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    Dovi le 10 janvier 2018
    Deux romans m'ont récemment marqués pour ce qui concerne la condition animale :
    - Défaite des maîtres et possesseurs de Vincent Message
    - Le Règne du vivant d'Alice Ferney
    Le premier place l'homme sous la domination d'une espèce "extraterrestre" qui a pris possession de la terre, tout en conservant les institutions humaines que nous connaissons, et qui considère l'homme comme animal domestique ou d'élevage.
    Le second s'inspire librement de la vie de Paul Watson, militant écologiste radical, qui œuvre pour la protection des baleines et de la vie en mer.

    Dans un autre registre, pour essayer d'améliorer mes maigres connaissances, j'emporte très souvent deux guides dans mes balades :
    - Quelle est donc cette fleur ?  de Marianne Golte-Bechtle
    - Guide des oiseaux de France et d'Europe  de Roger Tory Peterson ed Delachaux et Niestlé
    Pappa le 10 janvier 2018
    Merci, Dovi, pour les conseils de lecture.
    J'ai commandé "Défaite des maîtres et possesseurs" de Vincent Message.


    D'accord pour le Peterson, je l'utilisais il y a 30 ans, mais ai fini par le remplacer par l'Ornitho toujours chez D&N
    Pour les plantes, plutôt le guide des fleurs sauvages (D&N aussi) en première approche, puis les guides spécialisés, montagnes, graminées, orchidées... chez D&N encore.
    Pour approfondir, les Géroudet pour les oiseaux, Hainard pour les mammifères, Courtecuisse pour les champignons, Bonnier pour la botanique et Chinery pour l'entomo.
    Je ne les emporte plus sur le terrain. J'observe et photographie et recherche ensuite s'il y a lieu.

    Bonne soirée.

    Franz le 11 janvier 2018
    Merci à vous pour ces conseils avisés. De mon côté, j'ai fait le choix de la randonnée pédestre et les observations naturalistes se font en passant, au fil des saisons. Je lis "La Hulotte" aussi parce que ses thématiques m'ouvrent l'oeil et l'esprit sur des plantes ou des animaux que je peux croiser, sentir, deviner sur le terrain, en chemin. Au final, j'ai une démarche assez nébuleuse, plutôt synthétique, pas du tout scientifique et analytique. La seule lecture qui m'intéresse lors d'une rando est poétique, c'est dire !
    Pappa le 11 janvier 2018
    Lire la nature comme on décline une poésie est un don rare. 

    Les randonneurs sont souvent aveugles et sourds à leur environnement, et les naturalistes de piètres randonneurs, tout occupés qu'ils sont à déterminer chaque bestioles et chaque brins d'herbe. ;-)

    Lire la nature," il faut avoir les yeux pour ça." Dit Anne Sibran dans son "Enfance d'un chaman", un excellent livre pour un naturaliste poète.

    Franz le 11 janvier 2018
    Merci Pappa pour la référence biblio !
    Dovi le 11 janvier 2018
    Merci Pappa, je note cette référence pour progresser en poésie.
    Pappa le 12 janvier 2018
    Dovi,
    Le livre d'Anne Sibran n'est pas un recueil de poésie, mais ce roman à trois personnages, la narratrice, le chaman et la forêt, est un concentré de poésie et de légendes naturalistes, selon moi, une manière intime et sensible d'appréhender la nature, qui manque cruellement à notre société.
    Dovi le 12 janvier 2018
    J'avais regardé la fiche concernant ce roman.
    En fait, je me suis mal exprimé. Je voulais dire apprendre à regarder la nature avec plus de poésie.
    Merci encore pour ce conseil.
    Junie le 13 janvier 2018
    Pourquoi affirmer que les randonneurs son "aveugles et sourds"? Ne sont ils pas partis sur les sentiers pour ouvrir leurs yeux, leurs poumons, leurs oreilles, et recevoir quelques parcelles de la beauté du monde?
    Pappa le 13 janvier 2018
    Junie,
    Pardonnez-moi si je vous ai froissée,
    J'ai fréquenté les randonneurs comme animateur nature, et ceux que j'ai rencontré était des marcheurs plus occupés à aller d'un point à un autre, certes en "ouvrant leurs yeux, leurs poumons, leurs oreilles, et en recevant quelques parcelles de la beauté du monde", qu'à observer.
    En trente ans d'animation, je n'ai pas eu le plaisir de rencontrer ces perles rares que sont les randonneurs-poètes-naturalistes dans le monde "normal" ;-). 
    Mais rassurez-vous, parmi les CPN, et les naturalistes, il y a de solides marcheurs qui jouent dans les deux camps.
    Pour un naturaliste, il est frustrant d'entendre bavarder à longueur de sentier sans avoir la moindre chance de surprendre la martre ou le blaireau. Ceci explique sans doute mon assertion trop tranchée.

    En revanche, j'ai vu des randonneurs horrifiés par la lenteur exagérée du botaniste de service faisant à quatre-pattes le GR. :-)

    Chacun voit midi à sa porte.
    Ne le prenez pas mal, je ne suis qu'un chevrier.

    Bonne fin de semaine à vous.
    Junie le 14 janvier 2018
    ah, je suis d'accord, dans un groupe de rando, je peste contre les parloteurs qui racontent des blas blas, et me gâtent mon silence. Ils ne sont pas à l'écoute et sont pressés d'arriver à l'endroit du pique-nique!
    Mais je ne me mets pas non plus à 4 pattes dans l'herbe, sauf pour prendre des photos.
    Bon dimanche, je pars faire "de la marche consciente" (jamais fait ce truc avant!)
    Franz le 14 janvier 2018
    Bien qu'on s'écarte de la lecture livresque pour s'orienter vers la lecture de paysage, je suis d'accord avec Pappa même si le catégorisation exclut les exceptions. Pour avoir fait partie des deux groupes précités, je peux dire qu'il y a une franche opposition entre les naturalistes et les marcheurs à cause du tempo et de l'orientation du regard. Il me semble important de savoir nommer afin d'identifier ce qui nous entoure. Cela passe par l'observation et la culture naturaliste. Pour moi, il m'apparaît nécessaire de marcher à son rythme, sans ruptures répétées afin de conserver une fluidité dans la marche et favoriser une osmose qui s'établit avec le paysage. La parole crée une bulle sonore qui isole l'esprit. Il faut donc du silence et de la disponibilité d'esprit pour s'ouvrir au mieux à ce qui nous entoure. Cela ne veut pas dire qu'il faut marcher nécessairement tout seul. Bref, c'est ce que je pense et qui me convient, par expérience. Cela ne pourra pas être endossé par tous.
    Junie le 22 août 2018
    Je reprends le fil de cette discussion pour ajouter que les montagnards sont souvent peu bavards....
    Pour ce qui est des livres de référence sur la nature, trois auteurs m'ont enchantée: Ramuz, Elisée Reclus, et Henry D. Thoreau, que je lis depuis quelques mois. Pour le côté plus "sciences naturelles", en plus de La Hulotte, je suis abonnée à la revue de la LPO, très riche en information et photos. J'ai abonné mes petits enfants à la revue La Petite Salamandre, ils adorent! (pour les 5/9 ans).
    Belle fin d'été à tous, et belles randos.....muettes!
    Pappa le 22 août 2018
    Pareil pour la "Petite Salamandre". Nos Petits-Enfants ont la chance de vivre à la campagne et semblent apprécier le contact avec les animaux et la nature.

    Elisée Reclus, j'adore !
    Franz le 22 août 2018
    La Garance voyageuse, revue de vulgarisation du monde végétal m'a aidé à mieux voir autour de moi. Il me manque la revue ou les guides de géologie qui me permettraient de comprendre les roches.
    gavarneur le 04 décembre 2018
    Une photo en couleurs pour ce second numéro sur le lierre, quel luxe !
    Franz le 05 décembre 2018
    On y apprend à mieux voir une plante qu'on pourrait juger hâtivement quelconque. Le lierre y dévoile ses trois vies et comme à son habitude, en tant que magicien du quotidien, Pierre Déom fait voir des photos couleur des frasques du lierre, montrant des facettes exceptionnelles et monumentales, donnant envie d'aller à sa recherche et à sa rencontre dans la nature à l'exemple de la paroi rocheuse des Alpilles tapissée par le lierre.Total respect !





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