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Maîtres et serviteurs
Liste créée par madameduberry le 24/07/2015
20 livres.

Un thème fort, qui traverse la littérature, la philosophie, dans le monde entier. Ici ne figurent que les classiques les plus évidents. Cette liste est ouverte à vos suggestions. D'avance merci.



1. Les domestiques
Michael Marshall Smith
3.03★ (87)

Vous croyez aux miracles? Mark n'y croit pas. Il a onze ans et trouve sa vie sinistre. Il a dû quitter Londres pour aller vivre dans une ville grise et froide, sur la côte. Sa mère, autrefois si enjouée, est toujours trop fatiguée pour sortir. Et il déteste son nouveau beau-père, qui fait tout pour le contrarier et l'empêcher de s'amuser. Mark se sent seul et s'ennuie à mourir. Jusqu'à ce qu'il rencontre la vieille dame qui loge en dessous de chez lui. Elle lui offre du thé, des biscuits, un peu de réconfort... et la clé d'un monde ancien et secret où s'affairent d'étranges domestiques. Mark n'imagine pas à quel point cette rencontre va changer sa vie?(editeur)
2. The servant et autres nouvelles
Robin Maugham
3.91★ (32)

À Londres, Tony, un jeune aristocrate paresseux emménage dans une confortable maison de ville, il engage Hugo Barrett comme domestique. Ce dernier se révèle être un valet modèle, travailleur et intelligent. Une certaine complicité s'établit peu à peu entre le maître et son serviteur. Les femmes entrent en jeu : Susan, la fiancée de Tony, et Vera, d'abord présentée comme la s?ur d'Hugo. La tension monte inexorablement car Susan, jalouse, détecte la face malsaine de ces intrus. Rapidement les rôles s'inversent et le maître se retrouve l'esclave de son serviteur, abandonnant tout caractère et toute volonté (editeur)
3. Maitre Puntila et son valet Matti
Bertolt Brecht
3.66★ (221)

Lorsque le riche propriétaire Puntila est ivre, il est généreux. Son chauffeur Matti en sait quelque chose, à qui il manifeste alors une amitié débordante. De même que dans cet état il se fiance à quatre jeunes filles de condition modeste. Il est aussi intelligent, jusqu'à dire son fait au fiancé de sa fille Eva, un attaché d'ambassade stupide, et à offrir celle-ci en mariage à Matti. A jeun, il chassera les jeunes filles, il est orgueilleux, dur, calculateur. Ivre, c'est un homme presque libre. Sobre, il est aliéné. Ne pouvant s'accommoder d'un tel régime, Matti quitte le service de Puntila : " Il est temps que tes valets te tournent le dos. Un bon maître, ils en auront un, dès que chacun sera le sien. "(editeur)
4. Récit de la servante Zerline
Hermann Broch
Très beau monologue théâtral, extraordinairement incarné par Jeanne Moreau
5. Les bonnes
Jean Genet
3.54★ (3848)

Genet a choisi comme personnages "Les Bonnes". Au début de la pièce, deux sueurs, Claire et Solange, seules dans la chambre de Madame, "d'une dame un peu cocotte et un peu bourgeoise" , pendant son absence, jouent pour elles, et entre elles, des variations sur le thème des Bonnes et de Madame. Claire incarne Madame tandis que Solange joue de temps en temps le rôle de sa sueur Claire. Chacun des personnages menace de quitter ou de reprendre sa propre personnalité, ou d'inverser les rôles. Elles préparent un tilleul, chargé de gardénal, pour l'empoisonner. Comme on peut découvrir qu'elles ont par une lettre anonyme à la police dénoncé Monsieur, un moment arrêté, puis relâché, elles parlent avec véhémence toutes les deux, en tête à tête, de leur situation de bonnes et s'exaltent jusqu'à imaginer une mise à mort. Dans leur folie elles hésitent entre vouloir assassiner Madame, le personnage réel, et Madame incarnée par Claire. Solange force Claire à boire le tilleul empoisonné. Genet nous avertit. Il ne faut pas prendre cette tragédie à la lettre " C'est un conte, c'est-à-dire une forme de récit allégorique. "Sacrées ou non, ces Bonnes sont des monstres. Elles ont vieilli, elles ont maigri dans la douceur de Madame. Elles crachent leurs rages." Les domestiques sont des êtres humiliés dont la psychologie est perturbée. Austères dans leur robe noire et souliers noirs à talons plats les bonnes ont pour univers la cuisine et son évier ou la chambre en soupente, dans la mansarde, meublée de deux lits de fer et d'une commode en pitchpin avec le petit autel à la Sainte Vierge et la branche de buis bénit. Genet a réussi cette pièce : "Les Bonnes", peut-être parce qu'il revivait, à l'intérieur de ses personnages, en l'écrivant, sa propre humiliation.(editeur)
6. Jacques le Fataliste
Denis Diderot
3.73★ (8854)

Deux personnages déambulent en philosophant. On ne sait qui ils sont. On ne sait d'où ils viennent. On ne sait où ils vont. Tout ce que l'on sait, c'est que l'un est le maître de l'autre. Bientôt on se demandera lequel.(editeur)
7. Le journal d'une femme de chambre
Octave Mirbeau
3.94★ (2213)

On se rappelle du sublime "Journal d'une femme de chambre" de Luis Bunuel, dont le personnage était lumineusement interprété par Jeanne Moreau. On a un peu vite oublié peut-être que le film était une adaptation, après celle de Renoir, d'un livre non moins remarquable d'Octave Mirbeau, publié en 1900. Ce journal d'une femme de chambre est celui de Célestine, au Mesnil-Roy, en Normandie. Elle est nouvellement engagée, acceptant la place dans l'espoir de se reposer des turbulences parisiennes. Les événements ne manqueront pas pour colorier son quotidien. Un quotidien qu'elle consigne avec "toute la franchise qui est en elle et quand il le faut toute la brutalité qui est dans la vie". C'est donc là un journal de femme en province, au bas de l'échelle sociale, et le prétexte pour Mirbeau de brosser au scalpel une étonnante galerie de portraits, dans une violente satire des moeurs provinciales et parisiennes de la Belle Époque. Autopsie de la bonne bourgeoisie, ce Journal dresse en petites touches, parfois en larges aplats, les travers d'une humanité mesquine, hypocrite, et condamne tous les débordements nationalistes et antisémites. Le roman connut un vif succès à sa parution, il est aussi le plus célèbre de Mirbeau. --Céline Darner
8. Monsieur Proust
Céleste Albaret
4.00★ (241)

A quatre-vingt-deux ans, elle a décidé de rendre ce dernier devoir à celui qui lui disait : « Ce sont vos belles petites mains qui me fermeront les yeux ». Par rapport aux centaines de livres publiés sur lui, ce que ce témoignage capital apporte, c'est l'image, bouleversante et unique de vérité, d'un Proust perdu enfin retrouvé, et sortant de la plus fidèle des mémoires, celle du c?ur, pour revivre parmi nous(editeur).
9. Les tribulations d'une cuisinière anglaise
Margaret Powell
3.60★ (435)

Grâce à son franc-parler aux antipodes des récits de domestiques anglais trop parfaits, ce témoignage paru en 1968 a valu la célébrité à Margaret Powell (1907-1984). Quarante plus tard, il a inspiré le scénariste de Downton Abbey.(editeur)
10. Le festin de Babette : Et autres contes
Karen Blixen
3.89★ (729)

Babette est une Française devenue domestique en Norvège, après la Commune qui l'a contrainte à l'exil. Ses patronnes sont deux vieilles filles austères. Le jour où elle gagne dix mille francs or à une loterie, elle leur demande de la laisser préparer un dîner fin, dans la grande tradition française. Sa fortune y passe, mais une soirée aura effacé des années de carême.(editeur)
11. Mon valet et moi
Hervé Guibert
3.42★ (109)

Tous les valets n'ont pas été acteurs de cinéma. Lui, si. Mais ce valet-là est une parodie, un tyran qui congédie le personnel de son maître à coups de couteau, dort dans son lit, lui interdit les émissions de variétés et l'habille en Nike et blouson de cuir. Méchant mensonge ou vrai journal ? Le maître, asservi aux volontés de son valet, laisse planer le doute?(editeur)
12. Dom Juan ou Le festin de pierre
Molière
3.67★ (17088)

Dom Juan ne va pas sans Sganarelle
13. Les vestiges du jour
Kazuo Ishiguro
4.20★ (3566)

Majordome méticuleux, Mr Stevens parcourt la campagne anglaise en automobile. Le ton sur lequel il nous livre ses souvenirs et ses réflexions sur la dignité de sa fonction est, à l'image de son attitude vis-à-vis des événements, parfaitement retenu. Au gré des sous-entendus d'une langue délicieusement fluide et subtile, Ishiguro dresse, au-delà du portrait de toute une classe en déclin, le bilan d'une vie apparemment ratée. Dans ce roman mélancolique en demi-teintes, Booker Prize 1989, il révèle les failles d'un homme qui a refusé de reconnaître l'amour en Miss Kenton, ancienne gouvernante à qui il va rendre visite dans un ultime espoir inavoué. Malgré sa résistance aux changements, les choses ont sensiblement évolué. Darlington Hall appartient maintenant à un millionnaire américain, les positions de Lord Darlington durant l'entre-deux-guerres sont désormais vues d'un ?il réprobateur et Miss Kenton a acquis une certaine lassitude. Maître du clair-obscur, Ishiguro ne tire pourtant pas de conclusion catégorique et laisse, en suspens, un infime espoir de bonheur à son personnage, enfin capable de pleurer et d'apprécier cette qualité de lumière qu'offre le jour déclinant, pas tout à fait disparu encore, qui traîne ses vestiges dans le ciel marin de la baie de Weymouth. --Sana Tang-Léopold Wauters
14. Bonjour, Jeeves
Pelham Grenville Wodehouse
3.92★ (431)

Il fallait en choisir un..
15. L'inimitable Jeeves
Pelham Grenville Wodehouse
3.85★ (357)

..j'en choisis deux: pour fifibrinda et Patsalès Merci à chacune!
16. La couleur des sentiments
Kathryn Stockett
4.48★ (17624)

Merci à PetiteBalabolka
17. Un coeur simple
Gustave Flaubert
3.56★ (1936)

Patsales, merci pour ce beau texte
18. Le Mariage de Figaro
Beaumarchais
3.63★ (10797)

" Ô bizarre suite d'événements ! Comment cela m'est-il arrivé ? Pourquoi ces choses et non pas d'autres ? Qui les a fixées sur ma tête ? Forcé de parcourir la route où je suis entré sans le savoir, comme j'en sortirai sans le vouloir, je l'ai jonchée d'autant de fleurs que ma gaieté me l'a permis ; encore je dis ma gaieté, sans savoir si elle est à moi plus que le reste, ni même quel est ce Moi dont je m'occupe : un assemblage informe de parties inconnues ; puis un chétif être imbécile ; un petit animal folâtre ; un jeune homme ardent au plaisir, ayant tous les goûts pour jouir, faisant tous les métiers pour vivre ; maître ici, valet là, et selon qu'il plaît à ma fortune ! ambitieux par vanité, laborieux par nécessité ; mais paresseux... avec délices ! orateur selon le danger ; poète par délassement ; musicien par occasion ; amoureux par folles bouffées ; j'ai tout vu, tout fait, tout usé. "
19. L'Île des esclaves
Pierre de Marivaux
3.39★ (5734)

Quatrième de couverture : Marivaux n'est pas seulement le magicien des ravissements, des confusions et des conspirations amoureuses. Notre siècle, qui a le goût des paraboles sociales, redécouvre ses pièces en un acte, comme cette Colonie subversive où les femmes ont l'idée de prendre le pouvoir... L'île des esclaves est aussi une utopie, entre la fable philosophique et la comédie à l'italienne. Sur l'île de " nulle part ", deux couples de maîtres et d'esclaves échangent leur condition le temps d'un " cours d'humanité ". Le serviteur se donne trois ans pour corriger le seigneur de sa barbarie et de sa superbe, trois ans pour le rendre humain, sensible et généreux. Venu d'une époque qui ne connaissait pas la lutte des classes, ce conte étonne par son amertume et sa souriante cruauté. (editeur)
20. L'homme à tout faire
Robert Walser
4.06★ (46)

Merci fanfanouche !
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