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Elisabeth Gilles-Sebaoun (Traducteur)Philip Goy (Préfacier, etc.)
ISBN : 2207247376
Éditeur : Denoël (14/04/1998)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 79 notes)
Résumé :
En haut, en bas... Voilà deux expressions qui n'ont pas cours à Flatland. A les employer, on risque de perdre la tête, au propre comme au figuré. Car si les habitants de cet univers qui ne connaît que DEUX DIMENSIONS n'ont pas à craindre que le ciel leur tombe sur la tête, ils détestent les illuminés et les faux prophètes qui prêchent l'évangile de la TROISIÈME dimension. Pourtant, le narrateur de cette étrange aventure, un très raisonnable Carré, est certain d'avoi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  03 mars 2015
Flatland est un monde à 2 dimensions, dont les habitants sont des formes géométriques planes : triangles, carrés, polygones... le personnage que suivra le récit est un carré. Lors d'un rêve, il se retrouve propulsé à Lineland, monde à une dimension unique, peuplé de points et de lignes. Il veut alors leur faire comprendre qu'il existe une autre dimension. En vain, le roi de Lineland ne peut voir cette autre dimension et en rejette donc l'idée. Puis, un jour, au carré, héros du récit, apparaît ce qu'il prend pour un cercle. Ce dernier affirme être une sphère et lui révèle l'existence d'une 3ème dimension. D'abord incrédule, le carré finit par admettre la réalité de cette 3ème dimension et tente ensuite de partager cette connaissance avec son peuple qui la rejettera.
Ce point de départ semble loufoque et pourrait faire penser que "Flatland" sera un roman psychédélique tout droit sorti de l'esprit déjanté d'un drôle d'hurluberlu. Si Edwin Abbott est sans doute un étrange énergumène pour avoir imaginé un tel concept, "Flatland" est loin d'être une fantaisie absurde. Il s'agit, au contraire, d'une fable philosophico-mathématique. Si vous êtes allergique aux maths, n'ayez pas peur, ne fuyez pas "flatland" pour autant. L'auteur fait plutôt appel au bon sens du lecteur, à sa logique ainsi qu'à son esprit joueur et le convie à une réflexion finalement très ludique.
Le récit brasse des thèmes très intéressants de façon originale. L'un des thèmes développés porte sur l'importance du langage. Au commencement était le verbe, comme disait l'autre. Abbott rappelle que c'est le langage qui donne une réalité aux choses. Lorsque le carré affirme qu'il existe une 3ème dimension, on lui demande, pour prouver ses dires, de définir cette 3ème dimension. Mais comment définir le concept de hauteur lorsque aucun mot n'existe pour lui donner réalité ? Cette réflexion sur le langage rappelle un peu le propos de "1984" d'Orwell. Et ce thème trouve des échos encore aujourd'hui et nous rappelle les dangers de l'appauvrissement de la langue. Après tout, n'est-ce pas la réalité même de la notion de démocratie qui est visée lorsqu'en Chine, les moteurs de recherche ne donnent aucun résultat à une recherche sur ce mot ?
Le roman d'Abbott est aussi un plaidoyer pour l'ouverture d'esprit, appelant à ne pas se laisser enfermer dans ses certitudes. Après avoir suivi l'apprentissage du carré découvrant l'existence de la 3ème dimension alors même qu'il n'a pas les outils pour l'appréhender, pouvons-nous raisonnablement affirmer sans le moindre doute qu'il n'existe pas de 4ème, de 5ème (...) dimension ?
Le traitement réservé aux femmes, décrites comme des êtres inférieurs, peu intelligents, est tellement outrancier qu'il en devient amusant. Et on sent derrière ce portrait peu flatteur, proche du ridicule, l'intention de l'auteur de se moquer de la façon dont les femmes étaient perçues dans la société à son époque. C'est d'ailleurs toute la société victorienne, ultra-hiérarchisée, engoncée dans des principes réducteurs, qui est raillée dans "Flatland".
Paru en 1884 (seulement en 1968 en France !), "Flatland" est d'une modernité stupéfiante et aborde des thèmes universels et intemporels à travers un récit stimulant.
Challenge Petits plaisirs 16
Challenge Variété 11 (catégorie " un livre avec des personnages non-humain")
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colimasson
  26 juin 2014
Un jour arrivera où une hypersphère vous démontera la cervelle. Impossible de s'y préparer : un tel événement ne peut pas être compris avant de l'avoir vécu, et après de l'avoir vécu, les mots ne suffiraient plus pour en partager l'expérience. Peut-être essayerez-vous d'utiliser les allégories religieuses classiques en vous acharnant à dépasser les contraintes d'un langage limité au monde directement préhensible ? à moins de sauver les mathématiques de leur austérité pour leur donner l'occasion de se faire les meilleurs vecteurs de la parole supradimensionnelle…

Edwin A. Abbott écrit un conte qui respecte la progression simple et classique du genre et pousse le vice jusqu'à éliminer tout artifice de la pensée et du langage pour n'en conserver que la stricte réalité mathématique ramenée à ses axiomes de base. Il double les références au langage mathématique d'une démonstration par analogie réduite à la dimension inférieure, tout en conservant un langage ordinaire à la simplicité quotidienne. Son personnage est un carré ordinaire vivant dans la Dimension 2 –celle de la ligne. Après avoir connu l'honneur sans préméditation d'instruire un élu de la Dimension 1 –celle du point-, un être venu de la Dimension 3 –la nôtre, réduite à ses caractéristiques géométriques les plus grossières-, essaie de lui faire prendre conscience des limites de son existence. Petit carré, abasourdi qu'un point ne puisse pas comprendre des notions qui lui semblent aussi évidentes que le déplacement en longueur et en largeur, ne comprend pas cette fois-ci la notion de profondeur et toutes les conséquences qui en découlent : l'ombre et la lumière. le prophète, une sphère de Dimension 3, traverse le plan pour converser avec le carré de Dimension 2 et apparaît certes sous la forme d'un cercle –section du plan avec la sphère- mais s'accompagne d'une émanation insolite. Inexplicable pour le monde plat dans lequel vit le carré, cette caractéristique surnaturelle constitue une des normes du monde volumique de la sphère.

Carré de Dimension 2 promu à la connaissance de la Dimension 3 aurait pu s'instruire davantage s'il n'avait pas eu l'audace, grisé par les perspectives de la science, de suggérer à son maître l'existence d'une Dimension 4. Parce que nous sommes convaincus à chacun de nos niveaux de connaître la dimension spatiale la plus élevée, nous refusons de considérer que les signaux mystiques constituent peut-être certains aspects d'une vérité supérieure –en quantité et pas forcément en qualité.

Edwin A. Abbott n'essaie pas de nous élever ; il n'essaie même pas de nous diminuer puisqu'il n'y a aucune échelle de valeur associée à la quantité spatiale. Revenu très loin d'une hyper-dimension quelconque, ayant peut-être déjà essayé de transmettre un savoir friable à proportion de la distance qui le sépare de l'univers qui en est issu, Edwin A. Abbott retient surtout l'importance du divertissement pour l'édification de nos têtes sphériques. Poussant le vice mathématique jusqu'à donner à ses austères lois une réalité pratique que nos cours de mathématiques n'avaient jamais réussi à rendre aussi évidente ni aussi exotique, Edwin A. Abbot imagine les lois sociales, politiques et les moeurs sexuelles des êtres infra-spatiaux, résolvant par la même occasion la question de l'oeuf et de la poule. Chaque niveau est persuadé d'avoir choisi son système comme si les modalités de ce dernier ne dépendaient pas de la configuration spatiale donnée à l'origine de son existence. On ne peut être sûr de rien et surtout pas de ça. Puisqu'on ne peut rien prouver, autant se marrer.

« Avoir raison est la vocation naturelle de la folie. »

Lien : http://colimasson.blogspot.f..
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Patsales
  14 septembre 2018
Ah ben dites, un truc pareil, ça scotche.
Ce roman m'a été recommandé par un gamin autiste, je comprends qu'il y ait trouvé son compte. le tour de force étant peut-être l'écriture d'un récit débarrassé de toute psychologie, purement factuel et pourtant romanesque , qui fait irrésistiblement penser aux voyages de Gulliver entre l'
Île de Lilliput et le royaume de Brobdingnag.
Et puis cette écriture sur le fil, entre premier et second degré, sans que le lecteur puisse définir les intentions de l'auteur. Misogyne ou féministe ? Adorateur ou contempteur de la rationalité ? Laïc effaré par l'intolérance religieuse ou mystique rêvant d'une nouvelle révélation ? Conte philosophique ou dystopie ?
Pascal et Voltaire ont eu un fils caché, c'est Edwin Abbott.
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HORUSFONCK
  23 novembre 2016
Je viens de terminer cet étrange roman, dans sa version numérique.
J'ai guetté, dans les pages d'Abbott, l'instant ou le récit deviendrait incohérent... mais tout avait l'air de se tenir.D'ailleurs, l'auteur n'encombre pas l'histoire d'explications aussi compliquées qu' embarrassantes qui alourdiraient et mettraient son propos en péril!
Astucieux...
J'ai suivi, en voyageur de l'impossible, cette fascinante visite de Flatland et sa logique en deux dimensions.
L'auteur nous offre même un aperçu d'un monde en une dimension (la ligne) et d'un univers en dimension...zéro!
L' utilisation de la sphère ( volume à surface unique!) pour expliquer au carré perplexe la troisième dimension, est captivante, avec l'apparition progressive de ladite-sphère (sous forme de cercle de taille progressive) dans le champ de vision du carré... Puis, comme ce brave carré a la comprenette difficile, la sphère l'emmène faire un tour dans l'espace pour changer de point de vue!..Car tout est dans le point de vue.
Le génie d' Abbott, au final, est de nous faire partager une vision résolument futuriste de la recherche scientifique, à travers son carré supputant sur la quatrième, la cinquième ou sixième dimension... La sphère elle-même, prêtresse millénariste de la troisième dimension, est plus que réticente à en accepter une quatrième!... Comme quoi la compréhension et l'acceptation dépend étroitement de la constatation matérielle qui dépend du...point de vue!
Ce que le carré, l'œil dessillé, appréhende parfaitement.
Au passage,la condamnation de l'hérésie de la troisième dimension, par le conseil des cercles, rappelle furieusement le procès de Galilée.
Voilà.... Un livre qui constitue pour moi une de mes belles découvertes de 2016.
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Le_chien_critique
  17 septembre 2018
Pourquoi un carré est supérieur à une ligne, mais inférieur à un polygone ?
Pourquoi un triangle isocèle est plus respectable qu'un triangle classique mais moins respecté qu'un triangle équilatéral ?
Et pourquoi la ligne est elle une figure inférieure ?
Et si le pape est un cercle, qu'en est-il de la sphère ?
Dans un monde fait de figures géométriques, Edwin A. Abott nous amuse, brocarde les normes sociales, et tente de nous ôter nos oeillères.
Flatland est un monde, un pays, où il n'existe que deux dimensions : longueur et largeur. Les habitants se résument à des traits ou des figures géométriques. Plus vous avez d'angles, plus vous êtes élevé dans la hiérarchie sociale. Les femmes sont donc tout en bas des castes, elles se résument à des lignes. Les membres les plus éminents sont les cercles, les prêtres, en fait des polygones aux multiples côtés.
Leur monde comprend aussi ses déviants, les figures irrégulières : les lignes non droites ou les figures aux côtés non égaux. Ces figures perverses sont soient détruites, soient voués à l'esclavage. Reste aussi la lie de la société, ceux qui prônent l'existence d'une troisième dimension !
La proto SF, ce que j'en ai lu, est souvent une allégorie du présent, permettant une critique du système. Ici la condition féminine, la société de castes, la théocratie, les discriminations et l'ordre établi de cette société victorienne sont vus à à l'aune d'un possible progrès. Même si l'histoire est ancrée dans son époque, bien des éléments font encore réfléchir le lecteur. La condition féminine n'en finit pas de lutter, les discussions sur l'écriture inclusive, la féminisation des termes n'arrêtent pas de soulever d'intenses polémiques. La société de castes est de l'histoire ancienne, mais un fils d'ouvrier a toujours de très grandes chances de finir comme ses parents. Les politique de lutte contre les discriminations n'en finissent plus de discriminer....
Ne se suffisant pas à brocarder son époque, Edwin A. Abbott va plus loin en nous interrogeant sur nos croyances, nos certitudes, nos dogmes. Si un monde à trois dimensions est possible, qu'en est-il d'une quatrième ? A une époque, la terre était plate, le soleil tournait autour de la terre. Quelles certitudes d'aujourd'hui nous paraitrons illusoires dans quelques centaines d'années ? Les scientifiques qui lancent les théories sur les univers multiples font bien rigoler leur collègues. Et l'auteur de nous démontrer par l'absurde l'ouverture d'esprit à d'autres réalités. Bien joué.
Fable philosophique et allégorie, Flatland est aussi une dystopie totalitaire, les individus asservis dans le carcan de la pensée conformiste et des normes sociales. Très original, profondément autre, un livre à lire pour sortir de notre anthropomorphisme, de nos convictions, de nos préjugés. Des thématiques universelles avec un traitement intemporel et cynique.
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
ElGatoMaloElGatoMalo   31 juillet 2013
Consequently, Nature herself supplies us with an ascending scale or Alphabet of angles for half a degree up to 60°, Specimens of which are placed in every Elementary School throughout the land. Owing to occasional retrogressions, to still more frequent moral and intellectual stagnation, and to the extraordinary fecundity of the Criminal and Vagabond Classes, there is always a vast superfluity of individuals of the half degree and single degree class, and a fair abundance of Specimens up to 10°. These are absolutely destitute of civic rights; and a great number of them, not having even intelligence enough for the purposes of warfare, are devoted by the States to the service of education. Fettered immovably so as to remove all possibility of danger, they are placed in the class rooms of our Infant Schools, and there they are utilized by the Board of Education for the purpose of imparting to the offspring of the Middle Classes that tact and intelligence of which these wretched creatures themselves are utterly devoid.
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ElGatoMaloElGatoMalo   30 juillet 2013
On the whole we get on pretty smoothly in our domestic relations, except in the lower strata of the Military Classes. There the want of tact and discretion on the part of the husbands produces at times indescribable disasters. Relying too much on the offensive weapons of their acute angles instead of the defensive organs of good sense and seasonable simulations, these reckless creatures too often neglect the prescribed construction of the women's apartments, or irritate their wives by ill-advised expressions out of doors, which they refuse immediately to retract. Moreover a blunt and stolid regard for literal truth indisposes them to make those lavish promises by which the more judicious Circle can in a moment pacify his consort. The result is massacre; not, however, without its advantages, as it eliminates the more brutal and troublesome of the Isosceles; and by many of our Circles the destructiveness of the Thinner Sex is regarded as one among many providential arrangements for suppressing redundant population, and nipping Revolution in the bud.
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colimassoncolimasson   26 juin 2014
Les maisons de plan carré et triangulaire ne sont pas autorisées pour la raison suivante : les angles d’un Carré (et à plus forte raison ceux d’un Triangle équilatéral) étant plus aigus que ceux d’un Pentagone, et les lignes des objets inanimés (comme les maisons) plus ternes que celles des Hommes et des Femmes, il en résulte que les coins d’une maison triangulaire ou carrée risqueraient de blesser gravement le voyageur imprudent ou simplement distrait qui viendrait à les heurter de plein fouet […]
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ElGatoMaloElGatoMalo   30 juillet 2013
But here, perhaps, some of my younger Readers may ask how a woman in Flatland can make herself invisible. This ought, I think, to be apparent without any explanation. However, a few words will make it clear to the most unreflecting.

Place a needle on a table. Then, with your eye on the level of the table, look at it side-ways, and you see the whole length of it; but look at it end-ways, and you see nothing but a point, it has become practically invisible. Just so is it with one of our Women. When her side is turned towards us, we see her as a straight line; when the end containing her eye or mouth - for with us these two organs are identical - is the part that meets our eye, then we see nothing but a highly lustrous point; but when the back is presented to our view, then - being only sub-lustrous, and, indeed, almost as dim as an inanimate object - her hinder extremity serves her as a kind of Invisible Cap.

The dangers to which we are exposed from our Women must now be manifest to the meanest capacity in Spaceland. If even the angle of a respectable Triangle in the middle class is not without its dangers; if to run against a Working Man involves a gash; if collision with an officer of the military class necessitates a serious wound; if a mere touch from the vertex of a Private Soldier brings with it danger of death; - what can it be to run against a Woman, except absolute and immediate destruction? And when a Woman is invisible, or visible only as a dim sub-lustrous point, how difficult must it be, even for the most cautious, always to avoid collision!
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colimassoncolimasson   10 mars 2015
Pantocyclus rapporta toute faute ou défectuosité, depuis la moindre faute de conduite jusqu’au crime le plus abominable, à un écart entre la structure corporelle et la Régularité parfaite, écart causé (s’il n’est pas congénital) par un choc reçu dans une bousculade, par le manque ou l’excès d’exercice, ou même par un brusque changement de température, entraînant la rétraction ou la dilatation d’une partie trop fragile du corps. Ainsi, conclut l’illustre Philosophe, ni la bonne ni la mauvaise conduite ne méritent, si l’on raisonne froidement, louange ou blâme. Pourquoi, par exemple, louer l’intégrité d’un Carré qui défend scrupuleusement les intérêts de son client, alors que vous devriez admirer la précision parfaite de ses angles droits ? Ou encore, pourquoi blâmer un Isocèle menteur et voleur quand vous devriez plutôt déplorer l’incurable inégalité de ses côtés ?
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Videos de Edwin A. Abbott (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edwin A. Abbott
Bande annonce du dessin animé de Ladd Ehlinger Jr, Flatland (2007).
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