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    jamiK le 01 octobre 2018
    Et voici quelques vieilleries déjà dans le tableau


    Les conquérants de l`Univers, tome 1  de Richard-Bessière
    mon avis
    assez scolaire, écrit à 18 ans, ça se sent

    Piège dans le temps de Rog Philips
    mon avis
    seul roman de l'auteur traduit en français à ce jour, premier auteur américain de la collection, un recueil de nouvelle a été traduit tout recemment (Un Rat dans le Crâne, 2017), et c'est tout

    Les titans de l`énergie  de Jean Gaston Vandel
    mon avis
    Duo belge qui se consacrera plus activement à la série d'espionnage sous le pseudo de Paul Kenny

    La peur géante de Stefan Wul
    mon avis
    je préfère presque les adaptations en BD, n'en déplaise à certains, mais si on peut l'adapter en BD dans les années 2010, c'est qu'il y a de quoi

    Le retour des Dieux de Jimmy Guieu
    mon avis
    il y a un passage du genre spirituel, religieux, limite Raëlien, assez indigeste qui casse un peu l'ambiance.


    omen999 le 03 octobre 2018
    Je découvre ce challenge qui me donne envie de ressortir  les 500 bouquins essentiellement entre les n° 250 et 900) qui dorment sur une étagère.
     Mais avant de proposer une critique, il existe un article très intéressant pour les (vieux) fans de la collection écrit sous un pseudo improbable par JP Andrevon en 1975. Il décrit de façon précise et critique l'histoire de la FNA depuis l'origine jusqu'à la mi-75. La collection comptait à l'époque près de 700 numéros.

    Le Bélial a republié cet article en 2017 -> le lien

    Petit détail savoureux, Andrevon parle de lui à la 3ème personne comme Jules César dans la Guerre des Gaules puisqu'Alphonse Brutsche est un de ses pseudos de l'époque.

    Cela explique aussi pourquoi l'auteur "anonyme" de l'article était aussi bien informé des pratiques internes de l'éditeur...

    Un panorama intéressant de la vie de la FNA au 1er tiers de sa production.
    jamiK le 03 octobre 2018
    omen999 a dit :

    Je découvre ce challenge qui me donne envie de ressortir  les 500 bouquins
    (essentiellement entre les n° 250 et 900) qui dorment sur une étagère.

    Mais avant de proposer une critique, il existe un article très intéressant pour les
    (vieux) fans de la collection écrit sous un pseudo improbable par JP Andrevon
    en 1975. Il décrit de façon précise et critique l'histoire de la FNA depuis l'origine
     jusqu'à la mi-75. La collection comptait à l'époque près de 700 numéros.

    Le Bélial a republié cet article en 2017 -> le lien

    Petit détail savoureux, Andrevon parle de lui à la 3ème personne comme Jules
    César dans la Guerre des Gaules puisqu'Alphonse Brutsche est un de ses
    pseudos de l'époque.

    Cela explique aussi pourquoi l'auteur "anonyme" de l'article
    était aussi bien informé des pratiques internes de l'éditeur...

    Un panorama intéressant de la vie de la FNA au 1er tiers de sa production.



    Bienvenue à toi sur ce challenge, je suis allé voir cet article, très intéressant !
    omen999 le 03 octobre 2018
    Merci pour l'accueil, on pourrait d'ailleurs prolonger l'article pour la période 1976/1997 :
     Je pense que "la période moderne" évoquée par JP Andrevon a pris fin vers les années 86/87 avec le départ du directeur de la collection P Siry. "La période post-moderne" après cette date se caractérise par un changement très net de la politique éditoriale pour tenter de répondre aux défis de la période. (Exfiltration de Rhodan ou de la Compagnie des Glaces vers une collection propre, éviction définitive des "anciens", accueil massif de jeunes auteurs)

    La politique marketing de FNA a toujours été, à mon sens, très cohérente.Pendant "l'âge d'or" (grosso modo les années 60/70), FNA arrivait à produire jusqu'à 150.000 Ex. PAR MOIS.
    C'est à la fois colossal et angoissant pour le responsable de la publication car le point dur dans la chaine, ce n'est pas de vendre, c'est de produire !
    On comprend mieux pourquoi FNA avait choisi de privilégier un petit pool d'auteurs maison correctement rémunérés dont la régularité, bien plus que la qualité, était la vertu première. Cette stratégie permettait d'assurer, dans la mesure du possible, de pouvoir boucler la fin du mois avec les cinq titres réglementaires.

    Le modèle s'est inversé au cours des années 80 où le point dur de la chaine s'est déplacé en aval. Le problème est désormais de vendre alors que le lectorat se rétrécit au profit d'autres loisirs ou ...  de la fantasy. FNA a alors adopté un système bien connu des éditeurs d'aujourd'hui : tester un maximlum de jeunes auteurs en espérant trouver dans le tas un ou deux locomotives pour tirer les wagons à bestiaux. Cette approche probabiliste n'a pas changé la donne car il y a maintenant trop d'éditeurs SF pour trop peu de lecteurs.
    jamiK le 04 octobre 2018
    Quelques beaux noms tout de même sur la fin, Laurent Genefort, Roland C. Wagner, Jean-Marc Ligny, Ayerdhal, Serge Brussolo
    et surement d'autre qu'il me tarde de découvrir, je pense à Richard Canal par exemple, chroniqué récemment par finitysend
    jamiK le 04 octobre 2018
    Jean-Pierre Garen, il était médecin, et a aussi écrit un Guide de la contraception

    Ce sont des romans sans autre prétention que de distraire, ce n'est pas de la grande littérature mais ça atteint son but
    Action, retournements de situations 5/5 - psychologie des personnages, crédibilité 0/5
    pour ceux qui n'ont pas peur de l'overdose de clichés

    Le dernier des Zworsmon avis
    L`Ordre des ordresmon avis
    L`inconnue de rygmon avis
    La fleur pourpremon avis
    Opération Bacchus, mon avis
    Les mangeurs de viandemon avis
    Toujours au Fleuve Noir, après fermeture de la collection
    Les entrailles de Wreckmon avis

    Sflagg le 04 octobre 2018
    Merci omen999  pour le lien, ça donne plein de titres à lire pour avancer dans le chalenge avec une petite chance d'en plus y prendre plaisir.

    jamiK, J'aime beaucoup la couverture d'opération bacchus, simple mais efficace. On se demande qu'est ce que c'est que cet humanoïde qui nous regarde bizarrement ? Du coup ça donne envie d'en savoir plus. Par contre celle de Les mangeurs de viandes, quel dommage, on arrive à peine à la distinguer, pourtant le scorpion à l'air bien sympa (va falloir que je fouille dans ma collection pour voir ça de plus près (le problème c'est que comme ils ont pris la flotte, certaines ne sont plus très fraiches, vois inexistantes )).
    jamiK le 04 octobre 2018
    Opération Bacchus est le premier que j'ai lu, et il me semble que la couverture ne colle pas trop à l'histoire
    Sflagg le 15 octobre 2018
    Yep !


    Nouvelle lecture, assez intéressante celle-ci :
    Les Enfants du chaos de Maurice Limat : ma critique.

    A+ !!

    Ps : on pourrait gagner un point pour chaque auteur que l'on lit, parce qu'il y en a un paquet de différent quand même. Ça ferait un challenge dans le challenge. 
    jamiK le 15 octobre 2018
    Il faudrait que je trouve un moyen de faire un truc comme ça.

    Mais c'est le premier Limat !
    omen999 le 18 octobre 2018
    Avant de critiquer "l'envoyé d'Alpha" de Jan de Fast, j'ai écris une petite bio critique globale de son oeuvre au FNA pour servir de renvoi et éviter les redites.
      Jan de Fast (de son vrai nom Jean Buré) était médecin et a commencé sa carrière d'auteur aux éditions de l'Arabesque au tout début des années 1960 sous les pseudos de Karol Bor et Noel Ward puis dans "l'écurie" Gil Darcy chargée des aventures de l'espion Luc Ferran dont la vraie mission - jamais avouée - était de concurrencer le Francis Coplan du Fleuve Noir...
    Il y écrira 29 volumes sur les 120 de la collection.

    C'est donc un auteur déjà bien rodé qui entre au Fleuve Noir après la disparition de l'Arabesque en 1970 où il retrouve certains de ses acolytes, GJ Arnaud notamment. Il change de genre et de pseudo pour se consacrer exclusivement à la collection Anticipation qui devait sans doute manquer de bras (ou de plumes). Sa production - 43 romans - s'étale de 1972 à 1981, soit une moyenne soutenue de 4 par an.

    Après deux ouvrages qu'on pourrait qualifier de liminaires et qui vont surtout permettre à Jan de Fast de définir le contexte et d'introduire le héros récurrent d'une majorité de ses futurs romans - le fameux docteur Alan - l'auteur écrira une dizaine d'ouvrages qui constituent le meilleur de sa production. Malheureusement, la qualité générale ira par la suite en se dégradant, la marque peut-être d'une lassitude, d'un désintérêt ou tout simplement d'une volonté de boucler le plus vite possible des ouvrages alimentaires.

    Son oeuvre peut se diviser en trois catégories :

    Aventures du docteur Alan, envoyé spécial de l'Organisation des Planêtes Unies (26 ouvrages)
    Aventures de l'Erika 111, de son IA Théodore et de son équipage Jorge, Ava et Wolan (2 ouvrages)
    Divers space-operas isolés sans lien entre eux (15 ouvrages)

    Comme souvent avec les auteurs qui abordent la SF et surtout le space-opera à l'âge mûr, Jan de Fast va essayer de biaiser en écrivant ... des romans d'aventures qui multiplient les références à l'histoire antique, aux sagas scandinaves, à l'époque médiévale jusqu'au début du 20ème siècle.
    Il évitera pour l'essentiel de décrire des civilisations avancées autres que l'OPU et ses aliens sont quasiment tous humanoïdes.
    Mais paradoxalement, Jan de Fast va aussi se donner la peine de créer un contexte technologique et spatial beaucoup plus exigeant et cohérent que la moyenne de ses collégues de la FNA de l'époque. Là où d'autres nous auraient balancé sans explications un héros en collant métallisé, pistolaser à la hanche, Jan de Fast imaginera une société rappelant (vaguement) une sorte de pré-Culture "Bankienne" et manifestera un souci constant d'exactitude dans la description de l'environnement spatial. 

    Mais certains critiques qui saluaient l'apparition d'un (futur) auteur français de (hard) space-opera déchanteront rapidement.

    Un dernier mot à propos du héros principal de son oeuvre : le docteur Alan

    Ce médecin - quelle surprise - est l'agent itinérant que l'OPU envoie sur le terrain pour élucider les crises planétaires ou contacter les civilisations extra-terrestres qu'elle détecte.
    Il fera également des piges pour de mystérieuses entitées galactiques.

    Croisement improbable entre un James Bond intello et un Docteur Justice bionique, il évoluera progressivement au fil des ses aventures en une sorte de SAS (Malko Linge pour les intimes) augmenté, façon délicate de suggérer qu'il n'avait plus besoin de collant ni de pistolaser pour vaincre et que, même dans le plus simple appareil, il était encore lourdement armé.
    jamiK le 18 octobre 2018
    Le seul que j'ai lu de Jan De Fast, c'est le dernier "Il fera si bon mourir" (1981), il devait être fatigué, parce que ce n'est pas bon du tout.
    jamiK le 18 octobre 2018
    omen999 a dit :



    ...'il n'avait plus besoin de collant ni de pistolaser pour vaincre et que, dans le plus simple appareil, il était encore lourdement armé.


    J'aime bien la conclusion:D
    omen999 le 18 octobre 2018
    jamiK a dit :

    Le seul que j'ai lu de Jan De Fast, c'est le dernier "Il fera si bon mourir" (1981), il devait être fatigué, parce que ce n'est pas bon du tout.


    Houlà, tu a pris la collection par le mauvais bout. Les meilleurs se situent plutôt entre le 3ème et le 15ème environ. Mais il faut bien comprendre le dilemne des auteurs de SF de l'époque :

    La collection FNA était la seule qui permettait à un écrivain français de vivre de sa plume et son accès était très verrouillé même pour  un auteur aussi expérimenté que Jean Buré.

    Je suppose d'ailleurs qu'il a dû soumettre un ensemble d'ouvrages test pour obtenir le droit d'intégrer l'écurie FNA et son effort s'est ensuite relâché au bout de quelques années.


    Question sexe, il est manifeste que Jan de Fast obéissait à une consigne éditoriale générale d'introduire de l'érotisme dans ses romans. Certains étaient parfaitement à l'aise sur le sujet, d'autres plutôt pathétiques comme l'ami  Maurice Limat 


    et encore il était temps que ça s'arrête car Alan devenait sur la fin bisexuel et on imagine aisément les conséquences dramatiques d'une future rencontre avec un alien monté au-delà du raisonnable... ;-)

    jamiK le 18 octobre 2018
    "Pathétique" n'est pas le mot que j'emploierai pour Maurice Limat, parce qu'a chaque fois qu'il y a des moments érotiques chez lui, je suis bidonné, "Grotesque" ou "Burlesque" conviendrait mieux
    je pense que c'était voulu
    une citation
    omen999 le 18 octobre 2018
    bien choisie ta citation  mais j'avoue ne pas être très objectif avec Maurice  
    il doit être l'un des auteurs que j'excluais d'office quand j'allais acheter tous les mois les FNA avec mon argent de poche
    omen999 le 19 octobre 2018
    bon bin 1ère critique de  L`Envoyé d`Alpha ma critique
    jamiK le 19 octobre 2018
    omen999 a dit :

    bon bin 1ère critique de  L`Envoyé d`Alpha ma critique


    Est-ce qu'on pourrait comparer avec du Jean-Pierre Garen, il y a comme un air de famille
    omen999 le 19 octobre 2018
    Je ne connais que les toutes premières oeuvres de Garen d'avant le SSPP.

    J'ai bien l'impression que Stone et Alan ont le même talent pour dénicher les jolies filles mais c'est à peu près tout.


    Garen a fait du space-opera français typiquement années 60/70 sans aucun souci de vraisemblance spatiale.

    Petit exemple (je viens de remettre le nez dans le n°844 Mémoire génétique) :


     "dans la zone indiquée, existe un soleil de magnitude H"

    pas de bol, la magnitude est une échelle logarithmique donc numérique et il n'existe pas de catégorie H dans la classification spectrale des étoiles, une négligence que Fast n'aurait pas commise.
    j'aime bien Fast...  ;)
    jamiK le 19 octobre 2018
    Je voulais parler du mélange Space opéra et médiéval, et puis c'est aussi une médecin. C'est vrai que Garen, niveau cohérence scientifique, il s'assoie dessus





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