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Limitations de vitesse

Liste créée par Alzie - 26 livres. Thèmes et genres : lenteur , ralentir , flânerie

Le parti de la lenteur/ De quelques lenteurs/ Ralentir.


1 Hâte-toi lentement
Lamberto Maffei
2 critiques

Nous vivons dans un monde où le temps semble se réduire de plus en plus. Sous l'action de la technologie et de la marchandisation, nous somme toujours connectés, sollicités à répondre et à réagir avec empressement à des courriels, tweets, SMS, vidéos, happés par une véritable frénésie visuelle et cognitive. Nous oublions que le cerveau a des mécanismes lents et, dans la tentative d'imiter les machines rapides, nous sommes confrontés à de nombreuses frustrations. la culture de la rapidité domine dans les relations et les décisions; l'action immédiate l'emporte sur la réflexion. Même la politique et l'éducation subissent ce changement. Dans ce best-seller international, au style soigné et accessible, Lamberto Meffei, neuroscientifique éminent, démontre que c'est la nature même de notre cerveau qui n'est pas adaptée à cette précipitation. Il nous invite à redécouvrir les potentialités et les avantages d'une civilisation pratiquant la réflexion, basée notamment sur le langage et sur l'écriture, et à redonner la priorité au temps du cerveau plutôt qu'à celui des machines. Ajouter à mes livres
2 La mélodie du tic-tac et autres bonnes raisons de perdre son temps
Pierre Cassou-Noguès
Procrastiner, ne pas travailler, perdre son temps... Inutile de culpabiliser : « traîner », en fin de compte, c'est déjà philosopher. Cette valeur du temps perdu, on la découvre à pas feutrés, en suivant dans les cimetières et les rues de Paris un narrateur passé maître dans l'art de ne rien faire, de « rompre avec la temporalité mécanique qui est attendue de nous ». Dans cette succession de scènes étrangement familières, empreintes d'une absurde drôlerie, la profondeur des heures perdues finit par se révéler : ne rien faire, ce n'est pas rien. C'est faire l'expérience du rien, du néant, dont l'idée « nous viendrait de la conscience que nous pouvons ne rien faire ». Je traîne donc je suis? Pas si simple : l'inactivité est « un sol sur lequel s'appuie la philosophie mais qu'elle recouvre et qu'elle oublie, dans l'évidence d'un sujet qui pense et ne traîne plus ». Mais alors, si penser le temps, c'est cesser de le perdre, à quoi rime une philosophie du temps perdu ? « Elle frôle inévitablement l'inconsistance », puisqu'elle est vouée à traquer le néant de nos vies. Une chose est sûre, pourtant : entre philosophie et fiction, cette plongée dans l'opacité des instants volés au tic-tac de l'horloge est tout sauf une perte de temps Ajouter à mes livres
3 Du bon usage de la lenteur
Pierre Sansot
7 critiques 55 citations

Une certaine forme de sagesse se reconnaît à la volonté de ne pas brusquer la durée, de ne pas se laisser bousculer par elle, pour augmenter notre capacité à accueillir l'événement. Nous avons nommé lenteur cette disponibilité de l'individu. Elle exige que nous donnions au temps toutes ses chances et laissions respirer notre âme à travers la flânerie, l'écriture, l'écoute et le repos. Pierre Sansot, l'auteur de Gens de peu, de La France sensible et de Jardins publics, donne, dans cet essai, quelques conseils concernant une politique de la ville, un certain emploi de la culture, un certain usage des sens. Ajouter à mes livres
4 Journées perdues
Frédéric Schiffter
2 critiques 18 citations

« Pour évoquer mon ennui, le mieux est de rendre compte de mes journées vouées à regarder passer le temps. L?homme affairé tient un agenda, l?homme sans horaire son journal intime. Le premier note ses rendez-vous avec les autres, le second consigne ses réunions avec lui-même. Mon livre est fait des carnets écrits du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2016. Deux ans vécus à Biarritz, ville de tous mes excès casaniers. Des jours qui se sont succédés entre flâneries, lectures, griffonnages et siestes. Des nuits à faire les cent pas dans mon crâne en attente de l?aurore. Des heures qui ont tourné sans déformer la mollesse de leur cadran. En écrivant ces pages, j?ai trompé mon ennui sans lui être infidèle. » Ajouter à mes livres
5 Jours de Lenteur
Richard Millet
1 critique 1 citation

A l'instar de Ma vie parmi les ombres, ce texte inédit de Richard Millet possède un fort écho autobiographique. C'est à Siom, nom d'emprunt pour la ville corrézienne de Viam qui l'a vu naître, que prennent place les nouvelles qui composent ces Jours de lenteur. Les mots y coulent naturellement, malgré le titre, comme les eaux vives d'une rivière. Ajouter à mes livres
6 La Lenteur
Milan Kundera
24 critiques 77 citations

" Tu m'as souvent dit vouloir écrire un jour un roman où aucun mot ne serait sérieux. Une Grande Bêtise Pour Ton Plaisir. J'ai peur que le moment ne soit venu. Je veux seulement te prévenir : fais attention. " J'incline la tête encore plus bas. " Te rappelles-tu ce que te disait ta maman ? J'entends sa voix comme si c'était hier : Milanku, cesse de faire des plaisanteries. Personne ne te comprendra. Tu offenseras tout le monde et tout le monde finira par te détester. Te rappelles-tu ? - Oui, dis-je. - Je te préviens. Le sérieux te protégeait. Le manque de sérieux te laissera nu devant les loups. Et tu sais qu'ils t'attendent, les loups. " Autre résumé: «[...] L'homme au casque, avec sa drôle d'intonation, répète : "Je viens de vivre une nuit tout à fait merveilleuse." Le chevalier hoche la tête comme s'il disait oui, je te comprends, ami. Qui d'autre pourrait te comprendre ? Et puis, il y pense : ayant promis d'être discret, il ne pourra jamais dire à personne ce qu'il a vécu. Mais une indiscrétion après deux cents ans est-elle encore une indiscrétion ? Il lui semble que le Dieu des libertins lui a envoyé cet homme pour qu'il puisse lui parler ; pour qu'il puisse être indiscret en tenant en même temps sa promesse de discrétion ; pour qu'il puisse déposer un moment de sa vie quelque part dans l'avenir : le projeter dans l'éternité ; le transformer en gloire. "Tu es vraiment du XXe siècle ? - Mais oui, mon vieux. Il se passe des choses extraordinaires dans ce siècle. La liberté des m?urs. Je viens de vivre, je le répète, une nuit formidable. - Moi aussi", dit encore une fois le chevalier [...]» Ajouter à mes livres
7 Point de lendemain
Dominique Vivant Denon
18 critiques 36 citations

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8 La Procrastination: L'art de remettre au lendemain
John Perry
28 critiques 26 citations

Vous ne pouvez pas vous empêcher de paresser, décaler, lambiner, atermoyer, ajourner, proroger, différer, décaler, musarder, zigzaguer, suivre des chemins de traverse ? Ce livre est pour vous. Le philosophe américain John Perry bâtit un plaidoyer souvent inattendu, toujours convaincant en faveur de la procrastination structurée, ce « défaut » qui, bien utilisé, peut vous transformer en foudre de guerre. Ajouter à mes livres
9 Éloge de la lenteur
Carl Honore
10 critiques 18 citations

Aujourd'hui, la culture est à la rapidité. Mais dans cette course contre la montre, rien ne survit - notre travail, notre santé, nos relations, notre vie sexuelle. Nous sommes si pressés que la personne ou la chose qui nous ralentit représente, d'emblée, l'ennemi à abattre. Tout un courant d'opinion met en question ce culte de la vitesse et réaffirme les vertus de la lenteur. Baptisé " Slow ", il ne prétend nullement qu'il faut tout faire à une allure d'escargot mais souligne que notre qualité de vie passe par un meilleur équilibre entre rapidité et lenteur. L'enquête de Carl Honoré, menée de pays en pays, montre les différentes formes prises par ce phénomène qui touche de plus en plus de monde. Et si un bon usage de la lenteur pouvait rendre nos vies plus riches et plus productives ? Ajouter à mes livres
10 Éloge de l'immobilité
Jérôme Lèbre
3 critiques 1 citation

Dans ce monde qui semble soumis à une accélération constante, où l'on ne cesse de louer la marche ou la course, nous souhaitons et craignons à la fois que tout ralentisse ou même que tout s'arrête. L'ambivalence de ce désir reste à étudier, comme ce que signifie aujourd'hui le fait de ne pas bouger. La privation de mouvement est une peine ; le droit pénal, les disciplines scolaires ou militaires immobilisent ; les accidents et les maladies paralysent ; l'accélération technique se paye en inertie dans les embouteillages ou les bureaux. Les éloges de la mobilité comme la critique de l'accélération sont passés à côté de ces situations où l'immobilité s'impose, non sans violence. Il faut redonner son sens à l'immobilisation. Car cette peine est aussi une étape, une station, impliquant le corps et la pensée. Tenir, debout, assis, dans la position du lotus ou même couché, c'est exercer sur soi une contrainte signifiante. Les « mouvements » d'occupation des places nous le rappellent, l'art également. Savoir faire halte, c'est savoir résister. Ajouter à mes livres
11 Vitesses
Jérôme Lèbre
tout va trop vite, et de plus en plus vite, jusqu'au temps lui-même. Mais cette impression générale de vitesse absorbe sans vraiment rassembler le mouvement local, la perception de l'espace et du temps, l'expérience de l'écriture ou de la pensée. Elle risque de nous laisser aux prises avec une vitesse unique qui n'est qu'une ombre projetée par un impensé : celui de la valeur profonde de la lenteur, du repos, des racines et de la Terre. Cet essai vise à combattre cet impensé et à insister sur la pluralité des vitesses. Il défend l'idée que toute vitesse se mesure sur le fond incommensurable d'une vitesse infinie, qui n'est de l'ordre de l'expérience que si l'expérience elle-même (donc aussi l'impression de vitesse) n'est pas univoque. Contre l'attente d'une catastrophe généralisée, il entend préserver l'imprévisibilité des événements et la survenue à contretemps de chaque invention. Ajouter à mes livres
12 Elogio della lentezza
Lamberto Maffei
1 critique 2 citations

Viviamo in un mondo veloce, dove il tempo sembra via via contrarsi: continuamente connessi, chiamati a rispondere in tempi brevi a e-mail, tweet e sms, iper-sollecitati dalle immagini, in una frenesia visiva e cognitiva dai tratti patologici. Dimentichiamo così che il cervello è una macchina lenta e, nel tentativo di imitare le macchine veloci, andiamo incontro a frustrazioni e affanni. Queste pagine esplorano i meccanismi cerebrali che guidano le reazioni rapide dell?organismo umano, di origine sia genetica sia culturale, con un invito a scoprire i vantaggi di una civiltà dedita alla riflessività e al pensiero lento. Ajouter à mes livres
13 Éloge du repos
Paul Morand
3 critiques 10 citations

A quoi bon gagner du temps si nous ne savons pas en profiter ? Se reposer est un art. Un " professionnel " du loisir et de la fantaisie vagabonde nous offre cet éloge - nuancé - du repos. Pour éviter que le temps gagné ne soit aussitôt perdu, Paul Morand se livre ici à une pédagogie ironique : les vacances et les voyages s'apprennent comme le reste. Cette pratique du farniente n'est pas seulement une question de lois et de congés payés, c'est d'abord avec l'âme qu'elle a affaire. Ajouter à mes livres
14 L'homme pressé
Paul Morand
10 critiques 19 citations

Pierre gâche tout, l'amitié, l'amour, la paternité, par sa hâte fébrile à précipiter le temps. A cette allure vertigineuse, il ne goûte plus ce qui fait le prix de la vie, ni les moments d'intimité que sa femme Hedwige lui ménage, ni la poésie des choses. Il se consume et consume les siens en fonçant vers un but qu'il renouvelle, chaque fois qu'il l'atteint. " A quoi reconnaître qu'on est arrivé si l'on ne s'arrête jamais ? " demande la sage Hedwige. Pierre saura trop tôt qu'il ne se hâtait ainsi que pour arriver plus vite au rendez-vous de la mort. Ajouter à mes livres
15 L'homme qui apprenait lentement
Thomas Pynchon
2 critiques 7 citations

Ils escaladent les décharges en quête d'un matelas, descendent des tequilas à la quarantième heure d'une fête, composent une symphonie en écoutant le bruissement des feuilles ou attendent l'apocalypse. Thomas Pynchon, auteur culte, met en scène des héros à la fois insolites, farfelus et fantasques. Ajouter à mes livres
16 Le jeune homme qui voulait ralentir la vie
Max Genève
5 critiques 2 citations

Le jeune homme n'a pas fait de longues études, mais il aime lire et rumine volontiers. On le trouve parfois un peu endormi. Benoît, vingt ans, appartient au grand peuple des lents : il va même jusqu'à considérer qu'un usage judicieux et voluptueux de la lenteur, loin d'être un handicap, peut se révéler un véritable art de vivre. Son imagination jamais tarie lui permet d'échapper plus souvent qu'à son tour aux servitudes de son modeste emploi de magasinier dans une quincaillerie de la rue des Pyrénées. Enrôlé par monsieur Belon, inspecteur de police à la retraite, dans un étonnant Mouvement pour la Promotion de la Lenteur, il poursuit en songe ses lointaines pérégrinations sur les mers australes, tout en méditant cette pensée de l'un de ses amis : la fugacité du temps qui passe n'a plus de prise sur celui qu'a saisi au moins une fois dans sa vie la soudaine intuition de l'infinie lenteur de l'être. Ajouter à mes livres
17 L'homme ralenti
J. M. Coetzee
6 critiques 4 citations

Vol plané au ralenti après le choc initial et retombée brutale sur le bitume d'un carrefour d'Adélaïde : mis à bas de son vélo par un jeune chauffard puis amputé d'une jambe, le sexagénaire Paul Rayment reprend connaissance d'un moi diminué sur son lit d'hôpital. Il refuse l'équilibre factice d'une prothèse, s'empêtre dans ses béquilles. Il lui faut désormais une auxiliaire de vie pour veiller au ménage et soigner le moignon. Marijana Jokic, l'immigrée croate, s'acquitte au mieux de sa tâche, mais ranime, à son corps défendant, le c?ur en souffrance de Paul Rayment. Il va jusqu'à offrir de prendre tous les Jokic sous son aile. A la réalité inerte d'un membre artificiel, Paul substitue la chimère d'une famille fantôme qui prolongerait son monde rétréci. C'est alors qu'Elizabeth Costello frappe à sa porte. Prompt à le rappeler à l'ordre, ce double féminin bavard, intempestif et omniprésent s'acharne sans relâche à élaborer une fiction d'un homme amoindri et indûment épris qui aborde la vieillesse. La vie passée du jeune garçon transplanté d'Europe en Australie et le progrès difficile vers l'âge d'homme, entre deux langues et deux cultures, font place, dans la dignité précairement conservée et avec un humour résigné, à un questionnement sur le crépuscule qui nous attend. Ajouter à mes livres
18 La découverte de la lenteur
Sten Nadolny
1 critique 7 citations

Dès l'enfance, l'Anglais John Franklin souffrit d'un étrange défaut:une extrême lenteur. Cette tare le disposa plus qu'un autre a la réflexion, l'observation. C'est ainsi qu'il devint, après bien des humiliations, l'un des plus grands navigateurs de la marine britannique du dix-neuvième siècle. Il explora l'Australie, gouverna la Tasmanie, découvrit le passage du Nord-Ouest, avant de se perdre en 1847 dans l'Arctique. De cette vie rebelle, Sten NadolnY a tiré un roman picaresque, torpillé par des salves d'humour et d'ironie. Mais La Découverte de la lenteur est aussi un conte philosophique qui bouleverse, jusqu'au vertige, notre vision des femmes et du monde... Autant dire un voyage dont on revient différent, plus tolérant aussi. Ajouter à mes livres
19 Chanson des escargots qui vont à l'enterrement
Jacques Prévert
1 critique 2 citations

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20 L'art de prendre son temps : Essai de philosophie politique
Jean-Paul Jouary
1 critique

Une réflexion où la question de la conception du temps en relation avec la question de la démocratie, de l?Antiquité à nos jours, occupe une place centrale. « L'Art de prendre son temps réunit une série de conférences prononcées en 1993 au Collège international de philosophie. Jean-Paul Jouary reprend la phrase terriblement révolutionnaire de Diderot : « Hâtons-nous de rendre populaire la philosophie ! » Et c'est le même sillon qu'il creuse en reprenant à un autre niveau les réflexions qu'il avance dans son essai de philosophie politique qu?est L'Art de prendre son temps. Levons tout de suite une ambiguïté que pourrait faire naître ce titre. On est pressé. L'auteur aussi. Il écrit, en fait, qu'il faut prendre son temps dans tout son concret pour ne pas le perdre et en gagner. La précision n'est pas aussi elliptique qu'elle en a l'air. Il s'agit ici de travailler autour de la façon « explicite ou implicite d'inclure certaines conceptions du temps dans la réflexion politique ». En gros, de se plonger dans son temps pour construire notre futur. Un réflexion déjà portée par l'auteur dans d'autres ouvrages. Point de départ : une nouvelle visite dans la caverne de Platon, cette allégorie célèbre où le sujet enchaîné n'a de perception du monde réel que le reflet projeté sur la paroi des ombres de ceux qui sont au dehors. Généralement, dans les ouvrages scolaires de philosophie, l'extrait de texte proposé à la lecture s'arrête là. Mais la « République » de Platon va bien plus loin et questionne sur le prisonnier qui a été libéré, qui a vu le monde, et revient dire aux autres prisonniers ce qu'il est. Ceux-ci, se fondant sur leur expérience, sur leurs sensations, ne peuvent le croire. C'est ce moment qui interroge l'auteur. La question est directement politique, par le fossé infranchissable dressé entre celui qui a vu (et cela peut être dit d?une vision du futur d?une société) et celui dont l'expérience contredit cette vision. D?où peut naître la pensée d'une société future et les moyens d'y parvenir ? Chez Platon, il faut des rois philosophes. D'autres ont pensé qu'il fallait des « Lumières » pour guider le peuple. Jean-Paul Jouary, dans cet essai, montre l'évolution de ce questionnement à travers plusieurs penseurs, dont Galilée, Darwin, Lacan, Rousseau et Marx. Il critique ceux pour qui la transformation sociale proviendrait de « valeurs universelles, qui s'imposeraient partout sans même avoir été portées par des pratiques populaires », ou encore ceux qui pensent que la révolution technologique est d?elle-même porteuse de révolution sociale. Pour Jean-Paul Jouary, il faut en revenir à Marx et son « introduction de la pratique dans la position même des problèmes théoriques », avec l'idée qu'il n'est pas de plus haute existence de la théorie que celle qui inscrit ses créations dans le creuset des potentialités en acte dans les pratiques populaires. « L'avenir est toujours quelque part dans le présent, et, à l'ignorer, on s'expose à chercher l'avenir loin devant soi, alors même qu'il nous rattrape, nous dépasse, nous sème en se riant des plans que nous avions tiré sur lui ». » Bruno Peuchamiel Ajouter à mes livres
21 Mes trains de nuit
Éric Faye
9 citations

Les trains de nuit ont offert à Eric Faye ses premières insomnies heureuses. New York, Prague, Samarkand, Sarajevo, Berlin, Pékin... autant de nuits blanches partagées avec le " petit peuple du couloir " : fumeurs, noctambules, bavards impénitents. Espace privilégié où le temps semble s'arrêter, le wagon-lit est un lieu de rêverie et de rencontres, le voyage en train un condensé de l'existence, avec ses séparations et son terminus. Au fil de ses souvenirs parfois incertains et romanesques, l'auteur nous entraîne dans son labyrinthe littéraire et insolite. A bord du transsibérien ou du Kafka express nous traversons des frontières aujourd'hui disparues, des empires rayés de la carte, des bouts du monde ignorés. Enfant, Eric Faye s'endormait en écoutant le chant des locomotives, ce qui lui permet d'affirmer aujourd'hui que certains trains de nuit pleurent. Héritier d'une histoire familiale dans laquelle les chemins de fer ont toute leur place, il nous offre cet éloge de la lenteur, de la contemplation et du nomadisme. Ajouter à mes livres
22 Train de nuit pour Lisbonne
Pascal Mercier
48 critiques 96 citations

Éminent professeur de latin, Raimund Gregorius mène à Berne une existence morne. La vision d'une femme sur un pont et la découverte du poète portugais Amadeu de Prado bouleversent brusquement sa vie. Alors que la poésie lui révèle un monde ardent, intime et lumineux, il prend le premier train pour Lisbonne, sur les traces d'Amadeu... et d'une nouvelle raison d'être. " "S'il est vrai que nous ne pouvons vivre qu'une seule partie de ce qui est en nous, qu'advient-il du reste ?" Cette question, parmi tant d'autres, est portée par une écriture venue de loin, classique et ample, apaisante pour mieux dire les dévorations face aux questionnements d'une vie. " Clémence Boulouque - Le Figaro Source : 10-18 Ajouter à mes livres
23 Marcher : Eloge des chemins et de la lenteur
David Le Breton
10 critiques 20 citations

Revisitant une réflexion menée il y a dix ans, l'auteur constate que le statut de la marche a énormément changé en une trentaine d'années. Aller à pied, livré à son seul corps et à sa volonté, est un anachronisme en un temps de vitesse, de fulgurance, d'efficacité, de rendement, d'utilitarisme. Marcher ainsi de nos jours - et surtout de nos jours, disait J Lacarrière, "ce n'est pas revenir aux temps néolithiques, mais bien plutôt être prophète". Il est l'un des premiers à en retrouver le goût. Les chemins de Compostelle sont devenus en quelques années des lieux très fréquentés et dotés d'une organisation méticuleuse. Nous sommes bien loin des anciens chemins, mal aménagés, mal balisés, avec une population méfiante envers ces gens de passage portant leur sac à dos qui étaient les pionniers de leur renaissance dans les années 70. Ceux qu'essaient alors de reconstituer P Barret et J-N Gurgand ont disparu sous les "coquelicots, les chemins sont goudronnés ou ne sont plus". Les années 80 voient leur réorganisation méthodique, en 1983 est créée la première association jacquaire, qui sera suivie de bien d'autres. Dans les années 90 les chemins de Compostelle prennent leur essor. Aujourd'hui la marche s'impose comme une activité essentielle de retrouvailles avec le corps, avec les autres. Là où ils existent, même dans les villages, rares sont les syndicats d'initiative qui ne proposent pas un répertoire de chemins bien balisés pour la découverte de la cité ou de ses environs. Les imaginaires contemporains de la marche sont heureux, ils réfèrent plutôt au loisir, à la disponibilité. Marcher est un long voyage à ciel ouvert et dans le plein vent du monde dans la disponibilité à ce qui vient. Tout chemin est d'abord enfoui en soi avant de se décliner sous les pas, il mène à soi avant de mener à une destination particulière. Et parfois il ouvre enfin la porte étroite qui aboutit à la transformation heureuse de soi. Ajouter à mes livres
24 Marcher, méditer
Michel Jourdan
1 critique 7 citations

La marche peut devenir méditation active. Et nous qui courons sans cesse, noyés dans nos pensées, nous pourrions retrouver le sens perdu de nos déambulations en apprenant à les rendre conscientes. Depuis la plus haute Antiquité, en effet, il existe une vraie réflexion sur la marche comme exercice de ressourcement. Comme dans la méditation immobile, l'attention aux processus respiratoires et aux va-et-vient mentaux s'avère essentielle pour connaître l'état de clarté intérieure qui nous amène à ne faire plus qu'un avec la réalité. "L'esprit du paysage et mon esprit se sont concentrés et, par là, transformés de sorte que le paysage est bien en moi", disait le peintre chinois Shi Tao. Fort de l'expérience des poètes errants et méditants de tous les temps et de tous lieux, ce livre nous entraîne dans une philosophie de la marche accompagnée d'une véritable psychologie de la méditation en Orient et en Occident. Marcher, méditer : une carte pour l'être. Ajouter à mes livres
25 Le géographe des brindilles
Jacques Lacarrière
2 critiques 13 citations

Dans ce nouveau et savoureux recueil, l'auteur de L'Eté grec et de Chemin faisant nous emporte par sa qualité d'écriture, son humour, son appétence pour les mots, sa poésie délicate et sa culture singulière. Il nous entraîne dans Une forêt de signes où l'on respire Le parfum des légendes et où l'on écoute avec ravissement La cantate des chemins. L'Ode à mes amis les arbres, L'offertoire des vents ou L'homme qui voulut rencontrer le printemps sont autant d'agréables moments à passer en compagnie de celui qui fut aussi un arpenteur émerveillé des chemins et un attentif écrivain-voyageur nous emmenant avec délectation au pays des arganiers, dans sa Bourgogne ou sa Grèce tant aimée. Féru de botanique et de biologie, l'amoureux des jardins et des "jardineurs" savait errer dans les bois, discourir savamment sur Le privilège de l'abeille, la mémoire des Libellules ou la Sagesse serpentine, esquisser le portrait d'une vache, passer (au microscope !) Un été chez les Infusoires, déceler La mélancolie du géranium, s'inquiéter de La nostalgie de l'anguille ou réclamer Justice pour les Crapauds. La relation de Lacarrière avec la nature est, nous dit Gil Jouanard dans sa belle préface, celle "des nomades du Paléolithique qui habitaient le monde en le nommant"... Ajouter à mes livres
26 Histoire d'un escargot qui découvrit l'importance de la lenteur
Luis Sepúlveda
23 critiques 23 citations

Les escargots qui habitent sous l'acanthe touffue, dans la prairie qu'ils appellent le Pays de la Dent-de-Lion, mènent une vie paisible, lente et silencieuse ; ils sont à l'abri des autres animaux et entre eux s'appellent simplement "escargot". L'un d'eux pourtant trouve injuste de n'avoir pas de nom et surtout il voudrait connaître les raisons de la lenteur. Malgré la désapprobation de ses camarades il entreprend un voyage qui lui fera rencontrer un hibou mélancolique, une tortue pleine de sagesse, des fourmis très organisées, et gagner un nom à lui. A leur contact il comprendra la valeur de la mémoire et la vraie nature du courage, ce qui lui permettra de sauver ses camarades lors d'une aventure héroïque pour échapper à la destruction par les hommes. Un nouveau personnage inoubliable rejoint la galerie de Luis Sepúlveda. Une belle histoire qui nous montre comment redécouvrir le sens perdu du temps. Ajouter à mes livres
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