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Voie sylvestre, voie livresque : Pour vivre heureux, lisons perchés.
Liste créée par Alzie le 19/09/2015
58 livres. Thèmes et genres : arbres , Arbres fruitiers , forêts , cabane , contes philosophiques

À la fin du XVIIIe siècle dans la république de Gênes et dans l'effervescence de l'esprit des Lumières, Côme Laverse du Rondeau, baron de son état, choisit - à douze ans - de gagner la cime d'un chêne vert de la propriété familiale et de n'en plus redescendre. C'est de cette position, "haut placée", qu'il affirme sa singularité et étend ses connaissances au monde en devenant lettré ; sans jamais rompre les amarres avec les siens, élargissant son domaine, de branches en branches, à celui de toute la vallée d'Ombreuse, qu'il va parcourir et connaître sa vie durant, des moindres parcs et jardins qui la coiffent jusqu'à ses plus vastes forêts. Le récit de ses aventures est donné par la voix de Blaise, petit frère et compagnon d'en bas, du Baron perché. Ce conte, écrit par Italo Calvino en 1957, deuxième de la trilogie "Nos Ancêtres", nourri aux idéaux de la liberté de penser et d'agir comme propulseur de l'évolution des esprits, est un bonheur de lecture où pointe aussi l'humour ; la forêt y protège, en germe, tous les savoirs, lire et relire Le Baron perché, c'est prendre au sérieux un sourire de la littérature adressé à l'obscurantisme, à l'intolérance et aux idées fixes. Liste dédiée aux arbres en général (il y en a d'autres et de fort belles), et à la philosophie "arboréenne" du "Baron perché", en particulier (on y retrouve ses lectures et celles qu'il partage avec le brigand Jean des Bruyères) ; les essences présentées dans la collection "Le nom de l'arbre" (Actes Sud) appartiennent toutes à la biodiversité d'Ombreuse. Les cabanes perchées et la littérature y sont célébrées par quelques autres livres qui doivent tout aux arbres.
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1. Tree Houses: Fairy Castles in the Air
Philip Jodidio
4.00★ (9)

Nids perchés Des châteaux de contes de fées suspendus dans les airs. L'idée de grimper dans un arbre pour y trouver refuge ou simplement observer la Terre sous un angle différent est assurément aussi vieille que l'humanité. Les premiers récits des maisons dans les arbres remontent aux civilisations antiques et les traditions auxquelles elles sont liées ont traversé l'Histoire dans toutes les contrées du monde où poussent des arbres. À la fois ancrée dans la terre et suspendue dans les airs, la maison dans les arbres est, à de nombreux titres, emblématique de l'architecture elle-même. Ce nouvel ouvrage surprenant nous invite à un tour du monde des constructions les plus réussies, conçues pour certaines par des architectes, pour d'autres par des artisans anonymes. Salons de thé, restaurants ou hôtels: les cimes des arbres peuvent accueillir tout type de structures. Cabane de jeu pour enfants ou poste d'observation pour contempler la vie, la maison dans les arbres peut prendre autant de formes que l'imagination le permet. À une époque marquée par le souci du développement durable et le sens de la responsabilité écologique, elle peut aussi incarner le symbole par excellence de la vie en symbiose avec la nature. Rustiques ou contemporains, ces «nids perchés» démultiplient l'espace disponible. Hissez-vous dans ces trésors de maisons perchées et revisitez le monde depuis une nouvelle perspective.
2. Le Baron perché
Italo Calvino
4.01★ (5453)

"Au-dessus des oliviers commençait la forêt. Les pins jadis avaient dû régner sur la région ; ils descendaient encore sur les deux versants du golfe jusqu'à la plage, en vague et remous de verdure, comme les mélèzes. Les rouvres étaient bien plus nombreux, plus serrés qu'on ne le croirait aujourd'hui parce qu'ils ont été la première, la plus précieuse victime de la cognée. Tout en haut, les pins cédaient le pas aux châtaigniers : la forêt se hissant sur la montagne, on ne lui voyait pas de limites. Tel était l'univers de sève au milieu duquel nous vivions, nous autres habitants d'Ombreuse, presque sans nous en apercevoir." (Le Baron Perché, Italo Calvino, p. 56-57).
3. Les fondements de la botanique : Linné et la classification des plantes
Thierry Hoquet
3.50★ (7)

"Le grand-père du marquis actuel, disciple de Linné, avait mis en mouvement toute la vaste parenté que sa famille comptait aux cours de France et d'Angleterre pour se faire envoyer des colonies les trésors botaniques les plus précieux. Pendant des années, des navires avaient débarqué à Ombreuse des sacs de semences, des bottes de boutures, des arbustes en pots, et jusqu'à des arbres entiers aux racines prises dans d'énormes mottes de terre ; tant et si bien que se mêlaient dans ce jardin - à ce qu'on disait - forêts des Indes, forêts des Amériques et jusqu'à des essences de Nouvelle Hollande." (Le Baron perché, chapitre II, p. 31)
4. Magnolia : L'arbre fleur venu du nouveau monde
Corinne Langlois
2.00★ (1)

"Tout ce que nous pouvions voir, c'étaient, le long d'un mur, les feuilles de couleur sombre d'un arbre nouvellement importé des colonies américaines : le magnolia. Sur ses branches noires se détachait une fleur blanche et charnue. de notre mûrier, Côme se transporta sur la crête du mur, fit quelques pas en équilibre puis, suspendu par les mains, se laissa retomber de l'autre côté, vers les feuilles et la fleur du magnolia. Il disparut ensuite à mes yeux [...] Côme était sur le magnolia. Bien que cet arbre eût des branches fort serrées, il n'en était pas moins très praticable pour un garçon aussi expérimenté ; malgré leur minceur et la fragilité de leur bois, les branches tenaient ferme sous son poids. La pointe de ses souliers les éraflait, ouvrant de blanches blessures dans le noir de l'écorce. L'arbre enveloppait le jeune garçon du frais parfum des feuilles que le vent agitait, tournant des pages d'un vert tantôt terne et tantôt brillant." (Le Baron perché, chapitre II, p. 32)
5. Cabanes perchées
Peter Nelson
3.67★ (12)

La cabane dans les arbres est le lieu de l'imaginaire profond et aussi le rêve retrouvé de l'enfance. Perdue au fond des bois ou lovée dans un coin de jardin, elle répond au besoin impérieux de se mettre un temps en marge de l'agitation du monde. Tel le Baron perché, grimpé dans son chêne pour n'en plus jamais redescendre, de plus en plus d'amateurs se laissent aujourd'hui tenter par les charmes d'un exil dans les feuillages, et choisissent de bâtir leur nid sur la fourche d'un bel arbre. Passés maîtres dans l'art de la construction arboricole, Peter et Judy Nelson ont déniché d'étonnantes cabanes haut perchées, et nous invitent dans cet univers insolite. Simple abri de planches et de branchages ouvert aux quatre vents, improbable ermitage suspendu entre ciel et terre, cocon douillet blotti dans la ramure ou fol étagement de pièces, balcons et passerelles courant le long des branches, chaque cabane est une ?uvre unique, née de l'audace et de l'imagination de son créateur. 
6. Le chêne vert, le chêne-liège et autres chênes méditerranéens
Claudine Rabaa
"Il me parut donc naturel que la première idée de Côme, devant l'injuste acharnement des siens, eût été de grimper dans l'yeuse, notre arbre familier. De ses branches tendues au niveau des fenêtres de la salle à manger, Côme pouvait imposer à toute la famille le spectacle de son courroux et de son indignation. " (Le Baron perché, chapitre I, p. 26)
7. Le Mûrier
Alain Pontoppidan
4.00★ (3)

"Certaines branches du grand mûrier atteignaient puis escaladaient le mur d'enceinte de notre villa ; derrière se trouvait le jardin des Rivalonde." (Le Baron perché, chapitre II, p. 30)
8. L'arbre
Jean Parret
4.50★ (4)

L'arbre a façonné notre paysage quotidien et a fait fructifier notre imaginaire, lui qui a toujours offert à l'homme abri, nourriture et ombrage. Ce monument végétal est pourtant souvent méconnu ; il dissimule sa vie souterraine, assure sa descendance au gré d'une sexualité polymorphe et complexe, se révèle tour à tour pompe à eau, poumon végétal, subtil transformateur de matières premières et producteur de bois. Ce livre vous invite à découvrir les secrets d?un compagnon indispensable.
9. Me voici Forêt
Jean-Pierre Denis
4.00★ (10)

« Planter un arbre comme grandit un poème, lente maturation de l'obscur vers la lumière. La folie de ce livre s'est ainsi emparée de moi. Dire l'arbre, son feuillage, ses racines, son écorce. Dire non seulement l'arbre, mais tout l'arbre, sa nature. Atteindre, par la métaphore de l'arbre, quelque chose de l'homme, de ses désirs, de ses peurs et de ses songes. Le feuillage comme effeuillage, comme recherche de ce qu'est, en profondeur, notre nature. L'humus comme lit de l'humanité. J'ai commencé par de petits carnets. Peu à peu j'ai compris que j'écrivais le livre de ma vie, une forme d'autobiographie. De l'arbre à la forêt se déploie quelque chose comme l'infini. De la lisière, c'est moi qui vous regarde aller, venir, vous perdre et - qui sait - vous trouver » (J.-P. Denis). Tout l'arbre (racines, écorce, humus, sève ; son rapport au cosmos ou à l'imaginaire) et toutes les espèces d'arbres, en tous lieux (Pyrénées, Japon, Inde?) : cet étonnant parcours en quatrains et en cinq livres conduit le lecteur, de cime en cime, à s'interroger sur ses multiples facettes et sa propre nature.
10. Le cerisier et le merisier
Nathalie Tordjman
1.00★ (1)

"Il se dirigea vers le cerisier le plus proche, ou plutôt vers une rangée de grands cerisiers d'un beau vert au riche feuillage : les arbres étaient chargés de cerises noires ; mais mon frère n'avait pas encore l'oeil exercé à distinguer du premier coup ce que contenaient ou ne contenaient pas les ramures. Il s'arrêta : il avait cru entendre du bruit mais à présent régnait le silence. Côme se trouvait sur une branche basse : toutes les cerises au-dessus de lui, il les sentait sans pouvoir s'expliquer comment ; elles semblaient converger vers lui comme autant de regards ; on aurait cru l'arbre chargé d'yeux en lieu et place des cerises." (Le Baron perché, chapitre IV, p. 59)
11. Vivons perchés : 50 créations originales de la Cabane Perchée
Alain Laurens
3.00★ (4)

Vivons Perchés est le premier livre qui présente 50 cabanes originales, réalisées par une même équipe : La Cabane Perchée. Créée en 2000, cette petite entreprise travaille en France et en Europe pour tous ceux qui veulent réaliser ce rêve d'enfant : avoir une cabane dans les arbres. Toutes ces cabanes, installées sans planter un seul clou dans l'arbre ni couper une seule grosse branche, sont exceptionnelles. Presse, radios, télévisions ont réalisé dans le monde entier des reportages sur La Cabane Perchée et sur ce travail de " haute " précision. Cabanes au confort raffiné, cabanes rustiques construites pour les adultes ou pour les enfants, cabanes en bambou, et même un lit dans les arbres... Les aquarelles de Daniel Dufour et les photographies de Vincent Thfoin constituent les 300 documents inédits de cet ouvrage. Ils vous invitent à la découverte de la vraie vie dans la nature : la vie perchée.
12. Le grenadier, le caroubier, le jujubier, le pistachier et l'arbousier
Claudine Rabaa
1.00★ (2)

"La dernière tentative pour capturer Côme, c'est notre soeur Baptiste qui s'y livra. Elle agit sur son initiative personnelle, bien entendu, sans consulter personne, en secret, comme tout ce qu'elle faisait. Elle sortit nuitamment avec une échelle et un chaudron de glu dont elle enduisit un caroubier, des pieds à la cime. C'était un arbre sur lequel Côme, chaque matin, venait se poser." (Le Baron Perché, chapitre VII, p. 101)
13. Rêvons perchés : Cabanes autour du monde
Alain Laurens
4.00★ (2)

Qui n'a jamais rêvé de vivre en haut d'un arbre ? Qui n'a jamais rêvé qu'on lui conçoive un refuge sur mesure, selon ses rêves les plus fous ? Qu'elles soient en France, au Danemark, en Russie, en Espagne ou aux USA, ces cabanes nous appellent irrésistiblement à voir le monde depuis les cimes, à hauteur de nos rêves d'enfant.
14. Traité de l'arbre
Robert Dumas
3.50★ (19)

Les hommes doivent beaucoup à l'arbre, être singulier, tout à la fois familier et étranger. Curieusement, pourtant, peu de philosophes en ont fait l'objet de leur spéculation. Parce qu'il élabore une pensée de l'arbre, le livre de Robert Dumas ouvre donc une voie nouvelle, hors des sentiers du naturalisme et loin de tout anthropocentrisme. Comment tenir un discours cohérent sur une aussi effarante multiplicité ? Tantôt enraciné et fixe, l'arbre défie la fragile instabilité de ma vie ; tantôt voyageur, il oppose à mon existence de lecteur statique sa traversée des océans, traversée naturelle de graines aux étonnantes propriétés, mais aussi culturelle puisque hier encore, par l'ingéniosité des hommes, pirogues, radeaux et navires sillonnaient les mers. Sur tant de mouvances s'ajoutent l'attrait troublant des mythes et des religions qui n'ont pas manqué la dimension sacrée de l'arbre, la magie de la peinture qui, elle aussi, lui fait la part belle, la séduction des sciences auxquelles il a fourni nombre de schémas théoriques, et surtout l'énigme du retard de toute connaissance rationnelle en la matière. Dans ces conditions, que peut être la tâche de la philosophie ? Que peut-elle nous donner à penser de l'arbre ? Principalement, la philosophie doit redonner à la pensée de l'arbre, ou en vérité à l'arbre lui-même, puisqu'il fait penser, la place qui lui revient dans la culture occidentale, la place centrale à partir de laquelle tout s'organise et prend sens
15. L'orme
Alain Pontoppidan
5.00★ (5)

- "Va dire à ton frère qu'il doit se trouver au jardin dans une demi-heure, pour sa leçon de latin." Il le dit du ton le plus naturel qu'il pût, un ton qu'il avait résolu d'adopter : Côme pouvait bien vivre dans les arbres, tout devait continuer comme avant. Et la leçon eut lieu. Mon frère installé à califourchon sur une branche d'orme, les jambes pendantes, et l'abbé au-dessous, sur l'herbe, assis sur un petit tabouret, répétaient en coeur les hexamètres. (Le Baron perché, chapitre VIII, p. 119)
16. Le symbolisme de l'arbre
Brigitte Boudon
4.50★ (5)

L'arbre, relève d'un symbolisme puissant. Avec ses racines, son fût et ses branchages, il relie les trois plans du monde - ciel, terre et monde souterrain. Symbole de vie en perpétuelle évolution, il incarne la vie inépuisable, la réalité absolue, le sacré par excellence. Il concentre les idées de fécondité, d'opulence, de santé, d'immortalité ou de jeunesse éternelle. Etudier les arbres, les sentir, les écouter, les aimer, c'est participer activement à la vie et à la régénération de l'univers. Leur puissance ou leur fragilité sont aussi les nôtres. Ce livre riche en illustrations et photographies nous offre (presque) tous les arbres, des plus symboliques - arbre de vie du jardin d'Eden, arbre de Jessé, arbres de Mai, arbres de liberté, de Noël, mâts de Cocagne - aux plus naturels, les espèces variées qui nous entourent et nous sont essentielles.
17. L'olivier
Stéphane Moreaux (II)
4.25★ (14)

"Les oliviers, dans leur cheminement tortueux, offraient à Côme des routes faciles et unies : ce sont des arbres accueillants et, malgré la rudesse de leur écorce, amicaux pour qui y passe ou s'y veut arrêter. En revanche, ils n'ont que peu de grosses branches et ne présentent guère de variété à explorer." (Le Baron perché, chapitre 10, p.129)
18. Le figuier
Alain Pontoppidan
3.83★ (9)

"Dans les figuiers, au contraire, il faut toujours vérifier la solidité du bois, mais on n'en a jamais fini de rôder. A l'abri de leur pavillon de feuilles, Côme voyait le soleil transparaître au travers des nervures, regardait les fruits verts se gonfler peu à peu, flairait la sève qui filtre à l'intérieur des pédoncules. Le figuier vous assimile, vous imprègne de sa gomme, du grondement de ses bourdons" (Le Baron perché, chapitre X, p. 129)
19. Des maisons dans les arbres
Rémi Bècherel
Qui n'a jamais rêvé de se construire un refuge bien à lui dans un arbre ? Un Nid perché en a fait un métier et a décidé de partager son engouement en vous montrant l'envers du décor. A travers un panorama de quelques surprenantes créations et la construction étape par étape de La Tour de Marsan, Nid Perché se montre au grand jour. Construire des cabanes, c'est se saisir du rêve de quelqu'un d'autre à pleines mains, pour le changer en matière. Une longue alchimie qui demande beaucoup de détermination, une organisation impeccable, une confiance en soi à toute épreuve et beaucoup de patience. Amoureuse de la nature, l'équipe s'efforce tous les jours d'utiliser des matériaux nobles et d'être attentive à son environnement. Voilà ce qu'est le métier de constructeur de cabane, un échange respectueux avec ses aînés végétaux : une aventure trépidante ! C'est du travail d'excellence, on ne s'improvise pas charpentier. En regardant les réalisations de Rémi Bècherel, il nous est donné de comprendre la fierté d'un maître compagnon dont le métier est remis à l'honneur aujourd'hui.
20. Histoire de Gil Blas de Santillane
Alain-René Lesage
3.51★ (179)

Côme, ne trouvant plus rien à dire, s'était remis à lire. - Que lisez-vous de beau ? - Le Gil Blas de Lesage. - C'est bien ? - Mais oui. - Vous êtes loin de la fin ? - Pourquoi ? Une vingtaine de pages. - Quand vous aurez fini, je voudrais vous demander de me le prêter, fit l'autre en souriant d'un air un peu confus." (Le Baron perché, chapitre XII, p. 166)
21. Les Aventures de Télémaque
François de Salignac de La Mothe Fénelon
3.47★ (248)

"Jean des Bruyères, pour comble, avait ses goûts. On ne pouvait pas lui donner un livre au hasard, sinon il revenait dès le lendemain trouver Côme afin de le faire changer. Mon frère était à l'âge où l'on prend goût à des lectures un peu plus substantielles ; mais il lui fallait faire attention, depuis que Jean des Bruyères lui avait rapporté les Aventures de Télémaque en l'avertissant bien que s'il lui donnait une seconde fois un livre aussi ennuyeux, il scierait son arbre au-dessous de lui !" (Le Baron perché, chapitre XII, p. 168-169)
22. Plutarque - Les Vies Parallèles des Hommes Illustres
Plutarque
4.25★ (12)

"Côme ayant retrouvé la paix, se jeta sur les Vies de Plutarque." (Le Baron perché, chapitre XII, p. 170)
23. Le pin maritime
Pascal Mayer
1.00★ (1)

La prison était installée dans une petite tour au bord de la mer ; auprès d'elle poussait un fourré de pins maritimes. Du haut d'un de ces pins, Côme arrivait presque au niveau du cachot de Jean des Bruyères et voyait son visage appuyé contre la grille. Le brigand se souciait peu des interrogatoires et du procès ; de toutes façons, il serait pendu. Son tourment, c'était ces journées creuses qu'il passait en prison, sans rien lire, et ce roman qu'il avait dû laisser au beau milieu. Côme réussit à se procurer un autre exemplaire de "Clarisse" et l'apporta sur le pin. (Le Baron perché, chapitre XII, p. 177)
24. Histoire de Clarisse Harlove
Samuel Richardson
4.08★ (83)

"Enfin un beau jour, il découvrit les romans de Richardson. Ils plurent à Jean des Bruyères. Quand il en avait fini un, il en voulait tout de suite un autre."
25. Jonathan Wild Le Grand
Henry Fielding
3.50★ (3)

"L'instruction traîna. Le brigand résistait aux traits de cordes ; pour lui faire avouer chacun de ses innombrables crimes, il fallait des journées entières. Chaque jour, avant et après son interrogatoire, Côme, le sentant quelque peu attristé, jugea que la lecture de Richardson devait être déprimante pour un homme condamné à l'inaction : il préféra lui lire un roman de Fielding dont les péripéties mouvementées compenseraient en quelque façon la perte de sa liberté. Pendant que se déroulait son procès, Jean des Bruyères n'avait la tête qu'aux aventures de Jonathan Wild". (Le Baron Perché, chapitre XII, p. 178)
26. Dans le miroir des arbres
Salah Stétié
4.00★ (7)

L'homme et l'arbre sont unis dans l'imagination de l'homme, peut-être même le sont-ils dans quelque imaginaire de l'arbre. Ne parle-t-on pas du corps de l'arbre, de son tronc, de son pied ? Et, de l'homme, ne parle-t-on pas de sa fourche pour définir le lieu de sa division, ne parle-t-on pas de ses racines pour circonscrire l'endroit de son implantation essentielle et vitale ? Ce recueil, alternant vers et prose, constitue le point d'aboutissement d'une méditation ample et profonde. Des peupliers de son jardin aux Cyprès de la Méditerrannée de ses plus jeunes années, les arbres sont pour Salah Stétié objets de contemplation qui lui révèlent l'essence du monde et lui inspirent ce texte pénétrant.
27. Le marronnier
Nathalie Tordjman
1.00★ (1)

"Mon frère avait pris tant d'autorité qu'il réussit à entraîner le vieillard, tout tremblant, dans ses pérégrinations sur les arbres. Il lui fit passer un après-midi entier dans les branches d'un marronnier du jardin des Rivalonde, à contempler les arbres rares et le reflet du couchant dans le bassin des nénuphars ; lui, cependant, discourait sur les régimes monarchique et républicain, sur les variations du juste et du vrai dans les différentes religions, sur les rites chinois, le tremblement de terre de Lisbonne, la bouteille de Leyde et la doctrine sensualiste." (Le Baron perché, chapitre XIII, p. 182).
28. Manifeste sensualiste
R.C. Vaudey
4.00★ (3)

«Les sensualistes comprennent la misère des hommes, s'attendent à tout, ne doutent de rien, loin du monde, hors du monde, ils ont élaboré, élaborent les jeux délicats, raffinés, puissants, extasiés de l'humanité accomplie, post-analytique, post-économiste. Rien ne peut les surprendre : ils savent qu'il faut tout craindre et tout attendre des hommes, du temps.»
30. Les forêts sauvages
Robert Hainard
3.88★ (23)

Une anthologie des plus beaux textes de Robert Hainard sur les forêts sauvages, écrits entre les années 1930 et 1980. Elle est composée d'une quarantaine d'extraits de livres, d'articles, de lettres, et agrémentée d'illustrations de l'auteur (gravures, aquarelles, dessins, sculpture). Stéphan Carbonnaux, auteur de la biographie Robert Hainard, chasseur au crayon et du beau livre Le Cercle rouge, voyages de Robert Hainard dans les Pyrénées (Editions Hesse), a fait le choix préalable des textes et esquissé la trame de l'ouvrage avec le concours de Pierre Hainard. L'Atelier Hainard et l'éditeur ont sélectionné les illustrations. L'ouvrage, édité avec la Fondation Hainard, a été réalisé à l'occasion du colloque international « Biodiversité, Naturalité, Humanité, pour se réconcilier avec les forêts sauvages » (Chambéry, 27-31 octobre 2008) et de l'exposition consacrée à Robert Hainard à Chambéry (9 septembre au 15 novembre 2008).
31. Ce que c'est que la France toute catholique
Pierre Bayle
"Le bruit qu'existait à Ombreuse un prêtre qui se tenait au courant des publications les plus sévèremment excommuniées de toute l'Europe arriva jusqu'au Tribunal ecclésiastique. Un après-midi, des policiers se présentèrent à la porte de notre villa pour perquisitionner dans la cellule de l'Abbé. Au milieu de ses bréviaires, ils trouvèrent les oeuvres de Bayle, les pages n'étaient pas encore coupées. Mais il n'en fallut pas davantage pour qu'on encadrât l'Abbé et qu'on l'emmenât." (Le Baron perché, chapitre XIII, p.184)
32. Canopee
Fabrice Reymond
La canopée est l'écosystème de la cime des arbres. C'est l'endroit où la photosynthèse est la plus intense, c'est la végétation la plus éloignée du sol, c'est la hauteur des racines, la surface de la profondeur. La canopée vient de l'anglais canopy qui est aussi le baldaquin des lits et le cockpit des avions de chasse, mais la canopée est née en Grèce où elle est un moustique puis une moustiquaire. La Septante l'a utilisée pour cacher l'arche de l'alliance et l'église catholique s'en sert pour recouvrir les hosties consacrées. La canopée protège de l'idolâtrie, de la profanation et des piqûres de moustiques. Dans les forêts et dans nos lits, elle nous protège même du regard de Dieu. Kounoupi le moustique pique très vite jusqu'au sang. L'anticoagulant qu'il nous injecte, pour que sa trompe ne se bouche pas, provoque des éruptions cutanées qui nous démangent pendant un moment ; les fragments de ce livre en sont les traces. Paysage suspendu au-dessus de nos têtes, nuages verts qui séparent du soleil et de la pluie, la canopée est une deuxième atmosphère qui nous repose de la permanente exposition à l'immensité des cieux. La canopée abrite nos anabases. elle protège le petit poucet des intempéries quand il tente de retrouver son chemin et les saumons de leurs prédateurs quand ils remontent frayer là où ils sont nés. La canopée n'est visible que d'au-dessus ou d'en dessous, seuls nos ancêtres dans l'évolution peuvent encore y vivre, nous sommes exclus de son immanence. La canopée est à l'opposé du regard circulaire, du panoptique ; elle est plongée et contre-plongée. La canopée bouge avec le vent et garde sa forme en mémoire. La canopée est un champ de bouquets, chacun a ses racines et tous font un paysage, c'est une sculpture en réseau. Les arbres comme ces fragments de texte font simplement partie de la forêt. Pour atteindre la canopée il faut quitter son ombre. Ce livre est un radeau posé sur les cimes ; un fantôme.
33. L'Encyclopédie - Anthologie de 50 articles fondamentaux
Denis Diderot
2.00★ (2)

"Pour ses livres, Côme construisit à différentes reprises des sortes de bibliothèques suspendues, qu'il mettait tant bien que mal à l'abri de la pluie et des rongeurs ; il les changeait continuellement de place, selon ses études et ses goûts du moment ; il considérait les livres un peu comme des oiseaux et ne voulait pas les voir immobilisés dans des cages. Sur le plus massif de ces rayonnages aériens, il alignait les tomes de L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, au fur et à mesure qu'ils lui parvenaient par un libraire de Livourne". (Le Baron perché, chapitre XIII, p. 186)
34. Le cyprès
Alain Pontoppidan
3.00★ (8)

Côme suivit aussi le convoi funèbre, en passant d'un arbre dans l'autre ; mais il dut s' arrêter à la porte du cimetière : la ramure des cyprès est bien trop serrée pour qu'on puisse y grimper. Côme assista à la sépulture par-dessus le mur et, lorsque nous jet âmes les uns après les autres une poignée de terre sur le cercueil, lui, lança une petite branche feuillue. Pour moi, je pensais que, tous, nous avions vécu loin de notre père, de même que Côme dans ses arbres. ( Le Baron perché, chapitre XVI, p. 219)
36. A hauteur d'arbres
Frank Horvat
4.25★ (6)

Cet ouvrage présente 70 photographies d'arbres des villes, des forêts ou des champs, déroulées au rythme des saisons. Accompagnées de textes d'écrivains, de philosophes, elles révèlent la singulière relation que l'homme entretient avec les arbres et que Frank Horvat a su parfaitement capter. Comme il le dit lui-même : "J'aime penser à ces images comme à des portraits, particulièrement quand l'arbre est isolé dans le paysage, de manière qu'il peut étendre ses branches dans toutes les directions et exprimer par là, pour ainsi dire, sa personnalité." En groupe, solitaires, majestueux, élancés ou tortueux, les arbres, tout comme les hommes, surprennent par leur étonnante diversité.
37. L'amandier
Anne-Sophie Rondeau
3.50★ (3)

Anne-Sophie Rondeau, une descendante du baron très certainement.
38. Arbres
Jacques Prévert
3.68★ (103)

arbres chevaux sauvages et sages à la crinière verte au grand galop discret dans le vent vous piaffez debout dans le soleil vous dormez et rêvez
39. Le platane
Alain Pontoppidan
4.67★ (6)

"C'est ainsi qu'à travers les laconiques exclamations du prince Sanchez et les traductions circonstanciées du personnage vêtu de noir, Côme parvint à reconstituer l'histoire de la colonie qui séjournait dans les platanes. Il s'agissait de nobles Espagnols qui s'étaient révoltés contre le roi Charles III à la suite d'une controverse touchant des privilèges féodaux ; vaincus ils avaient été exilés et leur famille avec eux. [...] La situation de ces nobles familles était bien difficile à éclaircir. Les magistrats de Basse-Olive, qui ne voulaient pas d'ennuis avec les chancelleries étrangères mais n'avaient pas la moindre raison d'en vouloir à de riches voyageurs, trouvèrent un accommodement : le traité disait à la lettre que les étrangers ne devaient pas" toucher le sol" du territoire ; il suffisait qu'ils se tinssent dans les arbres pour que tout fût en règle. Les exilés étaient donc montés dans les platanes et dans les ormes ; pour ce faire, la commune leur avait concédé des échelles qu'on avait ensuite retirées. Ils vivaient ainsi perchés depuis plusieurs mois, mettant leur confiance dans la douceur du climat, dans un prochain décret d'amnistie de Charles III et dans la divine Providence. (Le Baron perché, chapitre XVII, p. 230-231)
40. Arbres de mémoire
Robert Bourdu
3.50★ (3)

L'arbre ancien, l'arbre exceptionnel qui attire l'attention et provoque l'admiration, est avant tout un témoin. Une extraordinaire longévité lui permet de maintenir en vie des structures puissantes où reste gravée la mémoire du passée. C'est son rôle éminent dans la vie d'une collectivité : la nécessité d'un bornage ou le lien qu'il a établi avec des croyances ancestrales et qui l'a préservé. Ces arbres qu'on découvre au détour d'un chemin ou au coeur d'une forêt, qui ombragent le centre historique d'une bourgade ou qui agrémentent les espaces verts des villes, sont les plus souvent respectés ; pas toujours. Ils font partie d'un patrimoine à découvrir. 
41. Paul et Virginie
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre
3.30★ (4474)

"Il écrivit au libraire Orbecque de lui réexpédier d'Ombreuse à Basse-Olive les volumes arrivés en son absence. Grâce à quoi il put faire lire à Ursule Paul et Virginie...
42. Julie ou la nouvelle Héloïse
Jean-Jacques Rousseau
3.56★ (1523)

... ainsi que La Nouvelle Héloïse." (Le Baron Perché, chapitre XVIII, p. 241)
43. Plaidoyer pour l'arbre
Francis Hallé
4.44★ (149)

De l'ombre des jardins à la flambée dans l'âtre, de l'aspirine aux pneus d'avion, du bois de lit au papier de ce livre, il y a eu peu de domaines de notre vie où l'arbre n'ait sa place, avec la discrétion qui le caractérise. Et s'il est à ce point notre partenaire dans l'entreprise souvent hasardeuse qu'est la vie sur terre, n'est-ce pas aussi parce que nous partageons avec lui d'impérieux intérêts : lumière et eau, fertilité des sols, espace et chaleur ? Qu'est donc au fond ce compagnon quotidien ? Comment définir cette forme de vie extraordinairement ancienne, au modèle architectural aussi singulier que rigoureux, et capable de grandes prouesses ? Ecartant tout anthropomorphisme, Francis Hallé pose ici les bases d'une analyse structurale et fonctionnelle de ce végétal multiforme. Des arbres donc. Au long de vivants et minutieux portraits - ceux par exemple du Durian, des Eucalyptus ou de l'Hévéa - l'auteur relate l'intense dialogue de certaines espèces avec l'homme et révèle la profonde et encore mystérieuse " altérité " de l'arbre, si différent de l'homme, lui ayant tant apporté et si peu reçu en retour. Plaidoyer pour l'arbre et son altérité, mais également plaidoyer pour l'homme.
44. Le frêne
Guy Motel
4.00★ (5)

Un jour, du haut de son frêne, Côme vit le soleil briller, un rayon passer sur le pré qui, de vert petit pois, devint vert émeraude. Là-bas, dans la tâche sombre du bois de chênes, des branches remuant : un cheval bondit au-dehors. En selle un cavalier vêtu de noir, enveloppé d'un manteau ; non, c'était une jupe ; c'était une amazone, et non un cavalier ; elle galopait à bride abattue ; elle était blonde. (Le Baron perché, chapitre XXI, p. 275)
45. Les arbres vénérables. Le tour du monde des géants millénaires
Jérôme Hutin
4.00★ (8)

Amoureux fou des arbres, partisan acharné de leur sauvegarde, et fabuleux globe-trotter, tel est le portrait de Jérôme Hutin qui depuis près de dix ans sillonne la planète à la recherche des plus vénérables sentinelles de la nature. Il a répertorié les essences rares les plus anciennes - souvent vieilles de plus de 1 000 ans - celles dont les légendes et les histoires ont traversé les siècles, celles qui furent les témoins du destin des hommes et qui sont aujourd'hui menacées par un écosystème dégradé. Des forêts continentales européennes aux forêts pluviales de la côte américaine, du Mexique au Chili, de la Chine à la Nouvelle Zélande, de Madagascar au Kenya... Ce sont les plus émouvants, les plus somptueux baobabs, chênes, ficus, manguiers, séquoias, cèdres... qui surgissent sous nos yeux émerveillés. Car ce voyage-hommage, riche en aventures humaines et en anecdotes, est aussi une mise en garde : 90 % des forêts originelles ont aujourd'hui disparu et Jérôme Hutin poursuit son action pour que ces trésors de la vie soient inscrits au Patrimoine Culturel de l'Humanité.
46. Arbres extraordinaires
Lewis Blackwell
3.80★ (10)

Un voyage magique et poétique au pays des arbres raconté par un grand auteur contemporain. La force de la nature exposée en 224 pages au travers de photos époustouflantes. Grands et majestueux, rouges, jaunes, bruns ou verts, familiers ou aux formes mystérieuses et aux accents fantastiques, les arbres fascinent Lewis Blackwell qui nous fait partager sa passion et sa vision originale du règne végétal. Par jeu de lumière ou jeu d'angle, on redécouvre chaque type de feuillu, y compris ceux qui semblent n'avoir plus de secrets à nos yeux. Mais ce sont aussi des arbres aux formes singulières qui sont présentés par l?auteur dans des pages baignées d'une atmosphère fantastique. Gros plans et vues aériennes rivalisent pour mieux exprimer la fascinante beauté des arbres.
47. Le noyer
Anne-Sophie Rondeau
5.00★ (3)

"Il y avait dans la fourche d'un noyer, une excavation en cuvette,blessure jadis faite à la hache : c'était un des refuges de Côme. Une peau de sanglier y était étendue ; une fiasque, une écuelle, quelques outils jonchaient cet espace réduit. Violette s'étendit sur la peau de sanglier. - Tu as amené ici d'autres femmes ? Il hésita avant de répondre. Alors Violette : - Si tu n'en as jamais amené, c'est que tu ne vaux pas grand chose. - Si... quelques unes. Il reçut une gifle en pleine figure". (Le Baron perché, chapitre XXI, p. 288)
48. Trois coups sous les arbres
René Char
4.00★ (4)

Les oeuvres réunies dans Trois coups sous les arbres représentent l'ensemble du théâtre de René Char (1946-1952). La langue qu'on parle dans Sur les hauteurs, Claire et Le Soleil des Eaux est une langue simple et quotidienne, mais la poésie n'y est pas moins partout présente. «Je crois, écrit en effet René Char dans Le Soleil des Eaux, que la poésie, avait d'acquérir pour toujours, et grâce à un seul, sa dimension et ses pouvoirs, existe préliminairement en traits, en spectre et en vapeur dans le dialogue des êtres qui vivent en intelligence patente avec les ébauches autant qu'avec les grands ouvrages accomplis de la création.» C'est d'un tel dialogue que Trois coups sous les arbres nous offre l'image, animant un monde à demi véridique, à demi imaginé, du théâtre sans en être tout à fait, «principalement quelque chose qui soit la vie deux ou trois fois multipliée, pas plus». Le livre comprend également deux arguments de ballet et ce que René Char appelle une Sédition : L'Homme qui marchait dans un rayon de soleil.
49. Un balcon en forêt
Julien Gracq
4.23★ (908)

"La forêt était courtaude - c'était des bouleaux, des hêtres nains, des frênes, de petits chênes surtout, ramus et tordus comme des poiriers - mais elle paraissait extraordinairement vivace et racinée, sans une déchirure, sans une clairière ; de chaque côté de l'aine et de la Meuse, on sentait que de toute éternité cette terre avait été crépue d'arbres, avait fatigué la hache et le sabre d'abatis par le regain de sa toison vorace. De temps en temps, un layon fuyait à travers les arbres, étroit comme une passée de bête. La solitude était complète, et cependant l'idée d'une rencontre possible ne disparaissait pas complètement ; quelquefois on croyait distinguer dans l'éloignement un homme debout au bord de la chaussée sous sa longue pèlerine : de près, c'était un petit sapin tout noir et carré d'épaules contre le rideau de feuilles claires. La laie devait suivre à peu près la crête du plateau, car on n'entendait de ruisseau nulle part, mais deux ou trois fois Grange aperçut une auge de pierre enterrée au bord du chemin dans un enfoncement des arbres, d'où s'égouttait un mince filet d'eau pure : il ajoutait au silence de forêt de conte." (p. 19)
50. Les vertiges de la forêt - Petite déclaration d'amour aux mousses, aux fougères et aux arbres qui les ombragent
Rémi Caritey
3.43★ (18)

"On sait ce que sont les armées : dès qu'elles bougent, elles amènent des désastres. Mais je m'étais attaché à l'avant-poste du lieutenant Papillon et n'étais pas peu inquiet de son sort. En effet, pour le peloton commandé par le poète, l'immobilité du front menaçait d'être fatale. Les mousses et les lichens, parfois même des bruyères et des fougères, poussaient sur l'uniforme des soldats. Des roitelets faisaient leurs nids au sommet des colbacks, les muguets y fleurissaient ; les bottes se soudaient au terrain, devenaient un socle compact ; tout le détachement menaçait de prendre racine. Le culte du lieutenant Agrippa Papillon pour la nature transformait peu à peu cette poignée de braves en un amalgame animal et végétal." (Le Baron perché, chapitre XXVII, p. 367)
51. L'Acacia
Claude Simon
4.22★ (355)

En refermant l'Acacia, le lecteur a la sensation d'avoir personnellement chevauché dans les clairières de l'Est en 1940, les yeux brûlés d'insomnie; d'avoir reçu une balle en 1914 au coin d'un bois, tel un parfait poilu de l'Illustration ; mais aussi d'avoir servi aux Colonies avant 14; d'avoir hanté les villes d'eaux de la Belle Epoque ; d'avoir ouvert un télégramme avec des sanglots de veuve dans la gorge ; d'avoir visionné des bribes d' " Actualités " d'avant l'autre guerre, sépia, tressautantes et muettes ; d'avoir remué ces réminiscences dans un claque miteux ; d'avoir senti monter la folie des deux dernières guerres du fond des trains à bestiaux de toute l'Europe ; et de chercher à couler tout cela dans le présent immédiat de l'écriture, devant une branche d'acacia vert cru.
52. L'homme qui plantait des arbres
Jean Giono
4.27★ (2942)

Jean Giono : sa passion de la nature, des beaux ciels, des forêts et des splendeurs vertigineuses en a fait un écrivain rural ou régionaliste. Son amour de l'homme, des âmes de la cruauté et du sang, un écrivain épique et tragique à la dimension universelle. Mais il reste avant tout un auteur élégant et simple dont les textes ne laissent pas d'émerveiller.
53. Le tour du monde en 80 arbres
Thomas Pakenham
4.06★ (23)

Passionné par les arbres, et fort du succès international de Meetings with remarkable trees, Thomas Pakenham est reparti traquer, photographier et recenser les champions du règne végétal, cette fois aux quatre coins de la planète. Les textes accompagnant ces magnifiquesphotographies fourmillent d'informations, de légendes, d'anecdotes et de mythes, dépeignant ces arbres hors du commun, témoins vivants de notre propre histoire depuis plusieurs siècles, voire plusieurs millénaires. L'ouvrage nous présente avec ferveur des spécimens extraordinaires, véritablespersonnages du règne végétal qui composent une galerie de portraits inoubliables où défilent le "Général Sherman" de la Sierra Nevada, en Californie - le plus gros arbre, voire le plus gros être vivant, au monde -, le cyprès de Tule, au Mexique, qui affiche un tour de taille de 58 mètres, mais aussi "Old Methuselah", un pin de plus de 4 000 ans, ou encore les légendaires baobabsd'Afrique et les plus vieux arbres sacrés du Japon.
54. Exploits pour une pierre blanche
Gunnel Linde
4.25★ (16)

Souvenirs de maternelle...
55. Les Armes secrètes
Julio Cortázar
3.96★ (680)

Les porteurs de torches marchaient les premiers, éclairant vaguement le passage aux murs humides et à la voûte si basse que les servants du prêtre devaient courber la tête. On l'emmenait maintenant, on l'emmenait, c'était la fin. Face contre ciel, à un mètre du plafond taillé à même le roc, et qui s'illuminait par instants d'un reflet de torche. Quand, à la place du plafond, surgiraient les étoiles et se dresserait devant lui le grand escalier incendié de cris et de danses, ce serait la fin.
56. Histoires d'arbres : Des sciences aux contes
Philippe Domont
4.30★ (38)

Chêne, tilleul, sapin, platane, cèdre... Histoires d'arbres invite à découvrir dix-huit espèces d'arbres qui font partie de notre environnement proche, des essences forestières aux espèces plus urbaines. Le forestier et la conteuse allient leur plume et leur savoir pour nous livrer des portraits où science et mythologie éclairent nos connaissances sur les arbres et la forêt, Combinés aux contes et légendes intimement liés à ces espèces, les textes documentaires, ainsi que les nombreuses illustrations, fournissent les instruments qui permettent de comprendre et raconter notre relation avec la nature. D'une grande richesse, ce livre permettra au lecteur de porter un regard différent sur les arbres, Philippe Domont est ingénieur forestier, diplômé de l'École polytechnique fédérale de Zurich. Il est actuellement consultant indépendant, formateur, traducteur et auteur d'ouvrages de vulgarisation
57. L'Arbre Une vie
David T. Suzuki
4.33★ (24)

Un jour, non loin de l'océan Pacifique, une graine minuscule s'est posée sur le sol. De cette graine, un majestueux sapin de Douglas est né. Il a régné sur la forêt pendant cinq cents ans avant de se coucher aucreux du sous-bois pour servir de support aux mousses, aux fougères, aux pruches, les nourrissant de sa propre substance au moment même où sa vie s'achève. C'est la vie de cet arbre que ce livre raconte. Comme tous ses congénères, cet arbre a tissé des liens riches et complexes avec la communauté des êtres vivants qui l'entourent, depuis les champignons et les lichens, jusqu'au grand pic, à la chouette tachetée, au couguar, au grizzly et au saumon. Ce seul arbre nous relie à l'atmosphère, aux richesses du sous-sol et aux océans. Il nous rappelle les origines de l'univers tout en nous projetant vers l'avenir de la planète. Enfin, en nous racontant son destin, les auteurs font revivre sous nos yeux l'évolution de la botanique et les événements qui ont marqué pendant tout ce temps l'histoire de l'humanité. Les images évocatrices de Robert Bateman viennent s'ajouter au texte magique de David Suzuki et de Wayne Grady, pour constituer une véritable célébration de la vie.
58. Face aux arbres
Christophe Drénou
4.50★ (32)

Face aux arbres, le premier réflexe est le plus souvent de déterminer leurs noms : est-ce un chêne, un cèdre, un ginko ? Il existe pour cela de nombreux guides. Mais après ces premières présentations, l'observateur souhaite généralement en savoir plus : cet arbre a-t-il fini sa croissance ? Est-il en bonne santé ? Quelle est son histoire ? Il devient alors nécessaire de ne plus simplement voir les arbres, mais de les regarder. Partant du principe qu'on ne voit bien que ce qu'on nous a appris à observer, l'objectif de ce livre est d'éduquer notre regard. Savoir interpréter une forme particulière, la présence de branches mortes, lire les écorces ou deviner la présence des racines permet en effet de comprendre les arbres, c'est-à-dire de retracer leur histoire, connaître leur état actuel et prévoir leur évolution probable.
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