AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

Découvrez les meilleures listes de livres


La plage dans la littérature
Liste créée par Bibalice le 11/07/2013
56 livres. Thèmes et genres : plage , Plages , mer

Voici une liste de livres dont l'action se déroule en partie ou essentiellement sur une plage.

Vous pouvez retrouver toutes ces plages et suggérer de nouveaux lieux sur notre carte interactive : http://goo.gl/maps/6dZOq



1. A la recherche du temps perdu, tome 4 : Sodome et Gomorrhe
Marcel Proust
4.33★ (1998)

"Mais dès que je fus arrivé à la route ce fut un éblouissement. Là où je n'avais vu avec ma grand-mère, au mois d'août, que les feuilles et comme l'emplacement des pommiers, à perte de vue ils étaient en pleine floraison, d'un luxe inouï, les pieds dans la boue et en toilette de bal, ne prenant pas de précautions pour ne pas gâter le plus merveilleux satin rose qu'on eût jamais vu et que faisait briller le soleil ; l'horizon lointain de la mer fournissait aux pommiers comme un arrière-plan d'estampe japonaise ; si je levais la tête pour regarder le ciel entre les fleurs, qui faisait paraître son bleu rasséréné, presque violent, elles semblaient s'écarter pour montrer la profondeur de ce paradis. Sous cet azur une brise légère mais froide faisait trembler légèrement les bouquets rougissants. Des mésanges bleues venaient se poser sur les branches et sautaient entre les fleurs, indulgentes, comme si ç'eût été un amateur d'exotisme et de couleurs qui avait artificiellement créé cette beauté vivante. Mais elle touchait aux larmes parce que, si loin qu'elle allât dans ses effets d'art raffiné, on sentait qu'elle était naturelle, que ces pommiers étaient là en pleine campagne comme des paysans, sur une grande route de France. Puis aux rayons du soleil succédèrent subitement ceux de la pluie ; ils zébrèrent tout l'horizon, enserrèrent la file des pommiers dans leur réseau gris. Mais ceux-ci continuaient à dresser leur beauté, fleurie et rose, dans le vent devenu glacial sous l'averse qui tombait : c'était une journée de printemps."
2. Paradis (avant liquidation)
Julien Blanc-Gras
3.90★ (371)

"De deux choses l'une. Soit le turquoise irréel du lagon a été retouché par ordinateur par un fabricant de cartes postales, soit Dieu existe et il était au sommet de son art dans sa période bleue. Les palmiers se penchent sur la plage, le ciel est immaculé, les hamacs semblent confortables et l'air conditionné de la voiture fonctionne. Plusieurs indices concordent, j'arrive au paradis."
3. Les particules élémentaires
Michel Houellebecq
3.57★ (9229)

"J'ai discuté avec les éleveurs hier soir. Ils n'arrivent plus à s'en sortir, ils ont la haine, les brebis sont littéralement décimées. C'est à cause des écologistes et du Parc national de Mercantour. Ils ont réintroduit des loups, des hordes de loups. Ils mangent les brebis !..." Sa voix monta d'un seul coup, il éclata brusquement en sanglots. Dans son message à Michel, Bruno indiquait qu'il vivait de nouveau à la clinique psychiatrique de Verrières-le-Buisson, de manière "probablement définitive". Apparemment, donc, ils l'avaient laissé ressortir pour l'occasion. "Donc notre mère est en train de mourir... coupa Michel, soucieux d'en venir au fait. -- Absolument ! Au Cap d'Agde c'est pareil, il paraît qu'ils ont interdit au public la zone de dunes. La décision a été prise sous la pression de la Société de protection du littoral, qui est complètement aux mains des écologistes. Les gens ne faisaient rien de mal, ils partouzaient gentiment ; mais il paraît que ça dérange les sternes. Les sternes, c'est une variété de piafs. Au cul les piafs !" s'anima Bruno. " Ils veulent nous empêcher de partouzer et de manger du fromage de brebis, c'est des vrais nazis. Les socialistes sont complices. Ils sont contre les brebis parce que les brebis sont de droite, alors que les loups sont de gauche ; pourtant les loups ressemblent aux bergers allemands, qui sont d'extrême droite. A qui se fier ? " Il hocha sombrement la tête.
4. Les Déferlantes
Claudie Gallay
3.95★ (6770)

"Sous la violence, les vagues noires s'emmêlaient comme des corps. C'étaient des murs d'eau qui étaient charriés, poussés en avant, je les voyais arriver, la peur au ventre, des murs qui s'écrasaient contre les rochers et venaient s'effondrer sous mes fenêtres. Ces vagues, les déferlantes. Je les ai aimées. Elles m'ont fait peur."
5. Voyage aux îles de la Désolation
Emmanuel Lepage
4.30★ (630)

Ker-gue-len. Un mot qui racle la gorge puis se couche sur le palais. Ker-gue-len. Un nom breton égaré en Antarctique. Je n'imaginais pas terres plus perdues, plus lointaines. C'était le monde du bout du monde...Et voilà qu'on me proposait de m'y rendre...J'allais affronter une mer que les marins qualifient de rugissante, de hurlante même. La mer que je ne connais que de la côte, la mer que je contemple chaque matin, sans jamais l'avoir prise pourtant. [...] ...peut-être, enfin, la comprendre...et savoir la dessiner à mon tour.
6. Plage de Manaccora, 16h30
Philippe Jaenada
3.70★ (326)

Une minute plus tard, nous arrivions en vue de la plage et de sa mer toute puissante, Ana Upla nous attendait en haut des cinq ou six marches qui y menaient, au pied du dernier pin, la tension est descendue de plusieurs crans. Nous étions parvenus, malgré l?encombrant boulet noir, à mettre suffisamment de distance entre le feu et nous pour pouvoir respirer (ce n?était pas l?écart entre les pôles, mais l?eau était toute proche, ça irait). C?est très impressionnant, le feu, mais sans vouloir jouer les cadors, c?est moins rapide qu?on le dit. Un crocodile, par exemple, ça court plus vite qu?un homme ? et cependant, le crocodile ne la ramène pas autant, tremblez mortels et tout le toutim, il vous regarde juste de son oeil globuleux et torve. (En même temps, un troupeau de crocodiles aux yeux torves et globuleux qui dévale une colline à fond de train pour vous faire un sort, ça ne doit pas être rassurant non plus, tremblez mortels et pas qu?un peu.
7. Big Sur
Jack Kerouac
3.81★ (586)

“But I remember seeing a mess of leaves suddenly go skittering in the wind and into the creek, then floating rapidly down the creek towards the sea, making me feel a nameless horror even then of 'Oh my God, we're all being swept away to sea no matter what we know or say or do”
9. Nouvelles du paradis
David Lodge
3.83★ (732)

"La piscine, comme le sait Roger Sheldrake avec toutes les recherches qu?il a faites, n?est pas vraiment prévue pour le bain. Elle est petite et sa forme irrégulière interdit de nager longtemps droit devant soi ; en fait, il est impossible de faire quelques brasses sans se cogner aux bords ou rencontrer un autre baigneur. La piscine a été conçue en réalité pour que les gens viennent s?asseoir ou s?allonger tout autour et commander des boissons. Les clients, ainsi condamnés à de courtes baignades, finissent par avoir très chaud et très soif, et ils commandent beaucoup de boissons qu?on leur apporte avec des cacahuètes salées gracieusement offertes par la direction pour qu?ils aient encore plus soif et commandent d?autres boisons."
10. Ulysse
James Joyce
3.80★ (2190)

"Une femme et un homme. Je vois son petit zupon. Troussée, je parie. Leur chien allait l'amble le long d'un banc de sable en train de fondre, trottant, reniflant dans toutes les directions. Cherchant quelque chose de perdu dans une vie antérieure. "
11. Noces
Albert Camus
4.05★ (2078)

"J'ai grandi dans la mer et la pauvreté m'a été fastueuse, puis j'ai perdu la mer, tous les luxes alors m'ont paru gris, la misère intolérable. Depuis, j'attends. J'attends les navires du retour, la maison des eaux, le jour limpide. Je patiente, je suis poli de toutes mes forces. On me voit passer dans de belles rues savantes, j'admire les paysages, j'applaudis comme tout le monde, je donne la main, ce n'est pas moi qui parle. On me loue, je rêve un peu, on m'offense, je m'étonne à peine. Puis j'oublie et souris à qui m'outrage, ou je salue trop courtoisement celui que j'aime. Que faire si je n'ai de mémoire que pour une seule image ? On me somme enfin de dire qui je suis. "Rien encore, rien encore..."
13. Les vacances d'Hercule Poirot
Agatha Christie
3.86★ (4204)

"Ils contournèrent la chaussée rocheuse qui s?avançait dans la mer au sud de la crique aux Lutins ? minuscule anse à l?abri du surplomb de la falaise. La plage, parsemée de rochers aux formes fantastiques, était idéale pour pique-niquer à l?heure du thé, mais le matin on n?y voyait généralement pas un chat : orientée au nord-ouest, elle n?avait pas le soleil."
14. Les filles du feu
Gérard de Nerval
3.39★ (84)

"C'est à Marseille que je m'arrêtai d'abord. Tous les matins, j'allais prendre les bains de mer au Château-Vert, et j'apercevais de loin en nageant les îles riantes du golfe. Tous les jours aussi, je me rencontrais dans la baie azurée avec une jeune fille anglaise, dont le corps délié fendait l'eau verte auprès de moi. Cette fille des eaux, qui se nommait Octavie, vint un jour à moi toute glorieuse d'une pêche étrange qu'elle avait faite. Elle tenait dans ses blanches mains un poisson qu'elle me donna."
15. Pierre et Jean
Guy de Maupassant
3.66★ (11154)

"Toutes ces femmes parées voulaient plaire, séduire, et tenter quelqu'un. Elles s'étaient faites belles pour les hommes, pour tous les hommes, excepté pour l'époux qu'elles n'avaient plus besoin de conquérir. Elles s'étaient faites belles pour l'amant d'aujourd'hui et l'amant de demain, pour l'inconnu rencontré, remarqué, attendu peut-être. Et ces hommes, assis près d'elles, les yeux dans les yeux, parlant la bouche près de la bouche, les appelaient et les désiraient, les chassaient comme un gibier souple et fuyant, bien qu'il semblât si proche et si facile. Cette vaste plage n'était donc qu'une halle d'amour où les unes se vendaient, les autres se donnaient, celles-ci marchandaient leurs caresses et celles-là se promettaient seulement. Toutes ces femmes ne pensaient qu'à la même chose, offrir et faire désirer leur chair déjà donnée, déjà vendue, déjà promise à d'autres hommes."
16. Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates
Mary Ann Shaffer
4.03★ (22739)

"Mon plus grand plaisir a été de reprendre mes promenades du soir au bord de la falaise. L'accès à la mer n'est plus interdit par des rouleaux de barbelés, la vue n'est plus entravée par les immenses pancartes VERBOTEN. Nos plages ont été déminées et je peux aller où bon me semble, aussi longtemps que je le désire. Et, quand je suis en haut des falaises et que je regarde la mer, je ne vois pas les affreux bunkers en ciment et la terre nue, sans arbres, dans mon dos. Ils n'ont pas réussi à saccager la mer."
17. L'éducation sentimentale
Gustave Flaubert
3.75★ (20395)

La scène de la rencontre dans un bateau sur la seine, de Paris vers Nogent. "Ce fut comme une apparition : Elle était assise, au milieu du banc, toute seule ; ou du moins il ne distingua personne, dans l’éblouissement que lui envoyèrent ses yeux. En même temps qu’il passait, elle leva la tête ; il fléchit involontairement les épaules ; et, quand il se fut mis plus loin, du même côté, il la regarda. Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans roses qui palpitaient au vent, derrière elle. Ses bandeaux noirs, contournant la pointe de ses grands sourcils, descendaient très bas et semblaient presser amoureusement l’ovale de sa figure. Sa robe de mousseline claire, tachetée de petits pois, se répandait à plis nombreux. Elle était en train de broder quelque chose ; et son nez droit, son menton, toute sa personne se découpait sur le fond de l’air bleu. Comme elle gardait la même attitude, il fit plusieurs tours de droite et de gauche pour dissimuler sa manœuvre ; puis il se planta tout près de son ombrelle, posée contre le banc, et il affectait d’observer une chaloupe sur la rivière. Jamais il n’avait vu cette splendeur de sa peau brune, la séduction de sa taille, ni cette finesse des doigts que la lumière traversait. Il considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire. Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitait connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu’elle avait portées, les gens qu’elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n’avait pas de limites."
18. Belle du Seigneur
Albert Cohen
4.03★ (14741)

S'ils étaient à Genève, elle toujours vivant avec son Deume, et si elle devait être de retour à Cologny dans deux heures, est-ce qu'elle lui proposerait une promenade hygiénique? Non, collée à lui jusqu'à la dernière minute, intéressée, vivante ! Et en rentrant à Cologny, elle serait insupportable avec le pauvre Deume, cristalliserait sur l'amant si rarement vu, cristalliserait en attendant le prochain revoir. Et quel délice de penser que le mois prochain ils profiteraient d'une absence du mari pour aller passer trois jours à Agay, trois jours qu'elle cajolerait d'avance, trois jours dont elle caresserait les petites plumes pendant les soirées mornes avec le mari. Mais c'était lui qui était le mari maintenant, un mari à qui on donnait des baisers bruyants sur la joue, comme à un bébé. Et même elle lui parlait parfois comme à un mari. Ne lui avait-elle pas dit l'autre jour qu'elle avait sa migraine ?
19. La promesse de l'aube
Romain Gary
4.27★ (20030)

C'est fini. La plage de Big Sur est vide, et je demeure couché sur le sable, à l'endroit même où je suis tombé. La brume marine adoucit les choses; à l'horizon, pas un mât; sur un rocher, devant moi, des milliers d'oiseaux; sur un autre, une famille de phoques : le père émerge inlassablement des flots, un poisson dans la gueule, luisant et dévoué. Les hirondelles de mer atterrissent parfois si près, que je retiens mon souffle et que mon vieux besoin s'éveille et remue en moi: encore un peu, et elles vont se poser sur mon visage, se blottir dans mon cou et dans mes bras, me recouvrir tout entier? A quarante-quatre ans, j'en suis encore à rêver de quelque tendresse essentielle. Il y a si longtemps que je suis étendu sans bouger sur la plage que les pélicans et les cormorans ont fini par former un cercle autour de moi et, tout à l'heure, un phoque s'est laissé porter par les vagues jusqu'à mes pieds. Il est resté là, un long moment, à me regarder, dressé sur ses nageoires, et puis il est retourné à l'Océan. Je lui ai souri, mais il est resté là, grave et un peu triste, comme s'il savait.
20. Ne lâche pas ma main
Michel Bussi
3.76★ (7896)

"Tranquille jusqu'à la retraite dans ce petit paradis appartenant à tous et donc un peu à lui aussi, sur cette île déserte jusqu'au XVIIe siècle. Pas d'indigènes ici ! Personne pour revendiquer la terre patrie parce qu'il était là avant les autres, juste des types et des femmes embarqués sur le même bateau ancré au beau milieu de l'océan Indien. Beaucoup de hiérarchie, bien sûr. Comme sur un paquebot surpeuplé... De jalousie aussi. De mutinerie parfois. Mais pas de racisme !"
21. La Plage
Alex Garland
3.83★ (537)

24. Brazzaville Plage
William Boyd
3.76★ (739)

"J'habite Brazzaville Plage. Brazzaville Plage, au bord de l'Afrique. C'est là que j'ai échoué, que je me suis posée, si vous voulez, comme un bois d'épave, fiché pour un bout de temps dans le sable chaud, juste au dessus de la ligne des hautes marées."
25. Sur la plage de Chesil
Ian McEwan
3.59★ (1670)

"Voilà comment on peut radicalement changer le cours d'une vie : en ne faisant rien. Sur la plage de Chesil il aurait pu appeler Florence, s'élancer pour la rattraper. Il ne pouvait pas, ou ne voulait pas savoir qu'au moment ou elle s'enfuyait, sûre dans sa détresse qu'elle allait le perdre, jamais elle ne l'avait aimé plus fort, plus désespérément, et entendre le son de sa voix aurait été pour elle une délivrance, et elle serait revenue sur ses pas. Au lieu de quoi il était resté là, glacial et muet, sûr de son bon droit, dans ce crépuscule estival, à la regarder fuir le long de la grève, tandis que le bruit de sa course laborieuse se perdait dans celui du ressac, jusqu'à ce qu'il ne reste plus d'elle qu'un point flou, toujours plus petit, sur l'immense route de galets, droite et luisante dans la lumière blafarde."
26. Rhum express
Hunter S. Thompson
3.70★ (340)

"Il m'est soudain venu à l'esprit que ces gens-là quittaient leur île à peu près pour les mêmes raisons qui m'avaient poussé à fuir Saint-Louis, à abandonner mes études et à envoyer au diable tout ce que j'étais censé désirer dans la vie, ou plutôt tout ce qu'on m'avait conditionné à désirer. Et je me suis demandé ce que j'aurais bien pu raconter si un journaliste était venu m'interviewer à Lambert Airport le jour où je m'étais envolé pour New-York avec deux valises, trois-cents dollars en poche et une enveloppe bourrée d'articles que j'avais publiés dans un canard de l'armée ... "
28. Sa majesté des mouches
William Golding
3.76★ (10946)

"- Le mieux, c'est d'organiser notre sauvetage. Il fallut un moment de réflexion à Jack pour se rappeler ce que signifiait le mot sauvetage. - Notre sauvetage ? Ah ! oui, bien sûr. Moi, j'aimerais d'abord attraper un cochon... Il saisit son épieu et le planta dans le sol . Ses yeux reprirent leur expression égarée, fixe. Ralph le regarda d'un air réprobateur, sous ses cheveux blonds en broussaille. - Tant que vous autres, les chasseurs, n'oubliez pas le feu.. - Toi et ton feu...."
29. Duma Key
Stephen King
3.84★ (1860)

"Toutefois, vous devez faire très attention, Edgar. Duma Key est un lieu très puissant... pour un certain genre de personnes. Il amplifie ces personnes-là. Des personnes comme vous."
31. Le vieil homme et la mer
Ernest Hemingway
3.94★ (25802)

"Peu avant la tombée de la nuit, alors qu'ils passaient à proximité d'un grand îlot d'herbe des Sargasses qui se soulevait et ondulait dans la houle comme si la mer faisait l'amour sous une couverture jaune, une dorade mordit à la petite ligne de l'arrière. Le vieux l'aperçut quand elle sauta. Elle se tordait, elle donnait de furieux coups de queue. C'était un vrai lingot d'or dans le soleil rasant."
33. Accès direct à la plage
Jean-Philippe Blondel
3.62★ (412)

"Tous les matins, je passe devant le club Mickey. Au club Mickey, ils ont des balançoires, des toboggans, des monos bronzés en tee-shirt, et surtout ils ont une piscine. Ma mère dit que c'est ridicule, une piscine sur le bord de mer. Moi, je ne trouve pas. Puis, j'entends leurs voix. Ils crient, il rient, ils s'amusent, eux. Parfois on en voix un qui dépasse. C'est quand ils montent tout en haut du toboggan qui se jette dans la piscine. Quand j'aurais des enfants, ils seront tous inscrits au Club Mickey."
35. Vallauris plage
Nicolas Rey
2.56★ (93)

"Je m'appelle Franck Bastide. Tout le temps de la promenade, j'ai fait le maximum pour me souvenir de ce truc appris en classe, comme quoi le ciel se trouve par-dessus le toit. Aucun mot ne m'est revenu. Pas assez de ciel, je me suis dit"
37. Rocher de Brighton
Graham Greene
3.65★ (210)

"La lumière s'éteignit et dehors, comme une lampe, la lune s'alluma, glissant en lueur oblique sur les toits, dessinant l'ombre des nuages à la surface des dunes, illuminant les tribunes blanches et vides du champ de course au-dessus de Whitehawk Bottom et les transformant en monolithes de Stonehenge, couvrant de son éclat le flot montant qui, de Boulogne, venait se briser contre les piles de la Jetée-Palace."
39. De Gaulle à la plage
Jean-Yves Ferri
3.73★ (203)

Flip flop flip flop flip flop flip flop De Gaulle : Quel est ce bruit étrange, Lebornec ? Lebornec : Ce sont vos tongs, mon Général... De Gaulle : Vercingétorix, Attila, Napoléon, pardonnez-moi !
40. Falaises
Olivier Adam
3.58★ (1380)

"Infiniment nous cherchons un abri. Un lieu où le vent siffle moins fort. Un endroit où aller. Et cet abri est un visage, et ce visage nous suffit."
41. Week-end à Zuydcoote
Robert Merle
3.86★ (1424)

"La côte était toute proche, une centaine de mètres à peine. Sous le choc le cargo avait dû rompre sa chaîne d'ancre, et dériver. Il était venu s'ensabler presque en face du Sana. Au loin, sur la gauche, Maillat distingua confusément les lignes de tommies alignés sur la plage de Bray-Dunes. L'embarquement continuait. Maillat se pencha. La hauteur au-dessus de l'eau paraissait vertigineuse. La mer tout en bas était calme, sans une ride. Elle luisait comme un bouclier d'acier."
42. Nos enfants si gâtés
Madeleine Chapsal
2.98★ (50)

"A la mer, à la montagne, à la campagne, sur le pont d'un bateau, ailleurs, dès qu'on se retrouve en vacances, on se "lâche" comme si on était sur une aire de jeux sans frontières."
43. Rade Terminus
Nicolas Fargues
3.26★ (140)

Tous ces types, tous sans exception, étaient en rupture complète avec la France. Mariés et pères de famille en France où ils travaillaient dans l'informatique ou comme VRP, ils se retrouvaient à Diégo célibataires sans attaches, s'improvisaient restaurateurs, se reconvertissaient dans le tourisme, la location de 4x4 ou l'hôtellerie avec leurs petites économies. Ces types se tapaient des minettes malgaches de vingt ans en se prenant pour Eddy Barclay, tout ça parce qu'ils avaient une voiture de moins de quinze ans et qu'ils étaient abonnés à Canal Sat. Tout ça dans une ville abandonnée, en ruine, complètement mise sur les rotules par la guerre de 2002, une ville portuaire entourée par la mer mais où l'on ne voyait ni ne sentait jamais la mer.
44. Rouge Brésil
Jean-Christophe Rufin
3.92★ (5621)

"C'était bien une essence subtile de pulpe qui se répandait en vapeur sur toute l'étendue de la mer, une immense odeur de fruit mûr. Une île se voit mais elle n'a pas ce parfum lointain et puissant. Seul un continent peut jeter aussi loin sur la mer ses fragrances végétales, tout comme l'océan envoie dans la profondeur du littoral ses embruns salés et ses senteurs de varech."
45. Kimya
Bruno Moutard
4.33★ (15)

46. Pêcheur d'Islande
Pierre Loti
4.02★ (2250)

" Dehors, ce devait être la mer et la nuit, l'infinie désolation des eaux noires et profondes. Une montre de cuivre, accrochée au mur, marquait onze heures, onze heures du soir sans doute ; et, contre le plafond de bois, on entendait le bruit de la pluie."
48. Marius
Marcel Pagnol
4.07★ (5281)

Panisse(désinvolte) Ce matin,le mistral s'est tué.Demain,la pêche sera bonne.
49. Béatrix
Honoré de Balzac
3.88★ (337)

"Une des villes où se retrouve le plus correctement la physionomie des siècles féodaux est Guérande. Ce nom seul réveillera mille souvenirs dans la mémoire des peintres, des artistes, des penseurs qui peuvent être allés jusqu"à la côte où gît ce magnifique joyau de féodalité, si fièrement posé pour commander les relais de la mer et les dunes, et qui est comme le sommet d"un triangle aux coins duquel se trouvent deux autres bijoux non moins curieux, le Croisic et le bourg de Batz."
50. Bord de mer
Véronique Olmi
3.83★ (511)

"Brave marin revient de guerre.Tout doux,mon père la chantait quand j'étais petite,elle me faisait pleurer,mais là elle me faisait du bien,chanter une chanson ancienne c'est comme retrouver quelqu'un."
51. Plage
Marie Sizun
3.73★ (192)

"... Au loin, quelqu'un était assis dans un fauteuil de plage, au milieu de ce désert, à l'endroit où la mer, en se retirant, laisse imprimé sur le sable le beau plissé de la trace des vagues. En m'approchant j'ai vu que c'était une vieille dame, silhouette un peu frêle en robe de toile bleue, un pull bleu plus foncé jeté sur les épaules. Elle était là, toute seule, face à la mer, lisant au soleil, ce joli soleil fantasque du matin, qui s'en allait soudain et revenait dans un brusque éclat de lumière... C'est en passant à côté d'elle que je me suis aperçue qu'elle souriait en lisant. Qu'elle souriait à sa lecture. Au soleil. A ce matin tranquille. Et elle avait l'air si heureuse, cette vieille dame, si rayonnante dans sa solitude, que j'aurais voulu lui dire qu'elle était belle, et rassurante, et la remercier d'être ce qu'elle est."
53. L'île des beaux lendemains
Caroline Vermalle
3.65★ (178)

"Si de l'autre côté de l'eau, l'île des beaux lendemains ne promettait plus au héros l'amour de sa femme, offrirait-elle un sens à son courage ?"
54. Indigo
Catherine Cusset
2.92★ (571)

"Il reconnaissait l'Inde, son Inde, la détestable Inde. Sur la route à deux voies, les voitures et les bus roulaient à toute vitesse en rasant les rickshaws et les motos qu'ils avertissaient sans leur laisser le temps de se ranger. Parfois une voiture ou un bus surgissait en sens inverse, si proche et si rapide que Roland fermait les yeux, anticipant la collision dont l'absence relevait du miracle. On aurait dit la capoheira, cette danse brésilienne inspirée des arts martiaux où les adversaires s'entrelacent sans que leurs corps entrent jamais en contact."
55. Les poissons ne ferment pas les yeux
Erri De Luca
3.83★ (541)

"Mon dos oscillait doucement avec les vagues, ma poitrine se gonflait et se dégonflait sous le poids de l?air. Il descend d?une telle hauteur, d?un amas si profond d?obscurité, qu?il pèse sur les côtes. Des éclats tombent en flammes en s?éteignant avant de plonger. Mes yeux essaient de rester ouverts, mais l?air en chute les ferme. Je roulais dans un sommeil bref, interrompu par une secousse de la mer. Maintenant encore, dans les nuits allongées en plein air, je sens le poids de l?air dans ma respiration et une acupuncture d?étoiles sur ma peau."
56. Amazone
Maxence Fermine
4.02★ (223)

"D'abord la musique d'un piano. Une musique légère, rythmée et colorée d'accords de jazz, qui descendait le long de l'Amazone, caressait de ses arpèges la surface de l'eau, glissait d'arbre en arbre, de feuillage en feuillage et allait lentement mourir sur les berges du fleuve.(...) Sur le fleuve, un radeau. Si incongru qu'on ne voyait que lui, comme un point noir sur un mur blanc. Sur le radeau un piano. De couleur blanche. Pourquoi blanc, c'est une chose qu'on ne peut pas expliquer. Pas pour l'instant. Et, devant le piano, assis sur un tabouret, un musicien. Noir. La peau noire. Les cheveux noirs. Les yeux noirs. Mais tout le reste, sorti comme par magie d'un catalogue d'exposition d'objets surannés, d'une blancheur éclatante."
Commenter  J’apprécie          4718