitations étaient faits de cristal.

    -C'est un conte de fées, se dit Jo.

    Toutes les femmes étaient petites, blondes et avaient les yeux bleus. Quant aux hommes, ils n'étaient guère plus grands, avaient les cheveux noirs, et à l'instar des femmes, des yeux très longs.

    La princesse se tourna vers Jo :

    -donne-moi la main, étranger.

    Jo donna la main à la princesse, qui se mit à battre des ailes, et ils s'envolèrent.

    -Woah, se dit Jo, quelle aventure !

    Dans un ciel limpide, des petits hommes bruns chevauchaient des licornes, des poneys ailés, des hippocampes majestueux. Des soldats roses cornaquaient des choeurs de dragons. Des couples se tenaient par la main.

    Ils redescendirent et s'arrêtèrent devant...

    -Où sommes-nous ?

    -Au temple.

    Ils entrèrent.

    -Nous avons une pythie, veux-tu connaître ton avenir ?

    -Pourquoi pas.

    Une plante grimpante aux feuilles pareilles à des yeux l'attendait.

    -Bienvenu, étranger. Tu vivras longtemps, mais pas où tu crois. Tu vas trouver une femme, pas celle que tu crois, et vous aurez trois enfants : deux garçons grands et forts comme toi, et une fille... plus petite, blonde aux yeux bleus... avec des ailes dans le dos.

    Avant que Jo ne se remette de sa surprise.

    -Ton ami va repartir, mais tu resteras dans son coeur.

    -Viens, dit Mara, rentrons.

    Ils retournèrent au palais main dans la main.

    -Princesse, la pythie...

    -Ny pense plus, à moins qu'elle n'ait vu juste dans ton coeur...

    -Eh bien, je !

    -C'est décidé, vous nous quittez demain ? leur demanda le prince.

    -Oui, répondirent-ils.

    -Soit, si telle est votre volonté. Allez dormir et demain nous vous raccompagnerons.

    Tom se réveilla, il faisait déjà chaud dans le radeau.

    -Que s'est-il...? L'accident... Jo, où était Jo ? Coincé dans sa cabine ... oh mon Dieu !

    Depuis combien de temps dérivait-il ? Il n'avait ni faim, ni soif. Il semblait même rassasié. Certes il avait une légère barbe, les cheveux hirsutes, mais nulle trace de blessure, le soleil semblait l'avoir épargné, et jamais son corps ne lui avait paru en meilleure forme.

    La corne d'un cargo le fit sursauter.

    De retour en France, les médias n'eurent de cesse de parler du miracle de l'étrange naufragé.

    Le bilan de santé de Tom surprit les plus éminents spécialistes.

    Tom avait l'organisme d'un athlète affûté, pas celui d'un homme ayant passé dix jours à dériver sur l'océan sans eau douce, sans vivres et exposé au soleil.

    On s'interrogea beaucoup.

    Beaucoup d'encre coula, puis le temps passa.

    Il fallut un an à Tom pour qu'il réalise seul une BD. Lui qui était un bon dessinateur mais un piètre auteur, sut trouver les mots, comme si Jo les lui avait soufflés.

    À Tangaora ce jour-là la princesse Mara donnait naissance à un beau gros garçon. Jo décida de le prénommer Tom.

    -Le prince lut dans les pensées de Jo.
    karmax211 il y a 1 semaine
    L'ÉTRANGE NAUFRAGÉ ( suite et fin )   -Il ne t'a pas oublié. Il croit que tu vis entre nulle part et ailleurs. Mon médecin a fait en sorte qu'il y ait toujours une petite parcelle de toi en Tom... ne serait-ce que pour que vos livres continuent de faire le bonheur de nombreux lecteurs.

    L'iPhone de Tom sonna.

    -Oui, c'est bouclé. Le titre ?

    LE PRINCE OUBLIÉ.

    Tom raccrocha en souriant.


    PP
    Cathye il y a 1 semaine
    Bon courage à vous Karmax211 et vous avez bien fait de poster votre participation que je n’ai pas encore lue.
    Pippolin il y a 1 semaine
    Bon courage à ta fille et à toi karmax211 .
    clemencezagorski il y a 1 semaine
    Ma contribution, avec le 1er Chapitre de l'Habit Noir, mon roman uchronique-féministe : 

    "J'aimais entendre sonner mes éperons dans les galeries de bois du Palais Royal. Nous étions au début de mars 1812, on parlait d’une guerre prochaine avec la Russie mais ce n’était qu’un murmure lointain. Lorsqu’avec mes camarades nous déambulions devant les boutiques de châles et de pâtisseries, et que les civils se retournaient sur notre passage, mon dos se redressait de fierté. Oh ! Bien sûr les hommes nous jetaient un regard grivois, lorgnant surtout nos fesses, tout excités à l'idée de voir des femmes en pantalon ; quant aux épouses elles nous considéraient avec mépris. Pour elles nous ne valions guère mieux que des putains. Je rêvais d'un temps où nous serions admirées, lorsque nous aurions emporté tant de batailles que l'on ne pourrait plus les dénombrer. Et l'Empereur aussi. Il cesserait de pester contre notre sexe, particulièrement lorsque celui-ci se mêle d'occupations d'homme. Il avait tout fait pour que les femmes reçoivent le moins d'éducation possible, et soient mises pour de bon sous la tutelle de leurs pères et maris. Cependant, il n'avait pu entièrement défaire ce que la Révolution avait fait. Et puis on ne renvoyait pas chez eux des soldats formés et aguerris. Il avait été obligé de nous accepter dans l’armée.



    Ainsi que mes camarades, je portais mes cheveux dénoués, seulement tressés sur le devant en cadenettes, imitant en cela les soldats de l'An II. Nous partagions aussi la liberté de leurs mœurs. Nous étions des femmes libres. Nous étions La Légion Amazone. Et les hommes le savaient. Ils recherchaient notre compagnie, attirés par les brandebourgs dorés de nos dolmans comme les papillons par la lumière. Ils savaient aussi que nous n'étions pas des filles qu'on enfilait contre le coin d'une table, nous choisissions nos amants comme nous choisissions le lieu de nos ébats. Et j'étais fière de cette liberté même si j'étais encore encombrée de ma virginité. J'avais dix-sept ans et aucun homme n'avait encore jamais troublé mon cœur, ni le reste ; un reste de pudeur m'était resté, dont j'avais honte. Je simulais la femme à bonnes fortunes, j’inventais des histoires pour ne pas me déshonorer devant mes camarades."
    franceflamboyant il y a 6 jours
    Bonjour, je ne suis pas sûre que mon texte réponde aux critères attendus mais j'ai trouvé amusant de nous mettre en scène, nous les participants, dans une petite pièce de théâtre. Je n'ai, bien sûr, pu rassembler tout le monde. Si quelqu'un se sent oublié, je l'insérerai..





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