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Éditeur : revue à l'index (01/01/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
La Poésie

La poésie c'est peut-être vouloir garder, conserver, préserver le présent dans sa respiration, son inspir et son expir, son mouvement existentiel, son rythme quotidien. La poésie est dans les rythmes de l'œil, de l'oreille, de la langue, de la peau, du nez. Être poète, c'est se donner corps et esprit à la présence du monde, c'est être possédé par le monde, c'est ouvrir en permanence ses antennes sensibles à l'univers, c'est être humain à par... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Dixie39
  29 octobre 2017
J'aimerai vous faire partager ma dernière découverte : une revue qui fait la part belle aux auteurs contemporains : A l'index - espace d'écrits. Elle nous propose essentiellement de la poésie (36 auteurs se partagent ses 192 pages), mais pas que. Vous y trouverez également des nouvelles, des articles - lisez "La Jeune Parque de Paul Valéry" d'Antoine Houlou-Garcia - et des notes de lecture sur une sélection de recueils publiés récemment. Et tout cela dans une édition soignée au format "livre".
Je ne pourrais tout détailler, alors de façon très arbitraire, je vais m'attacher à mettre en lumière ce qui m'a séduite :
- la présence d'auteurs étrangers (italiens, anglais, grecs, ...) dont les poèmes sont présentés dans leurs langues originelles accompagnés de leurs traductions. Ce "San Geronimo translates" de Françoise Canter - Saint Jérôme, patron des traducteurs - comme une mise en abîme, un hommage à tous ces passeurs de sens...
- cette promesse tenue, d'horizons partagés. Voyager au creux des mots, en suivre les contours et s'ouvrir à d'autres territoires... Et pour ceux dont nos pieds ont déjà foulés les sols, se retrouver en quelques instants auprès de leur auteur : "En attendant l'aurore", apprécier la beauté de ces notes éparses, de Philippe Beurel :
"Vallée de la Vilaine. Un reste d'or dans le ciel et voila les nénuphars, ornements immobiles des canaux, nimbés d'une dernière lumière. L'ombre a gagné chaque recoins du jardin, devenu muet. A l'orée de la forêt montent le dernier chant d'oiseau et bientôt le silence que viendront rompre, ici et là, les aboiements des chiens, vigie des hameaux. Comme tombe le soir sur la campagne, tombe le soir sur la vie d'un homme."
- Florentine Rey, qui a été une réelle découverte pour moi. Il y a quelque chose de léger et à la fois d'incisif dans son écriture qui tranche, coupe et vous rappelle à une réalité qu'on aimerait bien souvent oublier "la guerre ne se guérit pas". Et ce si beau "si vieille !" qui vient se cogner, comme en écho, au "Là-bas, en bas, tout en bas" de Christian Jordy :
"Comme je ne souhaite pas finir là-bas, je préfère encore en terminer ici, en bas, tout en bas, devant vous. Il se trouvera bien quelqu'un pour venir me détacher..."
- le plaisir de retrouver Gérard le Gouic, avec Ce "poème inédit", emplit de gravité et de malice...
- et tous les poètes qui ont contribué à ce numéro et que je ne peux malheureusement tous citer. J'espère vous avoir donné l'envie de les découvrir. Sans doute, vous arrêterez vous sur d'autres mots, d'autres histoires, d'autres faiseurs de sens que ceux que je viens de citer...
Et pour finir, je voudrais vous parler de cette belle introduction de Jean-Claude Tardif - poète et créateur de la revue - qui s'ouvre sur une nostalgie touchante mêlée d'une détermination et d'une lucidité qui force le respect : Écrire et a fortiori publier de la poésie aujourd'hui, c'est souvent faire acte de résistance. Et que dire de ceux qui osent en lire ?
"J'aime l'idée que la langue et une partie de la littérature qu'elle contient, qu'elle héberge, ont des allures de marchandises de contrebande. Trésors passés sous le manteau et par des chemins détournés. Drailles, sentes tracées par quelques uns aux profits de lecteurs-voyageurs curieux - il n'est pas interdit de les souhaiter nombreux - ou pour des vagabonds, hoboes du livre à petit tirage. le lecteur de poésie et a fortiori des revues fait partie, à n'en pas douter, de cette confrérie de crèvent-la-ligne. Et je ne peux que souhaiter que certains de ses membres trouvent de quoi se nourrir, ne serait-ce que sur le pouce, entre les pages de À L'INDEX."
À tous les crèvent-la ligne, je ne dirais qu'une seule chose : ne passez pas à côté de cette si belle revue !
Lien : http://page39.eklablog.com/a..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Dixie39Dixie39   13 mai 2017
Pluie, encore et toujours sur la vitre. Elle glisse vers le sol. Je la regarde. J'ai passé ces dernières heures à écrire des choses brèves, semblables à des gouttes. Par la fenêtre le monde est gris. Des tâches sombres maculent la feuille posée sur la table. Certains pourraient y voir des lettres, je n'en suis plus sûr ! Mes yeux se troublent, pleurent. Combien d'histoires ai-je écrites. Combien m'en reste-t-il encore, pliées dans ma mémoire ? Je n'en sais bigre rien ! Un jour viendra peut-être où mes mots avec leurs lots de lettres me feront défaut, sans doute en serai-je le dernier averti. Ainsi le silence, celui que je porte en moi, damnera le point de ma parole.

Au doigt & à l'oeil
Jean-Claude Tardif
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Dixie39Dixie39   21 octobre 2017
La guerre ne se guérit pas, la guerre est une contraction suraiguë de quelques cerveaux masculins qui accouchent de monstres leur tétant le nombril. La guerre prend des forces dans des milieux congestionnés de fric qui vendent les armes les plus lourdes avec la plus grande finesse. (...) Ils pensent contenir la guerre mais la guerre leur claque à la gueule. (...) La guerre est la réponse à la peur de ceux qui n'ont pas le courage de faire front pour mener la bataille ordinaire de la frustration.

La guerre ne se guérit pas.
Florence Rey
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Dixie39Dixie39   11 novembre 2017
Mardi 29 septembre.
Il y a des deuils impossibles. D'autres que nous s'animent alors, vivent une part de notre existence à notre place. Nous traversons des pans de notre vie retranchés dans quelque solitude privée inatteignable, dispensant des refus incompréhensibles aux yeux du monde, le noyau dur de notre être invisible, et trouvant dans l'intimité de jardins clos, ces petits cimetières privés, les espaces idoines pour des retrouvailles sans nom. Il existe une clandestinité du chagrin.
En attendant l'aurore de Philippe Beurel.
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