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Républicains Espagnols au Mexique


Le Mexique du président Lázaro Cárdenas, apporta une aide modeste (selon ses moyens) à la République espagnole, accorda des faux passeports, et la nationalité à des milliers d’exilés. Le Mexique n’a jamais reconnu le régime franquiste. Parmi les républicains exilés au Mexique, Max Aub.


1 L'exil espagnol dans les Amériques
Ernesto Mächler Tobar
La Guerre Civile (1936-1939) a créé un profond déchirement en Espagne, et cette plaie ne sest jamais cicatrisée. Outre les considérables pertes humaines, lexil de tant de résistants constitue certainement une partie non négligeable de cette horreur. Sil existe bien un exil intérieur des citoyens décidés à rester dans leur pays à leurs risques et périls, moult républicains et leurs familles furent contraints de partir au loin pendant la guerre, et bien des années après, se virent obligés derrer à la recherche dune terre daccueil. LAmérique, qui a tant de points en commun avec lEspagne, reçut avec solidarité de nombreux exilés et leur permit de se refaire une existence moins douloureuse, puis de se construire un avenir. Ajouter à mes livres
2 L'exil des enfants de la guerre d'Espagne (1936-1939)
Emilia Labajos Perez
Entre 1936 et 1939, la guerre civile d'Espagne a provoqué l'évacuation forcée de plus de trente mille enfants, qui avaient entre quatre et quatorze ans. Ils furent accueillis en Belgique, en U.R.S.S., au Mexique, en France, en Angleterre... Autant deroutes, autant de chemins d'espoir qui les ont amenés vers un nouveau destin, une nouvelle vie. L'auteur, une de ces " niños de la guerra " nous conte en toute simplicité ses souvenirs de petitefille et son périple durant les premiers temps du conflit, son dépaysement en Espagne même, en Catalogne, son accueil final en Belgique et ses années d'enfance passées dans ce pays. Dix ans plus tard, elle retrouve avec désenchantement une Espagnequ'elle ne reconnaît plus. Elle joint à son propre témoignage celui d'autres compagnons et compagnes de route qui, comme elle, refusent que ce qui fut pour eux un véritable exil tombe à jamais dans l'oubli. Ajouter à mes livres
3 Mémoires non égarées de la Retirada : Témoignages France, Mexique et Afrique du Nord
Sofia Medinilla
Ce numéro 6 des Cahiers du CRILAUP donne la parole aux victimes, descendants et héritiers de l'exil républicain afin de dévoiler certains points méconnus et les plus critiques de l'exil républicain espagnol de 1939 (connu aussi sous le nom de la "Retirada"). Les témoignages exposés dans ce sixième numéro permettent d'éclaircir certains points jusque-là non abordés, ou faiblement, ce qui a pour conséquence de mettre quelque peu sous rature les blancs encore persistants de cette partie de l'histoire de l'Espagne de la France, du Mexique et de l'Afrique du Nord. Il s'agit d'un travail en deux parties. La première partie est consacrée aux approches théoriques et la deuxième aux témoignages des quatre générations victimes de l'exil républicain. Les témoignages rappellent des vécus et en même temps les faits objectifs liés à la fin de la guerre civile espagnole, puis peu à peu, nous abordons l'ensemble des événements passés, les objectifs et conséquences de certaines activités humaines, l'attitude de certains héritiers face à leur héritage traumatique, parfois méconnu et/ou oublié... Les témoignages mettent l'accent sur des points très précis et nous prouvent que tout ce qui se rapporte à la révolution espagnole (1931-1939) baigne dans une lumière insolite, à cause de l'absence ou du refus de sa reconnaissance officielle. Ces témoignages nous ont permis de faire un bilan de l'héritage actuel de cette partie de l'histoire du XXe siècle qui affecte encore actuellement des milliers de descendants. Par voie de conséquence, les séquelles perdurent et les cicatrices sont toujours très profondes. Ajouter à mes livres
4 Gilberto Bosques, la diplomatie au service de la liberté : Paris, Marseille (1939-1942)
Gérard Malgat
La diplomatie au service de la liberté Paris, Marseille (1939-1942) L'itinéraire de Gilberto Bosques, jalonné par ses combats, commence au coeur de la révolution mexicaine. Il se destinait à être instituteur mais il interrompt ses études pour participer à la lutte armée au nom de la justice et pour la dignité d'un peuple dont les droits à la terre, à l'éducation, à la libre expression sont bafoués. Puis il prend part au combat politique comme député et comme journaliste. Si la plume remplace le fusil, son engagement reste le même. Quand le président Lázaro Cárdenas lui propose d'intégrer le corps diplomatique mexicain et de le nommer consul général à Paris à partir du 1er janvier 1939, Gilberto Bosques sait qu'il va être confronté aux agressions totalitaires qui dévastent l'Espagne et menacent de se propager en Europe. Dès sa prise de fonction, il entreprend de venir en aide aux centaines de milliers de républicains espagnols qui ayant passé la frontière pour fuir la répression franquiste sont parqués dans des camps d'internement par un gouvernement français qui renâcle à accueillir cette masse de réfugiés, ces « rouges » espagnols suspectés d'inoculer le vers révolutionnaire dans le fruit de la vieille république libérale. À Paris, puis à Marseille et Vichy après la défaite et pendant l'Occupation, les diplomates mexicains consacrent tous leurs efforts à aider les réfugiés. Gilberto Bosques utilise la diplomatie comme un outil efficace pour porter secours à tous les « indésirables » : républicains espagnols, antifascistes allemands, autrichiens, hongrois, italiens, yougoslaves, juifs de la diaspora européenne, tous persécutés par la police, les militaires et les agents de renseignements français, allemands et espagnols. Ajouter à mes livres
5 El Diccionario biobibliográfico de los escritores, editoriales y revistas del exilio republicano de 1939
José-Ramón López García
El Diccionario biobibliográfico de los escritores, editoriales y revistas del exilio republicano de 1939 Ajouter à mes livres
6 Délire et destin. Les Vingt Ans d'une Espagnole
Maria Zambrano
Ecrite à La Havane au début des années cinquante, cette autobiographie à la troisième personne paraît en Espagne en 1989. Maria Zambrano évoque les grands événements historiques qui marquèrent son destin et celui de tous les Espagnols de sa génération, explorant en elle, comme dans l’âme espagnole, leur résonnance. Confession intime d’une femme qui vit son époque et aspire à la dépasser; mémoire ancestrale d’un pays convulsé où couve une guerre civile ; pensée qui évite ou brise les étroits schémas intellectuels ; méditation douloureuse sur une Espagne en butte aux pouvoirs absolus ; témoignage d’une génération et réflexion autobiographique altérée par la conscience de l’exil. " La pensée qui révèle la réalité crée un espace vital, respirable. L’une des fonctions vitales de la pensée est de rendre l’atmosphère respirable, de libérer les êtres humains de l’asphyxie due au manque d’espace intérieur, quand la conscience s’emplit d’ombres, d’incertitude, quand l’ombre des autres, y compris la nôtre, a rendu trop opaque notre espace intérieur, premier espace où nous nous mouvions, où nous existions. (...) C’est ainsi que parfois la pensée devient sang ; elle pénètre dans le sang et l’oblige à se verser, car nous ne pouvons simplement pas le lui refuser. " Ajouter à mes livres
7 Max Aub et la France ou l'espoir trahi
Gérard Malgat
C'est un singulier destin que celui de Max Aub. Né à Paris en 1903, il y passe son enfance. Le père de nationalité allemande n'étant pas naturalisé, le déclenchement de la guerre en 1914 contraint la famille à l'exil : elle s'établit en Espagne, à Valence. Le jeune garçon s'y découvrira une vocation d'écrivain et utilisera sa langue d'adoption, le castillan, pour réaliser son oeuvre. Une oeuvre polymorphe de « poète, romancier, essayiste, cinéaste, homme de théâtre et de radio, peintre également. Presque malgré lui », ainsi que le résume André Camp, qui figure en bonne place dans ce livre. Une oeuvre marquée profondément par le combat que livre trois années durant le peuple espagnol pour défendre la République avant de subir la défaite en 1939. Max Aub, naturalisé espagnol et militant socialiste, paie de sa personne. Attaché culturel à Paris, il passe commande du "Guernica" à son ami Pablo Picasso ; il est co-scénariste et assistant d'André Malraux sur le tournage de "Espoir. Sierra de Teruel". Il le paiera cher : stigmatisé comme « juif » et comme « communiste », il ne trouve d'autre refuge dans son pays natal que celui des camps d'internement de la IIIème République agonisante et du régime de Vichy. Échappé du camp de Djelfa en mai 1942, il s'exile au Mexique. Il y réalise l'essentiel de son oeuvre jusqu'à son décès survenu en juillet 1972, décès qu'un quotidien de Mexico présente, ironie de l'Histoire, comme celui d'un « écrivain français ». Ajouter à mes livres
8 La Véritable Histoire de la mort de Francisco Franco
Max Aub
5 critiques 5 citations

" En 1945, tout semblait arrangé. En fait, il ne se passa rien. Quelques-uns moururent ; d'autres ayant trouvé du travail cessèrent de fréquenter le café ; d'autres enfin arrivèrent : de Saint-Domingue, du Venezuela, du Guatemala, au gré des vicissitudes de la politique caraïbe. La seule chose qui ne changeait pas, c'était le thème et le ton des discussions - Quand Franco tombera... - Ça ne peut plus durer. - Il faut qu'il tombe... - Tu as lu que... - C'est une question de jours... Ajouter à mes livres
9 Cahier du nomade : Choix de poèmes 1946-1997
Tomàs Segovia
1 critique 7 citations

Paru en 1966, ce recueil exprime la condition de l'exilé, oscillant entre ombre et lumière, mémoire et quête de l'ailleurs, érotisme et sentiment amoureux. Ajouter à mes livres
10 Variations sur un thème méxicain
Luis Cernuda
1 critique 1 citation

C’est en touriste que Luis Cernuda (Espagnol, 1902-1963) découvre le Mexique le 17 Août et le 22 septembre 1949. Nulle raison matérielle, politique, et encore moins de sécurité, ne le poussait, après des années d’exil et alors qu’il était, depuis deux ans déjà, professeur de littérature espagnole à Mount Holyoke College, dans le Massachussets, à franchir une nouvelle frontière. Pour des vacances universitaires il s’agissait d’une destination naturelle, en direction du Sud. À cette perspective d’un retour, momentané, vers des réalités perdues dans les exils du Nord, s’ajoutait, pour le poète, celle d’un retour dans la langue maternelle, cet espagnol, rarement entendu au long des dix années antérieures, mais qui constituait - “Car la poésie, en définitive, c’est le mot” - la matière première de son œuvre de langage en cours d’élaboration depuis plus de vingt ans déjà. Seule richesse de l’exilé démuni de tout, “car la langue est la seule chose que nous possédions”, il peut à nouveau s’y plonger, dès le passage de la frontière, dès le premier texte de Variations. Une bonne part de ce recueil est l’expression de la découverte d’un monde nouveau, autre, et cependant reconnu. Cette prose, animée de poésie s’organise en textes brefs et autonomes. Ceux-ci, introduisant d’emblée le lecteur dans l’expression, résumée en une ou deux phrases, de l’espace et du temps, le conduisant, au fil de la respiration des paragraphes où alternent, ponctuant un récit minimal, évocations et méditations, jusqu’à la clôture d’une clausule finale, correspondent bien “aux principes essentiels au poème en prose, resserrement, briéveté, intensité, unité organique”. Ajouter à mes livres
11 Les exilés de la mémoire
Jordi Soler
2 critiques 3 citations

De 1937 à nos jours, d'Europe en Amérique centrale, le récit d'une vie happée par l'engrenage de l'Histoire. Avec un sens éblouissant de la construction, Jordi Soler mêle réalité et fiction pour mettre en lumière des épisodes historiques méconnus et questionner les mécanismes de la mémoire collective.Petit-fils d'un républicain espagnol, Jordi Soler plonge dans les souvenirs de son grand-père Arcadi, utopiste acharné et héros malgré lui : l'engagement dans les troupes républicaines, les désillusions de la défaite, la répression franquiste, qui le force à fuir en abandonnant les siens, l'espoir de passer en France, l'effroyable internement dans un camp de concentration sur la plage d'Argelès-sur-Mer, le choix déchirant de l'exil au Mexique et la fondation de La Portuguesa, une plantation de café au beau milieu d'une forêt tropicale hostile, petit bout de Catalogne rêvée, lieu de tous les possibles... Ajouter à mes livres
12 La fête de l'ours
Jordi Soler
11 critiques 9 citations

HISTORIQUEMODIFIERLIRE Par l'un des plus grands auteurs espagnols actuels, un jeu de piste virtuose entre réalité et fiction pour une enquête familiale échevelée. Peuplé de personnages extraordinaires, tour à tour héroïques et effrayants de sauvagerie, un conte magnifique de noirceur autour des thèmes récurrents de Soler : l'exil, la mémoire, la culpabilité, le poids de l'histoire familiale. Lors d'une conférence, Jordi Soler rencontre une femme étrange qui lui remet une photo et une lettre. Sur la photo, trois soldats républicains parmi lesquels Arcadi, le grand-père du narrateur, et Oriol, son frère. Dans la lettre, une incroyable révélation. Oriol, qu'Arcadi avait dû abandonner blessé en 1939, et que tout le monde croyait mort ou reconverti en pianiste quelque part en Amérique latine, Oriol aurait vécu le reste de sa vie, là, près d'Argelès-sur-Mer. Bouleversé, Jordi Soler va découvrir la face cachée de celui que la légende familiale avait érigé en héros... Ajouter à mes livres
13 Méjico
Antonio Ortuño
3 critiques 4 citations

À Méjico, un coup de feu était une fleur dans un jardin ou la pluie sur le visage, un phénomène qui n?intéressait personne, sauf ceux qui pouvaient en profiter. Omar, garçon sans ambition, se laisse entraîner dans une liaison avec Catalina, sa cousine éloignée, brocanteuse de son état. Plusieurs individus menaçants vont bientôt faire exploser sa placide existence, la seule solution sera la fuite. Dans ce roman plein de sang, de violence et d?amour fou, les personnages trouvent leur dignité dans leurs liens avec un noble passé, enraciné de l?autre côté de l?océan Atlantique : les sombres heures de la Guerre Civile espagnole, où éclatent des rivalités intimes. Antonio Ortuño propose un récit truculent, brutal et subtil comme un verre de tequila. Ajouter à mes livres
14 El tiempo del exilio. Los años oscuros
Jordi Sierra i Fabra
Mayo de 1939. Un hombre, una mujer y dos familias embarcan en el Sinaia con cientos de exiliados más de la guerra civil española para iniciar una nueva vida en México. El destino de cada uno de ellos tejerá una historia de encuentros y desencuentos, amores y tragedias, a la espera de un regreso a España que, poco a poco, se irá haciendo imposible. Ajouter à mes livres
15 Tinisima
Elena Poniatowska
1 critique

Tina Modotti, photographe italienne de renommée internationale, est cependant peu connue du grand public, tout comme l'était Frida Kahlo il y a une vingtaine d'années. Toutes deux ont pourtant vécu dans les mêmes cercles artistiques et politiques du Mexique, côtoyant les mêmes personnes, dont Diego Rivera. Dans « Tinísima », l'écrivaine mexicaine Elena Poniatowska retrace la vie de Tina Modotti, depuis son enfance en Italie, son émigration aux Etats-Unis, son installation au Mexique, ses années de militantisme en Europe au service du parti communiste, jusqu'à sa mort survenue à Mexico en 1942. Délibérément situé à la croisée des genres, entre chronique du Mexique post-révolutionnaire et biographie politique, l'ouvrage évoque la décennie 1920-1930, période cruciale pour le pays dans une phase de reconstruction qu'accompagne une intense activité culturelle et artistique. E. Poniatowska reconstruit cette époque sans jamais sombrer dans le manichéisme. La forme romancée permet au plus grand nombre d'accéder à une meilleure connaissance et compréhension de ces deux décennies fondamentales tant pour le Mexique que pour l'Europe (1930-1940). Cette biographie sans complaisance est à l'heure actuelle l'ouvrage de référence pour qui veut connaître la vie de Tina Modotti. Ajouter à mes livres
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