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Des vies d’architectes
Liste créée par palamede le 27/06/2020
6 livres.



2. Les pierres sauvages
Fernand Pouillon
3.86★ (388)

LIRE En 1903 à Chicago, l’homme d’affaires Edwin Cheney et son épouse Mamah Borthwick Cheney passent commande de leur nouvelle maison à l’enfant terrible et déjà célèbre de l’architecture américaine, Frank Lloyd Wright. Six années plus tard, la bonne société de Chicago et la presse américaine sont secouées par le plus grand scandale de ce début de siècle : Mamah, tombée entre temps passionnément amoureuse de Frank, quitte Edwin et leurs deux enfants pour suivre l’architecte renommé en Europe. Lui-même abandonne sa femme Catherine et six enfants pour vivre cette passion. Berlin, Florence puis Paris pendant la grande crue de 1910, voient passer enlacés autour de leur liberté amoureuse hantée pourtant par la culpabilité, ces amants exceptionnels qui défraient la chronique de l’Amérique dévote et pudibonde du vingtième siècle naissant… Mais les tabloïds américains les plus fertiles et les plus sensationnalistes n’auraient jamais pu imaginer comment l’histoire de ce couple sulfureux allait exploser en 1914 après leur retour aux Etats-Unis. La violence du dénouement laissera pétrifiés, au-delà des familles déchirées Cheney et Wright, le monde des architectes, des féministes et des moralistes de bon ton… Captivante fiction historique documentée par l’autobiographie de Frank Lloyd Wright, par les lettres de Mamah Borthwick et par les très nombreux articles dans la presse de l’époque, Loving Frank mêle tout à la fois intrigue amoureuse, émancipation féminine et une plongée dans l’univers d’un des plus grands maîtres de l’architecture moderne…
3. Mémoires d'un architecte
Fernand Pouillon
3.31★ (42)

Ce roman se présente comme le journal du maître d'œuvre qui, au douzième siècle, édifia en Provence l'abbaye du Thoronet, exemple d'architecture cistercienne. Jour après jour, nous voyons ce moine constructeur aux prises avec la faiblesse des hommes et l'inertie des choses, harcelé par les éléments contraires et, plus encore, par ses propres contradictions. La vie d'un chantier médiéval, les problèmes techniques, financiers ou doctrinaux que posait sa bonne marche, les solutions d'une étonnante modernité qui leur furent données apparaissent ici bien peu conformes à ce Moyen-Age de convention dont l'image encombre souvent nos mémoires. Cependant, cette vivante chronique de la naissance d'un chef-d'œuvre, appuyée à la fois sur des recherches historiques originales et sur une longue expérience du métier de bâtisseur, est aussi une réflexion passionnée sur les rapports du beau et du nécessaire, de l'ordre humain et de l'ordre naturel. Et elle est encore une méditation lyrique sur l'Ordre en lequel tous les ordres ont leur place, et sur cet art qui rassemble tous les autres : l'architecture. Mais elle est, d'abord, un acte de foi.
4. Le voyage d'Orient
Le Corbusier
3.00★ (4)

En mai 1911, Le Corbusier débute un voyage qui le mènera à Prague, Vienne, Budapest, Istanbul, mont Athos, Athènes, puis Pompéi et Pise avant de regagner la Suisse où il construira, en souvenir de ses impressions, deux villas : l’une surnommée blanche et l’autre turque. Trois aspects caractérisent cet ouvrage et éclairent son importance : ses qualités purement littéraires, la progressive transformation de la personnalité de l’auteur au fil du parcours, le rôle de ces leçons dans son processus de conception tout au long de sa vie. De son vivant, Le Corbusier fera paraître une quarantaine d’ouvrages, une activité qui l’amènera à faire inscrire la mention « homme de lettre » sur sa carte d’identité lorsqu’il acquiert la nationalité française. Quelques semaines avant sa mort, il se soucie de la publication du Voyage d’Orient qu’il amende légèrement avant de l’envoyer à l’impression. Formé initialement en tant que graveur de boîtier de montre, Le Corbusier s’extirpe lentement au fil de son évolution du moule ornemaniste et des tendances décoratives de l’Art nouveau. Le Voyage d’Orient rend compte du lent passage vers l’architecture d’un personnage initialement ému autant par l’art populaire et l’habileté des artisans potiers slaves qu’averti du grand art rendant visite à Vienne ou à Bucarest à de grands collectionneurs de peintures. L’arrivée à Istanbul, la découverte des mosquées, la géométrie simple qui les caractérise lui fait se rallier à la théorie moderniste de Paul Cézanne : « Il faut traiter la nature selon le cube, la sphère et le cône ». Or ces cubes, ces sphères ou demi-sphères, il les a sous les yeux avec ces coupoles blanches qui parsèment la ville. Cette découverte sera renforcée par la rencontre avec l’architecture classique des temples grecs qui se produira sur les marches de l’Acropole. Ce voyage éclaire le rapport de l’auteur entre inspiration et création. Hormis le récit qu’il tire de ses découvertes, Le Corbusier remplit plusieurs carnets de dessins, croquis et annotations (certaines pages sont reproduites dans l’ouvrage). Sa vie durant, il retournera à ces études de l’année 1911 pour ressourcer sa créativité et y puiser la matrice de ses formes nouvelles. Le récit est accompagné d’une postface analysant le rôle des voyages dans le travail de Le Corbusier et d’une introduction présentant le contexte de ce déplacement.
5. Viollet le Duc
Françoise Berce
3.75★ (10)

Qui était Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879) ? À l’heure du bicentenaire de la naissance de l’architecte, Françoise Bercé fait le point sur cette figure admirée autant que décriée. Fut-il un passeur du modernisme ou un attardé de l’historicisme ? Au gré des successives réinterprétations du passé et des récentes découvertes, elle nous fait rencontrer l’homme dans sa complexité et nous révèle l’immense richesse de son œuvre qui – côtoyant toutes sortes de disciplines – est loin de se limiter à l’architecture : architecte, mais aussi peintre, dessinateur, décorateur, écrivain, théoricien… Pour la réalisation de cet ouvrage, un soin tout particulier a été apporté à la mise en page et à l’iconographie : des portfolios animent régulièrement les chapitres, illustrant des lieux emblématiques de l’œuvre de l’architecte (Pierrefonds, Carcassonne, Notre-Dame…) ou en éclairant des aspects méconnus de son travail (notamment un ensemble magnifique des dessins de paysages de montagne).
6. Robert Mallet-Stevens : L'oeuvre complète
Olivier Cinqualbre
4.75★ (6)

Une présentation exhaustive de l'œuvre d'un architecte qui marqua fortement la première moitié du XXe siècle. Influencé par Josef Hoffmann, l'architecte viennois du palais Stoclet, à Bruxelles, Mallet-Stevens se révèle, dans cet ouvrage qui réunit des archives et une iconographie pour une part inédites, un des acteurs majeurs du développement en France de l'architecture moderne. En témoignent autant ses réalisations (le château de Paul Poiret à Mézy, la Villa des Noailles à Hyères, la Villa Cavrois à Croix, le casino de Saint-Jean-de-Luz, des ateliers et des maisons bordant la rue Mallet-Stevens, une caserne de pompiers, à Paris, et une distillerie à Istanbul...) que ses participations remarquées à l'Exposition des arts décoratifs de 1925 (les arbres en ciment et le Pavillon du Tourisme), à l'Exposition internationale des arts et des techniques de 1937 (les Pavillons de la Solidarité nationale, de l'Hygiène, de l'Électricité et de la Lumière...), aux concours pour les deux musées d'art moderne du palais de Tokyo et pour l'aéroport du Bourget. Fondateur en 1929 de l'UAM (Union des artistes modernes), créateur de mobilier, Mallet-Stevens fut aussi le grand décorateur, dans les années 1920, d'une vingtaine de films, dont L'Inhumaine et Le Vertige, de Marcel L'Herbier.
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