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    Bibalice le 01 août 2011
    Lisons un livre en commun cet été !

    A égalité avec "Paris est une fête" d'Hemingway lors de notre sondage pour la lecture de juillet, "Pas Sidney Poitier" de Percival Everett a été choisi comme lecture commune du mois d'août !



    Pour participer à ce club, il suffit de s'engager à lire ce livre et venir en parler dans le forum en même temps que laisser une critique du livre sur Babelio !

    Ceux qui ont déjà lu le livre et souhaitent participer aux échanges et discussions sont également bienvenus !

    Pour rappel, en juillet la lecture commune était Paris est une fête ! n'hésitez pas à laisser un avis sur ce livre ou participer aux échanges et donner un avis sur les critiques publiées ici !
    kiki23 le 06 août 2011
    Commandé & reçu... ms je finie "Azteca" de Jennings qui est un gros pavé prêtée par une amie avant de voguer aux côtés de Percival....
    kiki23 le 19 août 2011
    Fini :-D
    LiliGalipette le 19 août 2011
    kiki23 : Fini :-D


    Je n'ai toujours pas mis la main dessus, et j'hésite... Il est bien ?
    kiki23 le 21 août 2011
    Voici mon commentaire :

    Qui suis-je ?

    Pas Sidney Poitier est un jeune noir, qui ressemble à s’y méprendre à l’acteur Sidney Poitier. Il se retrouve dans la vraie vie confronté aux mêmes situations que son homonyme au cinéma : s’en sortira-t-il mieux que ce dernier, alors que nous sommes à une époque où les préjugés raciaux à l’encontre des noirs devraient avoir disparus ?

    Il n’est pas nécessaire d’avoir vu la filmographie de Sidney Poitier pour suivre le héros de Percival : ma méconnaissance ne m’a pas gênée ; mais il me semble que l’approche de la narration doit être alors différente.
    Mon passage préféré est sans aucun doute celui de la présentation de Pas Sidney aux parents de sa petite amie lors des fêtes de Thanksgiving…. Recherches faites, il semble que ce chapitre le « remake » du film « Devine qui vient dîner »….

    Il est à noter des jeux de mots que la traduction a formidablement restitués.

    Ce livre, souvent drôle, se lit comme fable absurde : l’auteur y critique la société américaine grâce à de personnages taillés à la serpe, tellement leurs traits sont exagérés. Des rencontres surprenantes ponctuent le parcours de Pas Sidney, en passant notamment par un cours de philosophie sur le « non-sens » dispensé par un professeur abracadabrantesque.
    Mais ce n’est là que l’approche superficielle de ce roman.
    La véritable thématique semble être l’identité. Non pas le dédoublement de personnalité, mais plus précisément l’identité qui devient incontrôlable. Comme dans ces familles ou un enfant est mort et ou les parents font porter au nouveau né le prénom du défunt.

    En somme, un livre agréable et qui sort de l’ordinaire !

    http://www.babelio.com/livres/Everett-Pas-Sidney-Poitier/236216

    Encore une fois merci au club de lecture de Babelio qui n’emmène sur vers rayons de bibliothèque que je n'aurai probablement pas abordés! ;)
    centrino le 21 août 2011
    N'ayant encore rien lu de Percival Everett et le pitch ayant l'air intéressant, voilà une double occasion à ne pas manquer.
    J'attends qu'il se libère à ma bibliothèque pour m'y attaquer ;)
    Bibalice le 05 septembre 2011
    Alors, qui l'a lu à part Kiki ???
    alicejo le 05 septembre 2011
    Je viens de commencer...
    Bibalice le 05 septembre 2011
    Ah super Alicejo, j'ai hâte d'avoir ton avis sur le livre ! Moi je ne l'ai toujours pas mais je devrais bientôt me le procurer !
    Lagagne le 05 septembre 2011
    il est sur ma table de chevet, mais faudrait que j'arrive à terminer "Le cimetière de Prague" avant...
    austen le 07 septembre 2011
    Moi, j'ai laissé le cimetière de Prague... je n'accrochais pas. J'ai pratiquement fini le livre de juillet (10 pages) et j'entame août.... euh, ben quand je l'aurai acheté.
    Le titre me plaît beaucoup: j'ai longtemps été amoureuse de Sidney Poitier 8)
    Mais bon, il faut d'abord que j'écrive quelques lignes sur "Paris est une fête" :wink:
    Lagagne le 07 septembre 2011
    je me demande si je vais le finir aussi ce "Cimetière"... je me laisse jusqu'à la fin de la semaine. Si je n'y arrive toujours pas, j'abandonne et me lance dans Sidney Poitier
    austen le 15 septembre 2011
    @lagagne, alors finalement tu as fait quoi? As tu fini le cimetière?
    Ces jours ci je suis un peu dissipée; je lis un polar: "la princesse du Burundi" au lieu de me mettre à "pas Sydney Poitiers" (que je n'ai toujours pas acheté.) :oops:
    Lagagne le 15 septembre 2011
    oui, j'ai fini le Cimetière. Avec difficultés je dois dire... il va me falloir un peu de temps pour murir une critique.
    J'ai donc commencé Pas Sidney Poitier, et je dois dire que ça me plait beaucoup. Bon j'en suis qu'au début mais ça devrait le faire ;-)
    Pour la dispersion, je connais! je fais partie des spécialistes du genre. J'ai Banquises de Goby, Istanbul est un conte de Levi, Le Léopard de Nesbo, et d'autres sous le coude...et que je dois lire assez rapidement pour les rendre à la bibli!
    alicejo le 16 septembre 2011
    Voilà j'ai fini et comme avec mes 3 précédentes lectures de Percival Everett, j'y ai pris beaucoup de plaisir même si j'ai trouvé le tout un peu inégal. Le personnage de Percival Everett, prof de philo, est un monument ! Mes lectures sont actuellement encore trop perturbées pour que je me lance dans une critique argumentée.
    Mon roman préféré de cet auteur reste pour le moment Blessés suivi d'Effacement.

    En lisant une des critiques, je crois comprendre que certaines scènes sont très inspirées de la filmographie de Sydney Poitier. Voilà un argument qui me donne envie de découvrir cet acteur dont je n'ai vu, je crois, aucun des films :oops: .
    centrino le 20 septembre 2011
    Lagagne : . J'ai Banquises de Goby, Istanbul est un conte de Levi, Le Léopard de Nesbo, et d'autres sous le coude...et que je dois lire assez rapidement pour les rendre à la bibli!

    C'est ce qui s'appelle avoir les coudes (et non les épaules) larges ;)
    Lagagne le 24 septembre 2011
    Bon ben voilà ma petite critique :

    Encore une excellente lecture grâce au club Babélio!
    Que trouve-t-on dans ce livre? Critique de la société américaine? oui. Quête de l'identité? oui. Dénonciation de la persistance des préjugés raciaux? oui. Références culturelles populaires? oui. Mais surtout : drôlerie? absurde? humour? oui, oui, oui!
    Ce qui m'a le plus marqué dans cette lecture, c'est la découverte des personnages tous plus loufoques et tordus les uns les autres. La mère d'abord. Elle meurt rapidement dans le récit mais est présente tout le long du roman. Son caractère insoumi et rebelle fait merveille. J'ai adoré Ted Turner et ses phrases dont la fin n'a rien à voir avec le début! Il passe du coq à l'âne, sans rien à voir avec le schmilblick! Et Percival Everett alors! Royal en prof du non-sens. Je dois moi même être complètement tordue, car à certains moments je pense avoir compris ce qu'il voulait dire... Docteur? Et le pauvre Pas Sidney au milieu de tout ça... C'est peut-être le plus lucide de tous, débarqué dans un monde de fous : co-détenu, shérif, bonnes soeurs, beaux-parents... Il n'y a que des personnages complètement décalés pour croiser sa route, alors que lui recherche plutôt une vie normale : il veut faire des études, il ne sait pas pourquoi mais cela semble la chose à faire! (tiens ça me rappelle quelque chose...).
    Bref, une lecture captivante et drôle, qu'une fois lancée j'ai eu du mal à lâcher!
    austen le 30 septembre 2011
    Je suis en train de le lire et j'aime. Everett a un humour un peu absurde qui me fait beaucoup rire: j'ai eu un ou deux coups d'oeil en coin dans le métro et ça, c'est bon signe en général.
    A bientôt pour une critique complète. 8)
    austen le 17 octobre 2011
    Enfin... ma critique de Pas Sydney Poitier.

    Pas Sydney, nom de famille Poitier n'a pas la vie tellement facile. Sa mère, Portia, est une originale, cf le prénom de son fils, activiste et qui ne fait aucune concession. Elle est également très riche. C'est peu de dire que l'enfance de Pas sydney est tout sauf conventionnelle avec cette mère militante et plus tard, à la mort de celle-ci, Teddy Turner un "ami", blanc et riche de Portia.
    Pas Sydney, héritier d'une grosse fortune part donc à Atlanta avec Teddy faute d'autre famille. Leur relation, pour amicale qu'elle paraisse n'en est pas moins un peu étrange puisque le petit garçon vit seul avec des employés dans une maison et Teddy dans une autre.
    On assiste au passage (assez difficile) à l'âge adulte de Pas Sydney, avec toutes sortes de mésaventures tragi-comiques, et même à sa rencontre avec un professeur un peu abscons: Percival Everett himself , professeur de "philosophie du non-sens. Tout un programme!
    C'est un roman drôle et absurde qui nous fait traverser l'Amérique contemporaine à la suite d'un garçon noir et riche.
    Malgré sa richesse, il va devoir affronter son statut d'homme noir en Amérique. Peu de choses semblent avoir changé depuis les luttes pour les droits civiques des années soixante. Pas Sydney est sans cesse confronté à l'image de son célèbre homonyme, Sydney Poitier et il y a plusieurs scènes du livres qui renvoient aux films les plus célèbres de l'acteur.
    Percival Everett, par le biais de l'humour essaie de montrer toute l'absurdité de la vie d'un noir en aux Etats unis, fut-il riche et séduisant. Que ce soit les rapports aux autres, au sexe, à l'argent... tout est matière à difficultés.
    C'est drôle et poignant à la fois. J'ai beaucoup ri, mais, souvent, il m'est resté une légère amertume près le rire; c'est vrai qu'en général on ne pense pas à soi en terme de couleur de peau, mais quand la couleur de la peau devient une difficulté, alors c'est ce qui va nous définir, et du coup limiter notre identité.
    J'ai beaucoup aimé ce roman, initiatique et identitaire. Contrairement à beaucoup de roman du genre il est drôle et n'enferme pas trop les personnage dans des carcans identitaires. Et puis j'ai découvert, encore grâce à Babelio, un nouvel écrivain, à la voix légère et ironique.

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