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EAN : 9782709646932
350 pages
J.-C. Lattès (07/10/2015)
2.75/5   67 notes
Résumé :
Deenie Nash est une adolescente typique. Avec ses meilleures amies, Lise, Gabby et Skye, elles ne parlent que d’une chose : qui l’a déjà fait ? est-ce que ça fait mal ? Elles échangent ragots et potins par textos interposés. Un matin, en classe, Lise est soudain prise d’une violente crise de convulsions et emmenée à l’hôpital. Dans les couloirs du lycée, on ne parle que de ça. Deux jours après, c’est Gabby qui subit le même type de crise. La panique s’étend à la fam... >Voir plus
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Au cours de cette lecture, parfois bien ennuyeuse, à d'autres moments plutôt prenante, je n'aurais pas cru lui accorder la troisième étoile qui, selon la norme Babelio, consiste à dire "j'ai aimé".

Alors, oui, malgré toutes ses imperfections, ses scènes décousues, ses personnages dont la grande majorité est bien fade, "j'ai aimé" ce roman pour ados -- j'allais dire avertis, mais aujourd'hui ils le sont à peur près tous, encore que j'imagine que certains ne connaissent pas le fisting -- car il parvient à véhiculer quelques idées porteuses de sens.

"Nous les mettons en danger rien qu'en les ayant", cette réflexion d'un père devant les affres vécues par ces adolescents, filles essentiellement dans ce texte -- mais les garçons ne sont pas en retrait puisqu'ils font tourner leurs têtes dans une réciprocité inscrite dans leur gênes -- cette réflexion, donc, m'a paru porter tout le sens de cette histoire.

Elle porte l'incapacité de nombreux adultes à transmettre des valeurs suffisamment solides dès l'enfance pour que, lors du déchaînement hormonal plus ou moins intense de l'adolescence, ils puissent en jouir en le maîtrisant.

Une petite intrigue, bien mal structurée, est le fil conducteur de cette fièvre, tant physique que mentale, dont sont victimes quelques filles d'un lycée. Alors, réalité, danger de mort, simulation, le doute plane jusqu'aux dernières pages où l'intérêt reprend pour un dénouement bien éloigné des suspicions des parents toujours enclins à faire porter la responsabilité du mal aux autorités, aux superstitions, aux mystères alors que les causes en sont tellement simples et banales.

C'est quand même bien long, si certains dialogues ont une relative saveur, d'autres tombent à plat, mais l'ensemble m'a semblé sauvé par le suspense, la mise en scène des différents atermoiements et cette petite note de fantastique qui finalement peut laisser voguer l'imaginaire du lecteur sur les ondes troubles d'un lac bien débonnaire.
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> https://booksandrap.wordpress.com/2016/02/16/fievre-megan-abbott/

Avis : Avant tout, avant de parler du livre, de mon ressenti, de tout ça, je voudrais remercier chaleureusement les éditions JC Lattès pour cet envoi et surtout un grand merci à l'attachée presse Antoinette.

Au début je n'etais pas partie du tout pour commencer ce livre, c'était le week-end de la Saint-Valentin, j'avais envie de choisir un petit bouquin de romance histoire de coller un peu au thème. Alors je regarde dans ma bibliothèque, je parcours mes ebooks sur ma liseuse et puis… Oh au diable les histoires d'amours j'avais terriblement envie de commencer Fièvre ! Alors oui y'a mieux comme histoire sentimentale je vous l'accorde haha vu le résumé mais au moins j'ai pas tapé dans le thriller et ça c'est déjà c'est pas mal (vous devriez m'applaudir là, non vraiment j'insiste héhé).

La première chose qui m'a attiré l'oeil, c'est bien évidemment la couverture. Je la trouve très énigmatique mais surtout hyper bien réalisée, elle colle parfaitement au bouquin. L'écriture en majuscule et en couleur rouge m'a tout de suite intriguée. Je ne connaissais pas du tout Megan Abbott (ne me jetez pas la pierre soyez gentils) et j'ai été agréablement surprise je dois dire. Je me suis laissé de la réflexion pour ce livre, chose que je ne fais quasiment jamais, j'adore en général écrire à chaud mes chroniques histoire de ne rien oublier d'important, mais avec Fièvre j'ai ressenti le besoin de me laisser du temps avant d'écrire dessus. C'est ce genre de livre qui ne laisse pas indifférent avec sa lecture. Pourtant il n'a rien de très spécial ni d'extraordinaire et pourtant j'ai accroché. Quand j'ai commencé le bouquin, je dois vous dire, en tout sincérité que j'ai été un peu déçue, je m'attendais à quelque chose de plus grandiose, je ne sais pas je n'ai pas tout de suite apprécié. Et une fois le livre terminé j'ai eu ce sentiment de ne pas vraiment savoir ce que j'en pensais. Oui je n'ai pas détesté, loin de là et non ce n'est pas un coup de coeur. Un vrai petit ovni littéraire pour ma part.

On va parler un peu de l'histoire, avant que je continue à blablater des heures il vaut mieux haha.
Dans « FIÈVRE » on suit une bande de copines : Deenie, Lise et Gabby. Mais plus particulièrement Deenie Nash, son frère Eli le sportif et son père Tom, prof dans leur lycée à Dryden. Un jour Lise à des convulsions et tombe mystérieusement dans le coma, puis c'est au tour de Gabby d'être la proie de multiples symptômes. Très vite, d'autres jeunes fille sont victimes de ce mal dont personne ne connait la cause, est-ce l'eau du lac où elles se sont baignées quelques semaines auparavant ou est-ce autre chose de bien plus complexe ?

Le speech parle de lui-même, on pense entrer dans un univers un peu niais où le plus important pour ces jeunes filles ce sont les commérages et les garçons et on se prend totalement une claque. Megan Abbott est une auteur très douée pour parler et mettre en scène des adolescents dans un livre pour adultes. En fait c'est ça, il est là le point fort de ce roman. Elle écrit une histoire qui est tournée de telle façon qu'on penserait pouvoir avoir affaire à des femmes mais en réalité ses personnages ne sont que des lycéennes. Sa plume est assez étrange je dois dire, j'ai mit assez de temps à m'habituer à son style. Elle a pour habitude de changer très souvent de point de vue, on passe du personnage de Deenie, à celui d'Eli, puis à celui de Tom, sans jamais parler à la première personne, on peut parfois se mélanger les pinceaux mais jamais perdre vraiment le fil.

Tout le livre, et donc toute l'intrigue tourne autour de cette mystérieuse maladie qui touche les filles unes à unes, on se demande qui sera la prochaine, qu'est-ce qui en est la cause. le livre a beau faire plus de 400 pages, on ne se lasse pas une seconde de suivre cette bande d'adolescentes, avec leurs secrets, leurs vies personnelles, etc… Il n'y a pas énormément d'action ni de revirement de situation comme on pourrait trouver dans un thriller mais en même temps ce n'est pas le genre non plus haha.

Les personnages sont ce qui est de plus réussi dans ce livre. Outre l'intrigue et la manière dont cela est conté au lecteur, les personnages sont entiers et torturés et cela les rend mille fois plus crédibles que des adolescents tout roses et toujours heureux. L'adolescence est une période compliquée pour la majorité des personnes et j'ai retrouvé parmi cette bande de filles toute la difficulté d'être une ado de 16 ans. Elles ont leurs propres personnalités bien à elles, on ressent leurs fêlures, leur fragilité, etc… Certaines n'ont pas eu la vie facile mais elles affrontent ça avec légèreté parfois comme le feraient de véritables jeunes car à cet age là on se sent invincibles.
J'ai bien aimé Deenie, je la trouve courageuse et loyale, j'ai aimé ce côté là qui transparaît le plus, elle est toujours présente pour ses amies. Je n'en dirais pas plus, parler trop des personnages, peut parfois gâcher le plaisir de les découvrir et d'en faire son propre avis soi-même ;)

L'auteur dresse avec « FIÈVRE » un portrait très réussi de la vie adolescente américaine lambda : les premiers amours, les interrogations sur la sexualité, les rivalités, la vengeance, ainsi que la cruauté que certains peuvent avoir.
Je pense notamment avec ce dernier point lau e côté voyeurisme. Quand une des filles est frappée soudainement par ces inexplicables symptômes, certains ne trouvent rien de mieux que de la filmer et la poster sur internet. Megan Abbott met vraiment l'accent sur l'abus des nouvelles technologies par les jeunes. Deenie a constamment sur son téléphone des messages qui empêchent les rumeurs de s'éteindre totalement. Tout est vu et partagé par tout le lycée à une vitesse incroyable.

Ce bouquin est un très bon suspense psychologique dans mon sens où, du début à la fin, on est complètement embrigadés par l'histoire à chercher des réponses et l'auteur nous laisse complètement pantelant à la fin, c'est hyper prenant et ce qui fait le succès de ce livre c'est le fait qu'on ne sache pas quelle est la cause de ces étranges convulsions : un vaccin contaminé, une MST, l'eau du lac ? Autant de réponses qui nous torturent l'esprit durant tout le bouquin. Il plane dans la ville de Dryden une atmosphère particulière qui sublime totalement l'oeuvre. J'ai beaucoup aimé ce livre, et je ne peux que vous le conseiller, vous passerez un très bon moment à coup sûr. J'ai « Vilaines Filles » dans ma pile à lire, que je ne tarderais pas à dévorer je pense, j'ai vraiment été conquise par Megan Abbott c'est une très belle découverte. Á suivre.

Pour la note : 17/20.
Lien : https://booksandrap.wordpres..
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Deenie voit sa meilleure amie, Lise, convulser en classe. Elle est très vite hospitalisée. Alors que la peur sur son état de santé s'installe, une autre de ses amies se retrouve à son tour hospitalisé. le ministère de la santé s'en mêle, les parents ont peur et les lycéens également. Deenie est le lien entre les deux personnes malades, elle va enquêter sur son quotidien. Son père prof dans son lycée, va essayer d'aider sa fille dans ces moments douloureux. Chacun réagit à sa manière et plusieurs rumeurs commencent à circuler au lycée, ce qui va amplifier la tension du roman.
Un récit sur les premiers amours, sur le lycée, sur les parents-d'élèves, mais surtout sur les amitiés et ses petits secrets.
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J'ai découvert Megan Abbott il y a quelques années, lors de la parution de "Red Room Lounge", grâce à l'émission littéraire "Livrés à domicile", et j'ai beaucoup aimé son style. J'ai donc reçu ce livre avec grand plaisir et n'ai pas tardé à le lire, surtout après avoir pris connaissance du pitch sur la quatrième de couverture :
"Deenie et ses meilleures amies Lise, Gabby et Skye ne pensent qu'à une chose : qui l'a déjà fait ? est-ce que ça fait mal ? Elles passent leur temps à pianoter nerveusement sur leur téléphone et à échanger les derniers potins du lycée.
Un matin, en classe, Lise est prise d'une violente crise de convulsions et transportée aux Urgences. Deux jours plus tard, Gabby subit le même type de crise. Deenie s'inquiète. Est-ce un virus ? Serait-ce lié à leur folle baignade dans le lac interdit ? Alors que les théories les plus fumeuses circulent et que les autorités médicales semblent dépassées, la panique submerge petit à petit la communauté entière.
Qui sera la prochaine victime de cette mystérieuse fièvre ?"

Megan Abbott nous livre ici, avec beaucoup de justesse et donc de crédibilité, un portrait de l'adolescence, de ses joies, ses émois, ses secrets, ses rivalités et ses préoccupations. Elle a su saisir et partager la part d'ombre que chacun de ses personnages cache en lui, la fêlure qui les rend si attachants à nos yeux. 

Dans "Fièvre", elle réalise donc une parfaite description de la société américaine d'une petite agglomération, en bordure des grandes villes, et réussit à installer une atmosphère malsaine, oppressante, presque surnaturelle,  notamment grâce à la présence d'un mystérieux lac.

Ce n'est pas mon roman préféré de Megan Abbott même si l'intrigue est prenante et si j'y ai retrouvé son ton, son style particulier : avec cette romancière, on sait, on sent que la violence n'est pas l'apanage de criminels mais est l'affaire de personnes ordinaires, parfois naïves, souvent perdues.
J'ai apprécié le climat qu'elle instaure et le fait qu'elle réussisse à entraîner ses lecteurs - en tout cas moi - à échafauder avec les protagonistes, des hypothèses plus farfelues les unes que les autres.
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Une fois encore, Megan Abbott décrit avec subtilité les tourments des adolescentes américaines. Cette fois, l'histoire se teinte de mystère, avec cet étrange mal qui frappe les jeunes filles d'une petite ville tranquille. Toutefois, le récit apparaît moins abouti que les précédentes chroniques adolescentes de Megan Abbott, comme si l'auteur avait du mal à maîtriser son récit et que la fin lui échappait. Dommage.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Et puis à un moment, d'un jour à l'autre, elle avait fait quelque chose, ou Dieu était intervenu, parce qu'elle était devenue si jolie que ça faisait mal de la regarder.
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On passe son temps à attendre que sa vie commence -- ces deux dernières années bourrées de premières fois, où tout était nouveau, terrifiant, signifiant -- et puis elle commence pour de bon, et on se rend compte que ça n’est pas du tout ce à quoi on s’attendait ni ce qu’on demandait.
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C’était drôle de penser à son fils à présent, après toute cette histoire. L’objet de sentiments aussi intenses. Tombeur de ces filles. Briseur de cœurs. C’était lui le garçon pour qui une fille avait failli tuer, avait failli mourir. Le petit Eli, qui regardait six heures de films d’affilée sur ESPN Classic, qui mangeait au-dessus de l’évier de cuisine, et qui, malgré le fait qu’il avait eu au moins une visite féminine dans sa chambre, ne paraissait jamais véritablement regarder aucune fille, aucune femme, droit dans les yeux.
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Toutes ces fois où tu te pavanais, et toutes tes ambitions sociales, ça a fini par payer. Toi qui cherchais toujours à attirer l’attention, qui voulait savoir tous les secrets, qui voulait être la première à connaître les rumeurs, pour parader comme un paon qui fait la roue.
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Du soufre, du miel, et des fleurs séchées d’herbe aux sorcières, prises sur les buissons derrière, ceux qui s’épanouissaient la nuit. On les appelle vœu d’amour. Elle avait trouvé ça dans un livre. Un sort pour faire peur à l’amant infidèle et le faire se repentir.
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Videos de Megan E. Abbott (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Megan E. Abbott
Megan Abbott explique la génèse de « Première ». Elle nous livre quelques indices sur l'histoire ce nouveau roman, dans lequel l'univers de la danse est omniprésent. Un incendie embrase la prestigieuse école de danse des soeurs Durant. L'arrivée d'un homme, Derek, en charge du chantier, va faire voler en éclat l'équilibre précaire de ce monde de violence et de compétition.
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