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"Putain d'usine !"...

Liste créée par fanfanouche24 - 18 livres. Thèmes et genres :

La lecture très originale d'un premier roman sur l'usine... "A la ligne" de Joseph Ponthus... m'a incitée à faire cette sélection complémentaire à une de mes listes , plus ancienne, "La Vie en bleu...." ____________________________________________ "La vendredite" en sourions-nous aujourd'hui avec mon épouse Comme une maladie qu'on saurait enfin nommer Comme si Toute l'inconsciente pression accumulée les douleurs du corps et la fatigue accumulées L'ennui du temps qui ne passe pas accumulé Les jours d'usine accumulés Tous les jours d'usine Tous ceux depuis mon entrée dans la machine Voici déjà plus d'un an et ma sortie que je ne vois décidément pas venir Le fait de devoir renquiller lundi pour une autre semaine Le fait de devoir se reposer le week-end Comme si La sempiternelle problématique qui veut que la tête tienne bon sinon le coeur lâche Et que le corps tienne bon sinon la tête explose Comme si tout éclatait à chaque fin de semaine. (p. 184)" [ A la ligne, Joseph Ponthus, La Table Ronde, 2019 ] ***25 février 2019
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1 À la ligne : Feuillets d'usine
Joseph Ponthus
41 critiques 69 citations

""À la ligne" est le premier roman de Joseph Ponthus. C'est l'histoire d'un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c'est qu'il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d'Apollinaire et les chansons de Trenet. C'est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l'odeur de la mer. Par la magie d'une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de boeufs et des tonnes de boulots comme autant de cyclopes." Ajouter à mes livres
2 Putain d'usine
Jean-Pierre Levaray
20 critiques 5 citations

""Tous les jours pareils. J'arrive au boulot (même pas le travail, le boulot) et ça me tombe dessus, comme une vague de désespoir, comme un suicide, comme une petite mort, comme la brûlure de la balle sur la tempe. Un travail trop connu, une salle de contrôle écrasée sous les néons, et des collègues que, certains jours, on n'a pas envie de retrouver. Même pas le courage de chercher un autre emploi. Trop tard. J'ai tenté jadis... et puis non, manque de courage pour changer de vie. Ce travail ne m'a jamais satisfait, pourtant je ne me vois plus apprendre à faire autre chose, d'autres gestes. On fait avec, mais on ne s'habitue pas. Je dis "on" et pas "je" parce que je ne suis pas seul à avoir cet état d'esprit: on en est tous là... " Ajouter à mes livres
3 Après le Silence
Didier Castino
20 critiques 17 citations

"Dans un monologue adressé au plus jeune de ses fils, Louis Catella relate son parcours. A 16 ans, il découvre la pénibilité du travail en usine. Plus tard, il s'engage dans les combats de Mai 68, rencontre Rose avec qui il a trois fils et décide à l'âge de 40 ans de reprendre des cours. Alors qu'il meurt suite à un accident du travail, l'impossible monologue se poursuit. Premier roman." Ajouter à mes livres
4 La Ville noire
George Sand
1 critique 7 citations

Un de mes romans préférés de George Sand, malheureusement trop méconnu ! Ajouter à mes livres
5 Sortie d'usine
François Bon
2 critiques 7 citations

"Sortie d'usine : le moment même de la sortie, la débauche, cette bousculade. Mais aussi la sortie définitive : la mort, au quotidien de l'usine, ou l'accident, la mutilation, Ou parce qu'on envoie un jour sa lettre de démission, sur un coup de tête, longtemps retardé : et qu'une fois parti se révèle la peur, que jusque dans les rêves persiste la peur de la machine, de l'usine-maison, de l'enfermement dans un temps figé, déchu. Sortie d'usine - roman, parce que la fiction qui veut conjurer cette peur, si elle inscrit des figures prises à l'usine, en est déjà isolée : comme ces aperçus qu'on en saisit de la rue, par un portail ouvert. " Ajouter à mes livres
6 Un homme casse
Daniel Karlin
1 critique 1 citation

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7 Je vous écris de l'usine
Jean-Pierre Levaray
3 critiques 4 citations

"Pendant dix ans (2005-2015), chaque mois, Jean-Pierre Levaray a animé la chronique « Je vous écris de l'usine » dans le mensuel CQFD. Il a raconté les heurs et malheurs de la classe ouvrière, sa classe. Les luttes et les espoirs, les joies et les peines, les travers et la résignation, parfois. Ce texte vient d'en bas. Il en a le goût et l'odeur. Ode à l'écriture prolétarienne. « La véritable histoire des ouvriers ne peut être mieux racontée que par les ouvriers eux-mêmes. Pour écrire sur l'usine, il faut la vivre de l'intérieur, la renifler avec ses tripes. Jean-Pierre Levaray trouve les mots justes pour raconter son quotidien. Il est l'un des maillons de cette usine d'engrais chimiques, située à Grand Quevilly, près de Rouen, filiale de Total jusqu'en 2014, classée Seveso 2, seuil haut. » Extrait de la préface de Hubert Truxler (dit « Marcel Durand »), auteur de Grain de sable sous le capot (Agone, 2006)." Ajouter à mes livres
8 Nina par hasard
Michèle Lesbre
15 critiques 6 citations

"Nina est apprentie coiffeuse à Roubaix. Sa mère, Susy, travaille dans une des dernières petites usines textiles du nord de la France. Dans l?univers clos de ces deux femmes, les hommes ne sont que des passions ravageuses pour la mère, des pères impossibles pour la fille qui, au sortir de l?adolescence, a sur le monde un regard d?une singulière lucidité. Avec son premier salaire, Nina a décidé de souhaiter son anniversaire à Susy en l?emmenant au bord de la mer. C?était sans compter avec Delplat, le patron cynique qui tous les vendredis vient « se faire rafraîchir » au salon de coiffure, sans compter avec Legendre, le contremaître aux comportements sadiques à l?origine de la grève, sans compter avec l?accident du travail de Louise, la meilleure amie de Susy, ni avec le naufrage des idéaux et des illusions dans le rude monde des adultes. Pourtant les bonheurs fugaces, les bals du dimanche, la belle solidarité des femmes, et aussi Arnold, l?ami de Nina (qui lui montre les oiseaux et l?emmène au théâtre où elle rêve à une autre Nina, celle de La Mouette), laissent ouvertes les portes d?un ailleurs possible." Ajouter à mes livres
9 "Tuta blu" (Bleu de travail)
Tommaso Di Ciàula
1 critique 3 citations

"Ce livre n'est pas une étude, une enquête, ni l'exposé d'un intellectuel sur la réalité ouvrière. C'est un témoignage, celui de Tommaso Di Ciaula. Ouvrier lui-même, petit-fils de paysans, il vit et travaille près de Bari (Italie du Sud - mais là ou ici, n'est-ce pas la même histoire ?), enfile tous les jours son bleu, fait ses huit heures, écrit le soir après l'usine, de toutes ses forces, avec la volonté de " donner la parole à des siècles de silence de la classe ouvrière ". Dans " Tuta blu ", Di Ciaula nous livre avec une franchise extraordinaire le quotidien de sa vie : la crasse de l'usine, les gestes du travail, ses rêves, un dimanche qui n'en finit pas, l'abrutissement, un " casse-couilles " de contremaître, l'ennui et la fatigue surtout - les ecchymoses, les plaies, les accidents du travail. Ce que son bleu résume, il le voit du côté du Sud. Un Sud campagnard déjà recroquevillé et meurtri, soumis aux lacérations industrielles, mais qui subsiste en lui, revit et l'assaille de souvenirs, d'une foule de sensations violentes et intimes. " Tuta blu " est un livre " sudiste " et subversif, poétique et politique, violent et tendre, terriblement vrai." Ajouter à mes livres
10 Élise ou la vraie vie
Claire Etcherelli
30 critiques 22 citations

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11 L'escalier de Jack
Jean Cagnard
5 critiques 8 citations

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12 La grande bleue
Nathalie Démoulin
18 critiques 21 citations

"En 1967, en Franche-Comté, Marie est encore lycéenne quand elle tombe amoureuse d'un jeune bûcheron, se retrouve enceinte et se marie. Alors qu'elle rêvait d'une « vie à soi », différente de celle de sa mère, à l'âge de vingt ans elle a déjà deux enfants, et comme nombre de jeunes filles d'origine populaire de l'époque, son destin est tracé. Le jeune couple quitte sa forêt natale pour une HLM de Vesoul, et tous deux entrent à l'usine, chez Peugeot. Au travers des dix années qui suivent, c'est le grand basculement de l'après-68 que Nathalie Démoulin nous raconte, celui de la condition des femmes et de la classe ouvrière. Dans ce roman d'une vie, elle tisse remarquablement histoire intime et extime, pour nous raconter les destins de Marie et de ses proches ? notamment celui de son frère Ivan, détruit par la guerre d'Algérie et qui finira par rejoindre le Front National. Avec minutie, elle dépeint ces années 70 si proches et si lointaines désormais, durant lesquelles la France a basculé de l'utopie à la crise. Un roman « historique » qui nous éclaire sur les temps actuels." Ajouter à mes livres
13 Les mains bleues et Christophe Martin
Les Mains bleues
2 critiques 2 citations

"Vingt-cinq ouvrières du textile ont tramé, tissé, coupé, cousu et ourlé pour nous des ribambelles de mots. Elles parlent d'elles, de la vie à l'usine et de l'usine dans leur vie. L'atelier, la maison, les cadences, le ménage, la contredame, les courses, les copines, les maris, les collègues, les enfants... le tourbillon de leur vie. Un beau jour, un mauvais jour de 1999, l'usine a fermé. Que sera demain ? Que faire ? Parmi les 541 licenciés de l'usine Levi's à La Bassée (Nord), combien ont retrouvé du travail avant fin 2000 ? Vingt-cinq ont relevé le défi de l'écriture avec Christophe Martin, auteur de théâtre. Elles donnent du travail à un metteur en scène, des musiciens, un chorégraphe, et aussi à un éditeur, un illustrateur, un imprimeur, etc. A quand leur tour ?" Ajouter à mes livres
14 Les vivants et les morts
Gérard Mordillat
40 critiques 29 citations

"Lui, c'est Rudi. Il n'a pas trente ans. Elle, c'est Dallas. Bien malin qui pourrait dire pourquoi tout le monde l'appelle comme ça. Même elle a oublié son nom de baptême... Rudi et Dallas travaillent à la Kos, une usine de fibre plastique. Le jour où l'usine ferme, c'est leur vie qui vole en éclats, alors que tout s'embrase autour d'eux. A travers l'épopée d'une cinquantaine de personnages, Les Vivants et les Morts est le roman d'amour d'un jeune couple emporté dans le torrent de l'histoire contemporaine. Entre passion et insurrection, les tourments, la révolte, les secrets de Rudi et de Dallas sont aussi ceux d'une ville où la lutte pour la survie dresse les uns contre les autres, ravage les familles, brise les règles intimes, sociales, politiques. Dans ce monde où la raison financière l'emporte sur le souci des hommes, qui doit mourir ? Qui peut vivre ?" Ajouter à mes livres
15 L'établi
Robert Linhart
13 critiques 29 citations

"L'Etabli, ce titre désigne d'abord les quelques centaines de militants intellectuels qui, à partir de 1967, s'embauchaient, " s'établissaient " dans les usines ou les docks. Celui qui parle ici a passé une année, comme 0. S. 2, dans l'usine Citroën de la porte de Choisy. Il raconte la chaîne, les méthodes de surveillance et de répression, il raconte aussi la résistance et la grève. Il raconte ce que c'est, pour un Français ou un immigré, d'être ouvrier dans une grande entreprise parisienne. Mais L'Etabli, c'est aussi la table de travail bricolée où un vieil ouvrier retouche les portières irrégulières ou bosselées avant qu'elles passent au montage. Ce double sens reflète le thème du livre, le rapport que les hommes entretiennent entre eux par l'intermédiaire des objets : ce que Marx appelait les rapports de production. " Ajouter à mes livres
16 De l'amphi à l'établi : Les étudiants maoïstes à l'usine 1967-1989
Marnix Dressen
1 critique

"Dans le prolongement de mai 1968, deux à trois mille étudiants maoïstes quittèrent les bancs de l'université pour aller travailler à l'usine comme simples ouvriers. Marnix Dressen faisait partie de ces "établis", intellectuels se mettant au service de la cause du peuple. Si cette "forme d'engagement total" a fait l'objet de témoignages comme celui de Robert Linhart dans L'Établi, on ne disposait d'aucune enquête sociologique d'envergure sur les motivations, les caractéristiques socioculturelles et le parcours de ces militants pas comme les autres. Tiré d'une thèse, s'appuyant sur de nombreux entretiens, ce livre passionnant nous aide à mieux comprendre cette sorte d'entrée en "religion politique". Si la plupart ont abandonné l'usine et ont retrouvé une position sociale plus conforme à leurs qualifications, ils restent marqués par cette plongée dans un univers où la solidarité et les croyances idéologiques valaient tous les sacrifices. À l'heure de la dépolitisation et de l'individualisme croissants, l'auteur nous fait revivre, De L'amphi à l'établi ces moments exaltants d'utopie communautaire et le désenchantement qui a suivi. --Gery Dumoulin " Ajouter à mes livres
17 Les ouvriers, La France des usines et des ateliers 1880-1980
Xavier Vigna
"Cette boîte à trésors est le premier livre-objet consacré à la mémoire ouvrière en France. De la fin du XIXe siècle jusqu'au coeur des années 1910, des millions d'hommes et de femmes sont devenus ouvriers. La mine, les hauts-fourneaux, les chaînes de l'automobile ou l'agroalimentaire avaient besoin de bras. Arrivant des campagnes françaises, de Pologne, d'Italie ou d'Afrique du Nord, ils ont appris un métier inconnu et sont parfois entrés très jeunes à l'usine. Ils ont connu des conditions de travail inimaginables aujourd'hui. L'histoire des ouvriers est faite de combats- de luttes, mais aussi de solidarité, de poèmes et de chansons, de mariages et d'amitiés. Les grèves, les embrasements politiques, la vie qui s'améliore peu à peu au fil du temps racontent un quotidien tissé de fierté et d'émotions. Un album d'exception pour se souvenir et parfois découvrir la grande histoire des gens ordinaires, notre Histoire à tous" Ajouter à mes livres
18 Aux animaux la guerre
Nicolas Mathieu
52 critiques 40 citations

"Une usine qui ferme dans les Vosges, tout le monde s'en fout. Une centaine de types qui se retrouvent sur le carreau, chômage, RSA, le petit dernier qui n'ira pas en colo cet été, un ou deux reportages sur France 3 Lorraine Champagne-Ardenne, et basta. Sauf que les usines sont pleines de types n'ayant plus rien à perdre. Comme ces deux qui ont la mauvaise idée de kidnapper une fille sur les trottoirs de Strasbourg pour la revendre à deux caïds qui font la pluie et le beau temps entre Épinal et Nancy. Une fille, un Colt 45, la neige, à partir de là, tout s'enchaîne..." Ajouter à mes livres
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