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    Bibalice le 02 mai 2012
    Bonjour à tous !



    Ce mois-ci, c'est un roman qui a reçu le Prix Goncourt des lycéens qui a les honneurs de notre club de lecture !
    Livre-évènement de la dernière rentrée littéraire de septembre-octobre, "Du domaine des murmures" a su remporter l'adhésion de nos lecteurs les plus curieux face à des classiques tels que "Sur la Route" ou "Dix Petits nègres".

    Ce club sera ainsi l'occasion de voir si ce roman méritait les éloges qui lui ont été faits dans la presse au moment de sa publication !

    Comment participer au club
    Pour participer à ce club de lecture, il suffit de vous rendre ici-même et de participer aux nombreux échanges qui auront cours dès aujourd'hui à propos du roman "Du domaine des murmures" de Carole Martinez. Vous pouvez ajouter des critiques du roman, commenter celles des autres membres, discuter de ses thèmes, débattre de son accueil ou simplement donner votre avis sur le livre !
    Même si vous avez déjà lu ce livre il y a un moment, n'hésitez pas à partager votre avis ici-même et mettre en lien vers votre critique !

    Voici le résumé du livre :
    En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire «oui» : elle veut faire respecter son voeu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe... Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre sainte. Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d'une sensualité prenante.

    Bonne lecture à tous !
    mandarine43 le 02 mai 2012
    Ce livre est bien trop récent pour que je le trouve au rabais, surtout qu'il n'est pas sorti en poche, alors je vous souhaite à tous bonne lecture, ça a l'air d'être un excellent livre (je le lirai dans x années :lol:) et vous dis au mois prochain pour les propositions et les votes ! :-D
    LiliGalipette le 02 mai 2012
    J'ai le roman en début d'année, j'en garde un excellent souvenir.

    Une promenade en Bourgogne nous conduit dans les ruines d'un château que le temps a connu puissant. Dans un récit à rebours des siècles, nous entendons les pierres raconter l'histoire d'Esclarmonde. « La tour seigneuriale se brouille d'une foule de chuchotis, l'écran minéral se fissure, la page s'obscurcit, vertigineuse, s'ouvre sur un au-delà grouillant, et nous acceptons de tomber dans le gouffre pour y puiser les voix liquides des femmes oubliées qui suintent autour de nous. » (p. 15) Asseyons-nous et écoutons...

    Esclarmonde, blonde enfant trop belle pour les exigences du monde, refuse l'homme que son père lui a choisi. En disant « non » devant les hommes et reniant le sang de son père, Esclarmonde embrasse un destin de recluse. En 1187, une fille qui se refuse au mariage pour préserver son union avec le Christ n'a d'autre choix que de soustraire au siècle. Emmurée dans une petite cellule attenante à la chapelle de Sainte Agnès, Esclarmonde croit échapper au malheur terrestre pour jouir d'une béatitude que seule mamort rendra plus sublime. « Je suis devenue la vierge des murmures. » (p. 17)

    « J'avais charge d'âmes. » (p. 123) Ainsi parle celle qui revêt au yeux du monde un glorieux habit de sainte. Les pélerins se pressent contre les barreaux de sa petite fenêtre. « Tous ces êtres en mouvement venaient voir l'immobile et la vie passait devant moi, qui pourtant l'avais quittée. » (p. 52) Alors que tous lui prêtent des miracles et la mort-même semble reculer devant le pouvoir de sa foi, Esclarmonde se découvre pleine. Sa solitude de recluse n'en est plus une, mais pour combien de temps ?

    Quand vient le jour où on lui arrache ce qui la comblait, Esclarmonde est prête à tout renier : son engagement religieux, sa promesse éternelle et sa foi vacillante. Que lui importe désormais de suivre les traces de son père parti en Terre-sainte mener une croisade qui périclite dans le sang et la boue ? Que lui importe donc de tenir la Mort en respect si la vie elle-même lui est retirée ? « À défaut de croire en Dieu, j'ai commencé à croire en moi, en la force de ma parole dont je voyais chaque jour croître l'incroyable pouvoir. » (p. 166) Voilà que la sainte devient démone, mauvaise femme à la langue de fiel, elle dont la voix était à elle seule une bénédiction. Mais n'est-ce finalement pas une épreuve de foi, une dernière épreuve d'amour ?

    Ce superbe récit est nourri de merveilleux. Entre les pages déambulent une géante verte aux courbes superbes et le cruel spectre d'un cheval blanc. On entend aussi la voix des anges quand ils se penchent sur les mains stigmatisées d'un enfant et sur l'éclat extraordinaire du soleil de Palestine. Carole Martinez mêle avec un talent éblouissant des légendes bourguignonnes, une hagiographie fictive et une célébration du verbe. Le verbe, c'est celui d'Esclarmonde qui repousse les murs de sa cellule, celui de Dieu quand il daigne se faire entendre et c'est surtout celui de l'auteure qui porte ce récit sur les ailes de la poésie. Dans ce roman où le murmure se veut la racine de toute parole et son élan premier, Esclarmonde s'adresse à nous d'une voix fantôme qui s'échappe de la mousse des pierres effondrées.

    J'ai trouvé dans ce superbe roman un souffle qui m'a emportée, qui a sublimé ma veille et m'a émue au-delà des larmes. Bouche bée, muette, sans même un murmure, j'ai lu et relu certaines phrases jusqu'à m'engourdir les yeux. Poésie pure et lumière, la plume de Carole Martinez chante une femme exceptionnelle : que nous importe alors que tout ne soit que romance ? Si certains aspects de cette éblouissante histoire m'ont rappelé le très beau roman de Clara Dupont-Monod, La passion selon Juette, il y a dans Du domaine des murmures une forme de littérature après laquelle je cours sans cesse. Et quand je la trouve enfin, c'est le souffle coupé que je la contemple.
    Aaliz le 02 mai 2012
    Pareil que Mandarine.
    J'attendrai qu'il sorte en poche ou qu'il soit disponible à la bibliothèque (mais vu la liste des réservations c'est pas demain la veille ...)
    Bonne lecture aux participants et au mois prochain ! :wink:
    vlg0901 le 02 mai 2012
    je l'ai sur ma table de nuit (on me l'a prêté); c'est une lecture prévue pour très bientôt. Quand je l'aurais fini, je lirais les avis des uns et des autres et viendrai ici vous donner le mien ;)
    MarySou le 02 mai 2012
    j'attendrai également sa sortie en poche, mes dépenses en livres étant déjà importantes... Je vous dis au mois prochain pour un nouveau vote! Bonne lecture!
    sylvaine le 02 mai 2012
    mandarine43 : Ce livre est bien trop récent pour que je le trouve au rabais, surtout qu'il n'est pas sorti en poche, alors je vous souhaite à tous bonne lecture, ça a l'air d'être un excellent livre (je le lirai dans x années :lol:) et vous dis au mois prochain pour les propositions et les votes ! :-D

    @Mandarine laisse moi quelque temps afin de le lire et je te l'enverrai si tu le souhaites :wink:
    Heureuse le 02 mai 2012
    Je viens de le finir, je l'avais eu en cadeau pour Noël:

    "Carole martinez est une fée !! Son coeur cousu m'avait enchantée au sens propre du terme et ce livre-ci m'a ravie le coeur et l'âme.

    Avec ses mots elle ne se contente pas de tisser de magnifiques histoires, elle nous donne également la sensation de faire ressurgir des histoires du passé, des histoires du patrimoine qui existaient dans un coin de notre tête et que nous avions oubliées. Je sais bien qu'Esclarmonde a été inventée et que je n'en avais jamais entendu parler avant. Mais une petite partie de mon cerveau n'est est pas certaine ...

    Les mots qu'utilise Carole Martinez ont plus de sens, sont plus riches, ont un plus grand pouvoir d'évocation que les autres auteurs. Elle nous offre du rêve, du voyage, des émotions.C'est magnifique, à lire impérativement !!"

    C'est vraiment un roman envoutant et magique.
    Eska le 02 mai 2012
    Pour moi aussi, ce fut un cadeau de Noel... et j'avais publié ma critique début mars. La voici:

    La qualité de la plume ne se discute pas, le choix du sujet étonnant, et bien documenté.
    Mais voilà, moi ça ne m’a pas emballé plus que ça. Trop de mysticisme, de dénouements prévisibles. Et puis l’égoïsme/amour d’une mère ne voulant pas lâcher son enfant, ça me hérisse.

    Pourtant, tout au long du livre je n’ai pas pu m’empêcher de tisser des parallèles avec ces femmes voilées comme emmurées vives elles aussi, pour une cause divine. Un livre qui apporte un tel sujet tout en finesse, ce n’est pas tous les jours, donc, trois étoiles au lieu de deux seulement.
    claude.demoucron le 02 mai 2012
    Très beau livre, très bien écrit. Peut-être un petit peu trop "écrit". Tout en étant passionnée par l'histoire d'Esclarmonde, profondément originale et littéraire, j'ai moins été bouleversée que par "le coeur cousu" qui reste un grand choc pour moi.
    La découverte d'un auteur nouveau est toujours excitante et peut-être aurais-je du attendre un peu entre les deux livres pour ne plus être dans l'univers si dense du premier. cela n'enlève aucune qualité au"Domaine des murmures", qui est une belle histoire où l'on vibre avec Esclarmonde et sa vie extraordinaire.
    Heureuse le 02 mai 2012
    Eska :
    Mais voilà, moi ça ne m’a pas emballé plus que ça. Trop de mysticisme, de dénouements prévisibles. Et puis l’égoïsme/amour d’une mère ne voulant pas lâcher son enfant, ça me hérisse.


    A froid, comme ça, tu n'as pas tort. Pas totalement. Je comprends quand même cette maman qui est déchirée à l'idée de perdre son enfant. Nos enfants à nous grandissent près de nous pendant pas mal d'années et le détachement, même s'il est plus long reste quand même (je trouve en tous cas) douloureux. On les laisse s'envoler parce que ce serait (et tu as raison) égoïste de les retenir mais là c'est quand même très brutal et elle perd le seul contact physique qu'elle avait.

    Pendant la lecture j'ai été complétement envoutée, par les mots, la poésie, l'univers quand même spécial, étrange. J'ai plus portée par l'émotion que la raison et la réflexion. Et c'est vrai que je n'ai pas du tout réfléchi. De temps en temps ça fait du bien (après j'ai enchaîné sur un policier bien classique :wink: )
    jadzia le 02 mai 2012
    Pareil que Marysou, je vous souhaite donc une bonne lecture et vous dis au mois prochain
    alicejo le 02 mai 2012
    Pas sûre d'être des vôtres pour les raisons déjà exprimées plus haut.
    pasdec le 02 mai 2012
    Je n'avais pas lu les critiques avant de débuter ma lecture et j'ai été décontenancée par l'époque et l'histoire. Je ne m'attendais pas à ça.
    Il m'a fallu un peu plus d'un chapitre pour y entrer et goûter à la langue si joliment mise en oeuvre de l'auteur. Je ne la trouve pas trop travaillée. Je la trouve élégante, équilibrée, agréable à lire.
    J'ai aimé le récit car il diffère de tout ce qu'on peut lire aujourd'hui. Il ose parler de foi, d'amour, d'abnégation, de silence et de réclusion. Mais aussi de la violence faite aus femmes, de la violence de l'époque...
    Un conte terrible, en fait.
    SandyLivres le 02 mai 2012
    [size=18:115d6911f8]Quel bonheur ![/size]

    Je suis très heureuse de participer au club ce mois-ci.
    Surtout, que "Du domaine des murmures" était ma proposition de lecture.
    Merci de m'avoir soutenu.

    :-D
    spleen le 02 mai 2012
    j 'avais eu la chance de le trouver dans les rayons de ma bibliothéque de quartier il ya qq semaines, et oui, c'est assez étonnant, donc je ne l'ai pas laissé passé ... j'avais beaucoup aimé mais peut-être un ton en dessous de"Le Coeur cousu" , le premier ouvrage qui avait projeté Carole Martinez en avant , certainement aussi parce que l'on avait parlé beaucoup de ce livre dans les médias en en disant trop de choses et que forcément ce roman n'avait plus la saveur d'une vraie découverte ...
    Excellente lecture pour ceux et celles qui vont avoir la chance de le lire

    ma critique: http://www.babelio.com/livres/Martinez-Du-domaine-des-murmures/281093?id_critique=159410#critiques
    Lolokili le 02 mai 2012
    Arfff moi j'ai eu la grande chance de pouvoir emprunter "Du Domaine des Murmures" il y a quelques mois. Ca a été une magnifique découverte. Et quand Carole Martinez est venue en dédicace au bout de ma rue, ben pour une fois j'ai craqué comme une midinette et j'ai acheté deux exemplaires, le premier pour une bonne copine et l'autre... pour ma bibliothèque ! Voilà, vous allez me prendre pour une nantie là :?
    Il faut avouer qu'en plus Carole Martinez est absolument charmante, passionnante et accessible et je garde un très joli souvenir de cette rencontre.
    Je vous souhaite donc à tous une belle lecture, aussi magique qu'elle l'a été pour moi (après... chacun ses goûts hein :wink: )

    Et ci-dessous mon petit com d'octobre dernier
    Quel destin ! Dès les premières lignes, la plume inspirée de Carole Martinez nous emporte très loin, au cœur de ce conte mystique. J'ai vécu au plus près d'Esclarmonde, éprouvé sa réclusion, ses voyages, ses extases, ses errances et son formidable amour de mère. J'ai adoré cette histoire fabuleuse, entre grâce et barbarie intimement mêlées. Un livre accompli et très esthétique, qui se dévore malheureusement beaucoup trop vite !
    Kathleene le 02 mai 2012
    Je vais le guetter à la bibliothèque :-D
    milado le 03 mai 2012
    Je ne suis pas spécialiste mais il me semble que les considérations sur la virginité de Marie fin XII° (pages 86/89) me semblent prématurées en occident. :?:
    MissG le 03 mai 2012
    Je me suis posée un peu la même question Milado.

    Je comptais de toute façon lire ce livre, donc il est commencé.
    Pour information pour ceux qui hésitent à participer car livre neuf, je l'ai eu à un prix tout à fait abordable en occasion et en très bon état.





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