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Le Rwanda, 20 ans après

Liste créée par Bibalice - 10 livres. Thèmes et genres : guerre , guerre civile , Rwanda (Guerre civile) , rwanda , génocide , Génocide rwandais (1994)

Voici une sélection de livres autour du Rwanda et de génocide qui fit plus de 800 000 morts entre le 7 avril et le 4 juillet 1994.


1 La femme aux pieds nus
Scholastique Mukasonga
34 critiques 46 citations

Cette femme aux pieds nus qui donne le titre à mon livre, c'est ma mère, Stefania. Lorsque nous étions enfants, au Rwanda, mes sœurs et moi, maman nous répétait souvent : Quand je mourrai, surtout recouvrez mon corps avec mon pagne, personne ne doit voir le corps d'une mère. Ma mère a été assassinée, comme tous les Tutsi de Nyamata, en avril 1994 ; je n'ai pu recouvrir son corps, ses restes ont disparu. Ce livre est le linceul dont je n'ai pu parer ma mère. C'est aussi le bonheur déchirant de la faire revivre, elle qui, jusqu'au bout traquée, voulut nous sauver en déjouant pour nous la sanglante terreur du quotidien. C'est, au seuil de l'horrible génocide, son histoire, c'est notre histoire. Ajouter à mes livres
2 Une saison de machettes
Jean Hatzfeld
28 critiques 51 citations

En 1994, au Rwanda, 800 000 Tutsis ont été massacrés, en douze semaines, par leurs concitoyens hutus. Soit près de 10.000 personnes par jour, principalement à la machette. Jean Hatzfeld, journaliste à Libération, avait déjà rendu compte de ce génocide sans précédent en donnant la parole aux rescapés des massacres de la région de Nyamata dans un témoignage bouleversant, Dans le nu de la vie. Récit des marais rwandais : sur une population de 59.000 personnes, 50.000 avaient été tuées par leurs voisins hutus. Dans Une saison de machettes, Jean Hatzfeld a retrouvé une douzaine de ces assassins hutus, agriculteurs pour la plupart, en attente d’un jugement ou déjà jugés dans la même commune de Nyamata, et leur donne la parole. Adabert, Alphonse, Ignace, Elie, Léopord, Jean-Baptiste, Pancrase, Pro, et les autres, racontent en toute bonne foi, "avec une énorme franchise, souvent même avec candeur", observe l’auteur, cette année 1994 où tout a basculé après l’assassinat du président rwandais. "On s’assemblait sur le terrain de foot en bande de connaissance, et on allait en chasse par affinité", "On pensait qu’on pouvait désormais se débrouiller sans Dieu", expliquent-ils. Et de raconter comment eux, Hutus, s’armant de machettes, en se mettant à piller, à violer, à tuer aussi systématiquement que férocement, ont pris leur revanche sur l’ethnie des Tutsis qui avaient tenu les clefs du pouvoir pendant une longue période. Dans cette grande enquête sous forme de récit, Hatzfeld analyse le processus du génocide. Ou comment de simples agriculteurs, placés dans une situation exceptionnelle et encadrés par les autorités locales, en sont venus à massacrer leurs voisins, sans Ajouter à mes livres
3 Rwanda : un génocide en questions
Bernard Lugan
3 critiques

Vingt ans après (avril 1994), il n'est plus possible de dire que le génocide du Rwanda était programmé, que la France en serait complice, que pour le commettre, les extrémistes hutu avaient créé une cellule secrète nommée Akazu, qu'ils avaient dressé des listes de Tutsi à abattre, qu'ils avaient fondé la radio des Mille collines pour les besoins de leur propagande génocidaire, qu'ils assassinèrent leur propre président en abattant son avion et qu'enfin ils firent un coup d'Etat dans la nuit du 6 au 7 avril 1994. Ces idées reçues, qui constituaient les bases de l'histoire officielle écrite par les vainqueurs de la guerre civile rwandaise afin de légitimer la conquête du pouvoir par le général Kagamé, ont été balayées par le TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda) créé par le Conseil de sécurité de l'ONU afin de juger les responsables de ce génocide. Expert assermenté dans les principaux procès qui se tinrent devant ce tribunal, Bernard Lugan a eu accès à la totalité de ces archives, ce qui lui a permis d'écrire ce livre dans lequel tout ce que l'on croyait savoir au sujet du génocide du Rwanda est remis en question. Ajouter à mes livres
4 Guerre secrète au Rwanda : ''Au nom de la France''
Benoît Collombat
Que faisaient au Rwanda ces militaires français, avant et pendant le dernier génocide du XXe siècle ? Ont-ils joué un rôle, et lequel, dans l'attentat contre l'avion du président Habyarimana, cette « ténébreuse affaire » qui a déclenché le début des massacres le 6 avril 1994 ? Quelles opérations militaires clandestines ont été conduites au Rwanda ? Dans quel but ? Des armes ont-elles été vendues et livrées au gouvernement du génocide ? Auprès de qui ces soldats, dont le plus célèbre d'entre eux, Paul Barril, prenaient-ils leurs ordres à Paris ? Et que savaient les hauts responsables politiques et administratifs français de ce qui se préparait ? Pour répondre à ces questions toujours brûlantes, Benoît Collombat et David Servenay ont retrouvé des archives inédites et rencontré les témoins : politiques, militaires, « barbouzes », etc., dont certains, vingt ans après les faits, ont souhaité témoigner pour l'Histoire. Dans ce livre d'enquête, ils démontent les entreprises d'intoxication politico-médiatiques qui ont voulu exonérer la responsabilité de notre pays, et racontent l'engrenage qui a conduit la France à mener une diplomatie secrète aux confins de l'Afrique. Pour finir par compromettre son armée dans une guerre qui s'est accompagnée d'un génocide : le massacre planifié de près d'un million de Tutsi et Hutu modérés par le régime extrémiste de Kigali, durant l'été 1994. Ajouter à mes livres
5 J'ai serré la main du diable : La faillite de l'humanité au Rwanda
Roméo Dallaire
5 critiques 7 citations

Quand le général Roméo Dallaire a été appelé à assurer le commandement de la Force internationale de maintien de la paix des Nations unies au Rwanda, il croyait être dépêché en Afrique pour aider deux belligérants à trouver un terrain d'entente. Une fois au Rwanda, il découvrit une tout autre réalité. Pris entre une guerre civile sanglante et un génocide impitoyable, le général et ses hommes - une petite troupe - furent bientôt abandonnés, sans aucune ressource, par leurs patries respectives. Pour lutter contre la vague de tueries qui ravageaient ce pays, ils ne purent compter que sur leur propre générosité et sur leur courage personnel. En moins de cent jours, la guerre au Rwanda allait faire plus de 800 000 morts et au-delà de 3 millions de blessés et de réfugiés. C'est avec le poids de cette tragédie que le général Dallaire est rentré chez lui, au Canada, en septembre 1994, brisé et désillusionné. Il lui faudra sept ans avant de pouvoir commencer à écrire sur ce sujet. Dans J'ai serré la main du diable, il raconte l'enfer qu'il a vécu au Rwanda et il n'hésite pas à reconstituer les terribles événements auxquels la communauté internationale a tourné le dos. Son témoignage est un compte rendu sans concession de la faillite de l'humanité à mettre un terme à un génocide pourtant maintes fois dénoncé Ajouter à mes livres
6 Noires fureurs, blancs menteurs : Rwanda 1990-1994
Pierre Péan
6 critiques 1 citation

Au printemps 1994, le monde est stupéfié par les images du déchaînement de fureur et de violence qui s'est emparé d'un petit pays africain, au cœur de larégion des Grands Lacs, le Rwanda : les corps d'hommes, de femmes et d'enfants tués à la machette, les charniers dans des villages vidés de leurs habitants, les figures des rescapés horriblement mutilés et traumatisés, les populations fuyant vers l'ouest... Jamais le continent noir n'avait connu des massacres d'une telle ampleur. Très vite, les médias opposent victimes, les Tutsis, et bourreaux, les Hutus ; et ils désignent les coupables de cette folie meurtrière sans précédent, qualifiée degénocide : la communauté internationale, qui n'a rien fait, dont la mission (Minuar) a même réduit ses effectifs à la veille de l'embrasement général du pays ; et, en premier lieu, la France, soutien du président Habyarimana, qui aurait formé les milices Interahamwe qui ont traqué systématiquement les Tutsis. Son opération militaire (Turquoise), décidée tardivement, n'aurait servi qu'à masquer sa compromission " néo-colonialiste " avec le régime génocidaire. Ainsi l'histoire se fige-t-elle dans une version voulue et imposée par le vainqueur : PaulKagame, le " libérateur ", chef des rebelles tutsis du Front patriotique rwandais (FPR). Cependant, cette thèse présente une taille : le déclenchement des massacres, au lendemain de l'attentat du 6 avril 1994, au cours duquel l'avion du président rwandais fut abattu. Qui a tué Juvénal Habyarimana, président du Rwanda ? La question resurgit aujourd'hui, plus de dix ans après les faits, mais cette fois-ci elle trouve une réponse : des mercenaires à la solde du FPR de Kagame, selon lejuge Bruguière, qui s'apprête à clore son instruction. Ce ne sont donc pas les extrémistes hutus du régime Habyarimana qui ont prémédité ce coup d'État et ses monstrueuses conséquences.Ainsi toute l'histoire du génocide serait-elle à reconsidérer, et Paul Kagame, aujourd'hui président du Rwanda, apparaîtrait-il comme le plus grand criminel de guerre en vie. Pierre Péan démontre que le génocide de 1994 ne fut qu'unépisode dans une guerre civile et régionale ignorée, plus meurtrière encore, voulue depuis octobre 1990. Le FPR était prêt à tout pour conquérir le pouvoir àKigali, y compris à sacrifier Hutus et Tutsis. Ajouter à mes livres
7 Génocidé
Révérien Rurangwa
11 critiques 4 citations

" Depuis que, le 20 avril 1994, vers 16 heures, je fus découpé à la machette avec quarante-trois personnes de ma famille sur la colline de Mugina, au coeur du Rwanda, je n'ai plus connu la paix. J'avais 15 ans, j'étais heureux. Le ciel était gris mais mon coeur était bleu. Mon existence a soudainement basculé dans une horreur inexprimable dont je ne comprendrai probablement jamais les raisons ici-bas. Mon corps, mon visage et le plus vif de ma mémoire en portent les stigmates, jusqu'à la fin de ma vie. Pour toujours. " Comme celle de tous les survivants, l'histoire de Révérien Rurangwa rejoint l'Histoire. Son récit évoque, avec un réalisme saisissant, l'atrocité du dernier génocide du XXe siècle : celui des Tutsi au Rwanda. Il dit aussi la force de l'instinct de survie et des processus de résilience ; l'impuissance à envisager le pardon quand la justice est bafouée ; l'énigmatique pouvoir du mal et le mystérieux silence de Dieu. Et c'est en cela qu'il parle à tous les Hommes. Ajouter à mes livres
8 Dans le nu de la vie
Jean Hatzfeld
16 critiques 27 citations

Au cours de longs séjours dans une bourgade du Rwanda, Jean Hatzfeld a tissé des liens de confiance avec des rescapés Tutsis du génocide et les a convaincu de sortir de leur silence. Dans un langage simple, parfois poétique ou philosophique, ils ont accepté de raconter ce qu'ils ont vécus. Ces récits d'enfants, de femmes et d'hommes sont saisissants. Dans leur singularité, ils atteignent, à force d'authenticité, une portée universelle. On ne les oublie plus. " On mourait coupé à la machette comme des chèvres au marché. On ressemblait à des animaux et eux ils avaient pris l'habitude de nous voir comme des animaux. En vérité, ce sont eux qui étaient devenus des animaux, pire que des animaux de la brousse parce qu'ils ne savaient plus pourquoi ils tuaient. ". Ajouter à mes livres
9 Sous les étoiles du Rwanda : Dialogue de femmes entre génocide et paix
Mathilde Fontanet
1 critique

" Mathilde ? Bonjour. C'est Odette, Odette Habiyakare. unit à l'heure, je vous ai entendue à la radio [...]. Vous disiez que votre prochain livre parlerait de mémoire et de maternité. Moi aussi, j'aimerais écrire. Depuis longtemps, je rêve de rendre hommage à mes proches tués pendant le génocide du Rwanda. Nous pourrions écrire un livre ensemble... " Et peu à peu se forge ce texte à deux voix. Une voix dit la beauté du pays des collines et des lacs, qui bascule dans la haine contre la communauté tutsie. L'enfance heureuse dans les champs, l'adolescence protégée dans une école de Kibuye sombrent dans le cauchemar et la terreur. Des existences et des bonheurs individuels, évoqués avec délicatesse et pudeur, aboutissent à une suite de noms de disparus, fauchés à coups de machette. L'autre voix, celle d'une femme suisse, fouille dans sa propre vie en écho à ces images insoutenables, qu'elle prolonge par l'écriture, et restitue avec authenticité et justesse de ton, ses moments de joie et de chagrin. La souffrance n'est pas à la même échelle, mais aide néanmoins à appréhender celle de l'autre. Sous les étoiles du Rwanda parvient à dire l'indicible et esquisse des lendemains apaisés. Ajouter à mes livres
10 Courir sur la faille
Naomi Benaron
21 critiques 9 citations

Jean Patrick Nkuba rêve de devenir le premier Rwandais à courir aux Jeux Olympiques. Mais Jean Patrick est un Tutsi, et les gens comme lui ne sont pas censés gagner. Lorsque l'assassinat du Président plonge le pays dans un chaos sanglant opposant les Hutus et les Tutsis, Jean Patrick se trouve sans protection? et sans choix. La seule solution : se faire passer pour hutu grâce à une fausse carte d?identité ethnique pour échapper aux génocidaires. Mais peut-on renier ses origines ? Alors que les tensions ne cessent de monter dans la violence et dans la haine, il s'accroche à son rêve de devenir le premier médaillé olympique pour délivrer son peuple et lui-même de la brutalité qui les entoure. Ajouter à mes livres
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